La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.
lun, 03/11/2014 - 11:00 La concertation est terminée. Les débats en ligne ainsi que les commentaires sur les synthèses ont été à la base du travail des membres du Conseil national du numérique, qui préparent actuellement les recommandations au gouvernement. Les synthèses des débats, enrichies des commentaires, seront publiées en annexe du rapport.

De quoi parle-t-on ? Présentation des enjeux

Propositions dans le débat public
le 30/10/2014 - 11:15

Société numérique inclusive

Les enjeux d'une inclusion numérique concernent désormais l'ensemble de la population. Quand tous les jours surgissent de nouvelles générations d’outils qui appellent autant d’apprentissages, quand nos manières de travailler, d’étudier, de nous relier, de nous déplacer, de créer, de partager doivent composer avec le numérique, nous voici entrés dans un apprentissage permanent collectif et individuel.

Il ne faut pas perdre de vue les personnes non connectées, souvent isolées ou en difficulté sociale pour lesquelles la médiation numérique concerne aussi l'accès aux droits, aux services publics et la reconquête d’une citoyenneté active.

Comment garantir pour tous l’accès effectif à Internet et ses ressources essentielles ?  Comment  prendre en compte au mieux les besoins des utilisateurs finaux de services ?  Comment diffuser une littératie numérique qui permette à chacun, y compris aux plus fragiles, d’avoir accès et de coproduire les services et usages numériques d’aujourd’hui et de demain ?

Si le numérique peut être facteur d’exclusion, il peut être aussi un formidable levier de reconquête de l’estime de soi, de valorisation des personnes, d’inclusion des personnes handicapées, de recréation de lien social, mais aussi de partage de connaissances et d’innovation sociale et de réponses collectives aux besoins de sociétés en transformation.  

Il nous faut penser un apprentissage qui permette à chacun d’être acteur d’une citoyenneté numérique et renforce son pouvoir d'agir.

Comment mettre le numérique au service de l’inclusion de tous dans la société ?

Quels problèmes, quels défis ? Diagnostic

Proposer un problème/défi
Benjamin LARCHER
#3421, le 05/02/2015 - 17:27

Vers une reconnaissance plus effective de la fracture numérique

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La fracture numérique est reconnue depuis un certain temps.

Il est évident que les acteurs, reconnus par ailleurs par le programme ordi 2.0, agissent de manière concrète en récupérant du matériel informatique pour le revendre à bas coûts ou le redistribuer, une fois reconditionné, à des publics en précarité numérique.

Certaines de ses structures vont plus loin en accompagnant ce public dans ses divers usages, démarches administratives…

L'acquisition d'un ordinateur permet une plus grande facilité dans la recherche d'emploi et ce plus spécifiquement, lorsqu'il y a un accompagnement permettant l’augmentation de compétences informatiques essentielles à ces démarches.

Par ailleurs, les salariés de ces structures sont souvent eux-mêmes en précarité (contrats aidés au Smic à temps partiel ou plein, dans le meilleur des cas, qui s'arrêtent souvent au bout de 2 ans).

L'obtention d'un travail par les personnes ayant bénéficié d'un ordinateur et d'un accompagnement, permet à l'état de faire des « économies » probantes sur le versement de prestations, RSA, ASS, chômage, du fait de leur sortie prématurée des structures d'assistances sociales. L'autonomie dans l'usage de l'informatique engageant, suite au retour à l'emploi, une autonomie financière qui permettra de consommer plus facilement et donc de payer plus de TVA.

Une reconnaissance au prorata, même faible (20 %), de cette économie réalisée, permettrait de financer le salariat qui deviendrait pérenne. Ceci permettrait sans doute une meilleure qualité de services rendus aux personnes accompagnées.

Je suis au regret de n'aborder ici que le point de vue économique, et de ne pas évoquer la création de lien social, mais cet aspect est un point fondamental pour la survie de nombreuses structures (150 reconnues par ordi 2.0 et de nombreuses autres qui n'ont pas ce label) et donc l'emploi de nombreux salariés.

Benjamin LARCHER
#3419, le 05/02/2015 - 16:11

Récupération de matériel pour les reconditionneurs informatiques

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Suite à un regroupement d'associations autour du reconditionnement d'ordinateurs pour don aux personnes en précarité numérique, nous avons déterminé des problématiques assez similaires dans l'obtention de certains types de matériel.

 

En effet, il nous arrive souvent de manquer d'écrans plats, souris et claviers et de câbles. Les unités centrales étant plus faciles à obtenir lors des renouvellement de parcs informatiques.

 

La directive 2002/96/ce du parlement européen et du conseil du 27 janvier 2003 (Article 4) insiste sur la nécessité d’encourager la valorisation des déchets en vue de réduire la quantité de déchets à éliminer et d’économiser les ressources naturelles, notamment grâce à la réutilisation, au recyclage, au compostage et à la valorisation énergétique des déchets et reconnaît que le choix de la solution à adopter dans chaque cas particulier devrait s’opérer en tenant compte des effets environnementaux et économiques.

 

Il y a lieu en général de considérer la réutilisation et la valorisation des matériaux comme préférables lorsqu’elles représentent les meilleures solutions sur le plan de l’environnement.

 

Dans nos activités, une analyse sur les effets environnementaux et économiques permettent de considérer la réutilisation comme plus probante que le recyclage.

 

Nous avons par conséquent contacté Eco-Systèmes (organisme de collecte DEEE au niveau national) afin de définir comment mettre en place une telle démarche, visant à récupérer du matériel réutilisable plutôt que de le recycler. Notre demande est à ce jour sans réponse, malgré les relances…

 

Les personnes en précarité sont par conséquent les personnes lésées, lorsque ces types de matériel sont manquants et bloquent l'activité des structures de reconditionnement.

 

Comment mettre en place concretement quelque chose qui est déjà promeut et reconnu par la législation ?

matthieu YVER
#3409, le 05/02/2015 - 00:11

respecter les non numeriques; continuer un espace non numerique pour les sans numeriques

que ce soit par choix, par manque de finances, la société du tout numerique exclut. le numerique est une solution estremement couteuse ecologiquement et enrgetiquement. un ordinateur necessite des metaux tres rares et 2000kg d'eau pour sa construction.
il faut donc a coté du numerique developper et garder des solutions papiers et humaines. en ces temps de chomage, il faut aussi savoir reutiliser les gens au lieu de leur preferer des automates. la societe du tout numerique peut rapidement devenir autoritaire et exclusive en excluant tous les gens qui n'ont pas de CB, de smartphone, ou de connexion internet. certains service sans informatique deviennent impossibles. ainsi pour un spectacle gratuit municipal , la reservation email etait obligatoire: et ceux qui n'ont pas internet, comment ils font?

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#826, le 03/11/2014 - 11:05

Les besoins croissants et durables de médiation numérique

L'accompagnement des personnes est aujourd'hui très variable selon les territoires. Portée par les médiateurs des espaces publics du numérique elle concerne aussi tous les lieux de socialisation : des centres sociaux aux maisons de retraites, services publics et associations en intégrant ces lieux émergents des tiers lieux, fablab ..

Comment favoriser une telle prise en compte progressive, qui ne laisse pas des territoires de côté ? Comment reconnaître l'importance de ces médiations, en favoriser la diffusion dans des métiers éloignés de cette culture, former et pérenniser ces fonctions d’accompagnement ?

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#825, le 03/11/2014 - 11:04

Une transformation profonde de la société qui appelle une compréhension des enjeux par tous les citoyens, sans oublier les décideurs publics et privés

Le numérique n'est pas un progrès en soi, encore faut-il en comprendre les opportunités tout autant que les dangers. Il nous faut construire une éducation populaire, une formation tout au long de la vie qui nous aide à décrypter autant les enjeux culturels et sociétaux du numérique que ses dimensions techniques ou économiques. Et qui nous rende acteur responsable de cette société du numérique en émergence. Cette compréhension concerne tout autant les décideurs et constitue un volet essentiel d’une littératie numérique à construire.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#824, le 03/11/2014 - 11:02

Des médiations qui accompagnent les plus fragiles et augmentent le pouvoir d’agir de chacun

Il existe déjà des associations, des lieux qui accompagnent les publics les plus fragiles dans leurs appropriation du numérique mais ils restent trop peu nombreux pour répondre à la demande. Comment diffuser leur savoir-faire à d’autres acteurs (travailleurs sociaux, équipements de quartiers,…), comment leur permettre de travailler en réseau ?

Le numérique c’est aussi l’opportunité d’être producteur de connaissances, de travailler en pair à pair, en mode coopératif, de décloisonner les modes de production traditionnels. Comment s’en saisir pour déveloper au plus près des habitants des innovations sociales dont ils soient acteurs ?

CERNA Allistene
#3212, le 31/01/2015 - 19:02

Créer un Comité Consultatif National d’Ethique du Numérique

La France a montré l’exemple en créant dès 1982 le CCNE, comité consultatif national sur les questions éthiques dans les domaines de la vie et de la santé. Elle doit faire de même pour le numérique. En effet, l’influence de la métamorphose numérique sur la condition humaine est tout aussi importante que celle de la biologie et la médecine.

 

Les progrès du numérique ouvrent une multitude d’avenirs possibles, porteurs d’espoirs et d’inquiétudes, avec leurs lots de bénéficiaires et d’exclus. Certains qualifient ces progrès d’exponentiels et prônent l’amélioration voire le dépassement de l’humain, dans des considérations mêlant  business, utopies et idéaux. Pour d’autres, la situation où « tout devient possible » constitue une menace. Cette fracture ne pourra être comblée qu’en instaurant, à travers l’action politique, des espaces de débat et de réflexion éthique sur la transformation de nos sociétés par les technologies et les innovations numériques.

 

Dans ce contexte, les acteurs publics regroupés au sein de l’alliance Allistene (1) ont produit ces dernières années des études (2) qui ont abouti fin 2012 à la création de la Commission de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique d’Allistene (CERNA) (3).

De son côté, le Conseil d’Etat préconise la création d’une mission permanente d’animation de la délibération collective sur les enjeux éthiques liés au numérique, dans son rapport  « Le numérique et les droits fondamentaux » publié en 2014.

Ces initiatives convergentes mériteraient de déboucher sur la création d’une instance nationale unique, indépendante, consultative, un Comité Consultatif National d’Ethique du Numérique construit sur le modèle du CCNE.

Deux raisons majeures à cela. D’une part, la recherche, l’innovation et les usages des technologies entretiennent des liens particulièrement complexes dans le numérique, rendant nécessaire une approche sociétale englobante. D’autre part, la veille éthique doit être continue, et la nation doit pouvoir capitaliser le point de vue français et ainsi le porter au mieux sur la scène européenne et internationale. 

Un Comité Consultatif National d’Ethique du Numérique pérenne et  compétent pour l’ensemble du domaine numérique  saurait répondre à ces exigences.

 

Un tel comité doit être à même d’émettre des avis, sur saisine ou autosaisine, à propos de  champs les plus divers comme :

Le travail et l’économie numérique

  • La santé
  • L’individu et sa vie privée, la citoyenneté
  • Les interactions de l’individu avec les artefacts du numérique
  • L’éducation, la culture et la communication
  • Les transports, la ville et les territoires.

Il doit en outre éclairer des questionnements transversaux :

  • Comment peut-on s’inspirer de la pensée morale et de ses grandes traditions dans l’analyse des questions éthiques posées par la nouveauté technologique et la métamorphose numérique?
  • Comment prendre en compte les différences culturelles dans la réflexion éthique sur le numérique?
  • Quelle influence les technologies numériques ont-elles sur l’évolution des normes et des lois?
  • Quelle importance occupent les algorithmes, quel type d’impact ont-ils ?
  • Quelles sont les influences mutuelles entre le souci de compétitivité économique et les positions éthiques dans le domaine du numérique ?
  • Quelle articulation entre l’éthique de la recherche et l’éthique des usages?
  • Quelles interactions entre les appropriations passionnelles et rationnelles des technologies numériques?
  • La société numérique de demain aura-t-elle plus de confiance ou de défiance en la science?
  • Quel modèle éthique développer pour une société inclusive et soutenable ?

 

___________________________

(1) Allistene, l’alliance des sciences et technologies du numérique, qui regroupe en tant que fondateurs la CDEFI, le CEA, le CNRS, la CPU, Inria et l’Institut MinesTélécom et associe l’INRA, l’INRETS et l’ONERA. https://www.allistene.fr/

(2) Rapport sur la création d'un comité d'éthique en Sciences et Technologies du Numérique Inria, mai 2009 

et Pour une éthique de la recherche en Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication Comité d’Ethique du CNRS (COMETS), novembre 2009

(3)  http://cerna-ethics-allistene.org/ La CERNA a remis lors de la dernière AG d’Allistene son avis sur l’ Ethique de la recherche en robotique à Madame Geneviève Fioraso, Secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. 

Association SOLIDARNUM  Compte vérifié
#2459, le 24/12/2014 - 10:51

Faciliter l'accès aux documents publics via le numérique

Malgré la volonté du gouvernement de rendre le maximum de formalités administratives possibles via Internet, l'e-administration demeure pour l'heure pratiquement encore de l'ordre du vœu pieux pour le citoyen.

À une époque où :

  • des formalités personnelles (mariage, inscription à des concours ou autres) supposent, par exemple la fourniture d'une fiche individuelle d'État civil ou d'un extrait de naissance, 
  • professionnellement, ne serait-ce que pour répondre à un appel d'offres, vous devez fournir des documents dont l'absence vous écarte de l'appel à candidatures et où il faut, selon les greffes des tribunaux auxquels vous vous adressez de quelques jours à quelques mois pour obtenir un extrait K bis,

il est fondamental que l'État généralise une véritable politique d'e-administration qui ne soit pas uniquement dépendante de la bonne volonté des agents qui ont la charge, mais revêt un caractère systématique.

Cette démarche pourrait prendre la forme d'une automatisation maximum des procédures en ce qui concerne les documents dont la fourniture par voie électronique n'est susceptible de ne générer aucun risque tant pour l'administré que pour l'administration. D'autres documents, plus sensibles, pourraient continuer à nécessité une transmission physique.

Néanmoins, on pourrait imaginer la création d'un portail unique avec un accès unique à l'ensemble des services et informations dont a besoin le citoyen, qu'il soit particulier ou professionnel.

Les éléments ne présentant aucun risque lui seraient retournés par voie électronique, les autres pourraient être transmis, toujours par voie électronique de l'administration d'origine vers un des services de l'administration du lieu de résidence du demandant (exemple : service d'État civil des mairies et mairies annexes) où un agent habilité, après contrôle d'identité du demandant, réaliserait l'impression physique du document et le certifierait, ce qui réduirait au moins le temps de transmission par voie postale et multiplierait les lieux susceptibles de délivrer ces documents.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#827, le 03/11/2014 - 11:06

Une dématérialisation trop souvent imposée

Si elle participe d’une simplification de la vie quotidienne, cette tendance devient déshumanisante lorsqu’elle est imposée sans alternative.  Elle crée des inégalités entre ceux qui peuvent se passer d’une interface humaine et les autres. Les usagers en difficulté en payent le prix soit en temps perdu à essayer d’utiliser ces services, soit en déplacements pour retrouver un interlocuteur humain, soit, plus grave, en non‐recours à certains droits par découragement ou par impossibliité technique.

relai_ville_de_Brest_5
#2990, le 24/01/2015 - 18:24

Le numérique comme levier d'inclusion des publics éloignés (isolement social, situation de handicap...)

Si l'einclusion concerne toute la société, il s'agit néanmoins de garder une attention particulière aux publics éloignés.

Cf. proposition "Améliorer pour les publics éloignés l'équipement, l'accès et l'offre de service et d'accompagnement"
 

Franck Rougeau
#2415, le 19/12/2014 - 16:03

Une idée pour combattre la fracture numérique

La solution proposée :

Une plate-forme d'entraide numérique permettant l'accompagnement à distance des citoyens qui ont besoin d'aide sur un logiciel ou un usage internet par d'autres citoyens du territoire qui ont la compétence. En permettant, grâce au partage d'écran sécurisé, d'inviter virtuellement à domicile une personne à voir son problème, le système favorise le partage pédagogique du savoir faire numérique de façon instantanée, interactive et adaptée à chacun. Cet accompagnement personnalisé, à la demande, ciblé et durable est un maillon essentiel de la lutte contre la fracture numérique.

Comment la solution améliore le service aux citoyens ?

Au-delà de l'équipement et de l'accès à internet, la fracture numérique se manifeste également par une appréhension ou une difficulté d’utilisation des applications telles que la bureautique, la navigation sur internet etc. La mise en place d’une offre d'accompagnement ciblé, à la demande, disponible en présentiel virtuel répond à ces problématiques. La collectivité peut promouvoir et abonder le service auprès de populations cibles (seniors, RSA, …) sachant qu'il générera un revenu pour d'autres populations ciblées du territoire par l'intermédiaire d'associations ou de l'auto-entreprenariat (insertion, jeunes, missions locales, …).

Une économie collaborative au service de la numérisation de la population

Association SOLIDARNUM  Compte vérifié
#2222, le 16/12/2014 - 19:48

Pour une réelle éducation numérique !

La place du numérique dans nos sociétés suppose d'en faire une matière fondamentale à l'instar du français ou des mathématiques, tant sur le plan de la technique, de l'éthique que du modèle de société qu'il sous-tend.

Ceci permettra de développer la conscience numérique des citoyens au travers de programmes de formation nationaux multi-générationnels avec des approches et des enjeux, des méthodes et des outils différents.

Il faut donc intégrer l'apprentissage du codage, de l'algorithmie, dès l'école élémentaire et ce afin de développer la maîtrise de l'information et rendre chaque citoyen autonome en matière de numérique. L'un des autres aspects fondamentaux de cet apprentissage est le fait que le numérique génère des processus et des circuits de pensée différents de ceux sollicités par les savoirs traditionnels.

relai_ville_de_Brest_5
#2961, le 24/01/2015 - 17:32

Insuffisance de la médiation numérique en direction de tous (citoyens et organisations)

L'einclusion est ici pensée comme un enjeu de société qui concerne chacun, tout le monde.

L'appropriation des usages passe par la médiation numérique, c'est à dire l'accompagnement des personnes. On pourrait croire qu'avec la diffusion des technologies, la médiation est moins mobilisée par les citoyens. Or le constat est inverse, la médiation est nécessaire et croissante et il convient de la renforcer et de trouver les moyens de l'intégrer dans la société (ex. monde de l'entreprise : ex. Concernant les TPE, les organisations patronales devraient être en mesure d'accompagner les entrepreneurs...)

cf. Proposition "Renforcer et pérenniser la médiation numérique via...""

 

Twitter_Archivistes_AAF
#2529, le 05/01/2015 - 15:37

Inclusion des territoires et mutualisation des services

Présentation du défi/problème

L’immédiateté et l’efficacité sous-tendue par le numérique ne doivent pas faire oublier que les données, au-delà de leur usage, à un instant T, comme instrument d’efficience dans la gestion des politiques publiques ou comme outil de contrôle citoyen par exemple, sont aussi (et en premier lieu) des preuves des actes, faits et décisions des administrations, des organisations qui les ont produites. L’administration centrale comme déconcentrée a obligation de conserver les données qu’elle produit, comme moyen de preuve, pendant des durées parfois très longues (et en tous les cas, plus longues que la durée de vie des supports et des formats). Les citoyens quant à eux doivent pouvoir accéder, dans la durée, et ce sur l'ensemble du territoire, sans rupture de service, aux données produites par l’administration pour faire valoir leurs droits, le cas échéant. Par ailleurs, certaines données, seront conservées sans limitation de durée, sous la responsabilité des Archives (services publics des archives) au titre de notre mémoire collective, de notre patrimoine commun.

Le maintien dans le temps de l'intégrité, la lisibilité et de l’accès aux données est garant de nos pratiques démocratiques. Pour être complète, la transformation numérique de l’action publique doit prendre en compte cette dimension et s’inscrire dans une démarche d’efficience au quotidien de l’action publique mais aussi d’efficience sur le long terme en permettant aux citoyens d’accéder à des données de qualité (authentiques, fiables, c’est-à-dire de confiance) pendant de nombreuses années, quelles que soient leurs motivations.

 

Solution

Mutualisation des services déclinés dans les collectivités territoriales/réseau des EPN en :

- Participant à l'inclusion numérique en renforçant le maillage territorial notamment dans la numérisation et les outils mis à disposition pour indexer et enrichir les documents numérisés (Etat-Civil, cadastre, etc...).

- Accompagnant les initiatives de mutualisation de plateformes de services notamment pour l'archivage électronique, en concertation avec le Service interministériel des archives de France.

Association SOLIDARNUM  Compte vérifié
#2460, le 24/12/2014 - 10:59

Comment faire de la France une e-démocratie ?

La France est aujourd'hui une démocratie représentative, ce qui signifie que les citoyens donnent mandat à des élus sur lesquels leurs seules capacités d'action sont le vote sanction à l'élection suivante, s'ils estiment que le mandat qu'ils ont confié n'a pas été respecté.

Ce modèle montre aujourd'hui ses limites, la désaffection des bureaux de vote en est une forte illustration. Imposée par la loi dans certains cas (ville de plus de 80 000 habitants, communautés d'agglomération), la démocratie participative - même sans réel pouvoir dans le système actuel - introduit aujourd'hui un autre mode d'expression des citoyens qui a la particularité de s'exprimer en temps réel.

Il s'agit donc d'aller vers une plus grande implication, au quotidien, du citoyen dans les grandes orientations définies pour le pays où, sans remettre en cause le pouvoir du Parlement, peut se penser qu'une plus grande représentativité du citoyen lambda.

Cette expression des citoyens pourrait se faire au travers de la création d'un portail national soumettant au vote des citoyens les lois présentées devant les différentes chambres parlementaires et ainsi partager selon des modalités qui restent à définir la représentativité des élus et l'expression des citoyens. Il ne s'agirait bien entendu pas d'un système de sondages, mais d'un système totalement sécurisé à mettre en œuvre pour être certain d'identifier  de manière aussi formelle que dans un bureau de vote le votant et d'éviter toute falsification ou piratage.

Il est évident que la mise en œuvre d'une telle démarche est un processus compliqué dans la mesure où cela nécessite une modification de la Constitution pour que ces nouvelles modalités d'expression du suffrage universel et de la répartition des représentativités fassent parti du socle législatif et constitutionnel qui régit notre pays.

Une telle initiative permettrait cependant une réelle prise en compte des opinions de la population sur les problématiques qui les intéressent au premier chef évitant ainsi les incompréhensions voire rejets générées par certaines décisions législatives qui montrent un véritable décalage entre le pays formel et le pays réel.

Loin de porter atteinte à la représentativité des élus, elle leur permettrait, au contraire, d'être davantage en phase avec les préoccupations des citoyens qui leur ont certes confié un mandat. Mais un mandat dont personne ne connaissait les contours exacts, dans la mesure où tout au cours d'une mandature vont surgir des sujets qui nécessiteront de légiférer et dont tant les électeurs que les élus n'avaient pas conscience au moment des élections.

relai_ville_de_Brest_5
#2985, le 24/01/2015 - 18:07

Intégration d'une culture numérique pour tous et partout

Le numérique est présent partout dans le société mais toute la société n'a pas intégré le numérique. Il s'agit ici de diffuser une culture du numérique à tous les moments de la vie vers tous : les citoyens, les individus dans les différents lieux de vie (travail, loisirs, engagement,...)

 

Cf. Proposition : " En complément de la médiation numérique, renforcer l'éducation à la culture numérique adaptée aux besoins de chacun et permettre à l'accès aux services et équipements"

Gratefulfrog
#2949, le 24/01/2015 - 12:46

Comment augmenter l'accès aux moyens numériques?

Pour moi la question est "D'où viennent-ils les start-ups?

On veut donner l'accès aux "moyens numériques" à un plus grand nombre. On veut que cela encourage la naissances de PMI "start-ups".

Mais pour avoir des naissances, il faut d'abord des rencontres, des interactions, de l'amitié, des échanges... Ceux-ci peuvent se passer sur Internet, mais pour faire des objets physiques il faut un atelier physique et peu de monde en a un chez lui.

Donc, il nous faut des lieux où on peut se retrouver, échanger, apprendre, avoir du soutient (connaissances, moyens de production, finances...) pour que des start-up naissent...

Ces lieux sont des FabLab, Hackerspace, makerspace, café-brico, etc.

On les trouve de plus en plus, mais ils ont du mal à survivre par manque de locaux, et matériels techniques.  Ou bien, ils sont obligés de faire payer aux  innovateurs des frais d'inscription et/ou d'accès aux machines trop élevés pour permettre de l’expérimentation...
Pourtant, il ne faut pas grande chose! Toute entreprise renouvelle son parc technologie régulièrement. Si on donnait une petite partie de tout ce qui va à la casse aux fablabs, combien cela changerait les possibilités des innovateurs!
 Chaque ville et village a des ateliers. Pourquoi ne pas les ouvrir au public pour en faire des fablabs?
 Il ne faut pas laisser les fablabs aux universités seules - il faut que les fablabs soient un peu partout, et ouverts aux non-universitaires et surtout aux enfants/jeunes/vieux! Car (je cite l'artiste niçois Ben) "N'importe qui peut avoir une idée."
 Si on veut de l'innovation, il faut que les innovateurs peuvent se découvrir entre eux, peuvent développer leurs idées, apprendre ceux qu'il leur manque, construire les prototypes, échouer rapidement, réessayer, etc. et sans se ruiner financièrement dans ce processus...
 L'Etat peut encourager les entreprises à soutenir ces espaces de créativité en leur poussant à donner du matériel "obsolète" et même en laissant leur personnel le temps d'aider comme fait Google, par exemple...
 L'Etat et les villes, peuvent aider avec les locaux....
 L'Education Nationale peut aider avec les connaissances.
 Faisons la création et le soutient de Fablabs une priorité. Donnons les moyens de production à tous.
 Plus que chaque individu peut faire lui même, plus la société est capable dans son ensemble.
Trouvons une façon de le faire en communauté.

Alexandre V.TEM
#2547, le 07/01/2015 - 11:57

Ne pas négliger les personnes moins connectées qui pourraient être des clients potentiels

Il faut donner aux personnes démunies le moyen d'accéder au numérique. En effet, aujourd'hui le numérique occupe une place prépondérante, tout est numérique. Sans réelle connaissance et surtout métériel, il est difficile de se faire une place dans la société actuelle. 

De plus d'autres personnes moins connectées, comme les personnes âgées, qui ne sont pas de cette génération internet, ne maîtrisent pas les outils informatiques. Les former est donc devenu une priorité afin de profiter de ce secteur de la "vieillesse", secteur occupant une place prépondérante aujourd'hui, grâce aux progrès de la médecine et à l'augmentation de l'espérance de vie. Ces personnes sont une vraie manne pour l'économie actuelle. 

 

RenaissanceNumérique
#3109, le 26/01/2015 - 16:26

Rendre 100 % des sites publics accessibles comme cela est mentionné par l’article 47 de la loi du 11 février 2005

 Et cela doit être une priorité, car en mai 2014, l’association Braille Net indiquait que moins de 4 % des sites publics respectaient le référentiel général d’accessibilité des sites.

Myriam Rondey
#2919, le 23/01/2015 - 16:14

Une éducation à l'information numérique

La multiplication des "traces" numériques que nous laissons, pose la question de notre identité numérique, de sa définition, de sa protection. Mais elle pose aussi la question de notre comportement numérique.

Des droits et des devoirs numériques

Protéger sa vie privée et respecter celle des autres, avoir accès à toutes les informations nous concernant mais limiter notre propre champ d'investigation, se préoccuper de notre propre identité numérique et ne pas interférer sur celle des autres, pouvoir m'exprimer et partager en ligne en respectant les règles de savoir-vivre et de respect de la parole de l'autre... sont autant d'items qui devraient faire l'objet d'un apprentissage (voire d'en enseignement) dès le plus jeune âge.

Etre et avoir

L'éducation à l'information numérique doit comprendre une éducation au savoir être sur les réseaux sociaux, au savoir communiquer. Ce peut être un socle de la culture numérique minimum : savoir construire, dès le plus jeune âge, sa propre culture numérique.

Eutelsat  Compte vérifié
#2327, le 18/12/2014 - 17:46

Exploiter pleinement le volet « inclusion numérique » du Plan FTHD

La connectivité est la condition sine qua non des usages numériques. Tous les citoyens doivent donc avoir accès à Internet (encore 3 millions de foyers < 2 Mbps) sans attendre l’arrivée partout du très haut débit par la fibre optique. D’où le volet « inclusion numérique » du Plan France Très Haut Débit, qui prévoit de faciliter l’accès, à court terme (2017), au haut débit par des solutions alternatives telle que le satellite. A cette fin, l’Etat abonde les dispositifs de subventionnement décidés au niveau des collectivités locales, portant sur l’acquisition du terminal utilisateur (parabole + modem dans le cas du satellite) et sur son installation par un antenniste professionnel.

Les collectivités locales ne sont pas toujours suffisamment au fait de l’existence et de l’intérêt de cette mesure. Afin d’évaluer son effet et d’assurer qu’elle soit utilisée au mieux de son potentiel par les collectivités locales, Eutelsat suggère que le volet « inclusion numérique » fasse l’objet d’une réflexion approfondie et que l’Etat recense les bonnes pratiques et propose des lignes méthodologiques à destination des collectivités locales quant à la ou les façon(s) de se saisir de cette option.

Emmaüs Connect  Compte vérifié
#3185, le 29/01/2015 - 10:52

Pour un accès juste et durable au numérique

Le double enjeu d’une société numérique inclusive : accès et usage…

Le numérique et la téléphonie dopent formidablement nos quotidiens mais ne profitent pas à tous. En France, une importante partie de la population - notamment, mais pas seulement, les 8,5 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté - rencontre des difficultés d’accès et d’usage, alors même qu’elle pourrait faire de cette technologie un levier de son insertion. En effet, parmi les bénéficiaires d’Emmaüs Connect, faute d’équipement et de connexion (32%), faute de savoir lire et écrire (30%), par crainte ou par ignorance (38%), 37% de nos bénéficiaires déclarent ne jamais utiliser internet et 78% déclarent ne pas disposer d’un accès privé et personnel à internet. Ils se contentent d’y accéder chez un proche (à 32%), ou auprès de services spécialisés (cybercafés 9%). Or, quand la débrouille est de mise, l’accès non personnel peut s’avérer onéreux  pour quiconque doit passer par un service payant de type internet café, cyber, ou clé 3G…  Le constat que nous venons de faire n’est en rien une fatalité, et des années d’expérience terrain l’ont démontré: le numérique est un véritable levier d’insertion. L’exploration des opportunités offertes par le net permet de mettre les personnes en capacité de réussir leur intégration socio-économique. A ce sujet, nos bénéficiaires témoignent : « toutes les démarches quotidiennes se passent sur internet aujourd’hui. C’est compliqué, mais une fois qu’on sait s’en servir on gagne du temps ! » ou encore « Il y a plein d’offres d’emploi sur  internet. C’est pour ça que je veux apprendre à bien l’utiliser, pour trouver du travail ».

L’intégralité de ce texte est sur : http://www.les-cahiers-connexions-solidaires.fr/etude/pauvrete-et-acces-au-numerique-en-france/

… Justes et durables

Il est donc nécessaire de proposer des parcours d’inclusion numérique aux publics fragiles, en garantissant l’accès à un « bagage numérique minimum » indispensable dans notre société connectée. Par exemple, le programme Connexions Solidaires  est un parcours personnalisé sur la base d’un diagnostic initial,  pour proposer aux personnes fragiles un accompagnement adapté à leurs besoins (équipement téléphonie mobile, équipement internet, recharges téléphoniques solidaires, formation aux usages du numérique vers l'emploi, le logement, la citoyenneté…). 

 

 

Gilles Le Couster
#3398, le 04/02/2015 - 20:32

Le réemploi au service de l'e-inclusion ?

On constate une difficulté d'équipement d'une frange de citoyens, ce qui les place dans une forme d'exclusion de plus en plus intolérable...

Pendant ce temps, le CNRS (Groupe EcoInfo http://ecoinfo.cnrs.fr/ ) et bon nombre d'organismes traitant de l'écologie des TIC nous informent de l'urgence de mettre en oeuvre des pratiques plus vertueuses et d'envisager de renforcer l'économie circulaire pour préserver la ressource qui fera très vite défaut dans la production des TIC dès 2025...

Un défi  : répondre aux besoins des services de l'e-inclusion et de la médiation numérique par un renforcement de la filière du réemploi (reconditionnement en informatique) dans le champ de l'économie sociale et solidaire...

car pour accéder aux usages, à minima il est nécessaire :

  • de disposer d'un soutien permettant l'accès aux usages (accompagnement, formation, soutien...)
  • de disposer d'outil (un ordinateur, un mobile...et d'un suivi...)
  • de disposer d'une connexion internet (ADSL, 3G, 4G ...)

L'équipement, le réseau et l'accompagnement constituent ce que nous avons intitulé un modèle "d'E-inclusion intégrée".

Quelques défis :

  • comment soutenir une économie locale fondée sur la coopération et le bien commun et répondant aux impératifs du développement durable ? (Ressourceries, SCOOP, réemploi, logiciels libres...)
  • renforcer une filière du réemploi c'est aussi inscrire une part minimale de réemploi dans les marchés publiques... est-ce possible ? (équipement d'écoles avec suites de logiciels libres éducatifs...)
  • L'ADSL social mis en place était souvent plus chère que les offres low-cost de certains opérateurs, à quand un droit universel au réseau ?

Ordi-Solidaire Bretagne : http://www.ordisolidairebretagne.org

Daniel BRUNET
#3260, le 02/02/2015 - 16:04

L'inclusion numérique en milieu rural

Les aspects sociaux et enjeux de l'inclusion numérique en milieu rural sont comparables à ceux des grandes villes mais le problème est complexifié par la mauvaise couverture haut débit. La fibre optique sera au mieux étendue au village de taille moyenne. Quid de la couverture des hameaux et de l'habitat isolé? Les applications de télémédecine pour pallier aux déserts médicaux sont gourmandes de débit....

Temesis  Compte vérifié
#3239, le 02/02/2015 - 14:22

Amélioration de l'accessibilité numérique en France

Malgré l’existence de l’article 47 de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et la ratification par la France de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, l’accessibilité numérique est aujourd’hui en France fortement défaillante tant sur les sites publics que sur les sites privés et les applications mobiles.

Face à la démultiplication des environnements, des contenus et des nouveaux formats numériques, ce retard risque de s’accentuer et exclut chaque jour un peu plus les personnes en situation de handicap.

Pour lutter contre cette exclusion, il est impératif d'intégrer l'accessibilité numérique dans une politique globale du numérique mais également de faire évoluer les dispositifs légaux, fiscaux et opérationnels existant pour y intégrer l'accessibilité numérique.

IGNES
#2458, le 23/12/2014 - 13:21

Favoriser l'accès aux usages du numérique

Le deploiement des infrastructures de très haut débit est une condition sine qua none du développement de l'économie numérique. Des réseaux de qualités déployés massivement au plus près de chaque personne, sont indispensables pour permettre l'accès et le développement des nouveaux usages mais aussi la mise en oeuvre des politiques publiques (Plan très haut débit, Objets connetés, Silver économie, ...).

Pour ce faire, la directive 2014/61/UE relative à des mesures visant à réduire les coûts de déploiement des réseaux de communication électroniques préconise la présence systématique d'infrastructure très haut débit dans tous les immeubles neufs et dans les projets de grande rénovation. 

En France, l'application obligatoire de la norme NFC15100 permet d'assurer la sécurité et le bon fonctionnement des installations électriques et numériques des bâtiments d'habitation neufs. Elle permet de repondre en toute sécurité et à moindre coût lors de la construction, aux évolutions des usages, y compris ceux du numérique qui constituent un facteur d'intégration et de valorisation de chacun d'entre nous ( avoir accès à Internet, bien vieillir chez soi, téléassistance, gestion optimisée de l'énergie, E-éducation...). Elle constitue une réponse aux préconisations de la Directive, prochainement transposée en France. Or, aujourd'hui cette norme est fragilisée car il est envisagé de ne maintenir le caractère obligatoire de la norme que pour la partie sécurité et de rendre volontaire la partie "communication", qui a permis jusqu'à aujourd'hui le déploiement du THD dans plus de 4,5 millions de foyer. 

Le futur projet de loi doit donc pérenniser les dispositifs facilitant le déploiement du très haut débit en France et garantissant des installations sécurisées et performantes dans chaque logement.

 

Emilie Rivet
#1945, le 08/12/2014 - 16:56

Investir dans la formation des salariés, managers et dirigeants

Il apparait indispensable de soutenir la créativité et la connaissance des employés avec de nombreuses formations notamment au niveau de l'anglais, mais aussi de l'utilisation d'outils informatiques. De plus, il faut créer des écoles, telles que l'INT, qui fusionnent culture ingénieur et managériale.

 

Emilie Rivet, étudiante à Télécom Ecole de Management

 

GITEP TICS  Compte vérifié
#3327, le 03/02/2015 - 18:28

L'existence d'un socle numérique performant est une condition sine qua non du développement d'une société inclusive

L'existence d'un "socle numérique" performant (réseaux, terminaux connectés fixes et mobiles, services, cloud, etc.) est une condition sine qua non du développement d'une société numérique inclusive.

Emmaüs Connect  Compte vérifié
#3186, le 29/01/2015 - 10:58

Rapprocher professionnels de l’action sociale et numérique

Rapprocher professionnels de l’action sociale et numérique…

Emmaüs Connect est au cœur d’une pluralité d’acteurs pour exercer ses missions en faveur de l’e-inclusion. L’association développe notamment des synergies avec l’action sociale : ces structures orientant leurs publics vers notre dispositif. A travers ces collaborations, nous avons pu constater qu’il existe parmi les travailleurs sociaux :

  • De potentielles incompréhensions des apports du numérique dans un parcours d’inclusion sociale et professionnelle ;
  • Des obstacles probables dans l’utilisation de certains outils numériques ;
  • Une priorisation des actions d’accompagnement au détriment de l’accès et du développement des usages numériques, alors même que la dématérialisation des services fait émerger de nouvelles problématiques d’accès aux droits sociaux.

En conséquence, au cours des différentes rencontres avec nos partenaires de l’action sociale sur les territoires, il a été soulevé la nécessité de former les professionnels à l’usage du numérique comme levier d’inclusion sociale et professionnelle. C’est aussi une nécessité formulée par les travailleurs sociaux eux-mêmes lors de la réunion annuelle des partenaires et lors d’un focus groupe réalisé dans le cadre d’une étude menée par l’association.

… et mettre la technologie au service de l’action sociale

Forte de ce constat, l’association a décidé de placer la technologie au service de l’action sociale à travers la conception d’un service web simple et adapté à l’accompagnement social des jeunes chercheurs d’emplois: le premier portail web dédié à l’insertion professionnelle des jeunes. Il offre à ce public, et aux structures qui l’accompagnent, un accès unifié à toutes les ressources nécessaires aux différentes étapes de l’insertion, du bilan d’orientation au suivi d’une candidature. Ce portail, qui sera mis en ligne au printemps 2015, a pour vocation de renforcer l’autonomie de millions de jeunes dans leur démarches vers l’emploi, tout en constituant un outil d’accompagnement à forte valeur ajoutée pour les professionnels.

Serge Ravet
#3377, le 04/02/2015 - 17:36

Le numérique au service de la construction de l'identité et du capital social : Badges Ouverts Numériques pour tous !

Nous avons tous des talents, des compétences, des réussites et des rêves ? Comment les rendre visible afin de trouver un travail, des personnes partageant les mêmes passions ou valeurs, trouver des partenaires pour monter des projets ? Comment faire reconnaître les compétences acquises dans sa vie sociale et professionnelle pour trouver du travail, des clients ou poursuivre des études ? Comment être découvert pour monter des projets, voire une entreprise ? Comment faire confiance à une personne qui déclare posséder telle ou telle compétence ou expérience?

Pour cela, il suffirait que chacun dispose d'une sorte de passeport (ou portfolio) dans lequel chacun pourrait collectec des témoignages, des preuves de compétences, des exemples de ses travaux.

C'est pour faire face à ce défi qu'est née l'initiative Open Badges — que nous pourrions traduire en français par « Badges Ouverts Numériques» (BON) — une initiative Internationale dont l'objectif est d'offrir à chacun les moyens de faire reconnaitre ses compétences, talents et réalisations.

Qu'est-ce qu'un Badge?

Un Badge est un objet numérique simple qui se présente sous la forme d'une image dans laquelle ont été intégrées des (méta)données permettant d'établir en toute confiance :
• qui l'a délivré (personne, organisation)
• qui l'a reçu
• quels sont critères d'attribution
• quelles sont preuves fournies pour son obtention

Les badges sont ainsi comme les chaînons élémentaires d'un réseau de confiance permettant à tout un chacun d'établir la cartographie de ses compétences, talents et réalisations de façon tant formelle (un Badge délivré par un établissement d'enseignement) qu'informelle ou non-formelle (un Badge délivré par des pairs).

La simplicité des Badges en font un objet de choix pour « bricoler » de nouveaux dispositifs favorisant l'apprentissage et la reconnaissance des compétences. Les données contenues dans les badges permettent aussi d'envisager de nombreuses applications dérivées comme, par exemple, une cartographie des talents d'une organisation ou d'un territoire.

Des millions de Badges ont déjà été délivrés. La France et l'Europe peuvent se saisir de l'opportunité pour imprimer leur marque dans une initiative qui a reçu le soutien de nombreuses organisations dans le domaine de l'éducation, des affaires, de la politique et de la citoyenneté.

NB : L'accès aux Badges est entièrement sous le contrôle de la personne qui le reçoit. Elle peut choisir de le rendre visible (y compris de façon anonyme) ou non. La technologie utilisée permet ainsi l'accès à une information sûre et anonyme — un outil idéal pour les CV anonymes !

Association CYBERLEX
#3374, le 04/02/2015 - 16:34

Nécessité de replacer l'humain au cœur de l'internet

 

 

   CYBERLEX

         Association du Droit et des Nouvelles Technologies

 

           Dans le cadre de la réflexion du CNN menée sur le thème

« La société face à la métamorphose numérique »

 

Nécessité de replacer l’humain au cœur de l’internet

 

SYNTHESE

 

Notre société connait actuellement une métamorphose sous l’effet de l’adoption massive et irrépressible du numérique. Pour que cette métamorphose soit positive et non destructrice des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité sur lesquelles notre République est fondée, la société numérique devra placer l’individu, et par extension l’humain, en son cœur.

Face à un monde à fois complexe, technique, ouvert à l’international et à la diversité des conceptions sociétales, la transformation numérique ne se fera pas sans confiance. Sans reconnaissance de la primauté de l’humain, et sans confiance de l’individu, la métamorphose numérique de la société sera source d’angoisses et de conflits, et son développement ne réalisera pas toutes ses promesses.

Alors que l’exploitation massive des données personnelles est présentée comme l’eldorado du XXIème siècle et que la concurrence économique dans ce domaine est féroce, la France a réellement pris conscience des risques associés à une société numérique qui ne mettrait pas l’humain au centre de ses préoccupations. Mais cette prise de conscience, avérée, reste éclatée entre des groupes de réflexion et des personnalités qui ne sont pas reliés entre eux.

La France a tous les atouts et tous les talents pour construire la société numérique de demain, dont les enjeux sont connus et identifiés, mais elle n’est pas encore en ordre de marche pour faire entendre sa voix et apporter une réponse cohérente - que ce soit en termes de développement de produits et de services, de soutien à l’investissement, de régulation - aux enjeux de marchandisation des données individuelles par les entreprises et de surveillance massive par les Etats.

 

 

 

Replacer l’individu au cœur du numérique, une prise de conscience précoce

 

Dès le milieu des années 2000, Cyberlex a souligné l’importance de placer l’individu au cœur du numérique qui, du fait de son caractère ouvert et transverse, irrigue tous les aspects de la société, et donc toutes les branches du droit.

 

D’aucuns parlent même aujourd’hui d’une troisième révolution industrielle qui se déroulerait sous nos yeux grâce aux technologies liées à l’internet permettant l’émergence d’un Web dit "2.0" placé sous le signe de l’interactivité et d’un Web que l'on dirait "3.0", qui voit pour sa part l’apparition d’objets connectés,lesquelsvont provoquer des mutations profondes de nos sociétés.

 

Ainsi, lors des Rencontres Annuelles du droit de l’internet organisées en juin 2008 au Palais du Luxembourg, Cyberlex avait traité à l’époque les questions d’actualités sous l’angle de l’individu en intitulant ce colloque "Internet et l'Individu : des limites à poser, une harmonie à construire" illustré dans lesdomaines que sont les données personnelles, l’e-commerce, la création et la responsabilité.

 

Il nous semblait en effet intéressant de réfléchir alors à une telle problématique dans la mesure où :

 

  • L’individuétait devenuforce de proposition :avec l’émergence de l’ère Web 2.0, une place centrale est restituée à l’individu en lui permettant d’êtreacteur et non plus consommateur. En effet, nous sommes passés en 20 ans d’un système de société essentiellement pyramidal etstatique dans lequel l’individu avait un rôle passif, peu de marge de manœuvre, où être force de proposition était difficile hors des structures organisées, à une nouvelle ère caractérisée par l’interactivité entre différents acteurs tous actifs et contributeurs, où la taille économique ou institutionnelle n’est plus la seule condition pour se faire entendre ;

 

  • L’économie numérique, émergente était déjà complexe à encadrer  : le bouleversement entraîné par le développement de l’économie numérique a rapidement posé la question de la protection des individus,a redessiné les industries traditionnelles (cinéma, musique, secteur du luxe, distribution commerciale), et ainsi conduit à repenser les contours de l’encadrement juridique, en matière de données personnelles et de protection de la vie privée, comme en matière de protection des droits de propriété intellectuelle ou encore dans le domaine du e-commerce où prédomine la protection du consommateur. En matière de responsabilité, l’encadrement de droit paraît encore flou notamment dans la mesure où la distribution des responsabilités entre les différents acteurs (prestataires techniques, éditeurs, moteurs de recherche, hébergeurs, internaute lui-même en tant qu'auteur direct…) a du mal à être opérée.

 

Le délicat équilibre entre économie numérique et développement de l’individu

 

Ce double constat sur le rôle accru de l’individu et la nécessaire redéfinition des valeurs et des intérêts que le droit doit protéger, a encore plus d’acuité aujourd’hui, à l’aune de la crise économique actuelle et des tensions internationales sur la liberté d’expression.

 

Ainsi, il semble essentiel de souligner que le droit ne doit pas être adapté afin que la société numérique permette de protéger les intérêts du monde ancien, institutionnel et économique, mais plutôt qu’il accompagne le développement de la société de demain. Certes, il est important que le droit pose des limites, mais celles-ci ne doivent pas être conçues comme autant de protectionnismes produits par le monde ancien. L’économie numérique existe. Il serait donc contreproductif de ne pas compter sur elle.

 

Il reste à définir l’harmonie entre ces deux impératifs que sont, d’une part, la protection de l’individu pour qu’il puisse être un contributeur actif de la société numériqueet, d’autre part, le développement d’une économie numérique qui ne doit pas prospérer sur l’exploitation massive et opaque des données personnelles de l’individu.

 

Pour Cyberlex, il n’est donc pas nouveau de se préoccuper de la place de l’individu au sein de la société numérique face au développement de nouvelles technologies ou de l’émergence de nouveaux usages. Pour preuve, les différents travaux qui ont été menés par ses différents groupes de travail, parmi lesquels :

 

  • Le rapport sur le droit à l’oubli intitulé « L’oubli numérique est-il de droit face à une mémoire numérique illimitée ? » (Rapport de Cyberlex sur le  du droit à l’oubli numérique, remis au Secrétariat d’Etat chargé de la Prospective et du Développement de l’Economique Numérique, Madame le Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet  en date du  25 mai 2010).

 

Ce rapport tente de cerner cette notion en dégageant des idées fortes et des préconisations en matière notamment de réseaux sociaux, de publicité et de presse en ligne. Il propose un arbitrage entre des objectifs légitimes : le droit des internautes d'obtenir l'effacement de leurs données, le droit des acteurs d'exercer leur activité, le droit de l'éditeur ou du journaliste de jouir de la liberté de la presse et le devoir de la société à conserver la mémoire de son histoire.

 

Il appartient aux pouvoirs publics de promouvoir les outils à mettre en place pour accompagner l’internaute dans ses déplacements sur Internet, tout en le responsabilisant, et mettre à contribution les acteurs du numérique pour qu’ils donnent la possibilité aux internautes de reconquérir réellement la maîtrise de leurs données en mettant en avant la valeur « Confiance » comme seul vecteur positif de développement de l’économique numérique.

 

Le rapport conclut à la nécessité d'un droit à l'oubli comme une réponse au vertige que procure le caractère illimité de la mémoire numérique. Mais ce droit ne peut pas être sans limites tant il se heurte à des impératifs techniques et à des principes qui fondent notre société pluraliste et démocratique.

 

  • Le rapport sur la Cybercriminalité intitulé « Renforcer la prévention et la lutte contre la cybercriminalité » (Rapport de Cyberlex sur la Cybercriminalité en date du 30 octobre 2013)

Ce rapport a mis en avant la nécessité de respecter plusieurs principes pour une lutte efficace contre la cybercriminalité : (i) évaluation permanente et régulière des dispositifs existants et des pratiques rencontrées, (ii) transparence dans l’usage des dispositifs d’accès aux données des utilisateurs afin de renforcer tant la confiance que l’efficacité des procédures, (iii) renforcement de la coopération entre le secteur privé et le secteur public notamment dans la sensibilisation face aux nouvelles menaces et l’amélioration de leur mesure et prévention, (iv) renforcement de la coordination de l’action publique en dotant notamment le Ministère de la Justice d’un pôle de compétence dédié à la cybercriminalité et (v) renforcement et soutien à la sensibilisation aussi bien au sein des entreprises que vers le grand public. 

 

  • Le rapport sur la télévision connectée (Rapport de Cyberlex sur la télévision connectée en date du 30 août 2013 dans le cadre du Livre Vert « Se préparer à un monde audiovisuel totalement convergent : croissance, création et valeurs »)

 

Le développement de la télévision connectée impose de mieux protéger les destinataires des communications commerciales : pour des droits à la vie privée et au respect des données à caractère personnel adaptés aux nouveaux usages. Toutefois, il convient également de mettre en garde contre le filtrage personnel, qui revient in fine à ne plus permettre à l’internaute de découvrir d’autres produits ou contenus et à une certaine uniformisation voire aliénation. Ainsi, le filtrage « personnel » ne doit pas avoir pour conséquence l’annihilation de l’individu et de son libre arbitre. 

La télévision connectée impliquant des problématiques nouvelles ou renouvelées, il conviendra d'ajouter à ces principes généraux, des règles et normes spécialement adaptées à la télévision connectée. Au-delà des normes techniques qui seront garantes de l'interopérabilité des services et des supports, la mise en place d’un label pourrait contribuer à assurer la confiance des consommateurs et récompenser les acteurs « vertueux » de ce nouveau système.

 

  • Le rapport sur la santé mobile (Rapport de Cyberlex sur la santé mobile ou mSanté en date du 3 juillet 2014 dans le cadre du - Livre vert sur la santé mobile)

 

Ce rapport a souligné l'intérêt des différents dispositifs de santé mobile, ou "mSanté", qu'il s'agisse des dispositifs de collecte des informations (bracelets, tensiomètres, glucomètres, pèse-personnes connectés ou autres) et des applications censées les exploiter, et des autres modalités de services mSanté (ex. envoi de SMS pour favoriser l'observance des traitements), sans toutefois occulter les problématiques juridiques qu'elles posent afin de maintenir la confiance des utilisateurs et favoriser un développement sécurisé de l'offre de mSanté.

 

Dans ce cadre, il a été recommandé l'application concrète des principes de "minimisation des données", de "protection des données dès la conception" et de "protection des données par défaut" en invitant notamment les fournisseurs de dispositifs de mSanté à limiter la collecte aux seules données nécessaires à la finalité du traitement et à soumettre cette collecte au consentement exprès des utilisateurs si les données sont sensibles, et en offrant aux utilisateurs un contrôle étroit sur leurs données, notamment en verrouillant l'accès à ces données.

 

De même, il est important d’inviter les fournisseurs de dispositifs de mSanté à informer les utilisateurs des usages qui seront faits de leurs données et à leur recommander de se rapprocher d'un professionnel de santé qui superviserait cette utilisation ;

 

La mise en place d’un système de certification volontaire des dispositifs de mSanté, identifiants les dispositifs les plus fiables et les plus protecteurs des données à caractère personnel des utilisateurs serait également gage de sécurité et donc propice à favoriser la confiance des utilisateurs.

 

 

L'excellente compréhension française des enjeux stratégiques autour de la personne…

 

Au regard des différentes questions posées par le développement du numérique, il est donc temps de prendre sérieusement et efficacement en compte l’importance de la personne pour favoriser le développement du numérique en concrétisant des solutions techniques pour y parvenir.

 

Or, des prises de conscience se font de plus en plus jour.

 

De nombreux travaux menés en France en 2014par différents organismes provenant de milieux différents (industriels, intellectuels ou normatifs) convergent tous autour de ces mêmes idées fortes :

 

  • l’importance centrale de la personne dans le monde numérique, et
  • l'impossible développement sans confiance de l’individu dans la manière dont ses données personnelles sont traitées par des tiers, les entreprises notamment.

 

(Rapport de Philippe Lemoine « La nouvelle grammaire du succès : la transformation numérique de l'économie française » (7 novembre 2014), le rapport annuel du Conseil d’Etat : « Le numérique et les droits fondamentaux » (9 septembre 2014), le Rapport d’information de l’Assemblée nationale sur le développement de l’économie numérique française (14 mai 2014) et le texte « Pour une Déclaration préliminaire des droits de l’Homme numérique »  du Forum d’Avignon (19 septembre 2014).

Si le numérique offre des nouvelles opportunités et fait évoluer les usages, voire les révolutionne, il est important que ce « tout numérique » ne devienne pas la voie privilégiée pour une dictature de la transparence qui profiterait aux acteurs économiques du numérique, start-ups ou géants du net, ou aux Etats qui y trouveraient une opportunité de faire régner un ordre orwellien sur les citoyens.

 

… mais une fascination pour la marchandisation des données qui perdure.

 

Il est également important de souligner le fait que si les rapports de l’année écoulée appellent tous - et à juste titre - à mettre l’individu au centre du numérique et à lui donner les moyens de se protéger, aucun n’avance ni n’imagine de solution concrète.

 

Les élites intellectuelles et, dans une certaine mesure, économiques comprennent parfaitement l’enjeu stratégique pour la France de remettre l’individu au centre de la société numérique. Pour autant,l’investissement et l’admiration collective continuent à se focaliser sur les acteurs positionnés sur la marchandisation de la donnée personnelle de l’individu. Dans ce domaine, les grands acteurs sont essentiellement américains, mais c’est sur ce même créneau que des acteurs français se développent également.

 

Le moyen de redonner à l’individu le contrôle sur ses données est encore à inventer, mais le sujet commence à mûrir :

 

  • certains militent pour la création d'un droit de propriété sur les données personnelles, ce qui fait craindre un risque d'aboutir à la marchandisation des données, c’est-à-dire l'effet inverse de celui recherché. Les individus seraient dépendants de leurs propres données et en position d'infériorité par rapport aux sociétés qui chercheraient à exploiter ces informations,
  • d’autres développent le concept de "Vendor Relationship Management", qui se veut le contrepied du"Customer Relationship Management" et qui entend donner à l’individu le moyen d’être le décideur de la manière dont ses données sont partagées et monétisées par les entreprises dont il est client. Ce concept, fortement prometteur,ne paraît pas encore réellement incarné dans des offres de services ou des applications. 

 

Intégrer la sécurité comme élément de développement de l’économie numérique, une prise de conscience récente et nécessaire

 

Une autre évolution positive et récente, et qui a été rappelée à plusieurs reprises lors des travaux du 7èmeForum International sur la Cybersécurité à Lille en janvier 2015 est que les applications et tout nouvel outil technologique doivent désormais, dès leur conception, prendre en compte la sécurité.Dèsson rapport sur leDroit à l’oubli de mai 2010, Cyberlex avait notamment mis l’accent sur l’importance de développer des outils de "Privacy by design", que l’on pourrait appeler également Security Inside par opposition à la conception de produits pour lesquels la brique "sécurité" ne serait ajoutée qu’après coup comme "simple rustine".

 

Enfin, il est important de proposer dans le cadre des formations dispensées à des futurs ingénieurs et développeurs d’applications et plus généralement de logiciels une sensibilisation à la nécessité de penser à la sécurisation des données à caractère personnel et de l’outil de manière générale, notamment pour contrer toute tentative d’intrusion. De même, des échanges plus étroites entre les secteurs privé et public seraient à n’en pas douter gage d’une meilleure efficacité dans la lutte contre toute forme de dérives de la société numérique.

 

 

CONCLUSION :

 

La confiance de l’individu, base de la société numérique

 

En définitive, l’économie numérique et l’e-commerce en particulier ne pourront pas se développer durablement sans se préoccuper du capital "confiance" qu’ils doivent générer auprès du principal concerné par la société numérique, à savoir l’individu.

 

Dans une société contemporaine où la spécialisation des compétences, la multiplication des formations, la technicité toujours croissante de notre environnement se mélangent à une concurrence économique mondialisée et une confrontation sans médiation de conceptions du monde incompatibles entre elles par le biais d’internet, la construction de la société numérique exigera de remettre l’humain en son centre.

 

Cela veut dire une société où l’individu se sent en contrôle de lui-même, de sa vie, de son identité, pour qu’il soit à la fois protégé contre les menaces (qu’elles émanent des fraudeurs et criminels bien sûr, mais également des acteurs économiques et des Etats) mais aussi protégé dans sa liberté d’action et d’expression.

 

Partant de ce constat, cela signifie une société où le droit n’est pas une technique de régulation qui s’entremêle aux autres ou qui entend s’imposer aux autres par la force de son caractère normatif, mais où les différentes disciplines, le droit, l’économie, la finance, les sciences humaines, le politique, l’informatiques’écoutent mutuellement et s’associent pour construire le monde de demain.

 

Cyberlex, association du droit et des nouvelles technologies, et donc, du numérique, riche de la pluridisciplinarité de sa composition, entend continuer à contribuer à porter les valeurs de l’ouverture aux autres disciplines, pour que la société numérique de demain permette à l’individu de se sentir en confiance au cœur de la société numérique.

 

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PRESENTATION DE CYBERLEX

 

Cette contribution,qui se veut être un outil de promotion en faveur de l’humain qui doit être replacé au centre de toutes inventions technologiques, est le fruit de la réflexion d'un groupe de travail composé de membres de Cyberlex, l'association du droit et des nouvelles technologies, qui réunit depuis 1996 des juristes d'entreprise, des avocats, des professeurs de droit, des magistrats ainsi que des professionnels de l'industrie des technologies numériquesexerçantprincipalement leur activité sur le territoire français.

 

Conformément à sa vocation première et à l'image de la diversité de ses membres, Cyberlex ne représente pas une opinion mais des opinions, excluant de fait toute action de lobbying.

 

L'ambition de Cyberlex consiste, de la manière la plus objective possible, à comprendre et anticiper les nouveaux usages, les tendances de l'évolution des nouvelles technologies, appréhender leurs impacts sur la société d'un point de vue juridique, afin de proposer des réponses aux éventuelles interrogations que pourraient se poser tant les acteurs de la société civile que ceux de l'industrie ou encore les pouvoirs publics.

 

Il semblait donc pertinent que Cyberlex mette ses compétences et sa vision à la disposition du Conseil National du Numérique au regard des questions posées dans le cadre de sa consultation publique.

 

L'association Cyberlex, et plus particulièrement ceux qui ont participé activement à la réflexion et à la rédaction de cette contribution, sont heureux de pouvoir apporter leur concours aux travaux  du Conseil National du Numérique.

 

Nous nous tenons à la disposition du Conseil National du Numérique pour apporter tout développement complémentaire qui lui semblerait nécessaire sur l'une ou l'autre des thématiques traitées dans le présent document.

 

Fait à Paris, le 4 février 2015

 

 

Corinne THIERACHE  -                      Jean-Christophe LE TOQUIN

Vice-Présidente de CYBERLEX                                Membre du Conseil d’administration de CYBERLEX

 

 

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Geoffroy de la tournelle
#3348, le 04/02/2015 - 09:48

Un modèle économique pour le déploiement d'une infrastructure fibre dans les territoires les plus reculés: Plus de travaux publics sans pose de cable !

Constat: La fracture numérique, conséquence d'un réseau manquant.

Le réseau de fibre en France sera le principal élément de création de la rupture technologique entre les villes et les campagnes.

D'un côté en ville le pose des gaines est vite compensée par la présence de centaines de foyers qui sont autant de candidats au racordement fibre et donc permettent de disposer d'une vision claire sur le retour sur investissement.

Les frais engagés pour poser les gaines et les raccordements aux immeubles sont modélisables facilement et permettent une logique d'investissement.

A la campagne, le problème est inversé:

La pose d'une infrastructure lourde débouchera sur la nécessite de multiplier d'autres infrastructures pour enfin désservir moins de foyers qui sont en plus moins propices a être demandeurs de services à très haut débit.

Nous faisons (et pas que en France) face à une boucle négative qui fait que l'investissement n'est pas rentable donc on n'équipe pas, les gens qui sont demandeurs se trouvant dans l'obligation de se tourner vers des zones plus densément peuplées: la fracture numérique ne peut donc diminuer.

Une solution existe: Utiliser l'existant.

Etant habitant en campagne et grand consommmateur de bande...je suis en attente de fibre et ne dispose pas de 3G.

Or, j'ai souvent constaté que de nombreux équipements de type réseaux, eaux, égouts, electriques étaient souvent restructurés: Les canalisations d'eau ont ainsi été refaites sur plusieurs kilomêtres sur ma commune. Lorsque j'ai intérrogé les poseurs (entreprise de BTP) en leur demandant s'ils installaient la fibre...quelle fut ma surprise d'entendre qu'ils se contentaient de refaire les canalisations d'eau...

Or la fibre est bien moins contraignante à poser qu'un tube de 60 cm de diamêtre d'une canalisation d'eau: à côté cela devient même presque anecdotique.

Si la société qui posait le tuyeau d'eau avait profité de leurs infrastructures de bulldozers et d'avoir creusé sur plusieurs kilomêtres, du village aux hameaux les plus reculés, pour adjoindre une gaine de passage de la fibre, cela se serait fait avec un coût marginal par rapport à l'ensemble du chantier.

Dans ce cas, La commune ne profite pas de ce projet de refaction des canalisations d'eau pour poser le squelette qui aurait permis une pose de fibre. La commune passe à côté de l'opportunnité de câbler ses citoyens les plus reculés, parce qu'elle n'a aucune obligation pour le faire. L'entreprise de travaux publics posant les canalisations d'eau ne dispose pas non plus d'une obligation, ni d'une incitation...

Le diable se mord la queue.

Obliger les acteurs publics et inciter les acteurs privés:

Il faut donc introduire un mécanisme incitatif afin de permettre de transformer chaque action de travaux publics necessitant de creuser une tranchée pour la pose d'équipements, en une occasion de mettre en place un morceau d'infrastructure pour la fibre.

Si un plan national était mis en place, il pourrait contraindre les acteurs publics (DDE, conseil régional, mairies) à obliger (avant toute autorisation de chantier) les entreprises de BTP qui intervienennent dans la pose d'équipements à intégrer une pose de gaine pour fibre optique suivant un cahier des charges précis, et en attribuant à ces mêmes sociétés de BTP, un dédommagement pour le temps passé supplméentaire. La commune profiterait ainsi du temps déjà engagé sur un chantier de nature différente: creusement d'une nouvelle ou réfection d'une canalisation d'eau, electrique, de gaz, chauffage urbain...les opportunnités sont très nombreuses pour faire poser à moindre frais les fourrreaux vides visant à accueuillir la fibre.

Ainsi la mairie disposerait d'une début d'infrastructure avec des points de raccordement (entre chaque début et fin de chantier de pose). Une intégration à une base de données cartographique nationale, ouverte et partagée, permettrait en retour à des acteurs privés ou publics de choisir de couvrir en fibre des zones déjà pré-équipées grâce à ce mecanisme.

Ces mêmes entreprises qui utiliseraient un équipement posé (co-financé) par les mairies devraient ensuite en fonction du nombre de kilomêtres et de foyers racordés reverser une part des abonnements générés de retour aux mairies...Mairies, qui ainsi, pourraient continuer à financer d'autres couvertures de zones.

Créer une boucle positive:

En inverserant la boucle négative pour créer un écosystème favorable au raccordement dans les zones les plus reculées, tout le monde (particuliers, entreprises, collectivités) pourra choisir de se connecter (à ses propres frais ou gràce à un opérateur) à une boucle locale plus proche de son domicile, ou lieu de travail, à des coûts beaucoup plus raisonnables...

Nous passerons de la fracture numérique actuelle, au modèle numérique Français de demain !

Plus de travaux publics sans une obligation /et une incitation au passage de gaine fibre haut débit.

 

 

 

 

 

 

 

 

Henry Leperlier_Conseiller consulaire_Dublin
#3267, le 02/02/2015 - 16:28

Le déficit chronique d'accès à l'audio-visuel français pour les Français de l'étranger ne permet pas une citoyenneté complète

LES FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER N'ACCÈDENT QU'À UNE PORTION CONGRUE DE L'AUDIO-VISUEL FRANÇAIS. LES RAISONS DONNÉES PAR FRANCE-TÉLÉVISIONS POUR CET ACCÈS TRÈS LIMITÉ NE DOIVENT PAS SERVIR SEULEMENT À JUSTIFIER UNE SITUATION DÉFICITAIRE MAIS DEVRAIENT PERMETTENT DE FAIRE UN ÉTAT DES LIEUX ET DE TRACER LA VOIE DE RÉSOLUTION DES PROBLÈMES  À RÉSOUDRE POUR QUE LES FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER PUISSENT SE SENTIR À ÉGALITÉ AVEC LEURS COMPATRIOTES VIVANT SUR LE TERRITOIRE NATIONAL.

CE N'EST QUE DANS UN PLEIN ACCÈS À L'AUDIO-VISUEL DONT BÉNÉFICENT TOUS LES AUTRES FRANÇAIS QUE CEUX DE L'ÉTRANGER POURRONT AFFIRMER LEUR CITOYENNETÉ, PARTICIPER AU DÉBAT DÉMOCRATIQUE ET CONTRIBUER À LA DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE.
LES PLATEFORMES PRIVÉES COMME CANAL+ ET BFM-TV ET iTÉLÉ SONT ACCESSIBLES LIBREMENT; DEPUIS TROP LONGTEMPS LA DIFFUSION DE TV5 A ÉTÉ CONSIDÉRÉ COMME SUFFISANT POUR LA DIFFUSION DE L'AUDIO-VISUEL FRANÇAIS PUBLIC. CETTE PLATEFORME REMPLIT UN RÔLE ESSENTIEL MAIS INSUFFISANT POUR LES FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER QUI SOUHAITENT BÉNÉFICIER D'UN ACCÈS EN TEMPS RÉEL À TOUS LES MÉDIAS FRANÇAIS, Y COMPRIS CEUX DE FRANCE TÉLÉVISIONS SUR LE MÊME PLAN QUE LEURS COMPATRIOTES RÉSIDANT SUR LE TERRITOIRE NATIONAL

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Henry Leperlier, Conseiller consulaire d'Irlande, Président de Français du Monde en Irlande, Secrétaire de la section de la Fédération des Français de l'étranger de Dublin 

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Accès à l’audiovisuel pour les Français de l’étranger

 

Observations et Comparaison avec d’autres pays – Restrictions et Propositions

 

Introduction

 

L’accès à la télévision française et en particulier celle du service public doit être examiné dans le cadre de deux régions : l’Europe et Hors Europe. Les Européens et par conséquent les Français de l'étranger résidant en Europe jouissent d’un accès théorique direct, techniquement parlant, à toutes les chaînes disponibles en France par des satellites diffusant un large choix de programmes destinés tout d’abord aux résidents en France.

 

Nous mettrons en lumière les différentes solutions adoptées pour les citoyens d’autres pays résidant à l’étranger et les services que ces pays ont mis en place pour leur permettre de rester en contact avec leur culture et sujets de société; ces services ne sont d’ailleurs pas la plupart du temps uniquement destinés à leurs compatriotes résidant à l’étranger. Ils s’adressent aussi à tout un chacun s’intéressant à la culture et à l’information des pays en question.

 

Nous examinerons  ensuite la situation pour les Français de l'étranger par plateforme d’accès et régions. Ceci nous permettra de mettre en lumière les principales différences dans la fourniture de services audiovisuels destinés, ou non, aux Français de l'étranger.

 

 A.   Pour Comparaison : Accès à l’audiovisuel pour les resssortissants de pays étrangers vivant à l’extérieur de leur pays - Comment accèdent-ils à la programmation de leur pays ?

 

Espagne : les chaînes nationales, 1et 2, sont disponibles en direct sur l'Internet ainsi que la chaîne de sport du service public. Il y a des coupures occasionnelles, mais ces dernières, peu fréquentes, ne concernent que les programmes achetés à l'étranger. Une version internationale de ces deux chaînes, 1et 2, et la chaine continue d'information, Canal 24 Horas sont disponibles sur le satellite HotBird. Cette dernière est aussi disponible sur l'Internet soit par PC / Mac ou sur une application spéciale iPad. L'accès est quasi instantané et à haut débit. Tous les programmes sont disponibles pour « replay » sur toutes ces plateformes pendant une période de plusieurs semaines; sont exclues les séries étrangères.

Toutes les chaînes publiques de la Catalogne bénéficient d'un accès comparable par internet.

 

Belgique : tous les bulletins de nouvelles sont disponibles sur le site de la RTBF quelque soit l'appareil utilisé, PC, Mac ou iPad, iPhone, Android. Les bulletins de nouvelles sont aussi accessibles sur iPad directement sur le site Web sans avoir à télécharger l'application spéciale.

Il en est de même pour le service public en flamand. Une certaine confusion semble régner quand à la diffusion en direct des trois chaînes de la RTBF. Le site annonce que la diffusion en direct n'est possible que pour la Belgique moyennant un paiement de € 1,79 par mois sur iPhone ou iPad mais il est jusqu’à récemment possible d’y avoir accès de l'étranger.

 

Canada : tous les bulletins d'information sont disponibles soit sur PC/ Mac ou par une application iPad gratuite. Les smartphones ont un accès plus limité. Il est par contre proposé pour environ € 2 de s'abonner à la chaîne de nouvelles en direct RDI. Le site tou.tv, similaire à pluzz.fr, propose des rediffusions accessibles à l’étranger et affixe un logo vert pour les émissions disponibles dans la région où l’on se trouve. Ceci évite d’avoir à naviguer plusieurs menus pour trouver l’émission recherchée. L’application iPad présente tous ces programmes en accès direct sans avoir à faire une recherche. L’accès est quasi immédiat et peut être transmis directement à un téléviseur de salon par l’Apple TV.

 

Scandinavie et Finlande : la Suède offre un accès gratuit sur iPad ou PC / Mac à toutes les séries de fiction produites dans un pays nordique et à tous les bulletins de nouvelles. Une partie de ces bulletins est aussi directement disponible par l'Apple TV. Il est par exemple possible de regarder une série islandaise récente avec des sous-titres en suédois. Certains programmes sont aussi disponibles sur son site en version sous titrée pour malentendants. Des arrangements similaires sont en place pour les télévisions publiques danoise et finlandaise. Cette dernière fournit aussi un service complet d'information à partir de sa chaîne destinée à sa minorité de langue suédoise (6% de la population).

 

Suisse : La Suisse fournit des cartes à ses resssortissants pour accèder aux chaînes nationales par satellite. Ces cartes sont réservées aux citoyens suisses.

 

Chine : toutes les chaînes de la télévision centrale CCTV et la plupart des chaînes des provinces et de Bejing TV sont disponibles en direct sur l'Internet, soit gratuitement avec parfois des connexions aléatoires ou sur la plateforme payante Kylin qui propose des bouquets allant de € 13 à € 20 par mois pour des bouquets comprenant plus de 50 chaînes. La plateforme permet une période d'essai gratuite de deux semaines pour tester la connexion ainsi que des mires test pour en vérifier la fiabilité.

 

Taiwan : les principales émissions de la télévision publique sont presque toutes disponibles sur plateforme PC / Mac y compris toutes les fictions pour au moins deux semaines. L’accès sur iPad / iPhone est limité à certaines émissions semblables de format à « C dans l’air ».

 

 

B. Télévision française disponible ou accessible en Europe :

 

*         Satellite : un accès théoriquement limité au territoire français, en pratique facile à obtenir à l’étranger mais à légalité douteuse

 

La presque totalité des chaînes de la TNT est disponible par satellite pour les résidents en France. En théorie les cartes codées permettant leur réception ne sont disponibles qu'en France. Le chiffre de 3 m d'abonnés à leur diffusion par satellite comprenant les téléspectateurs résidant dans des zones d'ombre non couvertes par la TNT terrestre semble exagéré. Presque tous les Français résidant en Europe connaissent plusieurs compatriotes qui sont revenus de France avec un décodeur et sa carte valable pour 4 années.
Le renouvellement ne peut se faire que pour une adresse en France métropolitaine sur paiement de € 15, mais se faire envoyer la carte à une adresse en France (d’où elle peut être réexpédiée) ne pose aucun problème. De plus, en remplissant le formulaire avec le pays de destination comme partie de la ville d'envoi il est possible de se faire envoyer la carte directement à l'étranger. S'agit-il d'un secret de polichinelle et les droits de diffusion sont-ils alors ajustés sur la base de ce chiffre de 3 m ? On est en droit de le supposer car il serait difficile de croire que les diffuseurs ne se rendent pas compte de tous ces stratagèmes; d'ailleurs le Journal de France 2 fait souvent allusion à ces télespectateurs du Maghreb.

Il serait judicieux d'aboutir à une situation plus transparente où chacun trouverait alors son compte en terme de droits d'auteur et de recettes publicitaires élargies. 

 

 

*         Services câblés

 

Les pays en partie francophones reçoivent la plupart des chaînes sur leurs réseaux câblés, comme en Suisse et en Belgique. Les autres pays doivent se contenter presque tout le temps de TV5 et de la version anglaise de France 24 auxquels s'ajoutent parfois la possibilité de recevoir Euronews (dont le siège est à Lyon) en français par une manipulaton manuelle. France 24 peine à s’installer sur les réseaux câblés dans sa version en langue française.

 

 

*         Accès Internet : Deux plateformes

 

Ordinateur de bureau (PC ou Apple)

 

Les chaînes publiques ne diffusent d'accès facile sur leurs sites que principalement les bulletins de nouvelles. Il est nécessaire de passer par la plateforme pluzz.fr pour accèder aux autres émissions. Un récent remaniement du site de pluzz à mis en place un sous-menu, qui propose un choix des émissions accessibles à l'étranger; ceci à permis de mettre fin à l'agacement provoqué par la précédente version du site où le téléspectateur était soumis à une ou deux publicités pour ensuite voir apparaître un écran lui disant que le programme en question n'est pas disponible à l'étranger. Néanmoins la question est loin d'être « réglée ». Il est incompréhensible que des émissions, comme celles en créole de France Ô soient bloquées pour des raisons de droits d'auteur comme l'indique le site.

Par contraste, des émissions de France 3 en langue régionale sont disponibles librement sur toutes les plateformes, y compris sur la plateforme Apple TV.

 

Les administrateurs du site Pluzz / France2 ne rendent aucun documentaire, série ou fiction disponible depuis l’étranger et ont choisi pendant longtemps de montrer le message suivant suite à une recherche n’ayant affiché aucun résultat :

 « Il n'y a aucun résultat... Tentez à nouveau votre chance ! »

 

Depuis la fin de 2014, une interface a regroupé tous les programmes disponibles sur Pluzz.fr. Malheureusement, cette interface s'est vite révélée être un exercice cosmétique, car la panoplie des programmes disponibles continue d'être peau de chagring

 

D'autre part France Télévisions a créé une application iPad et iPhone pour ses nouvelles. Le problème est qu'il s'agit de reportages à la carte où il faut naviguer pour visonner une information hachée en reportages de 30 secondes à 2 minutes. L'expérience de regarder le bulletin de nouvelles entièrement du début à la fin n'est pas proposée sur ces plateformes. Il est plus efficace d’aller sur des sites de journaux comme Le Monde ou Le Nouvel Obs pour récolter plus rapidement une gamme similaire de nouvelles.

 

Il est utile de rappeler que Apple avait annoncé en novembre 2012 avoir vendu plus de 100 millions d'iPad.

On constate aussi qu'aucun programme de France 5 n'était accessible sur iPad ou iPhone jusqu'à l'année 2014, y compris l'excellente émission « C dans l'air » qui permet de se tenir au fait de l'actualité française et de l'analyser. Rappelons que la RTBF a adapté son site web pour y rendre tous les vidéos compatibles avec cette plateforme; une solution empreinte de pragmatisme. Ce n'est qu'au compte-goûte que les émissions deviennent accessibles sur cette plateforme. Nous faisons face à une approche par petits boûts sans plan à long terme et qui ne réalise pas le potentiel de l'étranger; un manque de vision et de stratégie qui se limite au territoire national sans prise de conscience de la mondialisation des médias et de l'Internet, un Internet qui n'est vu que dans un contexte hexagonal.

 

 

Téléphone intelligent (Smartphone) et Tablette (iPad principalement)

 

La chaîne Arte a récemment mis à disposition deux applications pour tablettes iPad. Une application ne permet que l'accès à certains programmes musicaux et est produite avec une interface bilingue allemand-français. L'autre application ne comporte qu'une interface en allemand, un état de choses assez étrange pour une chaîne qui affiche un bilinguisme parfait pour ses diffusions par la TNT ou le satellite. De plus cette application bloque presque 100% des programmes qu'elle propose quand on réside à l'étranger. Des émissions produites entièrement maison comme « 28 minutes » (actualité) sont bloquées. Ne sont disponibles semble-t-il que quelques émissions sur l'anniversaire du traité de l'Elysée. Même la mythique émission « Karambolage » est bloquée; pour droits d’auteur est-il affiché, nous n’avons pas réussi à trouver à qui ces droits ont été vendus.

Le plus frustrant pour un utilisateur est qu’aucun système ne permet de savoir quelles émissions ne sont pas bloquées. Les mêmes restrictions s’appliquent au site d’Arte.

 

B. Hors Europe

 

Services Câblés

 

TV5 est pratiquement la seule chaîne de télévision disponible à l’extèrieur de l’Europe. Le travail continu depuis des années a pour résultat qu’il n’est plus nécessaire de faire connaître son existence mais plutôt de convaincre une compagnie de réseau câblé de la rendre disponible sur son réseau.  Ainsi TV5 est disponible à Lewis dans le Massachussets, à Baton Rouge en Louisiane, à Taipei sur certains réseaux et dans de nombreux réseaux aux États-Unis et sur le réseau SKY au Royaume-Uni. Souvent son accès est payant car TV5 n’est pas en mesure de « payer » pour rendre son accès gratuit sur un service de base. La couverture de TV5 est mondiale par une présence sur de nombreux satellites, mais souvent l’accès en est crypté en réception directe.

 

Accès Internet

 

L’accès par internet est crucial car il est souvent le seul disponible. France 24, iTélé et BFMTV sont souvent les meilleurs moyens d’accès à l’information française. Ces trois chaînes sont très facilement accessibles sur smartphone ou iPad et leur accès est instantané. France Télévisions, à l'exception des journaux télévisés, n’est par contre disponible facilement que sur plateforme PC / Mac, ceci ne permettant pas de retrouver facilement ce contenu sur la télévision du salon par une boîte comme l'Apple TV, ChromeCast de Google ou la boîte Roxio.

 

 

Résumé et Observations

 

La création de TV5 a été un événement important pour l’accès à la télévision française pour non seulement les Français de l’étranger mais pour tous les citoyens du monde attirés par la Francophonie. TV5 a été imité par 3SAT, une compilation similaire à TV5 pour les programmes des pays germanophones. Des projets similaires existent pour les pays lusophones.
 

TV5, chaîne francophone a su éviter les accusations de vouloir imposer une langue et une culture et a pu se présenter comme chaîne d’ouverture.

Néanmoins TV5, en l’état, ne répond que très partiellement aux besoins croissants audiovisuels vers l’étranger; la création d’un TV5 deuxième chaîne semble avoir été remise sine die. TV5 sert maintenant d’alibi pour ne pas avoir à mettre en place une véritable politique de développement d’une présence française et francophone télévisuelle au niveau mondial.

 

 Il est souvent argumenté que la majorité des programmes français et francophones sont de toute façon disponible sur TV5 et qu’il n’est donc pas nécessaire de renforcer une présence télévisuelle française. La Belgique, par le biais de sa Communauté française (francophone belge) et prétextant des coupures budgétaires assez négligeables, a mis fin à sa chaîne satellite RTBF Sat. Le Canada se contente d’une portion réduite sur TV5 et la Suisse a mis en place un système  de carte cryptée basée sur la citoyenneté suisse pour l’accès à ses chaînes nationales.
 

*         Les Français de l’étranger peuvent regarder leurs émissions politiques et la fiction « télé » sur TV5 mais avec une semaine de retard pour les grandes émissions d’information, ceci après avoir lu sur l’internet les réactions et une description du contenu de ces dernières. Il en résulte l’impression décevante de ne pouvoir regarder que du réchauffé.

Les grands événements gagnent à être vus presque en direct. Ils bénéficient d’une plus grande diffusion si leur diffusion n’est retardée que par la contrainte des fuseaux horaires. UNE DIFFUSION GÉNÉRALISÉE EN DIRECT EST LE GAGE D'UNE PARTICIPATION CITOYENNE ET D'INCLUSION DES FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER.
 

*         Le principal succès de TV5 a été d’avoir réussi à assurer une présence sur un très grand nombre de réseaux câblés dans le monde.

Un développement d’une présence accrue de France Télévisions doit donc être vu en complément et non pas en opposition à TV5. Il serait dommage de détruire toute l’action positive de TV5. Une collaboration entre TV5 et France24 permettrait en parallèle d’assurer une présence de cette dernière sur les réseaux câblés.

 

*         Il est remarquable que ce sont des chaînes privées comme BFMTV, iTélé et Canal+ qui se sont adaptées le plus rapidement aux nouvelles plateformes d’accès. Ces trois chaînes ont compris les rythmes des spectateurs et leurs habitudes; tous leurs programmes sont disponibles soit en continu soit en accès immédiat sur les nouvelles plateformes de smartphones et de tablettes.

 

Le bloquage à l’accès aux sites de télévision sur Internet pour les résidents étrangers est relativement facile à contourner :

 

La raison principale de l’inertie face à l’accès aux émissions de France Télévisions est probablement que les Français désirant réellement y avoir accès payent pour un service VPN qui permet de masquer l’adresse IP de leur ordinateur et faire croire que l’on réside en France. Ceux qui auraient exigé le plus énergiquement un service facile d’accès se tournent donc vers une solution technique dont la légalité n’est pas claire; laissant donc la grande majorité non-technophile dépendant du bon vouloir de France Télévisions.

 

 

PROPOSITIONS :

 

  • un accès direct, éventuellement payant, en direct aux chaînes du service public sur Internet par un système sécurisé et par abonnement modique permettrait d’établir une meilleure information et relation entre les Français de l’étranger et l’actualité française.

     
  • une plus grande transparence sur les blocages de droit d’auteur qui empêche certains programmes, non vendus à l’étranger, d’être en libre accès sur l’internet.

     
  • une adaptation aux nouvelles technologies : accès aux tablettes, en particulier iPad pour refléter les habitudes changeantes des téléspectateurs de l’étranger. Rendre disponible la majorité des programmes (même si de portion congrue pour le moment) uniquement sur ordinateur de salon fait fi du fait que la télévision française est souvent regardée en famille et permet d’assurer une présence linguistique dans de nombreux foyers français et francophones à l’étranger. Le téléviseur occupe encore une place centrale physique et les tablettes peuvent très facilement s’y connecter ou y être complémentaires. Il en est tout autre des ordinateurs de salon ou portables qui nécessitent leur propre espace physique ou mental d’attention.

     
  •  Comme nous l’avons mentionné auparavant, une plateforme de plus de 100 millions d’iPad ne peut être exclue d’une politique de diffusion. L’iPad ou tablette similaire permet de ne pas être obligé de s’isoler, souvent dans une autre pièce, pour regarder la télévision en français et permet le partage avec le reste de la famille; un élément essentiel pour conserver le contact culturel et sociétal avec la France.
 Cette plateforme comprend 300 millions d’utilisateurs si on inclut les iPhones et iPod Touch. Ces derniers pouvant aussi « envoyer » le contenu vidéo en HD aux boîtes AppleTV reliées par un câble HDMI à une télévision HD.
     
  • Le manque de programmes ou de chaînes destinées aux enfants et adolescents est criant.
  •  
  • Il n’existe rien d’équivalent aux plateformes comme Netflix ou HBO accessibles depuis l’étranger et proposant une gamme étendue de films français ou encore francophones ou même européens. La part de films français sur Netflix est réduite à peau de chagrin. La proportion de Français s’abonnant à des services comme Netflix augmente sans cesse car elle est facile à mettre en œuvre sur une connexion internet même de débit moyen.

    TV5 : Quelques programmes sur TV5 ne peuvent que servir d’alibi à un manque véritable d’action et de direction à une politique de présence télévisuelle destinée à la jeunesse.
     

  • développer une stratégie et fournir les moyens à TV5
 pour qu’elle soit disponible en service de base
  • rendre accessible les émissions d’information en direct ou en léger différé
  • examiner la mise en place d’un TV5 deuxième chaîne, fiction et programmes destinés à la jeunesse
     
  • Les dirigeants du service public semblent méconnaître les besoins des Français de l’étranger. Les Français de l’étranger disposent d’un vote et de représentants issus du suffrage universel et ont donc acquis un droit de regard plus que jamais légitime sur les politiques les concernant. Il est impératif de communiquer cette nouvelle réalité aux instances de l’audio-visuel en France. Une concertation se doit d’inclure ARTE qui est un symbole important de la présence française, allemande et européenne. Une présence d’ ARTE  en Asie serait un symbole important de la culture européenne et française et des progrès accomplis dans la réconciliation et le projet européens.

 

  • RFI en FM : Finalement un développement de la diffusion en bande FM ordinaire de RFI a rencontré un certain succès avec des émetteurs installés dans plusieurs villes du monde y compris en Europe (par exemple en relai direct à Berlin, Bucarest, Cluj, Cralova (Roumanie), en reprises partielles à Athènes et aussi en PO / AM, fréq. 665 dans toute la Grèce).   
     
  • Il est décevant que par exemple à Dublin la demande d’une licence ait été refusée par deux fois sans aucune explication. Une politique d’accords culturels réciproques est sans doute une des voies à explorer. Le site de RFI annonce que : « RFI possède le plus grand réseau FM du monde avec 168 émetteurs dans 71 pays (nov. 2010).
 »
     

HENRY LEPERLIER

 

 

 

Annexe : liste des émetteurs de RFI en FM dans le monde (2008, version plus récente non disponible).

 

AFGHANISTAN

Kaboul 89.5fm

ALBANIE

Korca 102fm

Tirana 102fm

ALLEMAGNE

Berlin 106fm,

RFI Deutschland

Chemnitz 88.9fm, RFI-BBC

Dresde 91.1fm, RFI-BBC

Leipzig 98.2fm, RFI-BBC

Pirna 96.4fm,  RFI-BBC

ARGENTINE

Buenos Aires 97.1fm

RFI BBC

ARMÉNIE

Erevan 102.4fm,

RFI Deutsche Welle

BAHREIN

Manama 90.9fm,

MC Doualiya

BÉNIN

Cotonou 90fm

Parakou 106.1fm

BOLIVIE

La Paz 106.9fm

BULGARIE

Sofia 103.6fm,

RFI Bulgarie

BURKINA FASO

Banfora 91.5fm

Bobodioulasso 99.4fm

Koudougou 93fm

Ouagadougou 94fm

Ouahigouya 94.3fm

BURUNDI

Bujumbura 96.1fm

CAMBODGE

Battambang 94.5fm,

Kompong Cham 94.5fm

Phnom Penh 92fm

Siem Reap 92fm,

Sihanoukville/Kompong Som

94.5fm

CAMEROUN

Bafoussam 101.1fm

Douala 97.8fm

Yaoundé  105.5fm

Garoua 104.8 fm

Maroua 101.6 fm

GHANA

Accra 89.5fm

Kumasi 92.9fm

GUINEE

Conakry 89.9fm

Kankan 89.9fm

Labe 89.9fm

Nzérékoré 89.9fm

GUINÉE BISSAU

Bissao 94.7fm

Gabu  93.6 fm

GUINÉE ÉQUATORIALE

Malabo (volcan) 97.5fm

Malabo (ville) 88fm

GUYANE FRANÇAISE

Cayenne 98.7fm

St Laurent 98.7fm

HAÏTI

Cap Haïtien 105.5fm

Port-au-Prince 89.3fm

Jacmel 96.9fm

Jérémie 92.7fm

Les Cayes 106.9fm

Les Gonaïves 90.5fm

HONGRIE

Budapest 92.1fm, RFI-BBC

îLE MAURICE

Curepipe 93.2fm

Jurançon 93.2fm

Port-Louis 93.2fm

Rodrigue 93.2fm

IRAK

Bagdad 93.5fm

Bagdad 88fm, MC Doualiya

Bassorah 88.8fm

MC Doualiya

Mossoul 88fm, MC Doualiya

Erbil 103fm, MC Doualiya

JAMAÏQUE

Kingston 96.5fm

JORDANIE

Ajloun 106.2fm,

MC Doualiya

Amman 97.4fm,

MC Doualiya

KENYA

Nairobi 89.9fm

Mombasa 105.5fm

KOSOVO

Prishtina 101fm

KOWEIT

Koweït City 107.3fm

MC Doualiya

Koweït City 107fm

LAOS

Vientiane 100.5fm

LESOTHO

Maseru 96.5fm

LIBERIA

Monrovia 106fm

MACÉDOINE

Skopje 91.3fm,

RFI-Deutsche Welle

MADAGASCAR

Antananarivo 96fm

Antsirabé 92fm

Antsiranana 98fm

Fianarantsoa 92fm

Fort-Dauphin 96fm

Majunga 96fm

Nosy Be 96fm

Tamatave 92fm

Tulear 96fm

Sambava 96fm

MALI

Bamako 98.5fm

Gao 92.1fm

Kayes 102.2fm

Mopti 97.7fm

Segou 93.6fm

Sikasso 95fm

MAURITANIE

Nouadhibou 90.2fm

Nouakchott 90.2fm MC

Doualiya

Nouakchott 88fm

MOLDAVIE

Chisinau 107.3fm

MOZAMBIQUE

Maputo 105fm

NAMIBIE

Windhoek 107.9fm

NIGER

Maradi 96.2fm

Niamey 96.2fm

Tahoua 96.2fm

Zinder 96.2fm

Diffa 96.2fm

Agadez 94.5fm

NORVÈGE

Oslo 98.7fm

Stavanger 107.7fm

Tromsø 107.3fm

CAP-VERT

Fogo 100.7fm

Mindelo 100.7fm

Praïa 99.3fm

Sal 100.7fm

Santo Antao 99.3fm

CENTRAFRIQUE

Bangui 99.8fm

CHILI

Orsorno 107.3fm

COMORES

Moroni 103fm

CONGO

Brazzaville 93.2fm

Pointe-Noire 93.2fm

Rép. Dém. du CONGO

Bukavu 98fm

Bunia 90.2fm

Kinshasa 105fm

Kisangani 105fm

Lubumbashi 98fm

Matadi 98fm

CÔTE D’IVOIRE

Abidjan 97.6fm

Bouaké 97.6fm

Korogho 97.6fm

DJIBOUTI

Djibouti-Arta 97.2fm

MC Doualiya

Djibouti-Arta 92fm

Djibouti-ville 104fm

ÉQUATEUR

Cuenca 104.9fm

ESPAGNE

Barcelone 105.3fm

FIDJI

Suva 91.8fm

FRANCE

Paris 89fm

Paris 738om

GABON

Franceville 104fm

Libreville 104fm

Port-Gentil 104fm

GAMBIE

Banjul 89fm

GÉORGIE

Tbilissi 102.9fm,

RFI- Deutsche Welle

OUGANDA

Kampala 93.7fm

PORTUGAL

Lisbonne 90.4fm Europa Lisboa

QATAR

Doha 93.4fm MC Doualiya

REP. DOMINICAINE

Saint Domingue 90.9fm

RÉP. TCHÈQUE

Prague 99.3fm

ROUMANIE

Bucarest 93.5fm  RFI Romania

Cluj 91.7fm 

Craiova 94fm 

Iasi 97.9fm 

RWANDA

Kigali 92.1fm

SAO TOMÉ E PRINCIPE

Sao Tomé 102.8fm

SÉNÉGAL

Dakar 92fm

Kaolack 91.5fm

Les Almadies 92fm

Saint-Louis 99.7fm

Tambacounda 88.9fm

Thiès 100.2fm

Ziguinchor 87.6fm

SERBIE

Belgrade 107.9fm Beta RFI

SEYCHELLES

Pointe au Sel 103.2fm

Seychelles-Anse 102.8fm

Victoria 103.8fm

SIERRA LEONE

Freetown 89.9fm

SOUDAN

Khartoum 93fm MC Doualiya

TCHAD

N’Djamena 100.2fm

TOGO

Lomé 91.5fm

Kara 98.3fm

Kpalimé Mont Agou 98.3fm

VANUATU

Port-Vila 105fm

Santo 105fm

ZAMBIE

Kitwe 92.8fm

Lusaka 100.4fm

 

 

Emmaüs Connect  Compte vérifié
#3188, le 29/01/2015 - 11:02

Mobiliser tous les acteurs concernés, et notamment le secteur privé

Parce que nous pensons que les acteurs économiques ont un vrai rôle à jouer dans l’inclusion numérique, nous nous attachons depuis nos débuts à monter des partenariats de qualité avec des entreprises qui peuvent apporter non seulement leur soutien financier, mais aussi leur expertise et leur technologie au service de notre projet.

 

Dans ce domaine, nos voisins d’outre-manche ouvrent la voix. Résolu à ne pas œuvrer seul, le gouvernement britannique a pris l’initiative de mobiliser une variété d’acteurs et de secteurs d’activité autour de la montée en compétence de publics déconnectés. Acteurs des télécommunications (British Telecom, Tesco, Talk Talk, EE), entreprises (BBC, Lloyds Banking Group), organismes parapublics (E.ON, Post Office), associations (Tinder Foundation, Citizens Online, Age UK) : au total, plus de soixante structures sont signataires d’un document fédérateur, la charte de l’inclusion numérique. Et travaillent de concert autour de plusieurs programmes nationaux d’accompagnement vers le numérique. 

Eutelsat  Compte vérifié
#2328, le 18/12/2014 - 17:47

Valoriser et développer le métier d’antenniste professionnel

Les antennes paraboliques destinées à l’accès à Internet par satellite ressemblent beaucoup, visuellement, aux antennes paraboliques utilisées pour la réception de signaux de télévision, plus courantes. Pour autant, les paraboles Internet présentent des spécificités en termes de mise en place qui impliquent que les installateurs professionnels appelés à pratiquer la pose disposent de la compétence nécessaire. Il existe environ 7 000 installateurs professionnels aujourd’hui en France. Leur activité a été particulièrement dense à l’occasion de la transition de l’analogique au numérique lorsqu’il a fallu que les foyers procèdent au changement de leur matériel de réception de la télévision pour passer à la TNT. Mais depuis quelques années, l’activité de ces antennistes a pu décroître et le décollage du marché de l’Internet par satellite offre une filière de diversification intéressante à ce public.

Eutelsat a pris l’initiative en 2012 de former environ 1 000 professionnels à l’installation du matériel d’accès à Internet via KA-SAT (antennes Tooway). Les distributeurs partenaires d’Eutelsat peuvent également avoir leur programme d’accompagnement. La demande des usagers finaux est forte. Il y a matière à ce que la puissance publique, en lien avec les organismes professionnels pertinents (AFPA, CCI, FIRIP,…) démultiplie l’effort afin de généraliser cette forme de qualification, génératrice d’emplois en local et vecteur de l’appropriation de l’Internet par satellite pour les foyers, entreprises et administrations susceptibles d’en avoir besoin.

Comment faire ? Proposition des parties prenantes

Proposer une solution
Xenyce
#964, le 05/11/2014 - 01:53

Créer des espaces publics offrant un accès gratuit et encadré à Internet aux plus démunis

Créer des espaces publics qui offrirait un accès gratuit à certains services essentiels aux plus démunis (services publics en lignes, sites d'offres d'emploi, boîte mail, etc...) avec un encadrement pour pallier à leurs premières difficultées.

 

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#832, le 03/11/2014 - 11:12

Développer un réseau national de la médiation numérique qui maille l’ensemble du territoire

- Instaurer une coopération entre l’Etat, les collectivités, les associations, les grands acteurs tirant bénéfices de l’industrie Internet, les acteurs des télécoms et du Web pour faciliter l’accompagnement des personnes exclues du numérique et les plus éloignées des usages de l’Internet (initiation, formation, accompagnement…).

- Répertorier les offres et besoins en médiation dans les différents territoires, et développer un  annuaire générique et géolocalisé des lieux de la médiation numérique

- Organiser un travail en réseau autour des territoires et/où de thématiques pour mutualiser les pratiques

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#831, le 03/11/2014 - 11:11

Créer un trousseau numérique mis à disposition de tous les français

Y inclure tous les éléments indispensables pour évoluer dans la société où la plupart des actes de la vie courante s’appuient sur des dispositifs numériques.

- stocker les principaux documents administratifs - domiciliation numérique, identité certifiée,  numéro de téléphone, messagerie, …

- en faire un point d’entrée unique pour l’accès aux droits, accès qui puisse être accompagné par une pluralité d’acteurs (associations, médiateurs, travailleurs sociaux…)

 

Xenyce
#965, le 05/11/2014 - 01:58

Encourager les transmissions de savoir et de compétences entre les générations

Promouvoir par le biai de l'éducation, de campagnes et d'ateliers la communication entre les générations dans le domaine du numérique; inciter les plus jeunes à participer à l'adaptation de leurs aînés au numérique.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#830, le 03/11/2014 - 11:10

Diffuser une littératie numérique qui permette de comprendre les enjeux et d’agir

- Amener les personnes en position de responsabilité à prendre à bras-le-corps les questions d’inclusion numérique, en permettant aux cadres administratif et aux élus de participer à des formations actions entre pairs

- Etoffer les référentiels de formation métier pour prendre en compte les questions de littératie numérique

- Permettre davantage l'apprentissage de pair à pair,  la fluidité de la rencontre entre personnes aux compétences et savoirs faires différents, l’apprentissage en présence et à distance, etc en s’appuyant sur la diversité des tiers-lieux (fablabs, EPN, coworkings…)

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#829, le 03/11/2014 - 11:07

Une reconnaissance des formateurs, des médiateurs numériques

- Créer un référentiel de certification propre à la médiation numérique en formation initiale et en formation professionnelle et constituer une filière métier avec la mise en place d’une convention collective de la médiation numérique.

- Outiller les médiateurs qui doivent répondre à des nouveaux besoins d’accompagnement sans y être préparés (médiateurs culturels, associations, …)

- Valoriser ceux qui le font d’ores et déjà en plus de leurs missions quotidiennes (accompagnement social, personnels d’accueil et de “front office” de services publics, et de services privés massivement utilisés...)

 

relai_ville_de_Brest_5
#2992, le 24/01/2015 - 18:30

"Améliorer pour les publics éloignés l'équipement, l'accès et l'offre de service et d'accompagnement"

Cf. défi :  Le numérique comme levier d'inclusion des publics éloignés (isolement social, situation de handicap...)

  • Favoriser l'équipement par la mise en place d'une obligation de réemploi du matériel déclassé des organisations
  • Développer des lieux coopératifs qui prennent en compte l'accessiblité universelle.
  • Mettre en oeuvre une offre social pour les abonnements (Internet et téléphonie)
  • Création d'un fond de recherche et développement pour une réponse technique adaptée à tous (idée que la technologie s'efface...)
  • Idée de financement : création d'un taxe sur les achats de matériels numériques pour financer la recherche.

 

 

Temesis  Compte vérifié
#3256, le 02/02/2015 - 15:10

Évolution de la loi du 27 mai 2008 sur les discriminations

Considérant l’article 9 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée le 13 décembre 2006 par l’Assemblée Générale des Nations-Unies et ratifiée par la France le 18 février 2010, l’article 2 de la loi du 27 mai 2008 doit évoluer afin d’intégrer la discrimination au motif d’un handicap  et le numérique dans son alinéa 1 :

« 1° Toute discrimination directe ou indirecte fondée sur le handicap, l'appartenance ou la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race est interdite en matière de protection sociale, de santé, d'avantages sociaux, d'éducation, d'accès aux biens et services ou de fourniture de biens et services y compris les biens et services numériques. »

Toute entreprise privée reconnue coupable de discrimination s’exposera alors aux sanctions pénales et pécuniaires prévues par la loi.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3251, le 02/02/2015 - 15:05

Affectation d’une part de gains de la Française des Jeux à l’accessibilité numérique

A l’instar de ce qui se pratique en Espagne au travers de la ONCE, chaque année une part des bénéfices réalisés par la Française des Jeux pourrait être affectée au budget d’un organisme en charge de l’amélioration de l’accessibilité des services de communication publique en ligne de l’État et des collectivités territoriales.

Cela semble être dans le prolongement logique de l’histoire de la création de la Loterie Nationale par l’union des Blessés de la Face pour financer des actions en faveur de personnes blessées au visage, défigurées, abandonnées de tous et sans ressources.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3247, le 02/02/2015 - 14:56

Baromètre de l’accessibilité numérique

Tous les ans un baromètre sera réalisé et rendu public pour mesurer les progrès réalisés en matière d’accessibilité numérique et des trophées récompensant les meilleures initiatives en la matière pourront être remis.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3246, le 02/02/2015 - 14:53

Prise en compte de l’accessibilité numérique dans les cursus de formation continue

Les formations en accessibilité numérique doivent être éligibles au Compte Personnel de Formation.

Des cursus de formation continue spécifiques doivent être proposés.

Pour les agents de l’État et des collectivités territoriales cela peut notamment être fait par le biais du CNFPT. Pour les salariés des entreprises privées, l'État sensibilise et incite les écoles et organismes de formation afin qu'ils proposent des cursus sur l'accessibilité numérique dans leur catalogue de formation.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3242, le 02/02/2015 - 14:30

Rendre obligatoire la formation à l’accessibilité numérique

A l’instar de ce qui se pratique pour les architectes, toutes formations délivrant un diplôme reconnu par l’État ou ouvrant à un concours d’entrée dans l’Administration au sein de la « filière numérique » doit intégrer dans ses contenus les enseignements liés à l’accessibilité ainsi qu’une sensibilisation spécifique adaptée au diplôme préparé.

Exemples de formations concernées : infographiste, développeur web / mobile, chargé de communication, chef de projet, etc. voir portail métier internet

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog)

relai_ville_de_Brest_5
#2988, le 24/01/2015 - 18:17

" En complément de la médiation numérique, renforcer l'éducation à la culture numérique adaptée aux besoins de chacun et permettre l'accès aux services et équipements"

Cf. Défi : "Intégration du numérique par tous et partout"

  • Intégrer à toutes les formations suivies au cours de la vie, l'appropriation de la culture du numérique
  • Mettre en place des dispositions pour aider les organisations et notamment les plus modestes à investir dans le formation et les équipements numériques afin qu'ils restent proches du numérique dans leurs pratiques

 

 

relai_ville_de_Brest_5
#2978, le 24/01/2015 - 17:54

Renforcer et pérenniser la médiation numérique via...

Cette proposition répond au défi : "Insuffissance de la médiation numérique en direction de tous (citoyens et organisations)"

Trouver les moyens de renforcer et pérenniser la médiation numérique via :

  • Le développement de Tiers lieux, lieux de rencontre, d'échange, de mixité et de coopération
  • La création d'une obligation de fonction Ressource (interne, externalisée, mutualisée) dans l'ensemble des organisations : dans une logique d'intégration du numérique de façon globale et transversale, il s'agit de nommer un ou des référents en matière de numérique qui puisse garantir l'intégration du numérique dans les politiques, actions et pratiques de l'organisation.
  • La création d'une organisation territoriale (à l'échelle des communautés de communes, des pays -Loi Voynet....) pour renforcer la coopération, la mutualisation, la mise en réseau des acteurs.
  • Des moyens humains garantis (Médiateurs/conseillers numériques)
  • Des solutions techniques interopérables et compatibles dans la durée, contribuant à la pérennité des productions, et des compétences acquises

 

 

 

 

 

CIGREF Réseau de grandes entreprises  Compte vérifié
#2253, le 18/12/2014 - 10:05

Développer la culture numérique des femmes et des hommes

Les enjeux du numérique ne se limitent pas à la seule question de la compétitivité des entreprises. En particulier, il s’agit aussi, pour leurs dirigeants, d’agir en acteurs responsables, tant sur le plan environnemental que social. Comment ? Il convient d’être attentifs au risque de fracture numérique en interne et au bien-être au travail, de garantir le droit à la déconnexion, de promouvoir la diversité et de favoriser l’acquisition de compétences numériques... Les outils collaboratifs, notamment les réseaux sociaux, favorisent la créativité et l’innovation : ils contribueront aussi à renforcer le lien social dans l’entreprise.

Jusqu’où pousser la dématérialisation de l’entreprise sans compromettre la qualité et l’intensité des rapports humains ? Le collaboratif ne va pas de soi, particulièrement pour les premières lignes de management qui se trouvent désarmées face à cette profonde transformation, avec, souvent, un sentiment de dépossession d’une partie de leur pouvoir et de leurs responsabilités.

De plus, la relation au numérique n’est pas de même nature selon que les collaborateurs sont en relation directe ou indirecte avec les clients. Les dirigeants et managers doivent donc être attentifs à ce qu’il n’y ait pas de cassure entre les différentes catégories d’utilisateurs dans l’entreprise.

Parmi les défis à relever, on peut citer les actions suivantes :

  • Mobiliser : les managers intermédiaires sont aussi les acteurs de l’évolution numérique, avec un accompagnement, car les attributs du leadership changent.
  • Socialiser : faire du réseau social interne un sujet de relations sociales, l’intégrer aux processus métier, notamment dans le cadre de la mobilité (connecter les communautés et les processus).
  • Motiver : assurer une promesse d’épanouissement pour l’ensemble des collaborateurs en 2020 : jeunes, séniors, métiers, DSI, partenaires…
  • Partager : il s’agit d’accompagner l’évolution des comportements et des pratiques en travaillant avec des équipes pluridisciplinaires (sociologues, ergonomes, médecins…).
  • Encadrer : dans le cadre des politiques de BYOD (Bring your own device), être vigilant pour accompagner cette ouverture qui tend à effacer les frontières entre vie privée et professionnelle : garantir le droit à la déconnexion, mettre en place des dispositifs de gestion du stress, définir des chartes d’usages…
Groupe La Poste  Compte vérifié
#3302, le 03/02/2015 - 14:08

Mettre en œuvre une politique unifiée de médiation numérique sur l’ensemble du territoire

Disposer gratuitement des outils, d’un trousseau numérique n’est pas suffisant. Il est nécessaire de compléter et d’encadrer la mise à disposition de ce trousseau par une formation auprès des personnes exclues du numérique, de l’usage, des enjeux, des possibilités et de la maîtrise.

Temesis  Compte vérifié
#3257, le 02/02/2015 - 15:11

Évolution de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication

Les obligations de sous-titrage pour les personnes sourdes ou/ malentendantes et d’audio-description pour les personnes aveugles / malvoyantes doivent être étendues :

  • aux éléments diffusés sur le web par le biais des plateformes de replay ou de vidéos à la demande,
  • aux contenus diffusés en direct sur le web,
  • aux productions spécifiques destinées à être diffusées uniquement sur le web.

Le traitement des plaintes relatives à ces éléments sera géré de manière conjointe entre le CSA, l’ARCEP et la future Agence du Numérique. 

Le CSA et l’ARCEP devront publier de manière annuelle l’état de la prise en compte de ces nouvelles obligations par les chaines et diffuseurs de contenu vidéo sur le web et le mobile.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3255, le 02/02/2015 - 15:08

Évolution du décret 2009-546 sur l’article 47 de la loi du 11 février 2005

Le décret d’application de l’article 47 doit évoluer afin de prendre en compte :

  • dans son article 2 les acteurs impliqués dans la mise à jour du RGAA,
  • la création d’un canal de signalement de défaut de conformité. Ce canal devra être géré par le centre de compétences au sein de la future Agence du Numérique ou à défaut par le Défenseur des Droits afin de centraliser et simplifier la procédure de plainte,
  • l’obligation de déclarer la conformité auprès de centre de compétences accessibilité au sein de la future agence du numérique,
  • la création de sanctions pénales et pécuniaires identiques à celles prévues dans le cadre bâti au travers du décret 2006-555 du 17 mai 2006

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3254, le 02/02/2015 - 15:07

Évolution du décret 2014-1327 sur les agendas d’accessibilité programmées

La politique d'agenda d'accessibilité programmée, retenue actuellement par le Gouvernement, s'avère d'autant plus inacceptable pour les associations de personnes en situation de handicap, qu'elle ne saurait tenir à l'écart l'enjeu de l'accessibilité numérique des services de l'Etat et des acteurs privés.

Le personnel en charge des services de communication publique en ligne de l’État et des collectivités territoriales doit donc rendre public un agenda d’accessibilité programmée concernant la mise en accessibilité des sites web et des applications mobiles sous peine des sanctions actuellement prévues par le décret.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3252, le 02/02/2015 - 15:06

Évolution de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation

Les personnes en situation de handicap étant des consommateurs comme les autres, les associations représentatives de personnes handicapées doivent pouvoir agir devant une juridiction civile au travers d’actions de groupes au même titre que les associations de consommateurs agréées.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3250, le 02/02/2015 - 15:01

Prise en charge des dépenses d'accessibilité numérique par le FIPHFP ou l’AGEFIPH

Élargir les missions des organismes collecteurs de manière à pouvoir prendre en considération :

  • des investissements transverses type mise en conformité des services web (intranet, RH, métier,…) pour une meilleure intégration du salarié actuel et futur dans l’entreprise ou l’administration, 
  • mais également des sites et applications mobiles d’information, de communication et de vente pour faciliter l’intégration sociale et professionnelle des personnes handicapées. 

Cela devra pouvoir se faire en anticipation d'une éventuelle embauche d’une personne handicapée au sein de l’entreprise ou de l’Administration. 

A minima, pour les acteurs publics un élargissement du protocole de partenariat signé entre la Caisse des Dépôts et l’Etat aux actions concernant l’accessibilité numérique.  Des informations expliquant les modalités à suivre devront être mises à disposition sur les sites web des organismes collecteurs et de la Caisse des Dépôts.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3249, le 02/02/2015 - 14:59

Crédit d’impôt et prêts pour les entreprises privées prenant en compte l'accessibilité numérique

De la même manière qu’il existe un crédit pour les travaux de mise en accessibilité des logements, les dépenses effectuées par les entreprises privées en matière d’amélioration de l’accessibilité numérique devraient être éligibles à  un crédit d’impôt spécifique ou pouvoir utiliser des mécanismes existant tel que le CIR ou le CII. 

BPI France devrait également mettre en place des prêts couvrant les dépenses liées à l’accessibilité numérique, à l’instar de ce qui est fait pour l’éco-énergie, ou l’accessibilité du bâti via les prêts restauration et hôtellerie.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3248, le 02/02/2015 - 14:57

Déduction fiscale incitative pour le mécénat d’entreprise portant sur l'accessibilité numérique

Augmentation du plafond et du taux de déduction fiscale pour les entreprises mettant à disposition un ou plusieurs de leurs employés pour améliorer l’accessibilité numérique au profit de l’État, d’une collectivité territoriale, ou d’une association de personnes handicapées.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog).

Temesis  Compte vérifié
#3244, le 02/02/2015 - 14:34

Création d’un centre de compétences accessibilité au sein de la future Agence du Numérique

A l’instar de la politique de l’Open Data avec Etalab, la France doit se doter d’un responsable accessibilité numérique, ce responsable rattaché à la future Agence du Numérique sera en charge :

  • de piloter l’amélioration de l’accessibilité des services de communication publique en ligne de l’État (web et mobile),
  • de fournir un support et des ressources à l’ensemble des collectivités territoriales désirant améliorer l’accessibilité numérique de leurs services en ligne, 
  • d’assurer la promotion de l’accessibilité numérique notamment au travers d’un site web dédié et d’actions de communication, 
  • d’assurer la mise à jour, la mesure et le contrôle de la mise en œuvre du RGAA,
  • d’être en charge de la collecte des signalements pour défaut de conformité au RGAA en collaboration avec le Défenseur des Droits,
  • d’être en charge de la publication d’une liste des sites ayant déclarés leur conformité,
  • de collaborer avec les instances nationales, internationales et européennes (CSA, Défenseur des droits, ARCEP, W3C, ISO, CE, etc.).

Pour ce faire, il aura à disposition un budget spécifique lui permettant d’exercer pleinement l’ensemble de ces missions.

Cette proposition est issue d'un travail collaboratif comportant 13 propositions pour améliorer l'accessibilité numérique en France auquel a participé plusieurs associations (APF, CFPSAA, UNISDA) et professionnels de l'accessibilité numérique (Atalan, Ecedi, Temesis, Urbilog)

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#3384, le 04/02/2015 - 19:05

Déployer les infrastructures très haut débit fixe et mobile

C’est une condition sine qua non du développement de l’économie numérique.

vincentk
#3326, le 03/02/2015 - 18:16

Et si on réinventait les sites web communaux ?

On parle beaucoup, aujourd’hui, du numérique, de ses enjeux, de sa place dans la ruralité. On parle également d’implication citoyenne, d’économie locale que l’on cherche à renforcer et à développer.

Si de nombreuses collectivités sont à l’oeuvre pour faire avancer ces chantiers, il en est une, qui se trouve « en première ligne » et qui pourrait avoir un rôle plus grand encore à jouer dans cette entreprise : c’est la commune.

Au plus proche des citoyens, c’est elle qui est la plus à même de révéler, d’impulser, d’entretenir le dynamisme local, mais pour cela, elle doit disposer d’outils qui, bien plus qu’être simplement « dans l’air du temps », sont en fait le nouveau socle des échanges de demain.

Site web, application mobile… les grandes villes s’activent, mais la majorité des communes n’ont malheureusement pas les mêmes moyens. Ceux employés sont trop souvent dépassés, peu adaptés et contrairement à la modernité qu’ils veulent représenter, ces sites web donnent alors une image figée de leur commune.

Une commune ne se limite pas aux informations administratives ou à quelques pages statiques sur son historique ou son patrimoine. C’est des actions municipales, des projets, des associations en activités, des manifestations régulières, des commerçants et des artisans, des citoyens surtout. C’est aussi des services qui émergent grâce aux startups nouvelles (covoiturage, hébergement, services à la personne, prêt de matériel, ruches de producteurs locaux…).

Une commune, c’est tout ce dynamisme et, à l’heure des réseaux sociaux et du web mobile, il est temps que chacune d’elles puisse disposer d’un outil permettant de valoriser pleinement et efficacement la richesse de son territoire. Un outil simple, pour inciter à être utilisé et qui permettrait, entre autres, d’exploiter le contenu existant par ailleurs pour en faire un lieu d’information et d’interaction de référence.

La courte vidéo qui suit, présente de manière très succincte une solution susceptible de donner une visibilité décuplée aux actions locales à travers un portail communal au service de ses différents acteurs et de sa mairie en particulier : http://goo.gl/afB0m5

Tru Do-Khac
#3345, le 04/02/2015 - 10:17

Inviter chaque entreprise à s'inspirer de la méthode du CNNum pour élaborer une gouvernance du numérique propre qui soit alignée à sa raison d'être dans la société numérique

Les résultats de la Concertation seront déterminants pour élaborer une gouvernance du numérique à l'échelle de notre pays et de l'Europe.

Dans chaque entreprise, une concertation avec ses parties prenantes pourrait être opportune pour élaborer une gouvernance du numérique qui lui soit propre et alignée à sa raison d'être dans la société numérique.

Dans cette opportunité, les entreprises pourraient s'inspirer de la méthode du Conseil National du Numérique en recourant au réseau social interne / réseau social d'entreprise.

Egalement, quatre niveaux pourraient être définis pour mieux identifier les impacts et les évolutions possibles de la gouvernance des systèmes d'information propre à chaque entreprise
- la société et l'écosystème numérique propre à chaque entreprise
- la gouvernance de l'entreprise
- la fonction informatique de l'entreprise
- les différentes composantes du département informatique.

Enfin, le régime CC BY SA ouvre la voie à une large réutilisation de l'intelligence collective portée par le site de la CNNum au profit de l'entreprise.

Tru Do-Khac
#3343, le 04/02/2015 - 09:35

Lancer des actions pour capitaliser immédiatement sur les énergies mobilisées (Ang : quick win) par la Concertation en vue d'une société numérique inclusive

Esquisse de plan d'action :

  1. Identifier dans les synthèses des autres Consultations les mesures concrètes susceptibles d'être rapidement et collectivement lancées en vue d'une société numérique inclusive
  2. les hiérarchiser (simple avis pour laisser les initiatives éclore)
  3. les publier,
  4. les promouvoir et encourager ces mesures (via les Projets d'Investissement d'Avenir, mais pas nécessairement, de nombreuses entreprises ayant d'ores et déjà mis en place une politique de Responsabilité Sociale d'Entreprise)

Une simple page attachée au site de la Concertation pourrait suffire dans un premier temps.

Un tag pourrait être créé et mis à la disposition des porteurs d'actions citoyennes et responsables indiquant la source de l'idée de l'action citoyenne (conformément d'ailleurs au régime CC BY SA du présent site)

Une invitation à réaliser le meilleur effort pour mailler les sites porteurs de ces actions par des liens url pourrait accompagner l'usage de ce tag (cf. régime CC BY SA)

Une liste des contributeurs à la Concertation pourrait être établie et diffusée en vue de créer une communauté citoyenne (sous réserves de l'accord individuel des contributeurs, cf. CNIL)

Tru Do-Khac
#3342, le 04/02/2015 - 09:08

Tenir les promesses de distribution du code source du service de réseau social utilisé par la Concertation Nationale du Numérique

Dans les mentions légales, on peut lire
"Le site contribuez.cnnumerique.fr est une adaptation du site parlement-et-citoyens.fr.

Ce site a été développé par Cap Collectif, une startup française, à l'aide du CMS Drupal. Développés sous forme de distribution, ils utilisent un grand nombre de modules "contrib" et quelques modules développés spécifiquement. Le thème utilise Twitter Bootstrap comme base.

Afin de faciliter et accélérer la déclinaison de ce dispositif à toutes les échelles, du niveau local au niveau continental, le code source de l'outil sera distribué sous licence MIT à l'issue de sa migration vers l'environnement de développement Symfony2."

Il appartiendra alors aux acteurs économiques, dans leur action citoyenne ou de responsabilité sociale, d'étudier le code en vue d'en documenter les API (interfaces de programmation) voire le design.
Le lancement d'une communauté open source qui prendrait à son compte un plan de livraison pourrait être opportun.

Un exemple d'une telle posture d'ouverture et de partage est celui du "Personal MOOC", un outil individuel d'auto-édition / publication de MOOC entièrement gratuit [1] (Ang : Massive Open Online Course, cours en ligne ouvert à tous) ou le code du "quiz à trois temps" a été placé sous licence CeCILL et le design documenté dans un cours en ligne ouvert à tous.

[1] Plus précisément, à coût marginal nul dès lors que l'on dispose d'un PC et d'un accès à Internet.

Groupe La Poste  Compte vérifié
#3301, le 03/02/2015 - 14:07

L’Etat doit encourager et développer les usages autour du trousseau numérique

L’accès au réseau internet sur l’ensemble du territoire est la première étape d’une société inclusive. L’accès aux usages, la pratique, la maîtrise est le deuxième enjeu.
Pour que le numérique ne créé pas de nouvelles inégalités, il faut que l’ensemble des citoyens puissent disposer des outils numériques élémentaires. Nous rejoignons la proposition du CNNum et proposons que tous les français disposent d’un trousseau numérique incluant un webmail pour mieux échanger, une identité numérique pour sécuriser les échanges et les transactions et un coffre-fort numérique pour stocker et utiliser facilement ses documents. Dans un contexte d’e-administration avancé, ce trousseau numérique est nécessaire pour accéder à de nombreuses démarches administratives et d’échanges avec la société civile.

COSPACE  Compte vérifié
#2010, le 10/12/2014 - 15:29

Utiliser les services satellite pour lutter contre la fracture numérique

Le secteur des télécommunications est aujourd’hui en pleine mutation. L’hybridation croissante des réseaux, les défis liés à la connectivité et la mobilité des utilisateurs ainsi que l’explosion du nombre des objets connectés encouragent l’émergence de nouveaux usages dans les domaines de l’éducation, la santé, le transport, la sécurité, etc.

L’utilisation du spatial en complément des solutions terrestres permettra d’assurer l’accès pour tous et partout, indépendamment de leur localisation, à ces nouvelles applications. Il est donc important de considérer de manière systématique la solution satellitaire comme une des options possibles dans les projets de développement des territoires et sélectionner cette solution lorsque l’analyse coût / bénéfice le justifie.

Si la définition du service universel des télécommunications venait à inclure une composante Internet, le satellite y contribuerait, de fait, comme c’est déjà le cas dans d’autres pays européens que la France. Le COSPACE soutient le principe d’une telle extension.

Le COSPACE se félicite que le Plan France Très Haut Débit intègre un volet « inclusion numérique » dont le satellite est une brique à part entière. Le COSPACE invite la puissance publique à continuer à « faire connaître » l’existence et l’intérêt immédiat d’un tel dispositif.

Corbeille

Les messages se trouvant dans la corbeille sont des arguments ou des propositions signalés abusifs par les utilisateurs ou le CNNum. Les contenus signalés sont examinés par l'équipe du CNNum afin de déterminer s'ils enfreignent le règlement. En cas de non-respect du règlement, les comptes concernés sont pénalisés et des infractions graves ou répétées peuvent entraîner leur fermeture.

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