La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.
lun, 22/12/2014 - 08:00 La concertation est terminée. Les débats en ligne ainsi que les commentaires sur les synthèses ont été à la base du travail des membres du Conseil national du numérique, qui préparent actuellement les recommandations au gouvernement. Les synthèses des débats, enrichies des commentaires, seront publiées en annexe du rapport.

De quoi parle-t-on ? Présentation des enjeux

Propositions dans le débat public
le 25/09/2014 - 19:13

Scalabilité et modèles de présence à l'international

La multiplication de créations de startup implique de renforcer les dispositifs de soutien et d’accompagnement dans leur croissance sur le moyen et long-terme, notamment à partir de la phase de développement. En effet, les startup évoluent dans une économie numérique aux frontières globales, dominée par des cycles d’innovation courts. Ce contexte nécessite un accompagnement renforcé des startup afin qu’elles intègrent dès le départ ces dimensions et répondent aux défis qui s’imposent :     

Leur scalabilité : les startup doivent être capables de développer rapidement le volume de leur activité pour faire des économies d’échelle afin de passer à l’ETI, puis à l’échelle multinationale.

Leur présence à l’international : cette notion de “présence” est différente de celle d’internationalisation. Les startups peuvent “se penser” à l’international de multiples façons (marché, visibilité, partenariats, délocalisation de certaines activités et/ou ressources seulement, etc.) sans forcément se délocaliser.   

Comment encourager le développement et la présence à l’international des startup françaises et européennes en renouvelant des politiques publiques claires, simples, accessibles à tous ? 

Quels problèmes, quels défis ? Diagnostic

Proposer un problème/défi
Orange  Compte vérifié
#2431, le 19/12/2014 - 18:25

Modeles de présence à l'international

Au cours des quatre dernières années, Orange a permis le financement et le développement, via des prises de participations minoritaires, d’une dizaine de sociétés telles que Deezer, Dailymotion, Arkadin, avec lesquelles ont été conclus différents types de partenariats (distribution, branding, accord d’exclusivité, etc …). Ces partenariats permettent une coopération industrielle qui renforce l’innovation et contribue à une amélioration continuelle des services numériques. Contrairement aux intermédiaires financiers qui investissent dans les start-ups selon un critère de rentabilité financière de court terme, les acteurs comme Orange investissent dans les partenariats en suivant une logique industrielle structurante à long terme.

Linagora  Compte vérifié
#2395, le 19/12/2014 - 15:22

Simplifier l'accompagnement financier des PME à l'export

 

Il existe un nombre très - peut-être trop - important de dispositifs d'accompagnement financier des PME vers l'export. Ils ne sont pas toujours tous connus des PME Innovantes, ils ne sont pas toujours très facile d'accès car soumis à des procédures complexes et enfin, ils sont parfois à usage unique comme le « Crédit d'impôt pour dépenses de prospection commerciale ». 

Sabrina KROUK
#1918, le 07/12/2014 - 12:05

Comment doit-on travailler avec Google afin que sa présence en France soit bénéfique à notre économie ?

Google est aujourd’hui une entreprise qui prend tellement de place dans nos sociétés qu’il est quasiment impossible de ne pas utiliser au moins une fois un service de Google, mais cela signifie donc que son pouvoir est immense. En effet cette société américaine, a donc de quoi effrayer les entreprises françaises du même secteur qui sont d’ailleurs très loin derrière Google.

Néanmoins même si le géant américain a de quoi faire peur, et même si il est vrai des mesures doivent être prises au niveau national et international pour limiter le pouvoir de cette firme, on peut se pencher sur les avantages que cette société peut apporter à l’économie française.

Google est en général un  véritable moteur pour l’économie, en effet en plus de son chiffre d’affaires astronomique (59,8 milliards de $) qui ne peut qu’être un plus pour le PIB américain, le géant d’internet,  grâce à ses publicités a contribué énormément à la communication de plus d’un million d’entreprise dans le monde entier, mais aussi en France (Google a créé plus de 500 emplois directs en France et sa contribution indirecte pour les jeunes entreprises et la presse a été de 60 millions d’euros  en seulement 3 ans).

Dès lors, comment doit-on travailler avec Google afin que sa présence en France soit bénéfique à notre économie ?

  • Tout d’abord il est très important que Google continu son action de promotion des jeunes entreprises, peut-être serait-il judicieux d’aider financièrement les Start-Up afin qu’elles puissent avoir une visibilité plus importante sur le moteur de recherche. Cette aide pourrait par exemple provenir de l’Etat.
  • Et dans le même temps, il serait intéressant de travailler avec Google France afin de proposer par exemple de ne pas imposer de taxes sur les revenus publicitaires provenant des Start-Up, mais aussi des entreprises en difficultés. En contrepartie Google pourrait proposer des prix moins élevés pour ces entreprises en particulier.
  • En outre, au niveau des nombreuses optimisations fiscales de Google France. Il me parait plus que nécessaire de trouver un moyen afin d’éviter cela. Des législations pourraient être mise en place afin d’empêcher Google de facturer ses frais de publicité à l’étranger comme c'est le cas actuellement.

 

Donc pour résumer, je dirais que la France ne peut combattre cette entreprise qui est omniprésente, des mesures protectionnistes contre Google auraient plus d’effet néfastes que de bons pour notre économie, l’idée serait de travailler mieux avec elle (et non de replier l’économie française sur elle-même) afin que Google ne soit plus une menace mais une opportunité pour la France. 

Sabrina KROUK, Etudiante à Télécom Ecole de Management.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#99, le 30/09/2014 - 10:52

Le temps de passage de l’innovation au marché est trop long

Les startupers sont ralentis par une multitude de formalités administratives qui freinent le développement de la structure vers la taille ETI (Etablissement de Taille Intermédiaire) et/ou vers l’international (exportations, internationalisation). Ils doivent aussi faire face à la difficulté d’accès aux informations (aides, marchés, carnet d’adresse…) et consomment beaucoup de ressources pour les trouver. Ces complexités constituent une entrave dans le démarchage d’investisseurs que la jeune startups n’ose pas initier, et limite l’investissement en ressources humaines et en Recherche & Développement (R&D).

ldubost
#277, le 05/10/2014 - 10:00

Absence de modèle d'entreprise Européenne

En Europe, les entreprises du numérique sont principalement nationales, pour ensuite tenter de s'exporter soit dans les autres pays Européens soit directement aux USA ou dans les BRIC. Le financement, les aides, la fiscalité sont elles aussi principalement nationales (hormis les projets Européens mais si ceux-ci favorisent les coopérations, ils ne favorisent pas vraiment l'expansion européenne ou les entreprises trans-nationales). Les fusions de startups sont difficiles car elles signales plutôt l'échec d'un des acteurs qu'un réel objectif de créer des entreprises supra-nationales.

Pourtant l'absence d'entreprises numériques Européennes réduit fortement le marché potentiel des acteurs Français et Européens, rendant plus difficile leur accès à un grand marché permettant ces entreprises de réellement prouver leur potentiel et de prendre des parts de marchés leur permettant de résister aux acteurs US.

Comment encourager le développement d'acteurs réellement Européens soutenus dans chaque pays de l'Union européenne et ayant accès au grand marché qu'est l'Union Européenne ?

Abdel Kander
#377, le 06/10/2014 - 14:16

Actionnariat salarial et incertitude fiscale

L'un des ingrédients de succès du modèle de la Silicon Valley est la part de rêve procurée au salariés par l'intermédiaire de l'actionnariat et la perspective de participation au succès financier au moment de "l'Exit".

En effet, pour une personne de talent confronté au choix entre une start-up et un grand groupe, la perspective de gain exceptionnels (et la capacité à en garder une part substantielle après impôts) et la meilleure motivation pour faire le choix de la start-up.

Je proposerais même d'assortir les avantages fiscaux à une obligation d'accès à tous les salariés (sous des modalités à définir) pour éviter les dérives des stock options souvent reservées à une minorité.

ldubost
#1347, le 21/11/2014 - 18:42

Penser Européen

Notre industrie comme la plupart des industries, et d'ailleurs comme le monde politique, a d'enormes difficultés à penser Européen. Pourtant c'est critique aujourd'hui dans des marchés qui sont presque tous des "winner take all" et ou les marchés nationaux européens sont de taille trop réduites afin de permettre l'établissement de leaders mondiaux et ou chaque marché européen est un challenge culturel.

Malgré ces difficultés nous jouons perso dans chaque pays en pensant que parce que le marché numérique est dynamique nous allons pouvoir tirer notre épingle du jeu et pendant ce temps les mastodontes US déferlent sur nos consommateurs. 

Pourtant l'Europe a réussi dans le passé à surmonter ses différences dans d'autres domaines en créant Airbus leader dans son domaine, et bien entendu cela à été plus que difficile.

Evidement le même modèle n'est probablement pas possible pour le numérique mais cela ne doit pas nous empêcher de "Penser Européen" dans toutes nos actions. Ceci est vrai pour les créateurs d'entreprises, les entrepreneurs établis, les services publics d'aides à l'innovations, les investisseurs. 

Nous devons créer des alliances européennes plus fortes, encourager les entreprises à devenir des entreprises multi-nationales. Beaucoup trop de nos initiatives sont locales. Il est quasi-impossible aujourd'hui de localiser une entreprise à la fois en France et en Allemagne et de bénéficier des mecanismes d'aide à l'innovation de ces deux pays (sans compter qu'il est déjà difficile de suivre ceux d'un pays ! Alors ceux de 27 !).

Reveillons-nous et pensons Européen !

FEVeM
#1337, le 21/11/2014 - 14:54

Le marché de la veille média et les difficultés rencontrées à l'international

Le secteur de la veille médias n’est pas propice au développement de start-up à l’international à ce jour compte tenu des difficultés à obtenir des licences multi-territoriales auprès des titulaires de droits sur les contenus informationnels.
De très nombreuses institutions et entreprises utilisent des services de veille médias. Les sociétés de veille médias fournissent à leurs clients une information utile, triée et contextualisée. C’est sur la base de cette veille que les institutions et entreprises prennent des décisions stratégiques. Elle constitue un outil économique d’intérêt général. A ce titre, la veille médias doit notamment pouvoir être exhaustive et internationale.
Aujourd’hui, les sociétés de veille, qui réalisent des prestations de veille médias (panoramas de presse et clipping), d’e-reputation, d’analyses médias (quantitatives, qualitatives, etc.) ont toutes des difficultés à pouvoir exercer leur métier dans le respect des droits de propriété intellectuelle à une échelle européenne ou mondiale : la grande disparité dans les législations de chaque Etat et dans les modèles contractuels et les contraintes techniques, l’existence de nombreux modèles de rémunérations des éditeurs, l’absence de société de gestion collective dans plusieurs pays, l’impossibilité des sociétés de gestion collective de proposer des licences multi-territoriales et de tenir compte des différences d’usages d’un marché à l’autre sont des freins au développement de toute entreprise, et notamment des start-up dans ce secteur.
Dans ce cadre, une simplification de la gestion des droits de propriété intellectuelle à une échelle européenne ou internationale est nécessaire.

fthiery
#666, le 27/10/2014 - 17:19

L'exportation vers les pays protecteurs (ex: Brésil) est très complexe pour les PME/startups

Certains pays comme le Brésil imposent des taxes très importantes sur les produits notamment informatiques, rendant la commercialisation d'un produit déjà distribué en Europe; le degré de taxation peut être réduit à la condition par exemple que le produit soit "assemblé" par un acteur local (par exemple installer un logiciel dans un ordinateur). Il est donc impossible pour une PME qui distribue un produit "clé en main" de le distribuer tel quel, et trouver un partenaire sur place est très difficile sans aide ou mise en relation. Les grands groupes, eux, résolvent la problématique en créant filiales et/ou usines sur place, une alternative évidemment difficile à imaginer pour une PME qui essaie de démarrer sur ces nouveaux territoires.

Ixtapa
#471, le 08/10/2014 - 09:35

Le défi du financement de la scalabilité

Un problèmen essentiel est que pour voir grand, il faut financer grand. Regardons les sommes levées auprès du capital-risque ou en bourse aux Etats-Unis, et constatons que pendant que les financement des start-up européennes par le capital-risque ou la bourse sont souvent 10x moindre que les start-up américaines, pour des valeurs des sociétés aussi 10x moindre. Par ailleurs les américains commencent à venir en Europe et ailleurs dans le monde pour financer des start-ups.

Est-ce que la scalabilité aux Etats-Unis est le produit d'une politique publique ? Ou est-ce le produit de l'initiative des start-up concernées, associée à des moyens financiers sans commune mesure ?

Il semble que le défi est donc dans la libération de financements pour les start-ups. Une action envers les sources de financement semble peut-être plus appropriée que auprès des start-ups elles-même. Comment donner envie aux investisseurs d'investir dans des startups françaises et européennes ? Comment rendre le système de financement plus simple, fluide, efficace ?

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#97, le 30/09/2014 - 10:51

Manque d’adéquation entre nos formations et les compétences nécessaires à des profils internationaux spécialisés dans l’innovation

L’économie globale suppose de nouveaux métiers et de nouvelles compétences en matière de langues, de management interculturel, etc. encore parfois trop peu développées dans les programmes scolaires et formations classiques.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#95, le 30/09/2014 - 10:51

Les grands groupes ne coopèrent pas assez avec les startups

Les grands groupes et entreprises françaises et européennes doivent apprendre à coopérer avec les startups, voire à les racheter. En phase d’amorçage, il n’y a pas assez de partenariat et en phase de développement, les startups ont tendance à être considérées davantage comme des concurrents que comme des “pépites” avec qui il serait possible de coopérer.

Affreux JR
#1306, le 21/11/2014 - 07:35

Echanges internationaux et perspective européenne plutôt que franco-française

Je n'aime pas le libellé "présence internationale" qui me rappelle trop la Françafrique et la mégalomanie francophone, toutes deux désuettes, je l'espère. Je préfère "mieux s'insérer dans les échanges internationaux". Par ailleurs, je trouve la perspective d'ensemble trop étriquée et nationale et préfèrerais une ambition européenne. Je m'exprimerai aussi sur les détails si j'ai des choses à exprimer.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#98, le 30/09/2014 - 10:52

La taille intermédiaire du marché français pousse tardivement à la logique globale du marché du numérque

Le marché français n’est pas assez petit : contrairement au modèle israélien par exemple où la très petite taille du marché intérieur pousse les startups à intégrer dès le départ la dimension internationale, les entreprises françaises ont tendance à d’abord se focaliser sur le maché national alors que l’état d’esprit” global doit se penser dès le départ. Il n’est pas non plus assez grand : alors que les startups américaines bénéficient directement de l’accès au marché unique de 300 millions de consommateurs, les startups européennes n’ont pas accès au marché unique européen de 500 millions de consommateurs.

Trans Europe Experts  Compte vérifié
#1662, le 28/11/2014 - 10:46

Le développement par la réglementation?

La scalabilité, qui consiste dans la possibilité et la capacité de monter en puissance pour une entreprise en maintenant ses fonctionnalités et performances, doit permettre de passer de l’idée à la production industrielle afin de permettre le développement de nos start-up. La France est une véritable pépinière d’idées qu’il conviendrait d’accompagner afin de permettre leur développement puis leur rayonnement à l’International. Du point de vue du droit, le thème à évoquer est certainement celui des silos nationaux, notamment "en matière de réglementation des télécommunications, du droit d'auteur et la de la protection des données, ainsi qu’en matière de gestion des ondes radio et de droit de la concurrence", qu'en tant que Président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker a appelé à démanteler.

Michel de Rougemont
#1376, le 22/11/2014 - 15:29

Faiblesse des Universités Françaises

Si on étudie l'historique des grands acteurs du numérique (Google, FB, Microsoft, Apple,..), il y a quelques similarités. Deux facteurs semblent primordiaux: d'une part des environnements internationaux de grande qualité (Stanford, Harvard,...) où les étudiants côtoient dès le début de leurs études une population internationale, d'autre part  la valorisation de l'échec dans ses formations.  Ne pas terminer son diplôme,  se faire virer, aller contre le système peuvent être des atouts, si on a une passion. Il faut cependant pouvoir trouver  le bon environnement où l'on pourra développer sa passion et c'est tout le mystère de la Silicon Valley autour de Stanford.

Il faut des environnements intellectuels stimulant et juste à côté un monde d'innovation, qui valorise ceux qui  ont une passion. Remarquons que ce mélange est rarissime. Même aux USA, différentes expériences ont essayé de dupliquer la Silicon Valley autour de Boston et au Texas. Cela n'a pas marché!

Ce qui est naturel pour un innovateur dans  les grandes Universités Américaines, c'est qu'il pensera "international" dès le début étant entouré par des étudiants Européens, Chinois et Indiens.  Commençons par faire la même chose en France et en Europe, et peut-être que le reste suivra.

Si on prend le classement de Shanghai des Universités, bien que criticable, il y a pas mal d'enseignement à tirer. Dans les 20 premiers, on ne trouve que 3 Universités Européeennes (2 Anglaises, 1 Suisse). Ont-elles autour un environnement d'innovation à grande échelle?   Réponse: Non.

A l'échelle Française, il y a bien 4 Institutions Françaises dans les 100 premiers. Pour les Maths, c'est même beaucoup plus (7 dans les 100 premiers). Pour l'Informatique c'est beaucoup moins (1 seul dans les 100 premiers).  Ont-elles autour un environnement d'innovation à grande échelle?   Réponse: Non. 

Ceci explique cela.

Georges G
#1913, le 06/12/2014 - 21:26

Innovation et taille du marché

L’Europe ne fonctionne pas. L’idée de base était l’accès à un marché à toute innovation créée dans un des pays membres. Admettons !

Dans un pays comme les USA, le Canada, le Brésil, la Russie, l’Inde, sans parler de la Chine, une innovation nationale, en particulier de rupture, peut se développer et commencer à trouver un premier équilibre lié à la simple taille de la population. La langue y fait pour bcp, mais aussi les standards, les coutumes, … .  

En Europe, les brevets, les standards, la liste serait longue, mais aussi la langue font obstacle à l’accès « rapide », voir instantané à un marché de taille suffisante. 

C’est particulièrement vrai dans le domaine des transports ou mobilité où les innovations françaises ont largement le temps d’être rattrapés le temps de « faire la preuve ». Le standard n'est pas francais, ou n'est plus.

Il est donc largement préférable  de faire un prototype en France, CIR et autres subventions, et filer rapidement aux USA !

Philippe Saint-Aubin FGMM CFDT
#1682, le 28/11/2014 - 12:56

Etudier la mise en place d'un crédit impôt export

Les dispositifs actuels d’aide aux entreprises (qui ne sont pas à remettre en cause) privilégient :
• Soit l’aspect emploi avec le CICE qui touche proportionnellement moins les entreprises industrielles soumises à la concurrence internationale etaux salaires plus élevés
• Soit la recherche et développement via le CIR qui ne prend pas en considération l’export en tant que tel.
Pour soutenir spécifiquement le développement à l’international, un crédit impôt export pourrait être attribué dans les mêmes conditions que CICE/CIR pour des projets de développement commercial, de R&D ou de production de biens et de service spécifiquement destinés à l’export.
Cela n’exige pas forcément un effort supplémentaire de l’Etat. On pourrait travailler en redéploiement de CIR /CICE avec affectation d’une partie des crédits à des projets export.
Pour éviter les effets d’aubaine, l’utilisation de ce crédit serait soumise aux mêmes modalités que le CICE ou le CIR : information des services fiscaux et présentation annuelle aux représentants du personnel.

Groupe2_Etudiants_TelecomParisTech_Cultures-Sociabilités-Num
#1447, le 24/11/2014 - 19:23

Problème des disparités inter-européennes

I] La France, berceau méconnu des start-ups en Europe :

Afin de mieux comprendre le sujet, nous nous sommes penchés sur la 'santé' des start up françaises, il s'est avéré à notre grande surprise que les starts-ups françaises sont celles qui présentent les plus fortes croissances d’Europe depuis 2009 (Classement Deloitte : Technology Fast 500 EMEA 2013 Ranking). En outre nous pouvons aussi souligner certaines mesures de l'état français comme la création d'un 'ministère délégué chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique' en 2012, suivi de la création du label 'French Tech' associé à une enveloppe de 215 millions d'euros pour promouvoir la marque à l'étranger et soutenir les jeunes entrepreneurs ; récemment renommé 'Secrétariat d'état chargé du numérique' l'objectif serait selon Axelle Lemaire de « libérer des masses financières importantes vers les start-up ».

L’environnement français serait donc favorable au développement des start-ups ; se pose la question : Comment se fait-il qu'avec un tel dynamisme, on peut parler de problèmes de présence à l’international ?

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-france-ce-berceau-meconnu-des...

II] Écosystème entrepreneurial européen :

Si le système entrepreneurial français peut se targuer d'être le bon élève de l’Europe, il n'en reste pas moins que globalement les start-ups européennes ont plus de difficultés à se développer qu'outre atlantique. Malgré de nouvelles sources de financement et d'aide Européenne (apparition de nouvelles sociétés de capital-risque et apparition d'entreprises se spécialisant dans l'accompagnement de start-ups qui doivent gérer de fortes croissances) et malgré une explosion du nombre de levée de fond qui est six fois plus importante qu'il y a 5 ans ; les start-ups européennes ont bien mal à se développer à l'échelle internationale, en effet le nombre de séries A réalisées en Europe était de 150 en 2013 avec un montant moyen de 3,5 millions de dollars, contre 700 séries A réalisées aux USA avec 4,5 millions de montant moyen.

Comment expliquer un tel écart avec les états unis ?

http://www.atelier.net/trends/articles/investissements-dedies-aux-start-...

III] Problème au sein de l’union européenne :

Une différence notable qui constitue une première différence entre le développement d’une start-up européenne et d’une start-up américaine réside dans le fait que la taille du marché américain est bien plus importante que celle d’un pays membre de l’Europe. En effet, 60 million de Français ne consommeront jamais autant que 300 millions d’Américains!

La conséquence est forcement une internationalisation précoce des start-ups européennes, de plus les start-ups européennes cherchent avant tout à se développer au sein des pays voisins qui sont européens.  Le problème existe car:

  • Les coût de déploiement pour se développer dans un pays étranger sont plus importants (même en Europe).
  • L’accès à l’information est plus difficile dans les pays étranger.
  • Les différences de législations (qui sont négligeables entre chaque états des USA) sont beaucoup trop importantes entre chaque pays Européens.

Ainsi le simple fait que les USA offrent un accès à un grand marché unique pour les start-ups favorise le développement des start-ups. Un exemple qui en atteste reste bien entendu celui de Blablacar, cette start up créée en 2004 et présentant une très forte croissance, peine à se développer ne serait ce qu'au sein de l'union européenne (il faut attendre 2009 avant qu'elle se développe en Espagne, 2011 aux Royaumes Unis et 2013 en Allemagne...)

Un second problème rencontré serait celui du manque d'aide de la part des grands groupes Européens (cf : article)

N.B: On peut facilement comprendre que l’internationalisation est difficile, l’exemple de la start-up ‘Uber’ qui essaye de s’implanter en France mais qui souffre de problème législatif en atteste.

http://www.atelier.net/trends/articles/startups-reclament-aux-grands-groupes-plus-accessibilite_430064

http://www.lenouveleconomiste.fr/deezer-dailymotion-viadeo-criteo-16982/

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#100, le 30/09/2014 - 10:52

Manque d’agilité dans les instances d’aide au financement et de soutien au développement économique

Les instances de soutien au développement économique, dont les directions implantées à l’international (services économiques, scientifiques…), ne sont pas appropriées pour le marché des startup et l’intégration économique et culturelle de la disruption.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#96, le 30/09/2014 - 10:51

Un risque de prédation sur les PME innovantes par des investisseurs étrangers

Les investisseurs étrangers qui investissent dans les entreprises françaises leur proposent souvent de délocaliser leurs activités et leurs ressources dans leur propre pays. Une réflexion sur les modèles d’internationalisation permettrait de limiter et/ou de conditioner cette captation.

Facebook_Hermann 'supermatrix' Djoumessi
#1610, le 27/11/2014 - 16:31

FAIRE EXPLOSER LE MILLE-FEUILLE

Qu'il soit administratif, ou que ce soit les institutions qui vous envoient 1 demande de cotisation 1 mois après la création de votre structure, les couches fermentantes du mille-feuille administratif ont dévalorisé, puis "congelé" l'innovation et empêche son financement à tout les étages de la progression de l'entrepreneur :

-> Dès l'entrée du parcours du combattant de l'entrepreneur (Permis de conduire, cotisations sociales, frais d'inscription, ...) 

-> Jusqu'à son épanouissement sur la scène internationale 

- > Puis la revente de ses actions qui oblige le bénéficiaire à s'éxiler s'il veut jouir du fruit de sont travail. 

 

C'est l'ensemble de la filière entreprenariale qu'il faut revoir. Est-ce que l'entrepreneur est important à notre société où pas? Si oui, et bien on a tout fait pour l'en dissuader et ce à tout les niveaux de la filière!! Alors quand faudra-t-il renverser la table et revoir la filière de fond en comble? 

 

Comment faire ? Proposition des parties prenantes

Proposer une solution
FEVAD  Compte vérifié
#2420, le 19/12/2014 - 17:45

Mieux accompagner les entreprises françaises à l’international notamment en leur fournissant les moyens de tirer parti du marché intérieur européen

L’Europe avec ses 500 millions de consommateurs représente un marché potentiel extrêmement important pour les entreprises françaises. Actuellement, plus de 10% des européens achètent sur des sites étrangers. L’Europe constitue donc d’ores et déjà pour les sites marchands français le premier marché de taille supérieure après le marché domestique.

 

Il convient donc d’encourager l’ensemble des entreprises françaises à se développer en Europe et à profiter de son formidable potentiel.

 

L’enjeu est d’autant plus important que la « prime » aux leaders semble encore plus prégnante dans l’économie numérique. Il est donc crucial de pouvoir offrir aux entreprises françaises et plus généralement européennes, un marché « primaire » leur permettant d’affronter à «armes égales » la concurrence d’entreprises dynamiques issues d’autres continents.

 

Si les entreprises françaises de e-commerce ont bien compris l’intérêt du marché européen (près de 60% des membres de la FEVAD sont présents à l’étranger) celles-ci rencontrent encore aujourd’hui de nombreuses difficultés dans leur développement en direction des pays de l’Union.

 

Afin de libérer le potentiel que représente, pour les entreprises françaises, le marché international et plus particulièrement l’Europe, il sera proposé agir sur les axes suivants :

 

  • Agir en faveur d’une meilleure harmonisation de la législation européenne afin de créer les conditions d’un réel marché unique.
  •  
  • Soutenir les initiatives européennes en matière de guichet unique par exemple en demandant l’élargissement du Mini One Stop Shop (MOSS) à d’autres aspects réglementaires et fiscaux.
  •  
  • Renforcer l’influence française dans les politiques européennes en matière de numérique.
  •  
  • Accentuer la formation aux enjeux numériques au sein des structures publiques d’accompagnement à l’international, comme l’ont fait déjà d’autres pays en Europe.
  •  
  • Renforcer et centraliser les moyens consacrés aux initiatives spécifiques (FrenchTech, Cap-E-Export…) autour d’une plateforme unique en ligne.
  •  
  • Agir en faveur d’une Politique Numérique Commune Européenne destinée à favoriser l’émergence d’acteurs européens disposant de moyens comparables aux plus grands acteurs internationaux.

 

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2403, le 19/12/2014 - 15:27

Flécher l’accompagnement par zones stratégiques

Réaliser annuellement des études afin d’identifier les marchés porteurs ainsi que les intentions d’export des entreprises du numérique

L’approche « en meute » doit être privilégiée dans toutes les démarches visant à accompagner les entreprises

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2402, le 19/12/2014 - 15:26

Développer une diplomatie économie numérique

Faciliter l’emploi des Volontaires internationaux en entreprise en renforçant l’action diplomatique de la France

Continuer la promotion de la French Tech en dotant ses conseillers d’une réelle expertise business et se donner pour objectif de couvrir l’ensemble du territoire à l’horizon 2017

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#121, le 30/09/2014 - 11:05

Simplifier les dispositifs d’accompagnement à l'international et l’accès aux informations

Créer un guichet unique pour centraliser les informations et les démarches d'internationalisation regroupant la Banque Publique d’Investissement, la Coface, la FrenchTech, l’Inpi, Ubifrance, le réseau des CCI, etc.
Prévoir un accès gratuit et en ligne à toutes les informations.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#118, le 30/09/2014 - 11:03

Définir les modalités de création d’un Small Business Act français et/ou européen

A l’image du Small Business Act américain, il s’agit d’inscrire le soutien aux PME dans la loi et de leur réserver certains marchés publics.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#113, le 30/09/2014 - 11:00

Développer la culture internationale des entrepreneurs et des entrepreneurs en devenir

Favoriser la mobilité des entrepreneurs dès la phase d’incubation (ex : le programme Startup Exchange initié par l’incubateur parisien 50 Partners).
Développer la culture du pitch à l’université et dans le monde de la recherche (ex : http://mt180.fr/).
Multiplier les enseignements “internationaux” type management interculturel, droit du travail, contractualisation, etc.

ldubost
#283, le 05/10/2014 - 11:07

Créer un statut d'entreprise innovante Européenne ou faire évoluer le statut d'Entreprise Européenne

Aujourd'hui chaque entreprise innovante est ancrée dans son pays d'origine s'appuyant principalement sur les fonctionnements (fiscalité, aide, accompagnement) de ce pays.

Un statut d'entreprise Européenne existe ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_europ%C3%A9enne ) depuis 2004 mais il n'a pas eu de succès et n'est pas du tout adapté aux entreprises innovantes:

- Est-ce qu'une entreprise Européenne peut être JEI et faire du CIR ?
- Comment faire du CIR au niveau européen ?

Soit le statut doit évoluer car il devrait être naturel pour une nouvelle entreprise d'utiliser un statut lui permettant plus facilement d'être nativement européenne, soit un nouveau statut est nécéssaire pour les entreprises innovantes, permettant d'être le plus nativement possible européenne et pour pouvoir accéder aux accompagnement et aides des pays dans lesquelles elle est présente.

Il devrait être possible de faire une startup avec 5 personnes en France et 5 personnes en Allemagne et d'être considéré native par les deux pays.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#119, le 30/09/2014 - 11:03

Encourager la coopération entre les entreprises et grands groupes et les startups

Les entreprises multinationales, ou tout du moins, ayant une ambition à international pourraient financer les startups en phase de développement représentant un intérêt dans leur stratégie. Faciliter la mise en relation entre besoins des grands groupes et expertise des PME.
Développement d’un modèle “international for equity” : l’entreprise apporte un soutien financier à l’internationalisation de la startup en contrepartie de prendre des parts.
Renforcer l’écosystème français et européen présent à l’international pour créer de véritables clusters (groupements économiques) d’innovation à l’étranger (Ubifrance/AFic, FrenchTech).

ldubost
#282, le 05/10/2014 - 11:05

Favoriser la création d'entreprises multi-nationales

Faire collaborer des possibles créateurs d'entreprises avant la création d'entreprise afin de créer des entreprises multi-nationales dés la création, incluant un statut (voir autre solution) permettant à ces entreprises de pouvoir accéder aux aides publiques des différents pays.

Pole Systematic Paris-Region  Compte vérifié
#1253, le 19/11/2014 - 15:32

Cibler des marchés internationaux pertinents pour valoriser les produits et services innovants dans des démarches collectives

Reprendre les bonnes pratiques expérimentées et validées dans les clusters, par exemple : la démarche du Pôle Systematic consiste à valoriser sur les marchés internationaux les produits et services innovants de ses membres PME à travers :

o Ses HUBS en Chine, Inde, USA, Méditerranée :

- Support local permanent aux PME, accès à des experts technos/marchés, évènements locaux de promotion, hébergement/coaching V.I.E.

- Accompagnements individualisés subventionnés

- Catalogue de prestataires qualifiés (analyse marché, développement commercial, implantation, V.I.E., juridique, etc.)

o Un marketing international des produits/services innovants de ses membres PME :

- Book produits, clips video professionnels, slides pour pitchs en anglais, coaching, online marketing, etc.

o Des Missions, salons, offres pays en lien avec les partenaires du PRIE Ile de France (plan export de la Région Ile de France)

- Scénariser/valoriser une offre de produits techno phares du Pôle à travers des missions/salons à l’international

Contributions Journée de lancement  Compte vérifié
#552, le 13/10/2014 - 14:27

Créer un réseau Startup numérique à l'international

Permettre la mise en réseau de tous les acteurs français à l'international, en incluant les ambassades et consulats pour qu'ils facilitent leur mise en contact.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#112, le 30/09/2014 - 10:58

Harmoniser et renforcer les politiques de soutien à l’internationalisation à l’échelle européenne

Définir une feuille de route avec des chantiers-clés (ex: objets connectés, cloud européen) permettant de créer une chaîne harmonisée entre la recherche, l’innovation et le marché.
Coordonner ces chantiers clés avec des appels à projet européens afin de sélectionner deux startups de nationalité différente et les fusionner dans un projet d’internationalisation.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#122, le 30/09/2014 - 11:05

Création de fonds binationaux établis avec des partenaires étrangers

Ils pourraient regrouper des partenaires partageant des objectifs similaires en termes d’intensification des échanges, par l’intermédiaire de la Bpifrance par exemple.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#120, le 30/09/2014 - 11:05

Développer un modèle d’internationalisation soutenable des entreprises

Développer les systèmes de prêts d’honneur internationaux, de type Scientipole Initiative.
Définir des garanties et engagements sur les aides publiques (quotité fiscale sur le siège, volume d’activités et de R&D résident sur le territoire, rétribution en cas de succès).

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#110, le 30/09/2014 - 10:58

Développer une diplomatie économique numérique

S'appuyer sur les réformes en cours (ex : fusion Ubifrance-AFII) pour améliorer la gouvernance des directions implantées à l’international (services économiques, services scientifiques, etc.) et intégrer davantage d’agilité et de réactivité à la disruption (arrivée destructrice de nouvelles innovations sur un marché établi) dans leurs stratégies de soutien, de mise en valeur, de mise en relation.Renforcer notre attitude offensive en matière d’économie numérique sur les marchés publics étrangers.
Faire levier sur les avantages comparatifs de la France pour développer des axes de compétitivité avec le numérique : culture, tourisme, francophonie, services publics numériques, éducation et réseaux universitaires, partenariats scientifiques.

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2398, le 19/12/2014 - 15:24

Identifier et sélectionner les PME susceptibles de participer au programme de portage entre les grands groupes et les start-ups/PME

Encadrer la pratique du portage dans le cadre d’une charte, signée par les parties prenantes

Organiser le règlement des différends entre le porteur et le porté afin de sécuriser les pratiques d’open innovation ou de corporate venture toute en favorisant le développement

Promouvoir ce programme pour lui donner de la visibilité

Valoriser les résultats obtenus

Linagora  Compte vérifié
#2391, le 19/12/2014 - 15:20

Doper le dispositif des VIE pour les PME numériques

Le dispositif des VIE n'est pas assez encouragé pour les PME numériques

Le dispositif des Volontaires Internationaux en Entreprises (VIE) porté par Ubifrance est a priori particulièrement adapté aux besoins des PME numériques : accès à des ressources humaines très qualifiées, jeunes et dynamiques, pour un coût maîtrisé et pour une durée qui correspond à des missions de prospection, amorçage de coopération etc... Cependant, dans certains pays, les conditions requises pour la délivrance des visas (bureau sur place de l'entreprise ayant recours au VIE, nombre de salariés de l'entreprise déjà sur place etc...), limitent fortement l'accès à ce programme pour les PME numériques.

Ces conditions restrictives sont parfois imposées par les structures françaises chargées de superviser la délivrance des visas sans que cela ne corresponde à une demande spécifique des autorités du pays d'accueil.

C'est le cas aux USA, pays qui demeure leader dans le domaine des technologies de l'information et de la communication, et où pourtant le nombre de VIE est anormalement faible. 

Linagora  Compte vérifié
#2390, le 19/12/2014 - 15:19

Le libre français représenté par une fondation

Une fondation française "Pour le logiciel libre"

En adoptant le modèle de la « fondation » il est possible de mobiliser différents partenaires et modes de financements autour d’un but non lucratif.

Ces caractéristiques, gages d’une totale indépendance dans la gouvernance de l’organisation, ont permis à ce modèle de rencontrer régulièrement le succès dans le monde du logiciel libre1. La Free Software Foundation et la Mozilla Foundation en sont d’excellents exemples.

La réussite des nombreuses expériences étrangères devrait inciter la France à se doter à son tour d'une Fondation fédératrice « Pour le logiciel libre »

Cette fondation pourrait constituer un pilier de la structuration de l’écosystème du logiciel libre, aux côtés d’un Centre de compétence en logiciel libre au sein de l’Administration2.

 

i) Objectifs

Cette fondation pourrait poursuivre 3 objectifs :

  • Le financement du développement de logiciels libres par le biais d'appel à projet ;

  • La promotion de modèles ouverts et interopérables, notamment au sein des instances internationales, publiques ou privées, ayant une action de normalisation ;

  • L'établissement du cahier des charges pour la labellisation des entreprises « Open Source »

ii) Composition

Cette fondation serait composée non seulement de représentants de l'administration mais aussi de représentants de l'écosystème du logiciel libre.

Les entreprises auraient évidemment leur place, mais il pourrait être envisagé de faire participer les représentants des usagers ainsi que des représentants des communautés les plus actives.

Iii) Financement

Le financement de la fondation pourrait être assuré selon les mécanismes proposés ci-dessous, de manière cumulative ou alternative :

  • Réserver 2 % des achats courants de l'Etat3 - soit une enveloppe globale de 300 millions d'euros par an – vers des innovations et des prototypes élaborés par des PME comme le proposais le Rapport Gallois, et consacrer 10 à 20 % de cette enveloppe à des projets Open Source par le biais de la Fondation.

  • Attribuer à cette fondation tout ou partie de la contribution prévue au point 4.4 de la circulaire du Premier ministre du 19 septembre 2012 sur « l'Usage du logiciel libre dans l'administration ».

Ce point prévoit en effet que l'administration doit contribuer directement à l'enrichissement fonctionnel de certaines souches en réinjectant entre 5 % et 10 % du coût de licence économisé par la substitution de logiciels libres.

  • L'autre source de financement pourrait provenir des ESN et SSLL dans le cadre d’un code de bonne conduite sur le principe d'un versement volontaire à la fondation en rapport avec le chiffre d'affaires réalisé dans le domaine de l'Open Source

1http://www.fsf.org/ http://www.mozilla.org/en-US/foundation

2Proposition de Linagora – Thème : Transformation numérique par l’action publique – Sous-thème : stratégie technologique de l’Etat et services publics

3Estimés à 15 milliards d'euros par an : http://www.lemoniteur.fr/165-commande-publique/article/actualite/2227992...

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2401, le 19/12/2014 - 15:26

Développer un modèle d’internationalisation soutenable des entreprises/Réformer le dispositif de soutien à l’internationalisation

Transformer le Crédit d’Impôt Export actuel et le réserver aux PME/ETI afin de les inciter à déployer leur stratégie à l’export

Garantir impérativement la sécurité juridique des dispositifs de soutien proposés

Développer le programme « Erasmus pour jeunes entrepreneurs » pour faire passer le nombre d'échanges de 800 à 10 000 par an d'ici à 2020

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2400, le 19/12/2014 - 15:25

Affirmer une position européenne forte en matière d’innovation sur la scène internationale/Harmoniser et renforcer les politiques de soutien à l’internationalisation à l’échelle européenne

Proposer de créer une plateforme mettant en valeur les réussites de partenariat d’innovation afin de créer un marché unique du numérique, permettant ainsi à toutes les entreprises de candidater aux marchés publics de l’ensemble de l’Union européenne (UE)

Promouvoir des partenariats public-privé au profit du numérique. L’échelon européen est pertinent pour lever les fonds nécessaires à l’essor de champions numériques d’envergure mondiale, ces fonds pouvant venir d’acteurs publics et privés. À cet égard, l’initiative ECSEL91 qui associe l’UE, les États membres et des industriels, dotée d’un budget de 5 Md € pour encourager l’innovation dans le secteur électronique, peut servir de modèle

Encourager les PME à étendre leurs activités en dehors de l'UE grâce aux « missions pour la croissance » et à la coopération au sein des clusters internationaux

Harmoniser la réglementation européenne pour rendre effective la notion de « marché unique  européen » qui ne peut se concevoir sans règles du jeu communes

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2399, le 19/12/2014 - 15:25

Simplifier les dispositifs d’accompagnement à l'international et l’accès aux informations

Créer une grande agence ayant vocation à fédérer progressivement et dans la concertation les principaux opérateurs (État/Régions/Ubifrance/BPI/CCI)

Renforcer la présence française sur les marchés étrangers en développant les synergies entre acteurs

Développer les prestations d’hébergement des entreprises

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2397, le 19/12/2014 - 15:09

Mutualiser et fédérer les acteurs existants et intervenant sur l’accompagnement des entreprises à l’export

Poursuivre et favoriser la création de maisons communes de l’« international », des « French Digital House », afin d’optimiser les implantations à l’étranger de nos entreprises sur le modèle de la French Tech Hub de San Francisco

Favoriser et encourager le « portage » à l’export des PME par les grands groupes

Renforcer l’action de coordination et de « Guichet unique » de la BPI France dans la promotion des différents mécanismes de soutien financier à l’export (Coface, Ex OSéo…) et le décliner en portail en ligne

Développer les prestations d’hébergement des entreprises dans les pays où elles s’implantent

Informer des opportunités d’affaires et des soutiens existants

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1517, le 25/11/2014 - 14:22

Mettre en place la diplomatie du numérique à la française à l'échelle européenne

  • Faire des données du spatial un dossier concret et urgent venant illustrer la stratégie européenne du numérique

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1516, le 25/11/2014 - 14:18

Encourager les entreprises françaises à investir certains secteurs stratégiques de l'économie numérique

  • Positionner les leaders français de la sécurité numérique sur le domaine émergent de la personnalisation anonyme
  • Investir le domaine du paiement anonyme sécurisé

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

ldubost
#285, le 05/10/2014 - 11:23

Créer un acteur Européen de l'investissement et de l'aide publique à l'innovation

Chaque pays européen dispose de son propre organisme d'aide à l'innovation et au développement des entreprises (BPI en France, KfW en Allemagne). Créer des entreprises effectivement Européennes demanderait l'accès à un acteur Européen pour accompagner ces entreprises. Ceci serait possible soit par une collaboration plus étroite entre ces acteurs, soit en créant un organisme commun, soit en les fusionnant.

Centrale Numérique
#2241, le 17/12/2014 - 18:42

S'appuyer sur les associations professionnelles d'alumni pour renforcer la présence des PME à l'étranger

La France a, de par la particularité de son enseignement supérieur, des associations d'alumni  - anciens élèves des grandes écoles - puissantes. Ces associations, et les écoles qu'elles représentent, sont de plus en plus internationales, avec une présence forte d'alumni dans toutes les régions dynamiques du Monde.

Ce réseau d'experts technologiques et des marchés constitue un atout et un point d'appui pour aider les startups, et au-delà toutes les PME, à renforcer leur présence à l'international.

 

A titre d'exemple, Centrale Numérique - à l'origine de cette proposition - constitue le groupement des professionnels du numérique de l'association des Centraliens. Il rassemble plus 500 professionnels. L'association des Centraliens rassemble dans sa Commission International des centaines de professionnels  dans plus de 30 pays.

 

Le dispositif envisagé s'appuie sur deux étapes :

  • une première étape d'expertise en France par le groupement professionnel numérique,

cette première étape permet d'identifier les besoins de la PME, et les experts du réseau international les mieux à même d'apporter une aide

une dizaine de dossiers pourrait être expertisés chaque année par Centrale Numérique par exemple, ce qui en élargissant à l'ensemble des groupements professionnels analogues permettrait d'expertiser une centaine de dossiers annuellement,

ces dossiers proviendraient naturellement du réseau des alumni Centraliens, présents dans de nombreuses startups du numérique, et d'entreprises de toutes tailles et de tous domaines

  • une deuxième étape de relais dans le pays, s'appuyant sur le groupement international

l'un des experts identifié dans la première étape, et volontaire pour apporter une aide à cette entreprise, lui apporte les informations technologiques ou marché nécessaire, voire en lui ouvrant son réseau si pertinent

 

Ce dispositif d'ensemble peut s'articuler avec les dispositifs publics (Ambassades, Ubifrance, …), consulaires (conseillers du commerce extérieur, …) ou associatifs (pôles de compétitivité, …) existants, en leur apportant un réseau d'experts bénévoles complémentaire à ceux qu'ils mobilisent déjà.

 

Ce dispositif peut être complété par l'appui sur les Ecoles Centrales présentes à l'international (Pékin, Inde, Maroc). Enfin, ceci pourrait être progressivement généralisé, avec la création de l'université Paris-Saclay et l'intégration de Centrale Paris dans cette nouvelle université au coté de Supelec et de l'ENS Cachan, à l'ensemble des professionnels du numérique issus de cette grande université.

 

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1511, le 25/11/2014 - 14:07

Favoriser le développement de learning expeditions à l'étranger

  • Encourager les grandes entreprises et les ETI à organiser des learning expeditions aux États-Unis et les élargir à la Chine
  • Promouvoir des learning expeditions en France pour les dirigeants étrangers

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

ldubost
#284, le 05/10/2014 - 11:16

Encourager et Favoriser la fusion d'entreprises numériques Européennes

Etudier marché par marché la possibilité de créer des entreprises Européennes en fusionnant des acteurs des différentes nations, et l'encourager par tout moyens. Ceci pourrait être porté par la BPI en coordination avec les homologues dans les autres pays Européens (KfW en Allemagne par exemple). De telles fusions pourraient être accompagnées par des investissements multi-nationaux dans l'entité fusionnée afin d'accélérer son développement.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#108, le 30/09/2014 - 10:58

Flécher l’accompagnement par zones géographiques stratégiques

Le but n’est pas d’internationaliser toutes les startups dans la Silicon Valley, mais de se positionner sur un marché stratégique et concurrentiel (par exemple les startups positionnées sur le marché de l’éducation ont peut-être davantage intérêt à s’orienter vers la francophonie et donc vers des régions à fort potentiel).

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