La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.
lun, 22/12/2014 - 08:00 La concertation est terminée. Les débats en ligne ainsi que les commentaires sur les synthèses ont été à la base du travail des membres du Conseil national du numérique, qui préparent actuellement les recommandations au gouvernement. Les synthèses des débats, enrichies des commentaires, seront publiées en annexe du rapport.

De quoi parle-t-on ? Présentation des enjeux

Propositions dans le débat public
le 25/09/2014 - 19:15

Nouveaux modèles économiques et organisationnels

La transformation de l’économie par le numérique bouleverse en profondeur l’organisation et le fonctionnement de nombreux secteurs d’activité (tourisme, médias, assurance, commerce, etc.). Facteur de croissance et de création d’emplois, l’innovation disruptive implique une redistribution de la création de richesse et plus généralement une restructuration des secteurs concernés.

A l’heure actuelle, un grand nombre d’entreprises semblent subir la disruption plutôt que de l’anticiper. Elles rencontrent des difficultés à adapter leur modèle économique et organisationnel, ce qui les freine dans le développement de services innovants et alternatifs aux offres traditionnelles. La capacité de réactivité des grands groupes français et européens dépend en partie de facteurs extérieurs tels que le cadre réglementaire, le coût marginal d’acquisition des données  et la capacité de levée de financement. Elle repose également sur une transformation interne des modes d’action des entreprises.

Comment faciliter l’intégration économique et culturelle de la disruption ? Comment accompagner la transformation de secteurs d’activité économique induite par le numérique ?

Chiffres clés :

  • 57% des entreprises identifient  le numérique comme un axe stratégique, seul 36% d'entre elles ont formalisé une stratégie numérique (Etude Roland Berger, 2014)

Quels problèmes, quels défis ? Diagnostic

Proposer un problème/défi
GS1 France
#2437, le 19/12/2014 - 19:54

Les standards de données comme grammaire des échanges commerciaux

Les technologies du numérique modifient en profondeur notre économie : elles font émerger de nouvelles pratiques de mobilité, de partage de l’information, de nouveaux usages. Pour s’adapter et tirer profit de cette révolution, dans un contexte de mondialisation, les entreprises, tous secteurs confondus, doivent se transformer, se réinventer autour de modèles plus ouverts et interconnectés.

Au cœur de ces évolutions, il apparaît un élément stratégique de pouvoir et de captation de marchés : la donnée (data). Pour que ces données ne soient pas verrouillées par une minorité d’acteurs et pour que tous les acteurs, même les plus petits, puissent se développer, il semble indispensable qu’elles puissent être échangées, transférées, partagées à l’international. Ce prérequis implique des référentiels mondiaux et communs de données, comme des données clients (projet MesInfos de la FING), des données produits ou des données entreprises.

Les standards de données peuvent constituer une grammaire mondiale des échanges commerciaux, pour tous les acteurs, de toutes tailles : ils permettent de rendre la donnée fluide, mais aussi de fiabiliser sa transmission. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’action de GS1, organisation internationale de standardisation à but non lucratif, gouvernée par les entreprises utilisatrices. Les standards GS1 garantissent aux acteurs que la valeur créée par le partage grandissant de l’information sur les échanges de produits se fera au bénéfice de tous.

Louisa Melbouci
#2435, le 19/12/2014 - 18:28

L’ouverture des données culturelles, facteur de croissance ?

Après l’avènement du Big data, la deuxième révolution de la Data réside dans l’Open data et le partage.

Après une première vague du Big data centrée sur l’exploitation par les organisations de leurs propres données, l’ouverture des données (ou Open data) — qui repose sur le partage de ses données avec des tiers — constitue une avancée majeure dans la révolution Big data. L’Open data vise à rendre les données numériques accessibles à tous en structurant leur diffusion et en levant les restrictions de formats et de licences afin d’en faciliter la réutilisation. Ce mouvement, qui portait initialement sur les données publiques ou issues de la recherche scientifique, s’est également ouvert à l’entreprise, et ouvre
des champs d’application multiples.
L’écosystème de la culture est lui aussi concerné par ce phénomène.
Dans un rapport publié en décembre 2013*, le ministère de la Culture et de la Communication français expliquait ainsi que « l’Open data culturel favorise la création de services et produits innovants et participe à l’émergence de nouveaux leviers de croissance pour développer l’économie culturelle française. »
#1 Le partage de ses données avec des tiers ne leur fait pas perdre de leur valeur, au contraire.
#2 L’ouverture et l’exploitation des données culturelles ne remettent pas en cause le respect de la vie privée.
#3 La coopération entre acteurs est une clé pour que partage des données rime avec croissance.
#4 La culture est un secteur propice à l’ouverture et l’échange des données.
#5 Plusieurs conditions minimales doivent être réunies pour permettre un développement vertueux du partage des données culturelles.
http://www.forum-avignon.org/sites/default/files/editeur/EY_SBlanc_Ateli...
http://www.forum-avignon.org/fr/publications

Orange  Compte vérifié
#2434, le 19/12/2014 - 18:32

Nouveaux modeles économiques et organisationels

. La nécessité d’accélérer l’adoption du numérique par les entreprises française est un message à soutenir (il est en cohérence avec notre discours sur le caractère structurant, pour l’économie globale, des investissements par les fournisseurs de biens et services numériques). En revanche les constats sur les freins à l’adoption du numérique par les entreprises, notamment lorsqu’ils impliquent des variables sociologiques et individuelles comme l’âge et la génération, ne doivent pas être partagés et validés, car ils tendent à imposer à une vision d’inclusion sociale et de progrès technologique et sociétal impulsé par les acteurs du numériques et diffusés à tous.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#84, le 30/09/2014 - 10:34

L’appropriation par les décideurs des opportunités du numérique et des nouvelles techniques de management

La transformation numérique des entreprises dépend en grande partie d'une refonte de leur structure, de leur organisation managériale et de leur culture interne. De leur plus forte agilité est liée leur capacité à intégrer le numérique dans leurs pratiques et leur modèle d'activité. Or, à l'heure actuelle, un grand nombre d'entreprises confinent les professionnels du numérique dans des directions/services spécifiques (SI) et hésitent à les nommer à des postes où ils pourraient impulser une vision stratégique plus globale. De plus, les politiques de Ressources Humaines restent souvent timides à l'égard des spécialistes du numérique, dont les compétences acquises ne sont pas nécessairement certifiées par un diplôme.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#83, le 30/09/2014 - 10:33

La discontinuité de la chaîne d’innovation

Cette disconstinuité ne crée pas un cadre favorable pour l’émergence d’idées, de biens ou de services innovants et le développement économique de l’innovation. Le développement de partenariats horizontaux entre le monde de la recherche, les PME-TPE innovantes et les grandes entreprises doivent être développés pour favoriser l’émergence d’écosystèmes vertueux propices à l’innovation et au développement économique de l’innovation (‘bringing innovation to market’).

Ixtapa
#473, le 08/10/2014 - 09:45

Relancer l'apprentissage de l'anglais à grande échelle en France

Le monde digital est anglais. Le niveau moyen en anglais en France est très bas. Faire progresser toute le monde en anglais est urgent pour que les français puissent être plus facilement exposés aux écosystèmes numériques anglo-saxons et prendre conscience de la vitesse à laquelle la disruption peut arriver.

Jeannas Jean-Yves
#1342, le 21/11/2014 - 15:58

Le modèle économique propriétaire freine l'innovation et l'appropriation

Bonjour,

Sans entrer dans un débat sur les pertes financières colossales dues à l'aliénation de notre pays aux logiciels sous licence propriétaire (perte dues à la défiscalisation, aux mises à jour forcées, etc., et qui pourraient être réinvesties localement), il convient de tenir compte de deux éléments simples :

- Tout d'abord, le fait de n'avoir aucun accès aux entreprises développant les logiciels, sauf par des contacts très chers et très limités, ne favorise pas l'émergence d'idées d'amélioration de ces logiciels. Peu de gens savent que l'on peut développer et améliorer les logiciels, pour les adapter au mieux à ses usages et reverser à la communauté les améliorations. L'information sur l'existence et l'opportunité d'usage et d'amélioration des Logiciels Libres doit être renforcée, et aussi, comme au royaume uni, le choix des Formats Ouverts doit être imposé (et non plus une simple priorité !). Investir dans le développement de logiciels libres plutôt que dans des licences propriétaire va initier une spirale vertueuse de création d'emploi locaux ! De plus, habitués à avoir des logiciels agiles et adaptés, toute personne aura à l'esprit qu'elle peut participer à la création et à l'amélioration de logiciels, et donc contribuer à l'accroissement de cette spirale vertueuse. Des dispositifs de formation locaux pourront être mis en place avec les même effets, avec, cerise sur le gateau, la possibilité d'intéresser une population en décrochage scolaire ou socio-économique. Et pourtant, la circulaire du 19 septembre 2012 de Jean-Marc AYRAULT était un bon début, mais pourquoi ne pas l'avoir mise en avant ? Y aurait-il un lobbying derrière cela ? Je n'ose le croire...

- Ensuite, il est clair que les logiciels étant considérés non plus comme une boite noire dont l'achat est obligatoire, mais comme des outils sur lesquels il est possible d'agir, et sur lesquels nous pouvons avoir un véritable droit de ragrd, l'appropriation n'en serait que meilleure, et avec elle l'accroissement de la productivité. La compréhension des processus de dévelopement des logiciels permise par les licences libres est un formidable levier vers la performance.

Pour conclure, étant attaché au service public, je voudrais que l'on fasse notre le slogan : "A argent public, logiciel public !", nous avons les moyens de le faire, il ne manque que le volonté politique...

 

 

ldubost
#1205, le 18/11/2014 - 13:07

Considérer le numérique comme une infrastructure

Nous vivons une accélération foudroyante du développement des technologies numériques et d'Internet ainsi que de leur impact sur la société et l'économie.

La moitié des métiers actuels pourraient disparaître d'ici 20 ans (Atlantico, The Economist), et ce type de prédiction n'est pas isolée. Alors qu'il y a moins de 10 ans l'on considérait la voiture automatique comme impossible, la Google Car a maintenant réalisée de nombreux kilomètres sans causer d'accidents. Une généralisation de la voiture automatique pourrait représenter un progrès phénoménal tout en causant une déstabilisation significative des industries du transport. 

Cet exemple montre la progression des technologies d'intelligence artificielle et l'impact possible des technologies sur l'emploi.

Si les nouvelles technologies permettent aussi de générer des nouveaux emplois, il semble cependant que la vitesse à laquelle les nouvelles technologies changent le monde est tellement rapide, que les personnes impactés par ces changements ne pourront pas s'adapter assez vite.

D'autre part le contrôle de technologies disruptives à ce point par un nombre faible d'acteurs tend à consolider la richesse dans un nombre faible d'acteurs bénéficiaires de ces changements. Ceux-ci sont:

- d'un côté les financiers contrôlant les entreprises leaders de ces secteurs
- d'un autre côté les entrepreneurs visionnaires à la têtes de ces leaders ou créateurs de nouvelles entreprises innovantes
- finalement les individus ayants les capacités nécessaires à avoir des postes à responsabilités dans ces entreprises.

Laurent Alexandre dans son talk au TEDxParis, prend l'exemple de la valeur relative de la société WhatsApp, 55 employés, racheté 17Mds$ par Facebook et celle de Peugeot, 100 ans d'existence, 100000 employés, valant 12Mds$.

Comme l'a montré Piketty dans son livre "Le Capital au XXIème siècle", ces dernières années ont concentré la richesse chez les 1% voire 0,01% de plus riches comme jamais auparavant, les niveaux d'inégalités atteignant ceux du 19ème siècle en Europe.

Les changements technologiques disruptifs "big bang disruptions", combinés au contrôle financier peuvent faire atteindre des niveaux de contrôle de la technologie sans précédent par les leaders du secteur numérique. En quelques années les sociétés de la Silicon Valley ont pris le contrôle de nos téléphones mobiles (Apple, Google) qui sont devenus la porte d'entrée de nos vies numériques. 

Les investissements récents de ces acteurs et en particuliers ceux de Google montrent une volonté de ces acteurs d'être présent dans de plus en plus de secteurs:

- Voiture automatique (Google Car)
- Santé (Apple Watch)
- Robotique et Intelligence artificielle (Achat par Google de 8 pépites)
- Energie (Google Nest)
- Amazon (livraison par Drones)
- Réalité Virtuelle (Facebook - Oculus Rift, Google Glass)

Le numérique est partout ("Software is eating the world" dit Marc Andreesen) et va avoir un potentiel impact dans l'ensemble des métiers, pouvant déstabiliser toutes les industries actuelles. En plus nous n'avons encore rien vu comme l'expliquent Erik Brynjolfsson et Andrew Mac Afee dans Second Machine Age (Voir aussi le talk TED Race with the machines).

Avec l'état de la domination de la Silicon Valley sur le reste du monde en matière technologique, un rebattement des cartes de ce type ne pourra pas avoir pour effet autre que de renforcer le pouvoir de celle-ci au détriment des autres régions du monde.

Même si nous arrivions à innover et investir suffisamment pour développer des acteurs significatifs ou conserver des leaders dans les secteurs touchés par la transformation numérique, il est peut probable que nous puissions enrayer la concentration à l'oeuvre au profit des gagnants. Une particularité du secteur du numérique et une forte tendance au "Winner takes all".

Le numérique est une infrastructure de base comme le sont l’énergie ou les transports.
Sans un accès très large aux technologies innovantes numériques de façon libre et ouverte, les distorsions économiques seront significatives. 

Il est fort probable que les technologies clés, comme les infrastructures Cloud, l'intelligence artificielle, les services numériques de communication soient sous contrôle monopolistique ou oligopolistiques dans les années à venir. 

Jeremy Rifkin dans son livre "Zero Marginal Cost Society" prédit une avènement des "Commons" et de l'économie collaborative, et même si de grandes initiatives sont en marche dans ce domaine, on voit surtout des acteurs numériques privés de plus en plus puissants qui contrôlent de plus en plus les outils numériques que nous utilisons. Des technologies un jour ouvertes sont "vendues" ou "financées" et petit à petit refermées. 

Cependant nous avons besoin de pouvoir construire sur les innovations numériques une économie libre et ouverte. Il est nécessaire de garantir un fonctionnement le plus ouvert et libre de l'économie numérique, permettant une concurrence équitable et ouverte aux nouveaux entrants. 

Nous pouvons bien sûr croiser les doigts et espérer soit disposer dans le futur de quelques leaders en Europe dans le domaine numérique ou encore que la pseudo-concurrence libre actuelle soit suffisante pour que les choses aillent dans le bon sens, mais personnellement je n'y crois pas.

Pour moi il est nécessaire de considérer le numérique comme une infrastructure et de prendre des mesures significatives pour assurer la liberté d'accès et de concurrence dans ce domaine.

Quelles sont les conséquences une fois que l'on a dit cela. Concrètement cela veut dire que l'Etat doit assurer un libre accès aux connaissances et technologies numériques, et possiblement s'impliquer et s'assurer que toutes les briques de base sont disponibles afin que les entreprises et les citoyens puissent construire sur ces technologies, que ce soit pour construire des entreprises privés, des projets associatifs, ouvert ou personnels. 

Pour cela on doit protéger les acquis de "l'open" et continuer et renforcer les actions en faveur des technologies libres et ouvertes:

- Pas de brevets numériques, ce qui est le cas en Europe (mais pas aux USA), ni de combinaison de brevets incluant des technologies numériques.
- Aide par l'état des modèles d'entreprises Open (1% open proposé par WithoutModels, exemptions fiscales).
- Valoriser les critères Open Source dans les appels d'offres publics en rendant obligatoire de justifier tout recourt à un logiciel propriétaire.
- Continuation et renforcement de l'investissement par l'état dans la recherche dans le domaine des technologies numériques et publication en Open Source des briques de bases manquantes des technologies numériques du futur (Intelligence artificielle, robotique, etc..).
- Libre accès aux publications scientifiques publiés dés leur sortie de façon libre (nous en n'y sommes pas encore en France au vu de cet article).
- Garantir l'accès libre aux données et aux services par API documentées publiquement pour tout utilisateur ou client qui le souhaite et souhaite connecter un logiciel tiers.

Vous trouverez plus de propositions en ce sens sur le site de Without Models.

Vers une fin de la Propriété Intellectuelle, l'Open Source obligatoire ?

Mais il faudra probablement aller plus loin et se poser la question de la fin de propriété intellectuelle (dans le domaine du numérique), car si un temps la propriété intellectuelle a permit d'encourager la création en permettant à un créateur de "protéger" son invention afin d'avoir un revenu associé et ainsi d'avoir une incitation à créer, aujourd'hui la propriété intellectuelle est devenu un frein à la création et à la libre concurrence.

La propriété intellectuelle est un frein car on ne peut plus créer en dehors des écosystèmes actuels. Ainsi les modèles de créations doivent s'appuyer sur les systèmes existants contrôlés par des acteurs privés puissants. Les entreprises deviennent ainsi des proies faciles pour ces acteurs. Aujourd'hui vous choisissez Apple ou Google et vous obtenez une solution intégrée qui ne laisse pas beaucoup de place pour les acteurs voulant "modifier" le comportement du système, et ce malgré les App Store et le fait qu'Android soit ouvert (effectivement Google contrôle toutes les applications et les services Cloud clés dans le système Android).

La propriété intellectuelle est un frein à la libre concurrence, puisque des technologies clés sont protégées et il n'est pas possible de construire sur ces technologies sans un effort important pour rattraper le retard technologique.

Aujourd'hui la vitesse de création étant plus rapide que la capacité des individus à assimiler les changements, est-il vraiment nécessaire de favoriser la création ? Ne sera-t-elle pas largement suffisante sans ajouter une protection longue dans le temps qui donne un avantage démesuré aux leaders.

Bien entendu c'est une question complexe, car la propriété intellectuelle protège aussi les petits acteurs des grands, et le droit de "copier" risque de ne pas être suffisant, puisque le développement logiciel peut être fermé et non accessible.

Peut-être faudrait il rendre l'Open Source obligatoire, ce qui permettrait une vraie concurrence et libre accès au marché puisque de nouveaux acteurs pourraient se construire utilisant les briques développés par les acteurs leader du marché.

Évidement ce n'est pas une mince affaire même pour l'Open Source lui-même, car une portion significative du code libre à été crée par des acteurs gardant une partie de leur code privé, mais les enjeux sont significatifs, car le numérique est une infrastructure et ne pas assurer le libre accès à cette infrastructure veut effectivement dire qu'on laisse le contrôle de notre économie aux leaders technologiques.

Pascal Greliche
#463, le 08/10/2014 - 00:56

Promouvoir le télétravail

Les nouvelles technologies peuvent démocratiser le télétravail. Aujourd'hui, en France, plusieurs point limitent, voir bloquent l'adoption de ce type d'organisation.
Les avantages du télétravail se retrouvent dans beaucoup de domaines :
- Environnemental / écologie : En limitant les déplacements quotidiens, l'empreinte écologique d'une personne en télétravail est réduite.
- Économique : Les temps de trajets étant réduits, le télétravailleur pourra soit travailler plus et augmenter son rendement pour la société, soit avoir plus de temps libre et consommer plus de loisirs, soit combiner les deux. De plus, en dépensant moins en coût de transport, son pouvoir d'achat augmentera automatiquement.
- Sociales : La diminution du stress lié au transport, l'augmentation du pouvoirs d'achat grâce à la diminution de dépenses de transport, de garde d'enfants, de repas participe a l'amélioration du bien-être des télétravailleurs.
- Territoriales : rapprocher le lieu de travail du lieur de résidence contribuerai a grande échelle à une meilleure utilisation des fonds des collectivités locales. En effet, on diminuerai les zones "dortoir" inactives en journée; les zones de bureaux surchargées dont l'infrastructure routière est insuffisante et/ou dégradée. Les infrastructures dans les petites localités seraient plus utilisées et celles des grands centres urbains désengorgés. L'érosion du petit commerce serait si non enrayé, au moins diminué. L'écart d'attractivité entre les villes et les campagnes se réduirait ainsi que les disparités des coût de logement.

Mais tous ces avantages sont fortement réduits du fait de réticences, de blocages :
- Les lois et règlementation ne sont pas suffisamment précises et claires.
- Des obstacles règlementaires existent comme l'obligation de réversibilité
- Les dirigents, RH en tête ne sont pas formés, sensibilisés à ces méthodes de travail, de management

Il faudrait promouvoir et développer l'offre de coworking (lieu permettant à des personnes travaillant pour diverses entreprises dans des secteurs/métiers similaires ou non de se regrouper, d'avoir un espace de (télé-)travail dédié ou partagé en dehors du domicile)

pablo_paris
#607, le 17/10/2014 - 09:55

Des réunions peu efficaces et peu numériques

Tentons un rapide bilan de la façon dont les outils informatiques et numériques ont fait évoluer nos réunions ces dernières années.

Beaucoup de cadres s'ennuient encore en réunion devant des présentations de type powerpoint trop longues.

Dans bien des cas, les rares phases d'interaction entre les participants donnent lieu à prise de notes sur un support papier de type paper board ou simple tableau blanc virtuel.

La généralisation des web conférences dans les grands groupes a introduit des difficultés techniques (apprendre à se connecter, à allumer la web cam...) qui laissent encore moins de temps pour être attentif à la dynamique de groupe.

Les outils de travail collaboratifs en asynchrone ne sont pas toujours bien utilisés et souvent dissociés des réunions présentielles.

Il reste donc de belles marges de progrès pour « numériser » les réunions, faire en sorte que les bon outils numériques soient utilisés au bon moment et associés à la dynamique de groupe adéquate.

NOVEA  Compte vérifié
#1278, le 20/11/2014 - 11:25

Sensibilisation et acculturation des dirigeants aux nouvelles technologies

L'arrivée du Très Haut Débit et le développement des usages et des services numériques au sein des entreprises nécessitent une sensibilisation et une acculturation des dirigeants afin qu'ils saisissent les opportunités de développement qui s'offrent à eux.
Le Très Haut Débit est une "révolution" technologique pour les entreprises. Il faut donc accompagner les dirigeants dans cette transformation profonde des méthodes de communication, management, vente, production...
Pour favoriser le développement des usages et services numériques dans les entreprises (de la TPE au grand groupe), il faut avant tout sensibiliser les dirigeants à l'arrivée du Très Haut Débit afin qu'ils saisissent ce levier de croissance pour leur activité . Il apparait nécessaire de réaliser un travail d'acculturation auprès de ces derniers pour qu'ils perçoivent les opportunités de développement de leur chiffre d'affaire, d'accroissement de leur productivité via les nouvelles technologies. L'organisation d'atelier de type "créatif" (réflexion sur des projets de développement stratégique d'entreprise) ou "d'usages" (réflexion sur des projets de développement d'un usage particulier au sein de l'entreprise) leur permettrait d'aborder les projets de développement stratégique de leur entreprise en réfléchissant aux solutions numériques existantes et futures pour accroitre leur productivité, conquérir de nouveau marché...

FIEEC  Compte vérifié
#1173, le 17/11/2014 - 17:01

Nouveaux modèles économiques et organisationnels-FIEEC-1416240748

Les technologies du numérique, dont la complémentarité se renforce avec les technologies de l’électrique et de l’électronique, irrigue l’ensemble de l’industrie et de l’économie et sont sources de croissance et d’emplois. Vecteurs d’innovation, elles sont au cœur des réponses aux nouveaux défis et besoins auxquels notre société doit faire face, notamment en matière d’efficacité énergétique, de mobilité, d’e-santé ou encore de Silver économie.

Dans ce contexte, notre profession estime que plusieurs leviers sont centraux afin de favoriser le développement de l’économie numérique et de tirer pleinement partie des atouts dont la France bénéficient dans ce domaine.

La FIEEC souhaite ainsi réaliser plusieurs propositions majeures pour mettre en œuvre une stratégie numérique ambitieuse pour la France et l’Europe :

  • Le déploiement des infrastructures très haut débit fixe et mobile, notamment de la fibre optique, est une condition sine qua non du développement de l’économie numérique. Des réseaux numériques de qualité déployés massivement, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du bâtiment, sont en effet indispensables pour permettre le bon fonctionnement des nouveaux usages numériques et un outil essentiel à la mise en œuvre des politiques publiques ambitieuses (Plan France Très Haut Débit, Plans de la Nouvelle France industrielle…).
  • Le développement de ces nouveaux usages (objets connectés, cloud computing…), qui s’appuient sur ces infrastructures numériques, repose également sur les perspectives fortes de croissance liées aux innovations en matière d’ouverture et de gestion des données (big data, open data…). Une politique publique volontariste en la matière compléterait utilement les nombreuses initiatives privées qui sont déjà lancées.      
  • L’amélioration de l’accès au financement et sa diversification sont des enjeux déterminant pour les entreprises du numérique. Cette amélioration se traduit par une double exigence : d’une part, l’accès au financement classique (banques, marchés financiers) des starts-up et des PME doit être facilité non seulement pour inciter à la création d’entreprise mais également pour favoriser leur croissance sur le long terme ; d’autre part, pour les grandes entreprises, il s’agit d’encourager l’accès aux nouveaux modes de financement (ex. capital-investissement, crowdfunding…). Par ailleurs, la simplicité et la lisibilité des dispositifs de soutien public au financement sont de première importance.
  • Le soutien à l’innovation est également un enjeu crucial pour le développement de l’économie numérique. A ce titre, notre profession souhaite souligner le rôle important que jouent les dispositifs de soutien à l’innovation, en particulier le crédit d’impôt recherche et le statut de la jeune entreprise innovante. La stabilité de l’environnement réglementaire et fiscal en la matière est un élément majeur dans la décision d’investissement. De plus, le renforcement de la collaboration entre les acteurs de la recherche publique et de la recherche privée favoriserait l’innovation et  l’arrivée sur les marchés des technologies numériques d’avenir.        
  • La formation aux métiers du numérique mérite d’être fortement encouragés, tout comme l’éducation au numérique. Les besoins en matière de compétences tant dans les métiers du hardware que du software impliquent une politique résolue des pouvoirs publics pour accompagner les actions décisives déjà engagées par la profession en matière d’attractivité des métiers. Par ailleurs, l’éducation au numérique au niveau scolaire, universitaire et professionnel apparaît central aussi bien dans la diffusion des technologies numériques que dans la responsabilisation des utilisateurs.
  • Le renforcement de la sécurité et de la confiance numérique est également au cœur des enjeux du numérique. La confiance numérique a vocation à donner au consommateur le libre choix d’utiliser des produits et services et de communiquer dans des conditions optimales dans l’environnement numérique. De plus, l’identité numérique est une composante importante de la cybersécurité.
  • Enfin, le développement de l’économie numérique implique la mise en place d’un cadre adapté en matière de protection des données personnelles. Dans le cadre d’un partenariat renforcé avec la CNIL, notre profession œuvre activement à répondre aux besoins d’information et de protection des droits des consommateurs dans la gestion et l’utilisation de leurs données, tout en permettant l’innovation et le développement des technologies du numérique. 
Twitter_Etienne_Dumain
#1292, le 20/11/2014 - 15:38

S'adapter aux habitudes européennes de paiement

Les statistiques montrent que 8% des allemands payent en ligne via Carte Bancaire (Visa ou MasterCard) et 28% par PayPal. Culturellement, les allemands payent par des systêmes de virement bancaire (SofortBanking et GiroPay) que les sites E-commerces français sont encore minoraitaires à proposer. Ce qui veut dire que dans l'état actuel des choses, un E-commerce français est capable de vendre à 36% de la population allemande. Ces solutions concurrentes des banques françaises ne sont évidemment pas proposées par les banques françaises, et sont pourtant indispensables. 

La solution des Pays Bas est encore plus éloignée des habitudes de paiement français. 93% des hollandais privilégient une solution de paiement nommée iDEAL très loin devant le paiement par carte bancaire. 

Ce qui veut dire qu'en terme de compétitivité européenne sur le marché du BtoC, 95% des E-commerces français sont incapables de vendre dans des pays où le pouvoir d'achat est pourtant plus élevé. Pour contacter des E-commerces français toute la journée, la situation est dramatique par le manque d'ouverture ou même de conscience d'un marché européen. Les français ont peur de vendre à l'étranger alors que le marché français est globalisé dans un marché européen visé par nos pays frontaliers...1 européen sur 8 achète aujourd'hui sur un site E-commerce d'un autre pays de l'Union européenne et les améliorations logistiques (coût, délai) entraîne une accélération du phénomène. 

En résumé, si les lois vous permettent de vendre vos produits sur le marché européen et que vous pouvez vous adapter en proposant une version anglaise et une page de paiement multilingues qui favorise les commandes d'acheteurs frontaliers, vous pourriez être surpris. J'ai également le cas de clients sur un marché de niche qui aujourd'hui font plus de ventes à l'étranger que sur la version française de leur site ...

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#81, le 30/09/2014 - 10:31

Une stratégie de rachat des startups disruptives encore peu développée

La stratégie de rachat des startup disruptives est relativement peu développée par les grands groupes français et européens. Les start-up sont davantage vues comme des sous-traitants ou des concurrents que comme des “pépites numériques”.

Jeannas Jean-Yves
#1341, le 21/11/2014 - 15:41

Les entreprises prisonnières : donnons leur les clefs pour se libérer !

Bonjour,

Lors de mon travail avec la CNIL dans le collectif "education au numérique", j'ai pu voir une proposition de "grille d'évaluation numérique" pour les entreprises. C'est une bonne idée, qui va j'espère voir le jour. Cette grille a pour objectif de faire prendre conscience à l'entreprise qu'elle doit acquérir une culture numérique adaptée aux nouveaux enjeux. La vitesse des processeurs d'ordinateur s'est accrue de 600 fois en 30 ans, c'est unique dans l'histoire de l'humanité pour une technologie !

Mais il ne faut pas oublier que la maîtrise du  numérique n'est pas qu'une simple dialectique de mots anglais et d'expressions toutes faites, il s'agit de véritables contenus de culture numérique. Or, le MESR a construit il y a deux ans un référentiel, niveau licence, parfait pour appréhender la culture numérique sous toutes ses facettes. Il s'agit du C2i niveau 1.

Pourquoi ne pas encourager et accompagner la formation des cadres et des dirigeants d'entreprise à ce référentiel, ou à une version modifiée, les outils sont là en grande majorité et des personnes disponibles pour y travailler ! (je suis un ancien expert du groupe de travail C2i1 et je suis disponible au travers de mes activités bénévoles).

Ce référentiel est organisé en compétences, qui s'acquièrent au travers d'un portefeuille de compétences que tout citoyen (cadre ou dirigeant mais aussi salarié ou employé et artisan) devrait avoir.

Construisons un dispositif national d'acquisition et de valorisation des compétences, tous les outils libres et gratuits existent déjà, et donnons à tous la chance de rentrer dans un monde numérique ouvert et profitable à tous...

FEVeM
#1336, le 21/11/2014 - 14:41

Le marché de la veille média bouleversé par le numérique

Le secteur de la veille médias est, comme de nombreux secteurs, bouleversé par le numérique. Le succès de sa mutation ne peut passer que par la réduction de certaines barrières existantes.

De très nombreuses institutions et entreprises utilisent des services de veille médias. Rassemblées au sein de la FEVeM, les sociétés de veille médias telles que L’Argus de la Presse ou Kantar Media, fournissent à leurs clients une information utile, triée et contextualisée. C’est sur la base de cette veille que les institutions et entreprises prennent des décisions stratégiques. Elle constitue un outil économique d’intérêt général. A ce titre, la veille médias doit notamment pouvoir être exhaustive et internationale.

Aujourd’hui, le numérique transforme en profondeur l’organisation et le fonctionnement de cette activité : les prestations de veille médias (panoramas de presse et clipping), d’e-reputation, d’analyses médias (quantitatives, qualitatives, etc…) doivent notamment s’adapter en permanence afin de répondre aux exigences et aux nouveaux usages. Depuis l’émergence des réseaux sociaux et la multiplication des sources web, de nouvelles pratiques, comme la consommation « snacking » ou la lecture rapide d’articles courts notamment portées par les supports mobiles, apparaissent et se développent. Les contenus (presse papier, web et audiovisuel) deviennent moins importants au profit d'extraits, de titres, de citations, de graphiques de données, de tendances sociales et d'analyses de contenus. Les modèles contractuels proposés par les titulaires de droits sur les contenus (tarifications, contraintes techniques, durée de conservation, contrôle de la diffusion, organismes collecteurs, etc.) et surtout leur multiplicité et leur disparité ne permettent pas de répondre à la réalité d’un marché en pleine mutation. Certains contrats interdisent aussi des actes permis par la loi ou par la jurisprudence.

Dans ce cadre et afin de permettre la mutation numérique du secteur de la veille médias, il est nécessaire d’adapter le droit de la propriété intellectuelle en intégrant une plus grande flexibilité des usages des contenus et en simplifiant la gestion des droits, sans renier pour autant le principe d’une rémunération des titulaires, par exemple par la mise en place d’une exception au droit d’auteur, d’une licence légale ou d’une gestion collective obligatoire. 

Contributions Journée de lancement  Compte vérifié
#548, le 13/10/2014 - 14:23

Problème de l’emploi dans le numérique

Près de 80.000 demandeurs d'emploi dans les métiers IT, environ 9% de taux de chômage dans la profession... et il reste pourtant des difficultés de recrutement bien réelles : il est urgent de mieux comprendre ce paradoxe.

Gad Benisty
#1172, le 17/11/2014 - 16:48

Accélérer la mise en place de Hubs numériques

En matière de numérique, pour concurrencer les géants américains (GoogleAmazonFacebookApple, etc), nous devons jouer la carte de l'interopérabilité, de la diversité. Nous avons un réel savoir-faire en France et un terrain de jeu privilégié, l'Europe pour répondre aux modèles monopolistiques par une maîtrise de la diversité.

Des initiatives comme Boost Industrie ou Boost AeroSpace supportent des écosystèmes collaboratifs pour des filières industriels, aujourd'hui françaises et demain européennes. Ces Hubs numériques favorisent la collaboration (voire la coopétition) industrielle pour retrouver la compétitivité en mutualisant des processus métiers critiques.

J'encourage les acteurs du numérique français, en particulier les éditeurs de logiciel (Cloud ou Terrestre)  à jouer la carte de l'interopérabilité pour tenir la dragée haute aux concurrents américains. Nous sommes trop petits pour créer des géants, nous devons jouer la carte du collaboratif.

Christian Casenave
#294, le 05/10/2014 - 19:06

Inscrire le succès du numérique dans la durée

Il est intéressant de lire ici que le numérique, au sens des télécommunications, de l'informatique et de l'électronique, représente environ 5% de l'économie française. Ce n'est pas le premier secteur d'activités (l'agroalimentaire et la santé fédèrent respectivement 15% et 12% de l'emploi, en comparaison), mais le domaine du numérique a gagné progressivement en importance, pendant ces dernières décennies, grâce aux réussites successives de la téléphonie filaire, du GSM et d'Internet notamment, d'où la nécessité de consolider une politique fiable, lisible, évolutive de maintenance et de développement, à l'échelle nationale, continentale, globale.

Il importe de sécuriser en particulier l'infrastructure critique du réseau, dont le périmètre fonctionnel doit être clairement normalisé et intelligible, au même titre que celui du réseau électrique, routier, ferroviaire ou postal, en termes ici de capacités de transmission, de commutation, de gestion, de messagerie, de stockage. Le cadre législatif et réglementaire doit-il s'orienter vers le contrôle d'un monopole naturel, ou la multiplication du nombre d'opérateurs ? Faut-il promouvoir les architectures centralisées (datacenters) ou décentralisées (cloud) ? L'environnement académique des grandes écoles et des universités devra être associé pleinement à l'analyse des opportunités et des risques inhérents au numérique, appelé à intégrer une large diversité de composants matériels et logiciels, utiles à la vie personnelle, culturelle, professionnelle de nos concitoyens.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#80, le 30/09/2014 - 10:25

Des modèles économiques et organisationnels souvent importés à l’identique

Les entreprises françaises ont pour réflexe de transposer la disruption venant de l’étranger sans véritablement l’adapter au contexte national, ce qui fragilise les opportunités d’intégration et d’appropriation du modèle importé.

Facebook_Thierry Motsch
#822, le 02/11/2014 - 23:21

Numérification du territoire et développement de l'économie locale en réseau

Un exemple pour lancer la discussion sur l'organisation en écosystèmes numériques locaux et durables des TPE/PME
Pour ces entreprises à faible structure interne, l'enjeu consisterait plus en leur capacité à s'organiser en réseau qu'à modifier individuellement et isolément leur organisation interne.

une borne wifi gratuite dans chacune des 36000 communes
Une place du village numérique (un préau muni d'une borne wifi municipale gratuite accessible 24/7) dans chacune des 36000 communes pourrait catalyser l'économie locale et permettrait au réseau d'artisans et commerçant locaux.
L'idée sous jacente est que la transformation numérique du tissu de TPE/PME locales concerne au moins autant leur capacité à constituer une réseau économique et numérique local et durable qu'à se transformer en interne.
Il existe un précédent historique : l'électrification de la France qui a permis de fédérer une myriade de petits ateliers textiles Contrairement à la vapeur, l'électricité a apporté force, éclairage, conditions de travail que ne permettait pas la vapeur améliorées a de petites structures.

AFMM  Compte vérifié
#1827, le 03/12/2014 - 13:22

Les moyens de paiement innovants en France

La transformation numérique des entreprises françaises passe par la mise en place de moyens de paiement innovants qui répondent aux défis de la dématérialisation. Des pans entiers de l’offre de biens et de services sont aujourd’hui peu ou pas couverts, faute de solutions adaptées.

La structure du paiement en France présente un certain nombre d’archaïsmes qui vont à rebours des nouveaux usages : une étude de la BCE publiée en 2013 montre ainsi la prédominance du chèque, qui concerne 15,5 % du volume des paiements en France contre 4,5 % en Europe, au détriment du virement, du prélèvement mais aussi des « autres » moyens de paiement, c’est-à-dire les solutions innovantes.

L’Association Française du Multimédia Mobile peut ainsi témoigner de l’existence de gisements de valeur négligés sur les petits montants. Le paiement sur facture mobile ou Internet offre une solution fluide et sécurisée qui permet à tout consommateur de régler ses achats par un simple clic de confirmation et ce depuis n’importe quel terminal. Le paiement est répercuté sur la facture de téléphone ou l’abonnement Internet du client, ce qui lui évite de communiquer ses coordonnées bancaires : cela réduit ainsi un temps souvent trop long, générateur d’abandons – particulièrement sur les petits montants – et diminue du même coup les chances voir ses données piratées.

L’efficacité de cette solution est aujourd’hui démontrée : une étude de l’institut Juniper Research de 2013 montre que les commerçants ayant adopté cette solution enregistrent un taux de conversion 5 à 6 fois supérieur à celui de la carte bancaire pour le paiement en ligne. Malheureusement, la France passe ainsi à côté d’un secteur où des entreprises françaises sont pourtant très actives et où nos voisins, bénéficiant souvent d’une réglementation plus souple, se développent plus rapidement, à l’image du Royaume-Uni où certains magasins proposent maintenant le paiement sur facture pour des biens physiques.

Prenons exemple sur les pays émergents où ces transactions sont aujourd’hui ancrées dans le quotidien : au Kenya, la population est munie d’un téléphone à une écrasante majorité mais pas d’une carte bancaire.

L’avenir est à ce type de moyens de paiement innovants et ne peut se construire sur les bases de l’économie pré-digitale, celles du chèque et de la carte bancaire.

D. DEWEVRE
#465, le 08/10/2014 - 08:55

Le Télétravail dans les entreprises

Avec les convergences technologiques disponibles (voix / data, fixe / mobile), il devient de plus en plus important de permettre aux entreprises petites, moyennes ou grandes, de réaliser des projets de transformations de leur organisation et de leur processus afin de généraliser le télétravail.

C'est un moyen d'aboutir à plus d'efficacité et de retrouver ainsi de la rentabilité et des marges pour ces sociétés.

ChristopheRicci
#265, le 04/10/2014 - 23:46

Prise de conscience

Il faut selon moi une prise de conscience et une reconnaissance collective du numérique.

Tout d'abord, il suffit d'observer nos enfants et leur capacité à utiliser le numérique. Ce sont les consommateurs de demain !

Il faut accentuer la stratégie digitale dans nos écoles et ainsi en faire une spécialité à part entière.

Bon nombre des PME ne se sente pas concernées par ce mode de consommation, car inaccessible pour elles.

L'accès au numérique est trop compliqué à intégrer par une offre trop éparpillée  et beaucoup d'abus de sociétés peu scrupuleuses qui nuisent à la prise de conscience collective.

Bien souvent le manque de temps, de moyens ou même de formation ralentisse le passage au 2.0.

Il serait judicieux de proposer aux divers acteurs de l'économie une formation de base pour démontrer l'impact du numérique sur la vie quotidienne.

Il faut définir un plan numérique par secteur d'activité en mutualisant les coûts.

 

Contributions Journée de lancement  Compte vérifié
#549, le 13/10/2014 - 14:24

Numérisation des PME et ETI

Alors que le citoyen/consommateur/client a massivement adopté les technologies numériques dans ses usages quotidiens, nos PME/ETI sont en retard. La France souffre donc là aussi d'un problème d'offre ! Comment peut-on aider l'accélération de l'adoption du numérique dans nos entreprises (infrastructure, technologies, offres de produits et services, usages et culture) ?

Wildturkey 974
#509, le 09/10/2014 - 10:52

Créer un site internet de la disruption et/ou écrire un livre mis à jour chaque année comme un guide de voyage au service de l'innovation

Il serait judicieux de créer un site internet qui présente les modèles organisationnels et managériaux disruptifs afin que les entreprises prennent conscience des nouveaux concepts et des avantages qu'ils pourraient apporter à leurs entreprises.

A chaque nouveau concept, il faudrait faire une analyse exhaustive des solutions logicielles sur le marché, vérifier leur rapport coût/efficacité, leurs avantages/inconvénients, leur adaptation aux PME ou aux grands groupes, ....

Ceci afin que les entreprises puissent trouver des solutions adaptées à leurs besoins : par exemple un réseau social d’entreprise, à quoi ça sert, comment on s’en sert, quels sont les bénéfices ? Pourquoi mettre en place un site qui permette au grand public de proposer des critiques et améliorations des services d’une entreprise ? Quels sont les bénéfices d'adhérer à un FabLab ?

Cette source d'information devrait ensuite être diffusée largement par le biais des organisations patronales pour favoriser l'innovation et le partage d'expérience entre les membres de ces organisations.

Twitter_Euro_Franc
#225, le 04/10/2014 - 15:38

Partage Marchand

La véritable Economie Numérique est celle des biens immatériels à coût marginal strictement nul. Or cette économie exige pour maintenir une relation d'échange/partage équitable et démocratique, une redéfinition de l'acte ancestral d'achat/vente. On a plus comme pour les biens matériels T=P (revenu = prix d'achat du bien), mais une relation temporelle Ti = iPi, avec i le ieme acheteur du même bien, et un mécanisme de micro remboursement automatique (par Internet) de telle façon que tous les acheteurs payent à tout instant le même montant. Le créateur du bien reçoit un revenu toujours croissant dans le temps (et borné par une limite fixée par lui même) et pour un bien qui devient très populaire, le prix d'achat tend vers zéro. Le bien passe dans le domaine public non pas au bout d'un certain temps (70 ans), ce qui crée un effet de seuil et des injustices entre acheteurs, mais il devient gratuit de façon progressive et continu, plus le bien est partagé. Ce modèle est fortement disuasif du piratage et du piratage de proximité, il n'utilise aucun intermédiaire, donc les créateurs sont rémunérés exactement à hauteur de leur succès et les GAFA sont évincès. Une nouvelle croissance non énergivore, purement immatérielle peut émmerger, finançant la transition énergétique et mettant l'artissanat numérique au centre de cette économie du XXI siècle. En 2014, nous n'avons pas encore commencé cette transition. 

Une nouvelle monnaie mondiale dédiée à ce type de biens immatériels (culturels) sera lancée en 2016 et comme étape intermédiaire, un moyen de payement générique (matériel et immatériel), gratuit, sécurisé, par téléphone, de personne à personne, sans banque, une crypto-monnaie limitée en 2015 à la France. L'application Eurofranc sera disponible sur iOS début 2015. Contactez moi pour participer à la campagne de test.

Pour plus d'information sur le Partage Marchand (Merchant Sharing Theory), voir le papier sur arxiv.org. N'hésitez pas à me contacter pour poser des questions ou exprimer votre avis.

Alain Pothin
#206, le 04/10/2014 - 13:58

Les dirigeants actuelles des PME, ont peur de s'investir dans le numérique

plusieurs freins :

  • le manque de formation des dirigeants sur les nouveaux modèles économiques du numérique
  • souvent de la génération Baby boomers ou de la génération X, moins au faite sur les modéles numériques actuels
  • les souvenirs cuissant de la "bulle internet", bloque la prise de risque
  • souvent encore leader sur des modèles historique, toujours rentable, mais en perte de vitesse
  • à contrario des startups, qui sont souvent en recherche de leur marché pour grossir, et peuvent facilement faire des pivots (lean startup), les PME ont déjà vécu leur croissance, et sont sclérosé sur leur marché de peur de perdre se qu'ils ont si durement construit. La rupture est difficile , voire imposible au vu des suivis et objectifs financiers actuelles imposé par les actionnaires.

solution proposé : 

  • les PME doivent anticiper ses pivots numériques en créant des nouvelles structures juridiques en mode startup à côté de leur business core. Et laisser l'animation de ses startups filles, à des dirigeants plus jeune issu de leur encadrement opérationnel, avec les mains libres sur leurs organisations. La PME se transforme en investisseur dans ces startups filles
  • ces startups filles doivent alors suivre des méthodologies de gestion plus agile, tel que le lean startup
  • L'idée est de valider le pivot numérique, et de réintégrer le nouveau modèle dans la PME, au moment de la croissante de la startup
  • Si la startup échoue, le PME n'as pas risqué sont marché core, et peux toujours rééssayer avec une autre startup fille
Marianna Delage Etudiante Télécom Ecole de Management
#2067, le 11/12/2014 - 19:22

Réformer le système audiovisuel français pour s’adapter aux nouveaux comportements des consommateurs et limiter le téléchargement illégal

Accroître la qualité des services de vidéos à la demande par abonnement (débit, image, catalogue, son, prix…) pour inciter le consommateur à ne pas se tourner vers l’illégalité.

Marianna Delage Etudiante Télécom Ecole de Management
#2066, le 11/12/2014 - 19:20

Neutralité du net : accroître la surveillance du secteur de la SVOD et des FAI

Le but est de limiter la tentation des FAI - dont certaines disposent d'un SVOD - de réduire leur bande-passantes lorsque Netflix l’utilise. Il s’agit de prévenir un risque de concurrence déloyale.

Marianna Delage Etudiante Télécom Ecole de Management
#2064, le 11/12/2014 - 19:09

Modifier la chronologie des médias

La réglementation concernant la chronologie des médias pourrait être modifiée. 3 ans pour diffuser un film sur les site de SVOD, c'est bien trop long. En les réduisant, on favorise les acteutrs français de SVOD qui peuvent plus facilement lutter contre leurs concurrents légaux et illégaux.

NOVEA  Compte vérifié
#1279, le 20/11/2014 - 11:26

Favoriser l'entreprenariat sur des filières émergentes

L’arrivée du Très Haut Débit et le développement des nouvelles technologies provoquent une mutation du tissu économique en France. Pour favoriser la création de « micro » entreprises sur des filières émergentes tel que la filière réseaux et services Très Haut Débit, il apparaît nécessaire de mettre en place des solutions d’accompagnements adaptés à ces nouveaux entrepreneurs.

Par exemple, le Bon Emploi est une solution innovante sur le déploiement du Très Haut Débit en France pour répondre aux besoins de main d’œuvre qualifiée, non dé-localisable, mobile et durable au service des acteurs de la filière émergente, réseaux et services numériques. Ce dispositif unique a pour but d’accompagner les personnes issues d’une formation Novea à devenir créateur de leur propre activité grâce à un parcours sécurisé et accompagné et ainsi de faciliter la création d’entreprise. Les personnes, souhaitant créer leur entreprise, bénéficie d’un accompagnement comptable, d’une sécurisation juridique, d’un appui à la démarche commercial.

Cette solution innovante a pour objectif de répondre aux besoins de main d’œuvre dans le cadre du déploiement du réseau FTTH (Fiber To The Home, la fibre jusqu’à l’habitant) sur le territoire français.

Ce dispositif a pour but de faciliter la création d’entreprise et l’émergence de projet et peut-être adapté à toutes les filières émergentes et innovantes afin de faciliter l’entreprenariat en France.

jacques rossard
#682, le 29/10/2014 - 10:38

Penser de nouveaux outils pour le suivi de l'innovation numérique

La majorité des outils stratégiques sont obsolètes. Ils datent des années 80-90, et sont construits sur des théories managèriales plus anciennes. 
Il serait intéressant de penser à renouveller ses outils et les rendre plus pragmatiques, c'est-à-dire proche des préocupations du numérique et du management actuel.
Je pense notamment à des outils comme le S-ROI qui, toute chose étant égale par ailleurs, intègre les composantes environnementale et surtout sociale dans notre bon vieux ROI. L'indicateur en lui-même porte peu d'intérêt, mais sa construction avec les parties prenantes, son acceptation et sa compréhension lui confère une autorité dans les organisations (et surtout dans les réseaux d'organisation) où il est utilisé. 
Pourquoi ne pas aller plus loin et prendre en compte dans les rapports sociaux la capacité numérique ou d'innovation des entreprises ?

Eric BERERD
#429, le 07/10/2014 - 09:51

Une nouvelle approche pour les utilisateurs de l'informatique : urbanisme SI et cloud computing

L'informatique doit redevenir un outil pour les métiers :
▶La généralisation de l’internet, de la notion de service puis maintenant du « cloud computing » changent la donne
–Les métiers disposent des moyens nécessaires pour reprendre réellement la main
▶Il faut revenir aux fondamentaux :
–l’Entreprise a des besoins dont une partie (de plus en plus grande il est vrai) est couverte par l’informatique mais au même titre que d’autres le sont par les transports, l’énergie, …
–Une entreprise a des objectifs, elle dispose de moyens pour les atteindre et un certain nombre de contraintes s’imposent à elle.
L’informatique fait partie des moyens mais ne doit pas être une contrainte

Gouvernance : Urbanisme et cloud les deux piliers essentiels :
▶Les deux couches basses des 4 couches d’urbanisme (métier, fonction, application, technique) sont grandement simplifiées
▶Les niveaux applicatifs et techniques s’estompent remplacés par des services rendus dans le cloud
–La gouvernance devient plus simple,
–les contraintes techniques sont masquées
▶les décideurs peuvent à nouveau se concentrer sur leurs véritables objectifs et l’organisation à gérer pour les atteindre

Ce que doit être le rôle des spécialistes (SSII, ...) de l'informatique :
▶L’accompagnement des entreprises et des métiers dans la modélisation de leurs activités et dans la mise en place d’une organisation adaptée à la réalisation de ces activités et qui s’appuie sur des services mis à disposition dans le cloud –Conseil
▶La gestion de plateforme (cloud) privée ou Public et l’assistance des entreprises dans la mise en place en interne de ces plateformes. –Infogérance
▶Le développement des composants de ces plateformes et en particulier des services qui y seront mis à disposition –Intégration

Les intérêts pour les métiers (utilisateurs) :
▶Une solution complète de gestion de leurs services automatisés qui leur permet de se consacrer totalement à leur métier.
▶Des perspectives de gains importants par rapport à la gestion actuelle de leur système d’information (en particulier liés à la mutualisation des moyens), voire même l’économie d’une DSI.
▶Tous les intérêts du « cloud computing » :
–investissements progressifs,
–montée en charge progressive,
–mise à disposition de moyens simplifiée (délai et coûts réduits),
–environnement de travail accessible avec un simple navigateur et donc mis à disposition et/ou déplacé facilement, le Bring-Your-Own Devices est ainsi simplifié
–transparence des évolutions de l’infrastructure technique et de la plateforme applicative,
–…

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#82, le 30/09/2014 - 10:33

Une insuffisance de moyens financiers

La faiblesse de la culture de prise de risque en France s’explique en grande partie par l’insuffisance de moyens des entreprises pour revoir le fondement de leur modèle économique. La capacité de levée de fonds détermine l’apparition de nouveaux modèles économiques de rupture. Cette dernière reste relativement faible en France par rapport aux Etats-Unis (Cf comparaison entre Blablacar et Uber). Cependant, cette faiblesse peut aussi s'expliquer par un élément culturel déterminant.

Eutelsat  Compte vérifié
#2323, le 18/12/2014 - 17:41

Passer de la « ville intelligente » (traduction de la « smart city ») à la ville connectée, y compris et surtout en milieu rural

A partir du satellite KA-SAT, Eutelsat apporte en France métropolitaine une offre de télémétrie (M2M) capable de raccorder des capteurs en zones blanches des réseaux terrestres fixes ou mobiles. Il faut savoir que les débits en voie montante par satellite sont souvent bien meilleurs que ceux que l’on peut trouver sur les réseaux terrestres, ce qui peut être particulièrement utile pour faire remonter des images à haut débit par des capteurs vidéo. A l’heure où le M2M fait l’objet d’importantes réflexions, notamment pour la maîtrise, la gestion voire la production des énergies, le satellite est, dans ce domaine également, un facteur d’égalité des territoires. La puissance publique pourrait avoir un réflexe satellite plus systématique, par exemple dans le cadre des travaux autour des pôles de compétitivité.

Eutelsat  Compte vérifié
#2322, le 18/12/2014 - 17:40

Connecter en mobilité

Eutelsat travaille étroitement avec les acteurs de l’In Flight Entertainment and Connectivity (IFEC service providers) afin d’offrir aux passagers des avions de ligne des services d’accès Internet et de streaming vidéo directement sur les tablettes, smartphones et ordinateurs portables, via des réseaux WiFi ou 3/4G à bord. Eutelsat dispose de ressources et développe des projets et partenariats permettant d’assurer une couverture complète du globe pour la fourniture de ce type de services sur les vols longs courriers. D’un point de vue paneuropéen, Eutelsat a déployé un service de connectivité dénommé Air Access, qui vise à délivrer des débits pouvant aller jusqu’à 100 Mbps par avion, à partir du satellite KA-SAT.

Eutelsat a déjà été choisi par différentes compagnies, comme Vueling. La puissance publique pourrait encourager le recours à cette solution technologique par les acteurs aéronautiques français. De même, dans d’autres domaines de transport tels que le ferroviaire, Eutelsat est prêt à approfondir le dialogue avec les champions nationaux.

Eutelsat  Compte vérifié
#2321, le 18/12/2014 - 17:39

Commencer par assurer la connectivité des acteurs économiques géographiquement isolés

En complément du Plan France Très Haut Débit, des actions sectorielles telles que le programme « écoles connectées » porté par le gouvernement, pourraient être dupliquées dans d’autres domaines : touristique et agricole, par exemple.

C’est le sens de l’opération expérimentale « ConnecTourisme » menée depuis mai 2014 par Eutelsat avec l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM), Orange et sa filiale NordNet, fournisseur d’accès à Internet par satellite.

Objectif : favoriser l’e-tourisme dans des communes de montagne disposant d’un faible débit Internet, pour contribuer à enrichir l’expérience du touriste, donner un outil de promotion et de gestion au site touristique, et faire rayonner un territoire.

Chacun des 18 sites (profils variés : antennes d’offices de tourisme, stations de ski de fond, solutions d’hébergements (refuges, gîtes,…), musée, départs de randonnée pédestre dans des Parcs naturels,...) bénéficie, gratuitement pendant un an, du matériel (parabole + modem) et du service d’accès à Internet à partir de KA-SAT.

L’opération est assortie d’une dimension usages forte. Chaque site peut soit donner vie aux projets pensés mais non exploités à ce jour par manque de connectivité, soit explorer un champ d’activités nouveau : création de site web, animation de réseaux sociaux, enregistrement des paiements par CB,… grâce notamment à des outils mis à disposition par les partenaires techniques.

C’est également le sens de l’opération « Agriculture connectée », en cours sur un modèle similaire à celui de ConnecTourisme, en partenariat avec la FNSEA, Orange et NordNet.

Joana PEREIRA
#1990, le 09/12/2014 - 16:15

Réorganiser l'économie en intégrant le numérique et les questions environnementales

Il faut réussir à allier technologie et protection de l’environnement, voire combiner les deux pour une forme de synergie et faire progresser l’un et l’autre. Ainsi il faudrait réorganiser l’économie en fonction de ces deux aspects car ils sont indéniables et ne peuvent être mis de côté dans cette société en perpétuelle évolution et devant s’adapter sans cesse.

 

Intégrer ces deux enjeux dans l’économie permettrait la création d’emplois dans chaque secteur afin d’avoir une progression générale du PIB et de la croissance économique et de ne pas avoir de secteur « à la traine ». Cela renforcerait la position de la France au niveau mondial dans les secteurs du numérique tout en tenant compte des questions environnementales.

 

Pour cela il faudrait :

-Augmenter le budget en recherche et développement de façon à développer le numérique dans la majeure partie des secteurs d’activité. Ces innovations numériques seraient adaptées aux problèmes environnementaux.

-Ecrire une charte de l’environnement et du numérique qui devrait être respectée par les différents acteurs économiques. Ainsi les nouvelles technologies permettraient de contribuer à la protection de l’environnement et ces règles seraient appliquées grâce à la Charte.

-Continuer la formation des étudiants aux mutations du numérique tout en mettant en parallèle les questions environnementales afin de montrer aux jeunes que ces deux aspects se complètent et afin qu’ils comprennent l’enjeu de ces deux aspects.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#1942, le 08/12/2014 - 16:49

Problèmes dans la coopération start-up/grande entreprise

Pas de partage de valeur. Le Reflexe premier : une Startup = sous traitant

 

Problème d’échelle de temps. Pas organisé pour gérer l’agilité d’une Startup

 

Problème de priorité. Pas de circuit de décision clair

 

 

Proposition(s) recueillie(s) lors de la journée contributive #1 à Lille le 28/11/2014 lors du pitch proposé par Giroptic.

IGN  Compte vérifié
#1931, le 08/12/2014 - 14:52

L’essor du numérique et des technologies mobiles de communication place l’information géographique au centre des mutations administratives, sociales, environnementales et économiques.

Si l’essor d’internet à la fin des années 90 a créé la société de l’information, avec toutes les conséquences que l’on sait sur la plupart des secteurs économiques, nous assistons aujourd’hui, avec l’essor des terminaux mobiles de communication, à une seconde phase de cette révolution qui voit l’émergence d’une société de la géolocalisation dans laquelle circule un très grand nombre d’informations auxquelles est associée une localisation.

Les majors de l’internet, dont le modèle économique repose sur l’intervention de tiers financeurs par le biais de la publicité et de l’exploitation commerciale des données personnelles de l’usager, ont trouvé un fantastique moteur de profitabilité dans l’utilisation des données géolocalisées. Transformant l’usager en  un collecteur -actif ou passif- d’informations, ils ont su se positionner comme un point de passage obligé grâce à des services gratuits comme produits d’appel, au premier rang desquels des socles de données géographiques qui servent de pivot pour la recherche, la représentation et l’analyse de données, avant de proposer toutes sortes de services payants.

Parallèlement, le mouvement de l’open data qui a engendré la publication libre d’informations publiques de plus en plus géolocalisées, ainsi que le développement des dispositifs collaboratifs ont également contribué à rendre aisément accessibles des données en lien avec le territoire, faisant passer d’une situation de relative rareté de ces données à une disponibilité sans cesse croissante.

Il reste néanmoins nécessaire au niveau de l’Etat d’entretenir de façon spécifique des données géographiques, de façon à disposer de référentiels de qualité maîtrisé, homogènes sur l’ensemble du territoire, garantissant une neutralité vis-à-vis des usages, aptes à appuyer une prise de décision souveraine et indépendante dans le cadre des politiques publiques et à constituer un  cadre d’autorité pour l’application des réglementations. Les coûts de production et d’actualisation de ces données, caractérisés par le capital technique (infrastructures, ordinateurs, ..) et le capital humain (ingénieurs développeurs, technicien sur le terrain), se maintiennent.

Pour autant, du fait de leur plus grande profusion, la valeur perçue des données géolocalisées diminue au profit de la valeur des services basés sur ces données. Les modèles économiques qui reposaient sur la tarification des données doivent donc évoluer pour trouver, à travers l’économie des services, le moyen de revaloriser les données faisant autorité et de financer leur production.

Nathan DE MAESTRI
#1930, le 08/12/2014 - 12:44

Mise en place d'un crédit d'impôt digitalisation

57% des entreprises françaises identifient le numérique comme un axe stratégique à moyen terme. Seulement, la transformation digitale d’une entreprise représente un coût élevé et parfois dissuasif, alors qu’elle permettrait une hausse de 20 à 50% son résultat opérationnel. Ce coût important rend l’investissement risqué, voire impossible.

Dans un rapport récent (1), McKinsey explique notamment le retard français dans la transformation digitale des entreprises française par une capacité de financement insuffisante, provenant de marge moins élevées que les entreprises du reste de l’Europe (28 % en France en moyenne, contre 38 % pour l’Europe des 28).

Ainsi un allégement des charges fiscales pesant sur les entreprises grâce à la mise en place d’un crédit d’impôt sur la transformation digitale des entreprises permettrait la mise en œuvre d’une telle transformation souhaitable. Le manque à gagner à court terme pour l'Etat devrait être compensé par une hausse du profit des entreprises transformées dans un second temps qui permettrait de compenser le coût de cette mavoeuvre et même d'aboutir à des ressources fiscales supplémentaires à moyen terme provenant d'une meilleure santé des entreprises.

(1) "Accélérer la mutation des entreprises en France", McKinsey, septembre 2014, accessible au lien suivant : http://www.mckinsey.com/global_locations/europe_and_middleeast/france/fr...

 

Nathan DE MAESTRI, étudiant à Telecom Ecole de Management

Forum d'Avignon  Compte vérifié
#1696, le 28/11/2014 - 15:31

Forum d'Avignon # DDHN - Une éthique de la data pour renforcer le potentiel de croissance économique

S'ils sentent que la gestion des données menace leur vie privée, les citoyens agiront avec des pétitions en ligne pour établir une « charte des droits digitale », explique Jeremy Rifkin dans La nouvelle société du coût marginal zéro (les Liens qui Libèrent, 2014). Seule une éthique de la transparence des données peut constituer une contrepartie digne de confiance sur l’utilisation de leurs données personnelles pour les citoyens consommateurs.

• Entreprises, la culture de la donnée devient un avantage concurrentiel! Le droit ne se prononce pas explicitement sur la question de la propriété des données personnelles mais dessine les fondamentaux d’une éthique des données. En attendant que les réglementations en définissent les cadres juridiques , les entreprises peuvent d’ores et déjà prendre l’initiative. Il ne suffira plus pour l’entreprise de respecter la loi, elle devra également documenter et étayer le dispositif opérationnel déployé pour garantir le pilotage récurrent de cette conformité.

• L’atout de réputation et de bonnes pratiques. Au-delà de l’aspect juridique, la conformité à la réglementation en matière de protection des données personnelles devient un moyen efficace pour les entreprises de consolider leur réputation, et de communiquer sur leur engagement éthique et sociétal, dans un contexte où les consommateurs avertis sont largement sensibilisés aux manquements en matière de protection de leur vie privée sur les réseaux sociaux.

• Le droit de la protection des données « s’opérationnalise ». Il convient d’engager l’entreprise dans la définition et le déploiement de meilleures pratiques. Les entreprises, soucieuses de fidéliser la confiance de leurs clients tout en retirant les bénéfices de la révolution digitale, doivent dès maintenant être en capacité de démontrer qu’elles ont mis en place les outils et procédures leur permettant de protéger, sur le plan juridique et organisationnel, les données que leur confient leurs parties prenantes (salariés, clients, fournisseurs, etc...).

• La culture des données, c’est faire évoluer les mentalités et lever les freins opérationnels : la « culture de la data », si elle est très forte chez les pure players, est encore embryonnaire dans les entreprises et institutions culturelles traditionnelles. Son développement suppose de :
o Définir des objectifs et priorités clairs en matière de partage et d’exploitation des données : dissémination des contenus, développement de la fréquentation, amélioration de l’expérience client, création de nouvelles offres …,
Intégrer de nouveaux talents : s’appuyer sur des compétences en data management (structuration de données issues de différentes sources), en analyse statistique (analyses prévisionnelles, algorithmes de recommandation) et en marketing relationnel (segmentation des bases, parcours clients,…),
o Se doter d’outils adaptés aux objectifs recherchés et aux ressources que l’entreprise est en capacité de mobiliser,
o Animer une démarche d’innovation en organisant le partage des données à la fois en interne (transversalité de la gestion des données) et en ouverture sur l’écosystème externe : développeurs, start-ups, citoyens, chercheurs….

_____________________________________________________________________________________________
A la suite du Forum d'Avignon @Paris, le 19 septembre 2014, plus de 200 personnalités ont signé le Manifeste "Pour une déclaration préliminaire des droits de l'homme numérique".
Plus d'information: www.ddhn.org

Philippe Saint-Aubin FGMM CFDT
#1687, le 28/11/2014 - 13:06

Mieux associer les salariés et leurs représentants aux transformations

elles ont formalisé une stratégie numérique (Etude Roland Berger, 2014)
Le dialogue et la consultation des salariés et de leurs représentants est un élément essentiel, mais peu évoqué de la réussite des entreprises. Alors que le numérique offre des outils professionnels extrêmement performants, la qualité de vie au travail s’est fortement dégradée (frontière travail/ vie privée affaiblie, invasion de la communication écrite ou orale,…) ce qui nuit :
• Au bien être des salariés
• A la performance des entreprises
• A l’attractivité de la filière
La formation est fondamentale, qu’il s’agisse :
• De la formation des salariés des entreprises du numérique
• De la formation au numérique des salariés des entreprises traditionnelles
• De la formation des demandeurs d’emploi pour qui l’absence de bagage numérique est un handicap lourd
On peut se reporter à ce sujet aux travaux de l’union européenne sur les « e-skills »

Tru Do-Khac
#1399, le 23/11/2014 - 18:44

Une disruption et un défi, l'irruption des propriétés littéraires et artistiques dans le secteur des prestations intellectuelles

Dans les secteurs des médias, des loisirs, du luxe et de la culture, les propriétés littéraires et artistiques  sont reconnues comme un actif clef et sont d'ailleurs comptabilisées en haut de bilan.

Avec le numérique, les propriétés littéraires et artistiques deviennent également un actif déterminant dans le secteur des prestations intellectuelles, en permettant notamment la mise en scène de ces prestations sur les supports numériques.

La valorisation (et donc la création de nouveaux emplois) de ces propriétés littéraires et artistiques passe par le respect de ces propriétés et de leurs auteurs/créateurs.

Comment développer le respect de ces propriétés et de leurs auteurs/créateurs par les acteurs des secteurs autres que les secteurs des médias, de la culture, du luxe et des loisirs ?

ChristopheRicci
#264, le 04/10/2014 - 23:26

Prise de conscience

Il faut selon moi une prise de conscience et une reconnaissance collective du numérique.

Tout d'abord, il suffit d'observer nos enfants sur leur capacité à utiliser le numérique. Ce sont les consommateurs de demain !

Il faut accentuer la stratégie digitale dans nos écoles et ainsi en faire une spécialité à part entière.

Bon nombre des PME ne se sente pas concernées par ce mode de consommation, car inaccessible pour elles.

L'accès au numérique est trop compliqué à intégrer par une offre trop éparpillée  et beaucoup d'abus de sociétés peu scrupuleuses qui nuisent à la prise de conscience collective.

Bien souvent le manque de temps, de moyens ou même de formation ralentisse le passage au 2.0.

Il serait judicieux de proposer aux divers acteurs de l'économie une formation de base pour démontrer l'impact du numérique sur la vie quotidienne.

Il faut définir un plan numérique par secteur d'activité en mutualisant les coûts.

 

 

Rouste
#223, le 04/10/2014 - 15:36

Embauche des citoyens innovants par des entreprises

Pourquoi, les citoyens ne pourrait pas mettre en avant leur différentes idées liées aux nouvelles technologies et au numérique sur un site internet. Les idées pourraient être visible par d'autres afin de favoriser le travail collaboratif. Elles pourraient aussi être visible par les entreprises, elles pourraient donc démarcher le créateur du projet afin de l'intégrer dans ses équipes.

Orange  Compte vérifié
#2433, le 19/12/2014 - 18:30

Les acteurs du numérique dans l'économie

En ce qui concerne les télécommunications, il ne s’agit plus de réguler un monopole naturel au sens historique du terme, il faut prôner une régulation symétrique et non plus asymétrique, c’est-à-dire un cadre règlementaire dans lequel les acteurs de marchés sont traités de manière équivalente. Les évolutions technologiques et concurrentielles des marchés ne justifient plus aujourd’hui de réguler un acteur dit historique pour faire émerger la concurrence. Il faut adapter le cadre réglementaire à ces évolutions, de sorte qu’il soit favorable aux investissements des opérateurs, qui sont les principaux vecteurs du progrès technologiques au sein de l’économie numérique. par ailleurs ce progrès technologique issu des investissements se diffuse à l’ensemble de l’économie. Ainsi, même si la part du numérique dans les grands agrégats macroéconomiques (PIB…) n’est pas aussi élevé que celle d’autres grands secteurs, il faut souligner qu’en revanche, la contribution du numérique à la croissance du PIB est très supérieure à la contribution d’autres secteurs. Cela résulte de la forte contribution des investissements du secteur à la croissance de la valeur ajoutée globale. Ainsi l’économie numérique a contribué à plus de 25% de la croissance française sur la dernière décennie (Coe-Rexecode 2011). Il faut donc plutôt parler de contribution du numérique à la croissance, plutôt que de ce que représente le numérique en termes de part dans la valeur ajoutée et l’emploi total.

Louisa Melbouci
#2432, le 19/12/2014 - 18:27

L'exploitation (Big) data n'est pas une révolution technologique de plus mais un sujet d'innovation et de transformation des organisations et de leurs modèles économques

1) La révolution (Big) data n’a pas encore eu lieu au sein des entreprises françaises :
* 63% des entreprises françaisconsidèrent le concept intéressant mais trop flou
* 50% d'entre elles n'ont pas encore lancé d’étudesur le potentiel du Big Data pour leur entreprise
2) 17% d'entrerpises matures dans l'exploitation et la valorisation de leurs données clients ans un environnement (Big) data
3) Les canaux digitales et mobiles sont en phase de décollage.
4) Les freins à une exploitation des données clients dans un environnenemt Big et Open data sont d'ordre psychologique, stratégique, organisationnel ou technologique.
5) Des leviers d'action existent pourtant et à la portée des entrerprises françaises, à condition que l'exploitation (Big) data soit intégrée dans une vision et stratégie globales.
6) La protection et la sécurisation de la data répondent à un triple enjeu de confiance, fiabilité, réputation, et à ce titre, une condition du développement pérenne de l'économie de la data. En effet, 30% des entreprises ne se sentent pas concernées par les enjeux de vie privée et n'associent pas "collecte et l'utilisation des données clients" à "données à caractère personnel. Un chiffre à mettre en parallèle du chiffre suivant : 70% des consommateurs sont réticents à partager leurs données personnelles. Ceci a un impact sur la qualité des données collectées et, par voie de conséquence, sur la pertinence des modèles analytiques et prédicitifs des entrerpises et organisations.
http://www.ey.com/Fr/BIGDATA
http://fr.slideshare.net/ernstandyoung/ey-bigdataouensontlesentreprisesf...

GFII  Compte vérifié
#2423, le 19/12/2014 - 17:53

Le libre accès aux publications de la recherche, une question complexe

Le libre accès peut être défini comme la mise à disposition sur Internet de documents et de données scientifiques et techniques que tout un chacun peut librement consulter, télécharger, copier, diffuser, imprimer, indexer.
La mise en œuvre du libre accès a des conséquences d’ordres politique, économique et juridique notamment. Il manque à ce jour le recul nécessaire pour en mesurer les conséquences, car le paysage est en continuelle mutation.
C’est pourquoi le libre accès suscite des polémiques non seulement entre institutions de recherche et éditeurs, mais aussi à l’intérieur même du monde de la recherche et de ses instances décisionnelles. Le GFII a créé un groupe de travail dédié qui a centré sa réflexion sur les productions scientifiques que constituent les articles*.

Les travaux du groupe ont montré les risques de certaines idées reçues sur la question du libre accès, comme par exemple :
– la diffusion des résultats de la recherche ne nécessite plus de fonction de médiation grâce à internet ;
– la généralisation du libre accès permettrait de réaliser des économies budgétaires en France ;
– le libre accès peut être généralisé à toutes les disciplines, sans affecter la diffusion des résultats de la recherche ;
– le dépôt dans des archives ouvertes peut être généralisé sans période de protection, sans que soit affecté l’équilibre général du secteur de l’information scientifique et technique.

Les conclusions de ces travaux insistent notamment sur la nécessité de raisonner par discipline, pluridiscipline ou interdiscipline. Pour être efficace, la diffusion de l’information scientifique et technique doit être adaptée à un champ donné. Une discipline se définit notamment par la communauté scientifique qui lui est associée, son histoire, ses objets et ses méthodes, son caractère plus ou moins transversal, l’échelle de temps concernée et le caractère local ou au contraire international de l’objet de la recherche.

Le groupe a rédigé une synthèse sur le sujet, qui se conclut par des recommandations inspirées par les considérations suivantes :
– l’information scientifique et technique doit circuler le plus largement, rapidement et efficacement, tout en étant de la meilleure qualité possible, car cette diffusion participe pleinement au fonctionnement de la recherche ;
– le libre accès ne doit pas conduire à remettre en cause la médiation dans la diffusion du savoir, médiation qui n’a de sens que si elle est indépendante ;
– la diversité des acteurs de la diffusion de l’information scientifique et technique enrichit celle-ci ;
– la diffusion de l’information scientifique doit reposer sur un système économique viable et pérenne.

*Le GFII a créé en septembre 2007 un groupe de travail consacré au libre accès qui réunit des représentants des principaux acteurs économiques concernés par ce sujet : instituts de recherche, éditeurs scientifiques, agrégateurs, plateformes de revues, agences d’abonnements, bibliothèques universitaires, etc. Grâce à la diversité des acteurs représentés dans le groupe de travail OA du GFII, ce groupe est devenu un lieu unique de rencontre et de discussion des différents membres de l’écosystème éditorial. Il s’agit donc d’un groupe rassembleur et médiateur qui vise à faciliter le travail de recherche scientifique, à améliorer les pratiques et contribuer à la meilleure compétitivité des acteurs français, ceci dans le cadre d’une vision large et progressiste.

Louisa Melbouci
#2422, le 19/12/2014 - 17:44

Confiance / Partage / Réputation, le triptyque à la base de l’économie de la (Big) data

1. Plus de 2,3 Mds d’ « Homo conexus » dans le monde en 2013 + 20 milliards d’objets connectés, soit 4 zettaoctets de données, ou encore une pile de dvd de la hauteur de … 4 millions de tours Montparnasse

2. Au cœur de cette masse vertigineuse, une donnée très recherchée : la donnée personnelle (culturelle)

3. La valeur de cette data personnelle tient au fait qu’elle représente un fragment de notre identité et revêt un fort caractère prédictif...pour les acteurs qui sauront les exploiter...

4. Les champions du numérique, les data natives, ont compris la valeur de la donnée personnelle culturelle et investissent le secteur des médias et de la culture (musique, livre, musées, Art…) depuis longtemps.
Un nouveau marché, hautement stratégique, se structure autour de cette donnée personnelle culturelle. Un marché dont les caractéristiques de marché seraient proches de celles d’une infrastructure essentielle.

5. Pour créer de la valeur pérenne, libérer son potentiel économique en matière d'innovation, cette data a besoin d'un écosystème équilibré qui repose sur la confiance

6. D'un point de vue international, l'Europe dispose de tous les atouts pour créer un environnement économique attractif, transformer cette « matière première » sur son territoire:
une réglementation riche et mieux-disante (Droit de la vie privée, Droit des bases de données, Droit de concurrence), des compétences spécifiques, une culture forte et homogène.

7. Les entreprises ont intérêt à ce que les consommateurs et citoyens aient confiance pour partager leurs données personnelles culturelles, moteur de l'économie de la (Big) data

8. L’exploitation économique de la data personnelle n’est pas incompatible avec le respect vie privée.
Les sociétés qui collectent, exploitent les data personnelles culturelles, géants du numérique en tête, ne s'intéressent pas à l'intimité/identité « nominative » de l'individu mais à une agrégation d'intimités (anonymisées) qui permettent de dégager des tendances de comportements plus pertinentes (pour des communautés/catégories affinées) >> prédictions plus justes. [Pages 40-41]
 C’est pour cela qu’au principe de précaution, nous préférons le principe d'innovation

9. La publicité ciblée, n’est que la partie émergée de l’iceberg que nous connaissons tous, et pèse peu par rapport à la partie immergée du potentiel économique que représente l’exploitation de la donnée personnelle culturelle, éventuellement anonymisée : l’analyse prédictive.

Groupe La Poste  Compte vérifié
#2410, le 19/12/2014 - 15:24

Nouveaux modèles économiques et organisationnels-Groupe La Poste-1419000367

Développer et diffuser la culture numérique (implications, impacts et nouveaux modèles de pensée) au sein du monde entrepreneurial et des parties prenantes : dirigeants d’entreprises, organisations syndicales et représentants de personnels pour favoriser dans les conseils d’administration l’émergence de personnalités représentantes des salariés expertes du numérique et de la conduite de changement associée.

  • Proposition : Inciter les entreprises à ouvrir les Conseils d’administration à des personnalités qualifiées extérieures spécialistes des questions et usages numériques soit par subvention en prenant une partie de la charge de la rémunération de ces personnalités qualifiées, soit par incitation fiscale. L’Etat pourrait également encourager les entreprises à dispenser des formations sur la culture numérique via des réductions d’impôts ou des systèmes de co-financements.

 

Inciter les entreprises à développer l’employabilité de ses employés

  • Proposition : Donner aux salariés les moyens (financement, temps…) de développer des compétences (formations on-line, Mooc…) numériques en fonction des besoins du salarié et non du plan de formation intra-entreprise et intégrer une évaluation régulière et continue de ses compétences.

 

Développer l’intraprenariat et l’entreprenariat au sein de l’entreprise : les dispositifs qui favorisent le développement d’activités innovantes par les salariés de l’entreprise, en lien avec son activité doivent être encouragés. A l’instar de Google, qui dédie 80% du temps de ses employés aux projets pour lesquels ils ont été recrutés et les 20% restants à des initiatives personnelles au service de l’entreprise, et dont le statut aujourd’hui est celui de l’entreprise la plus innovante au monde. Au-delà des aménagements du temps de travail, il y a le lieu de travail avec par exemple les « Corporate Garage » qui sont des dispositifs qui associent collaborateurs de grands entreprises et startups/entrepreneurs sur des projets d’innovation.

  • Proposition : Inciter fiscalement les entreprises qui facilitent l’aménagement du temps de travail des salariés, développent de nouveaux modes de collaboration et de lieux adaptés à l’innovation et aux projets collaboratifs pour développer l’intraprenariat et l’entreprenariat.

 

Mettre en place un cadre réglementaire qui favorise l’innovation ouverte avec les startups. L’Etat pourrait considérer que les investissements, le financement des incubateurs et accélérateurs numériques référencés par l’Etat ou les collectivités locales ainsi que les prises de participation dans les startups qui y sont incubées puissent être déduits des charges fiscales et/ou sociales des entreprises souhaitant innover au sein de ces incubateurs et accélérateurs. Etre sélectionné par un incubateur ou un accélérateur donnant un avantage fiscal permettrait en conséquence de renforcer le rôle spécifique et structurant pour l’économie numérique de ces incubateurs et accélérateurs.

  • Proposition : Défiscaliser les processus d’investissements et de prise de participation, et le financement des clusters numériques.
  • Proposition : Créer une nouvelle forme juridique standardisée pour développer l’innovation ouverte lors de la constitution de consortiums réunissant des acteurs de tailles très différentes et présentant des intérêts très hétérogènes. Ceci permettrait de définir un cadre pour le partage équitable de la valeur crée par le consortium et de protéger les actifs - notamment les brevets et marques des plus petits acteurs - de toutes les parties engagées. La sécurité juridique ainsi créée permettrait de favoriser la collaboration des startups avec les grands groupes.
  • Proposition : Simplifier et assouplir les contraintes juridiques relatives aux règles d’achats de prestations produites par les startups.

 

Mettre à jour les référentiels économiques et les adapter aux enjeux du nouvel environnement économique notamment bouleversé par le numérique. Les enseignements des cycles secondaires et universitaires, autant que les formations proposées dans le cadre professionnel ne prennent pas assez en compte la réalité du monde impacté par le numérique. L’idée est de faire profiter à tous d’exemples récents de réussite, qu’il s’agisse de modèles économiques innovants, de technologies de pointe nouvellement utilisées ou de secteurs qui connaissent de grands bouleversements qui s’inscrit en rupture avec un modèle « classique » enseigné dans les filières traditionnelles. Cette sensibilisation ne doit pas seulement concerner les futurs ou néo-entrants sur le marché du travail : elle doit profiter à l’ensemble des acteurs individuels de l’économie française pour développer un ADN numérique plus fort chez les individus intégrant notamment la culture du risque, le goût d’entreprendre, le « travailler ensemble » – et ce dès l’école, valoriser la co-construction, dédramatiser l’échec…

  • Proposition : Intégrer des modules d’enseignement à l’économie numérique à tous les niveaux dans tous les enseignements serait extrêmement profitable aux entreprises notamment dans le cadre de nouveaux recrutements.
  • Proposition : Conduire le changement au cœur même de la formation en mobilisant les formateurs à la fois sur les technologies numériques et sur la mutation profonde des pédagogies.

 

Favoriser le développement des démarches ouvertes par les organisations. Dans un monde où la création et la diffusion de contenus n'ont jamais été aussi rapides, il est essentiel que les organisations s'y adaptent en favorisant des systèmes plus poreux et plus souples. C'est la clé d'un développement pérenne et de structures résilientes fondées davantage sur des communautés et des collectifs d'individus.

Les modèles ouverts sont aussi une incitation à la contribution, à la participation et au partage. Ils favorisent l'engagement des individus par une reconnexion directe à l'autre, qu'il s'agisse des salariés avec d'autres collaborateurs ou des clients, des clients aux fournisseurs, des producteurs aux consommateurs, aussi bien que des élèves avec leurs professeurs ou encore des citoyens et leurs administrations.

Les organisations peuvent promouvoir de nouveaux systèmes plus ouverts, en les appliquant d'abord à elles-mêmes (structures organisationnelles, formations ouvertes, réseaux sociaux d'entreprise…), et en parallèle en s'ouvrant sur leur écosystème (partenaires, clients, fournisseurs, universités, collectivités…) le tout pour mieux collaborer, enrichir et accélérer les développements de projets.

  • Proposition : Soutenir les initiatives et les acteurs en faveur de l’économie ouverte, par l'octroi de fonds, l'ouverture et le partage de ressources ou des modèles types « 1% open » (cf. Proposition du rapport Lemoine)
  • Proposition : Inciter au mécénat de compétences massif afin d’assurer la transformation numérique de l’écosystème (séniors auprès des jeunes, les grands groupes auprès des PME). Cela pourrait favoriser notamment les échanges entre les grandes entreprises et les PME/TPE et accélérer la transformation numérique des petites et moyennes entreprises.
CSA  Compte vérifié
#2386, le 19/12/2014 - 15:06

Œuvrer, dans un cadre de concurrence équitable, pour l’émergence de modèles respectant les libertés fondamentales et favorisant le financement de la création française et européenne

L’audiovisuel vit à l’ère du numérique et le numérique vit à l’ère de l’audiovisuel. Des mutations importantes découlent de cet entrelacement, qui peut être profitable sous certaines conditions. Ces mutations sont les sources d’usages et de valeur d’aujourd’hui et de demain, mais nécessitent également que les pouvoirs publics s’y préparent et les accompagnent.

 

Le numérique à l’ère de l’audiovisuel

Plus encore qu’auparavant, le contenu audiovisuel devient un, si ce n’est le premier, moteur de consommation sur internet et se trouve pour de nombreux acteurs d’autant plus au cœur de leur modèle économique qu’il se professionnalise, permet d’enclencher un cercle vertueux par son potentiel de captation d’audience et trouve dans le développement des terminaux connectés (téléviseurs, tablettes et ordiphones) un amplificateur indéniable. Le succès de certains fournisseurs de vidéo à la demande par abonnement confirme ce caractère central, mais aussi l’importance des outils qui permettent sa promotion et sa consommation.

Certains acteurs de l’internet pour lesquels le contenu, en particulier audiovisuel, constitue l’une des pierres angulaires de leur modèle économique partagent également une autre caractéristique : une croissance particulièrement rapide, à une échelle mondiale, et ayant conduit à la constitution tout aussi rapide d’activités et de services structurés verticalement et largement adoptés par les consommateurs. Ce modèle en silo constitue aujourd’hui une source de risques potentiels sur des domaines aussi variés que le financement de la création, l’équilibre du jeu concurrentiel, l’accès au contenu et à la diversité culturelle et la protection des données privées.

 

L’audiovisuel à l’ère du numérique

Le développement de l’audiovisuel dans et par le numérique ne doit pas être abordé comme un phénomène à endiguer, mais bien comme une source de bénéfice collectif, notamment pour les contenus français et européens qui peuvent trouver un nouveau support d’exposition. La transformation des usages correspond à une attente forte des publics, notamment les plus jeunes.

La régulation doit entamer sa mue pour accompagner les transformations des usages et du secteur, permettre une création de valeur irriguant les secteurs audiovisuel et numérique et favoriser le développement de l’offre légale. La convergence entre audiovisuel et numérique ne doit pas s’abstraire du respect de certaines valeurs fondamentales comme la protection de l’enfance et de l’adolescence, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, contre les discriminations, contre les appels à la haine et à la violence, ou la préservation du pluralisme politique. De même, la création s’est appuyée sur des mécanismes dont les effets doivent être pérennisés en particulier par la contribution de tout acteur tirant un revenu de l’exploitation ou de la distribution d’un contenu. La régulation de l’audiovisuel à l’ère du numérique ne saurait cependant être directement calquée sur la régulation actuelle mais s’exercer par l’intermédiaire d’outils adaptés et pleinement considérer les risques potentiels que les acteurs de l’internet développés verticalement, mais également ceux intercalés entre les éditeurs, linéaires ou non, et les consommateurs (fabricants de terminaux, magasins d’applications, éditeurs de systèmes d’exploitation, réseaux sociaux ou encore moteurs de recherche), font peser sur l’audiovisuel et plus largement sur le contenu et son consommateur.

 

  1. Assurer les conditions pour un jeu concurrentiel équitable

En matière de concurrence, la pression exercée par ces acteurs peut être à l’origine des distorsions, dans l’acquisition de contenus, la captation de l’audience, ou sur le marché publicitaire. Ils sont autant de possibles gardiens de l’accès (« gatekeepers ») aux contenus dès lors qu’ils s’appuient sur une position forte sur leur marché ou leur secteur d’activités en étant devenus incontournables auprès de leurs usagers, et qu’ils constituent un maillon incontournable de l’économie des tiers devant interagir avec eux, et en particulier les éditeurs de contenus.

Les distorsions dans le jeu concurrentiel, qui s’exerce désormais entre des diffuseurs et éditeurs locaux et des acteurs financièrement puissants déployés mondialement, sont des facteurs de réduction du choix des usagers et ainsi porteurs d’enjeux considérables en matière de pluralisme et de diversité culturelle. Le caractère prescriptif de ces intermédiaires amplifie cette situation en créant une opacité certaine sur les contenus auxquels il est donné accès et les critères qui ont conduit à cette proposition. Cette opacité peut avoir pour conséquence directe une moindre exposition de la diversité des contenus notamment du fait d’un mécanisme de sélection et exposition basé sur des critères économiques et de rentabilité.

 

  1. Favoriser l’exposition et le financement des œuvres dans toute leur diversité

Favoriser la diversité culturelle effective, c’est-à-dire la diversité de l’offre (« diversité proposée ») mais aussi la diversité de la demande (« diversité consommée »), et lutter contre la dépréciation des œuvres sont intimement liés. Le numérique s’accompagne d’un basculement d’une logique d’offre vers une logique de demande qui invite à réfléchir aux moyens de promouvoir la diversité culturelle.

Le financement de la création occupe également une place centrale dans les préoccupations qui doivent conduire aux réflexions sur une révision des modes de régulation. Les intermédiaires, les plateformes et les grands environnements (comme par exemple les entreprises fabriquant des terminaux et fournissant des services), en cela qu’ils jouent un rôle central de gardiens d’accès, peuvent être amenés à capter une part importante de la valeur tirée de contenus audiovisuels. Certaines de leurs activités échappant au champ de compétences de la directive sur les services de médias audiovisuels[1], c’est tout le système de financement de la création, ses effets vertueux en matière de diversité et de qualité des contenus, qui s’en trouve malmené et remis en question dans sa pleine efficacité et ses pleins effets.

C’est notamment dans ce contexte que l’ERGA[2] a discuté et adopté, le 21 octobre 2014, deux documents de cadrage, l’un sur le champ d’application de la directive sur les services de médias audiovisuels et l’autre sur la protection des mineurs dans un environnement convergent. Ces documents ont pour objectif de préparer les travaux sur ces sujets en 2015 qui visent à apporter une contribution, opérationnelle et coordonnée, à la Commission européenne sur l’évolution du cadre juridique européen.

La valorisation des œuvres doit rester au centre des attentions. La diversification de l’offre, a priori favorable aux auteurs et aux producteurs en ouvrant de nouvelles possibilités d’exposition pour des œuvres au potentiel commercial plus limité, s’accompagne d’un changement dans les modes de consommation susceptible de menacer la valorisation de certaines œuvres : fragmentation et captation de l’audience traditionnelle, fractionnement des offres par types ou thématiques de contenus, généralisation des abonnements résiliables à tout moment, concurrence de formats qui se prêtent naturellement aux usages délinéarisés et illimités.

 

  1. Œuvrer pour le développement de l’industrie culturelle

Au demeurant, cette transformation des usages n’est pas nécessairement synonyme de destruction de valeur à long terme. Si elle l’est à court terme (l’hypothèse est elle-même difficile à vérifier compte tenu de la multiplicité des sources de financement), c’est avant tout du fait d’une maturité incomplète du marché : les modèles économiques ne sont pas stabilisés, l’offre reste à la fois trop fragmentée, trop peu diversifiée et ne répond pas encore pleinement aux attentes des publics.

Les conditions pour le développement d’un continuum d’offres délinéarisées, des plus abordables à celles qualifiées de « premium » ne sont ainsi pas encore réunies en France. Certaines des règles en vigueur (relatives à la chronologie des médias ou aux dispositions du décret relatif aux services de médias audiovisuels à la demande (SMAD)) sont susceptibles d’entraver l’émergence d’offres attractives et diversifiées, risquent de la cantonner dans un segment peu créateur de valeur et d’empêcher qu’elle devienne un véritable relais de croissance pour le financement de la création.

La chronologie des médias est indissociable du modèle de financement du cinéma français, donc des obligations des différentes catégories de diffuseurs, linéaires ou non, et vise à maximiser la valorisation des œuvres, en attribuant à chaque diffuseur une fenêtre correspondant à sa place dans la chaîne du financement. Elle ne doit pas être conçue comme un rempart contre le développement des nouveaux usages et elle doit favoriser le développement d’une offre légale de qualité, qui constitue l’un des moyens de lutte contre le piratage. A cet effet et dès 2012, le CSA a établi de premières hypothèses d’évolution, tant sur la vidéo à la demande à l’acte (VàD) que sur la vidéo à la demande par abonnement (VàDA). Il importe surtout qu’un accord interprofessionnel intervienne à brève échéance se traduisant par une première modernisation de l’accord de 2009.

L’enjeu n’est pas uniquement de défendre un haut niveau de financement global, il est aussi de préserver la forme de financement la plus vitale pour l’économie de la création, à savoir le financement en amont. Alors que le marché de la VàD à l’acte s’apparente à celui du DVD (logique de non exclusivité des catalogues, qui se prête très mal au préfinancement des œuvres), le marché de la VàDA pourrait se construire en partie sur le modèle de la télévision payante (logique de préfinancement assortie d’exclusivités qui permettent aux services de se différencier les uns par rapport aux autres).

Le décret relatif aux services de médias audiovisuels à la demande[3] soumet les nouveaux services à des obligations de financement et d’exposition inspirées de celles applicables aux chaînes de télévision et adaptées aux spécificités de ces services. Si le principe de ces obligations, d’ailleurs prévues par la directive SMA, se justifie, leurs modalités peuvent être améliorées pour encourager le développement d’une offre audiovisuelle numérique française compétitive et diversifiée. Certaines modalités en la matière pourraient ainsi être allégées et simplifiées (simplification des seuils et mutualisation des obligations entre les différents services de médias audiovisuels à la demande (SMAD) d’une même entreprise) sans remettre en cause l’objectif d’un haut niveau de financement. De même, l’évolution des usages et des modèles économiques, et notamment le développement de modèles hybrides mêlant les différents modes d’accès aux œuvres, devraient conduire à des réflexions sur la pertinence des catégories juridiques qui distinguent télévision et SMAD et, au sein de ces derniers, VàD à l’acte, VàDA et télévision de rattrapage. Logique d’offre et logique de demande, linéaire et non-linéaire, tendent à se fondre dans des services globaux. La réglementation doit fixer des règles générales susceptibles de s’adapter à la mutation rapide des usages et des technologies.

 

  1. Faire respecter les libertés individuelles

Par ailleurs, au cœur de l’innovation dans l’écosystème numérique, les données des usagers constituent l’un des outils accompagnant et permettant le développement de l’audiovisuel à l’ère numérique. Les consommateurs seront les bénéficiaires directs des services, notamment de personnalisation ou recommandation, établis sur la base de ces données à condition qu’ils conservent une capacité de libre choix. Toutefois, leur exploitation par les plateformes, les intermédiaires mais également les éditeurs de services audiovisuels numériques en « over-the-top » (OTT), qui tirent une grande partie de leur force de leur capacité à valoriser ces informations collectées auprès de leurs usagers, doit faire l’objet d’attentions spécifiques renouvelées.

 

Les réflexions du Conseil national du numérique et du Conseil d’Etat, qui visent à créer une catégorie juridique nouvelle, celle des  « plateformes », et à esquisser leur régime juridique, distinct de celui des hébergeurs, autour du concept de « loyauté » ou de « bonne foi », dont découleraient en particulier des règles relatives aux méthodes de référencement et aux algorithmes de classement, dépassent largement le cadre de la régulation audiovisuelle, puisqu’elles ont vocation à s’appliquer à l’ensemble des services, audiovisuels ou non, proposés sur internet. Pour autant, elles ouvrent des perspectives pertinentes qu’il convient d’explorer dans l’objectif d’une régulation adaptée aux changements induits par l’entrelacement entre audiovisuel et numérique. Les travaux engagés par la CNIL et le Groupe européen des autorités de protection (« G29 »)[4] constituent également des axes de réflexion importants.

Enfin, se pose la question de l’évolution des dispositifs actuels de contrôle de la concentration pluri-médias pour tenir compte de la présence renforcée du numérique dans les offres d’information et de contenus afin d’en favoriser le développement ou, à tout le moins, de ne pas contraindre trop fortement l’émergence de certains modèles pluri-médias.

 

 

 

[1] Directive 2010/13/UE du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2010 visant à la coordination de certaines dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la fourniture de services de médias audiovisuels (directive Services de médias audiovisuels) dite Directive SMA

[2] L’ERGA (European Regulators Group for Audiovisual Media Services) réunit les dirigeants des autorités de régulation des États membres de l'Union européenne chargées de l'audiovisuel pour apporter une contribution coordonnée et opérationnelle à la Commission dans l’évolution du cadre juridique européen, sur des sujets aussi décisifs pour l’évolution de la régulation de l’audiovisuel que la convergence des services de médias à l’ère du numérique, la protection des publics, la liberté d’expression et le pluralisme, et l’affirmation de l’indépendance des autorités de régulation. L’ERGA a été institué par une décision de la Commission européenne du 3 février 2014

[3] Décret n° 2010-1379 dit Décret SMAD

[4] L’article 29 de la directive du 24 octobre 1995 sur la protection des données et la libre circulation de celles-ci a institué un groupe de travail rassemblant les représentants de chaque autorité indépendante de protection des données nationales

Denys
#2372, le 19/12/2014 - 13:55

revisiter les 9 chantiers Lemoine à l'aune de la juste radicalité, avec l'exemple des transports, des économies d'énergie et de l'emploi

Les 9 excellents chantiers incarnés du rapport Lemoine pourraient être revisités à l’aune de la juste radicalité, et de la juste commonalité. Définissons ces 2 concetps et proposons 3 exemples concrets. La juste radicalité consiste à décrire le nouveau produit/service concevable en pensant d’abord « en grand », sans s’autolimiter, dans cet esprit de radicalité numérique (pour reprendre le terme de « l’âge de la multitude », d’Henri Verdier et Nicolas Colin, ou faire écho à la radical transparency, base d’une nouvelle intelligence écologique prédite par Daniel Goleman) pratiqué par les GAFAs et leurs émules sectoriels, ou par la start up Nation Israël (et son culte de la rosh gadol/big picture, et de la chutzpah/l’insolence-audace, proch de l‘esprit de transparence sans punition, des « Décisions absurdes II », du génial sociologue français Christian Morel). Et ensuite de mettre en débat le chemin pour arriver à ce service radical, ou au contraire choisir de ne pas y aller et le justifier. Un des facteurs de radicalité est la puissance intégrative à l’œuvre dans un nexus de forces, où le pilotage opérationnel de systèmes, le service opérationnel à l’utilisateur, les analytics et les incitations se renforcent l’un l’autre (le tout grâce à la connectivité et au cloud). Ces concepts de services pourraient être déclinés à partir du rapport Lemoine, mais en pensant plus grand, plus radical, et à la fois plus expert et avec plus de recul. Dans cet esprit à la française, intégrant les enjeux publics (marque distinctive de l’école économique française en plein renouveau, voire leader mondial dans ce domaine), nous pourrions regagner une réelle avance par rapport aux démarches similaires de fondations ou de start ups éclairées américaines, parfois timides. Par exemple :

 

  • le pass unique de transport, sur smartphone ou via la carte bancaire (comme à Londres), serait part d’un service plus étendu mais simultané, intégrant le guidage tous modes temps réel, la contribution individuelle sécurisée au pilotage des systèmes et à leur analyse (forme de crowdsourcing, telle qu’initié par le projet mobi-lise de l’Ademe), la transaction et son contrôle (billettique), et la récompense des comportements écologiques. Tout ça dans le creux de la main (innovation par intégration, et via une « enablign technologie » - le smartphone).

 

  • L’espace personnel de mémoire des consommations énergétiques, venant du compteur, devrait aussi inclure aussi les informations des capteurs domotiques et des profils de charge, contribuant à l’analyse générale des consommations (avec des technologies de respect sécurisé, force française), au merit order des rénovations énergétiques, et aux incitations structurées à l’amélioration, là encore en faisant appel aux technologies de cloud souverain et de traitement de données en masse

 

Dans certains cas, la juste commonalité devrait compléter la juste radicalité. Ce concept réfère aux innovation commons, chers à Lawrence Lessig et à Jonathan Zittrain, ces biens communs dont la mise en partage dope et libère l’innovation [comme l’Internet, Linux, Wikipedia, Mozilla (hôte du Linux de la search) ou la Khan academy], et parfois permet d’éviter des monopoles. Il s’agit donc de market design (organisation des marchés, compétence politique), de voir quels sont les segments qu’il est opportun de commonaliser, ou de laisser à l’IP et au privé. Par exemple dans l’emploi, et en allant plus loin que l’Emploi Store envisagé, les algorithmes de matching de pôle emploi pourraient être ouverts au défi du crowdsourcing pour leur amélioration. Les tests de profilage professionnel, moyen clé pour préparer les données d’alimentation d’un matching plus efficace, pourraient être mis à disposition du citoyen, ou au moins devenir une commodité soutenue. La valeur apportée par les nouveaux entrepreneurs radicaux remonterait ainsi vers les couches hautes de la chaîne de valeur, et un matching plus ciblé, avec des externalités positives en terme de productivité et d’emploi (notamment pour les PME et TPE).

 

La culture sur les vrais penseurs du numériques, ces philosophes des temps modernes, et leurs concepts phares, devrait également être développée, enseignée, être l’objet de débats et de critiques.

 

La méthode de la juste radicalité n’interdit pas de choisir un concept intermédiaire (par rapport à ce qui peut être conçu [par un honnête homme de bonne double culture numérique et métier, et pratiquant une démarche de design thinking (avec une étape de conception préliminaire suffisamment pensée sous tous les angles)] selon l’état de l’art et de la diffusion prévisible des technologies – comme le smartphone low cost et divers objets connectés. Elle interdit juste de s’autocensurer trop tôt sans expliciter, et sans avoir une large vision cultivée et structurée, et peut-être publique, des initiatives en cours sur la planète. Il faut exprimer le concept radical (qui peut d’ailleurs être moins cher à réaliser que les concepts intermédiaires, même en coûts de transformation), quitte à y renoncer en connaissance de cause, et éventuellement avec débat… mais en relevant le niveau et la culture numérique de nos débats publics et autres plateaux télé passéistes, par appel aux vrais penseurs et essayistes numériques cultivés et synthétiques, souvent nourris par les centres de pensées dédiés, académiques ou pas… et pas toujours français J. En positionnant ainsi les curseurs de manière éclairée sans s’autocensurer, nous pratiquons ainsi la gestion de notre stress collectif face à la vague numérique, en s’inspirant des méthodes de placement de curseur du neurocogniticien Jacques Fradin dans son œuvre innovante « l’intelligence du stress » !

 

Betfair
#2344, le 19/12/2014 - 11:16

Elargir l’offre de paris sportif en ligne afin d’assurer son attractivité

L’offre de paris sportifs en France est limitée par la loi du 12 mai 2010 à deux catégories de produits: le pari à cote fixe et le pari mutuel. Une ouverture contrôlée dans le cadre législatif existant à d’autres formes de paris déjà règlementées dans certains Etats membres de l’Union européenne renforcerait l’attractivité du secteur tout en assurant la protection des consommateurs en s’appuyant notamment sur d’autres expériences européennes.

 

Le betting exchange ou « bourse de paris » est une modalité de pari en ligne interdite en France depuis l’introduction de la loi de 2010. Contrairement au pari à cote fixe traditionnel, dans le cadre du betting exchange, l’opérateur est dans une position de neutralité par rapport au résultat final de la compétition et ne court aucun risque financier. Les opérateurs de betting exchange offrent une plateforme sur laquelle les parieurs s’échangent indirectement des paris à des cotes qu’ils fixent eux-mêmes à charge pour la plateforme de trouver une contrepartie qui fixe la cote, sinon le pari n’est pas réalisé. Les joueurs n'ont pas d'interaction directe, ils ne connaissent pas l’identité de la contrepartie, le pari s'effectue par l'intermédiaire d'une plateforme technologique. Ceci rend quasi impossible les activités illégales telle que les fraudes et le blanchiment d'argent, L’opérateur se rémunère habituellement par une commission prélevée sur les gains des parieurs. Aussi, seule une fiscalité assise sur le produit brut du jeu (PBJ) ne peut satisfaire aux spécificités de ce produit.

 

Les rapports parlementaires de 2010 et de 2011 font tous deux référence aux risques que le betting exchange créerait du point de vue de l’addiction aux jeux et de la fraude sans cependant apporter les preuves concrètes de telles justifications. Or, de plus en plus d’Etats membres de l’Union Européenne règlementent ce produit à mesure que le marché des jeux en ligne s’ouvre à travers le continent. Historiquement, le Royaume-Uni est le premier pays en Europe à avoir règlementé ce produit, mais d’autres ont suivi, tels que le Danemark, Malte, l’Italie, et la Bulgarie. Aucune de ces juridictions n’a connu de difficultés particulières, que ce soit en matière d’addiction ou de fraude. Aussi, le marché continue de s’ouvrir, notamment en Espagne dont le régulateur vient de lancer un appel d’offre pour des licences de betting exchange qui seront opérationnelles dès l’année prochaine. Il est à noter que tous ces Etats ont opté pour une fiscalité assise sur le PBJ.

 

Ainsi, nous appelons le gouvernement à reconsidérer l’interdiction du betting exchange au regard de l’évolution de la règlementation en Europe tout en introduisant une fiscalité appropriée. La levée de l’interdiction  pourrait se faire en vue de la Coupe d’Europe de Football qui se tiendra en France en 2016, qui suscitera parmi les parieurs français un intérêt plus grand encore que la Coupe du Monde de 2010, sur laquelle le gouvernement s’était appuyé pour justifier l’ouverture du marché.

Ikrame Smaali
#2333, le 18/12/2014 - 21:37

Neutraliser le pouvoir des multinationales afin de favoriser les petits commerce et donc l'économie nationale.

Afin de contribuer à l'essor de l'économie nationale et notamment du marché du livre, il semble nécessaire d'instaurer des lois visant à neutraliser la puissance des multinationales qui semblent être une menace pour la stabilité de l'état. En effet, l'exemple d'Amazon étant le plus représentatif de la superpuissance de ces entreprises qui ont un poids important voir égal à celui de l'état et qui se réservent le droit d'imposer leur propres lois sur le marché. Ainsi, pour préserver le rôle de l'état de même que sa légitimité, il semble nécessaire d'instaurer des mesures plus drastiques afin de réguler le pouvoir de ces multinationales et limiter leur influence sur le consommateur et ses habitudes de consommation.

GESTE  Compte vérifié
#2284, le 18/12/2014 - 12:14

Jeux de divertissement

La Loi du 17 mars 2014 relative à la consommation, dite « Loi Hamon », a modifié les dispositions de la Loi du 12 mai 2010, relative à l'ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne, et du Code de la Sécurité Intérieure, prévoyant le principe d’interdiction des jeux de loterie, dans un sens qui apparaît totalement disproportionné et injustifié au regard des objectifs annoncés. Par ailleurs, ces nouvelles mesures ont dès à présent des conséquences économiques désastreuses sur le secteur des jeux de divertissement qui est porteur d’innovation et d’emplois. Cet impact confirme ainsi les inquiétudes exprimées pendant les  travaux parlementaires (voir en ce sens notre communiqué du 24 janvier 2014).

 

Le Code de la Sécurité Intérieure interdit tous les jeux offerts au public dès lors que ceux-ci comportent une part de hasard, même partielle, un sacrifice financier et entraînent l’espérance d’un gain. Le Code précise que sont aussi visés par cette interdiction les jeux reposant sur le savoir-faire du joueur. Ainsi, la prédominance du hasard n’est plus un élément déterminant de la politique des jeux française. Or, il est largement admis que le hasard est la cause première et principale de troubles à l’ordre public tels que les problèmes d’addiction. De nombreuses études allant dans ce sens ont été conduites en France et à travers l’Union européenne. Lorsque le montant en jeu est limité et que le savoir-faire du joueur prédomine, les risques de fraude, de blanchiment d’argent ou d’addiction sont en pratique restreints. Soucieux toutefois de répondre à ces problématiques, les professionnels du secteur du divertissement ont mis en œuvre des règles et moyens de détection efficaces des comportements de jeux anormaux ou de l’usage de robots.

 

Les nouvelles dispositions de la loi Hamon conduisent donc à prohiber des jeux de divertissement aussi variés que les tournois multi-joueurs, les jeux de cartes, les jeux de simulation vidéo, etc… de la même manière que les loteries payantes reposant sur le hasard. La disproportion d’une telle mesure est établie dès lors qu’il existe des méthodes de régulation moins contraignantes, telles que celles prévues pour le secteur des jeux de hasard en ligne. Par ailleurs, les justifications avancées par le Gouvernement lors des débats au Parlement, principalement la lutte contre les sites de jeux faussement gratuits, ne sont pas suffisantes pour soutenir une interdiction aussi large.

 

En tout état de cause, dans les faits, l’application de la loi a conduit à un assèchement de l’offre de jeux d’adresse sans justification. En effet, la presse s’est faite l’écho ces derniers mois de la fermeture de plusieurs start-ups françaises directement touchées par cette nouvelle interdiction. Le message politique envoyé à ce secteur innovant est incompréhensible et incompatible avec les appels répétés du Gouvernement à plus d’investissement et d’innovation. Ce qui est d’autant plus regrettable que le secteur français des jeux est reconnu pour sa vitalité et attire des investissements et de nouveaux acteurs de toute l’Union européenne.

 

En conclusion, nous appelons le gouvernement à reconsidérer le principe de prohibition, pour toute l’industrie des jeux de divertissement, et à permettre aux jeux, dans lesquels le savoir-faire des joueurs est prédominant, de se développer dans un cadre législatif adapté qui prendrait en compte le souhait légitime du Gouvernement de protéger les consommateurs.

Spiil - Syndicat de la presse indépendante en ligne
#2247, le 18/12/2014 - 09:29

Créer un environnement favorable à une presse de qualité – Le rôle des pouvoirs publics

Constat : des aides publiques insuffisamment orientées vers une presse indépendante et innovante

Les mécanismes de soutien public ont profondément évolué depuis 2012 : plus de transparence, une meilleure prise en compte de l’innovation, un souhait d’accompagnement dans la mise en place de solutions de monétisation des contenus.

En même temps, les pouvoirs publics ont renforcé le « ciblage » des mesures de soutien sur la presse (imprimée ou numérique) qualifiée d’IPG (« information politique et générale ») par la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse.

Le Spiil conteste la notion même de presse d’information politique et générale :

  • il crée des problèmes insolubles de concurrence ;
  • la presse IPG n’a pas le monopole de l’innovation et de l’inventivité ;
  • le critère d’IPG est inadapté aux objectifs que devraient poursuivre les pouvoirs publics : promouvoir une presse indépendante et de qualité ; et garantir son pluralisme.

Si cette évolution de « ciblage » des aides sur la presse IPG devait se renforcer encore à l’avenir, c’est potentiellement l’ensemble du régime économique de la presse qui serait réservé aux seules publications IPG : voir ci-après un tableau des aides directes ou indirectes réservées aux publications IPG, et un tableau des aides indirectes non (encore) limitées à la presse IPG – toutes les aides directes étant désormais ciblées « IPG ».

Sources :

* Rapport de l'Assemblée Nationale pour la presse, PLF 2015 (M. Carpentier)

** Rapport du Sénat pour la presse, PLF 2015 (M. Laurent)

*** Blog de M. Erwan Gaucher

Autres : Evaluations Spiil

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Or, les registres de la CPPAP comportent :

  • 787 services de presse en ligne (dont 247 pure-players), parmi lesquels
  • 228 (dont 76 pure-players), soit un tiers disposent d’une qualification d’information politique et générale.

 

Propositions pour contribuer à un écosystème dynamique

Les propositions ci-dessous sont orientées par le souci :

  • de contribuer au développement de la presse en tant que filière économique, au delà de la segmentation du secteur (IPG/non IPG, nationale/régionale, quotidienne/hebdomadaire, gratuit-payant ; etc.) ;
  • mieux définir les objectifs que devraient poursuivre les pouvoirs publics.
  1. Renforcer la transparence pour une meilleure efficacité des aides

Les tableaux ci-dessus montrent que de nombreuses mesures de soutien ne font pas l’objet d’évaluation financière. Comment, dans ces conditions, déterminer leur efficacité ?

  1. Rationaliser les « outils » de soutien public en fonction des besoins de la filière

Actuellement, les objectifs des aides résultent de choix historiques, eux-mêmes fondés sur des modèles économiques dépassés, qui s’éloignent peu à peu des objectifs démocratiques de promotion d’une presse indépendante et de qualité. La rationalisation des mesures de soutien en vue de mieux les adapter à ces défis et aux valeurs démocratiques permettrait de mieux contribuer à l’édification d’un écosystème « porteur » et pluraliste.

  • renforcement des fonds propres : la faiblesse des fonds propres des entreprises de presse est un handicap partagé par l’ensemble des entreprises de presse, quelle que soit leur famille d’appartenance.  Le Spiil approuve les efforts menés par le ministère de la culture et de la communication pour mieux faire connaître l'action de l’IFCIC auprès de la filière presse et d’élargir son champ d’action aux pure players. Le Spiil considère néanmoins que, s’agissant de mécanismes destinés à renforcer les fonds propres des entreprises et leur capacité d’investissement, il n’y a aucun raison de le restreindre aux projets « IPG ». Enfin, le Spiil suit avec intérêt l’initiative de créer un statut d’entreprise de presse d’information citoyenne, mais considère que ce nouveau mécanisme aura un impact limité s’il est restreint aux seules entreprises éditant une publication IPG, et s'il n'est pas accompagné d'incitations fiscales en faveur des entreprise de presse indépendantes.
  • Soutien à la prise de risque entrepreneurial et innovation : le Spiil milite depuis sa création pour que le Fonds stratégique de développement de la presse (FSDP) privilégie les projets innovants ; collectifs ; orientés vers une meilleure monétisation des contenus de presse. La récente réforme du FSDP va dans le bons sens mais est encore insuffisante.
  • Soutien à  l’investissement dans la filière : l’article 39bis A du CGI (réserves fiscales) constitue le principal outil de soutien à l’investissement. Il est en fait très peu utilisé car , d’une part, il est limité aux entreprises éditant une publication IPG, et, d’autre part, il ne concerne que les entreprises réalisant des bénéfices. Cet outil est donc peu opérationnel et devrait être revu en fonction d’outils plus efficaces : élargissement du champs d’application de l’article 220 undecies du CGI par exemple.
  • Aide au lectorat : le taux de TVA de 2,1% élargi à l’ensemble de la presse reconnue par la CPPAP doit être maintenu comme élément principal de la modernisation de l’offre éditoriale proposée aux lecteurs. Le Spiil soutient la défense, par l’administration française, de ce principe fondamental auprès de la Commission européenne, qui conteste le bien fondé de la loi du 27 février 2014, et auprès des administrations des autres États-membres.
  • Modernisation sociale : la Convention collective des journalistes doit être modernisée afin de l’adapter à l’exercice des nouvelles compétences et des nouveaux métiers. Dans le secteur de la presse comme dans beaucoup d’autres secteurs en mutation structurelle, on constate que la dimension sociale constitue un frein à la modernisation. La mutation structurelle de la filière passe donc par une poursuite de la réforme des aides d’État. « La question d’une suppression progressive des aides directes à la presse doit désormais être posée, avec bien entendu un accompagnement social indispensable dans un secteur qui emploie plusieurs milliers de personnes notamment dans l’imprimerie et la diffusion » (Extrait du Rapport « Presse » de l’Assemblée Nationale, octobre 2014) . 
  • Garantir la loyauté sur le marché de la presse : l’application du droit de la concurrence est un outil fondamental pour garantir le respect de comportements loyaux sur le marché de la presse. En ce sens, le Spiil salue la Résolution du Parlement européen du 27 novembre 2014 sur le renforcement des droits des consommateurs au sein du marché unique numérique, notamment dans sa demande, adressée à la Commission, de présenter des propositions visant à séparer les activités de moteurs de recherche des autres services commerciaux. L’expérience récente montre que les tentatives d’imposer aux moteurs de recherche des contraintes fondées sur le droit de la propriété intellectuelle (« Google Lex ») sont d’une efficacité limitée, et que seul le respect des règles de concurrence loyale et de celle imposées aux entreprises en position dominante sont de nature à permettre une répartition équitable des valeurs entre les différents acteurs du marché de la presse.

 

  1. Qui soutenir ? Le débat Presse IPG vs. Presse indépendante

Les éléments ci-dessus montrent les limites d’un soutien centré sur les titres IPG.  Dans l'écosystème numérique, les publications de presse s’affranchissent des frontières entre l’information générale et l’information spécialisée, et font éclater les distinctions habituelles entre « familles de presse ». Les « quotidiens » développent des contenus « magazines », imprimés ou numériques, et inversement. Tous les titres de presse « IPG » développent des thématiques traditionnellement qualifiées de spécialisées, voire purement commerciales, tandis que nombre de publications « spécialisées » publient des contenus IPG. Cette démarche non seulement répond aux demandes et aux besoins des lecteurs, mais elle constitue aussi l'une des conditions essentielles du développement de la presse et de ses nouveaux modèles économiques.

Pour ces raisons, le Spiil se prononce en faveur d’un soutien public orienté vers une presse indépendante et citoyenne, fondé sur les critères suivants :

  • l’indépendance économique des entreprises de presse et de leur rédaction ;
  • le respect des règles professionnelles et de déontologie ;
  • l’apport du titre de presse au débat démocratique, à la connaissance ou au savoir.
Spiil - Syndicat de la presse indépendante en ligne
#2246, le 18/12/2014 - 09:26

un cadre inadapté pour la promotion d’une presse indépendante et pluraliste

Constat : un cadre inadapté pour la promotion d’une presse indépendante et pluraliste

Le secteur de la presse française est confronté à de sérieuses difficultés dans la mise en place de nouveaux modèles économiques permettant de financer la mutation numérique. Le modèle économique de la presse en ligne s’appuie largement sur un marché publicitaire :

  • faiblement rémunérateur
  • bénéficiant principalement aux titres de presse les plus important sur leur segment
  • dominés par quelques acteurs mondiaux de type GAFA, principalement Google.

Les modèles par abonnement peinent à s’installer, sauf dans la presse professionnelle ou spécialisée, et sauf, dans la presse généraliste, pour quelques exceptions (Mediapart, par exemple).

Les nouveaux entrants, et particulièrement les sites de presse numérique indépendants, subissent de plein fouet la concurrence déloyale occasionnée par les avantages fiscaux dont bénéficient les grands acteurs numériques mondiaux de type GAFA : le Spiil a eu l’occasion de contribuer en détail sur les questions fiscales appliquées aux acteurs du numériques en 2013.

Enfin, les modalités actuelles de soutien public à la presse défavorisent les sites de presse en ligne indépendants, notamment ceux qui ne bénéficient pas du statut d’ « information politique et générale »,  en faveur d’entreprises « historiques » appartenant à des groupes financiers ou industriels.

Aujourd’hui, une grande partie de la presse française ne peut vivre sans des aides de l’État qui représentent près de 10% du chiffre d’affaires annuel du secteur (descendu depuis 2009 sous la barre symbolique de 10 milliards d’euros pour avoisiner les 8 milliards aujourd’hui). On ne retrouve une telle dépendance à l’aide publique nulle part ailleurs en Europe. Dans une démocratie, cette situation est malsaine. Malgré ces subventions, les principaux acteurs ne cessent de s’affaiblir : chiffres d’affaires en baisse, décroissance continue des diffusions, chute des recettes publicitaires, réduction de la taille des rédactions.

Ainsi, l’écosystème actuel continue à orienter l’essentiel de ses ressources vers le maintien de modèles anciens, indépendamment de toute réflexion sur leur finalité, leur pertinence et leur viabilité. Comme l’a montré l’histoire de nombreuses industries, les digues construites pour enrayer les bouleversements en cours sont non seulement inutiles, mais contre-productives. Elles sont inégalitaires, maintiennent une relation de dépendance du secteur vis-à-vis des pouvoirs publics et brident la créativité. In fine, c’est l’existence même d’une presse indépendante et forte qui est en péril.

Propositions pour réorienter les ressources du secteur

L’indépendance et la pluralité de la presse relèvent en premier lieu de la responsabilité des éditeurs. Mais cette indépendance et cette pluralité peuvent et doivent être légitimement soutenues par l’État, dont le rôle est de fixer le cadre juridique, fiscal et économique dans lequel elles peuvent s’exprimer et se renforcer. Cette transformation peut se faire sans ressources budgétaires supplémentaires.

Il appartient cependant à l’État de restructurer totalement les mécanismes en vigueur, pour que l’information soit plus indépendante, plus libre et plus diverse ; pour que la presse soit de plus grande qualité et qu’elle ait plus de lecteurs. Cela nécessite :

  • l’abandon par l’État, du critère « d’information politique et générale » comme critère d’accès aux aides (directes ou indirectes), au profit de critères ayant pour objectifs de promouvoir l'indépendance et le pluralisme de la presse de qualité. Seule une presse indépendante et pluraliste peut réellement jouer un rôle citoyen ;
  • une réelle prise de conscience des enjeux par les principales parties prenantes : éditeurs, journalistes, lecteurs, législateurs et prestataires de la presse ;
  • de l’imagination, de la créativité, de l’innovation sur toute la chaîne de production et de diffusion de l’information.
Pascal PETITCOLLOT  Compte vérifié
#2197, le 16/12/2014 - 15:36

La France à l'initiative d'une "Constitution européenne du numérique".

"5% du PIB européen, 660 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel et plus de 2,5% de l'emploi total dans l'Union européenne en 2010 ", etc... Ce constat, unanime dans les faits, souffre plusieurs interprétations. Si effectivement, le secteur TIC représente une part prometteuse de l'économie européenne, il pourrait être bien plus important, et la France moteur dans la croissance de ce domaine.

Pour ce faire, selon l'ADIJ et le Cercle Montesquieu, la France pourrait porter le projet européen d'une "Constitution européenne du numérique", qui porterait les 7 objectifs de l'Agenda européen définis par la Commission européenne. La France, pays par essence de tradition civiliste, est la plus en mesure de mettre en place le socle juridique qui constituerait un véritable "état de Droit numérique", à l'entrée duquel chaque état dépose sa souveraineté.

Une consultation des spécialistes du Droit TIC dans chaque pays, une compilation des pratiques acteurs économiques du domaines, permettrait de rassembler un certains nombre de principes, propres au domaine TIC, qui seraient consigné dans cette "Constitution européenne du numérique".

Pascal PETITCOLLOT  Compte vérifié
#2196, le 16/12/2014 - 15:33

L’Entreprise du numérique déclarée cause nationale et la création d’un label particulier.

Selon l'ADIJ et le Cercle Montesquieu, ill pourrait paraître opportun de définir un certain nombre de règles qui s'appliqueraient à une notion d' "entreprise du numérique", qui saurait entraîner un mouvement général de digitalisation de l’économie, et concernera, à terme, une multitude de secteurs. Ainsi, l'ensemble des "entreprises françaises du numérique" pourraient, en fonction de leur état d'avancement vers le numérique, prétendre à ce statut. Cela aurait pour effet de créer un véritable "mouvement vers le numérique".

Ce statut permettrait aux "entreprises du numérique" de prétendre à un certain nombre de droits spécifiques, facilitateurs de business, de rapidité de fonctionnement, mais encadrés par l'Etat:

- mesures fiscales concrètes à l'égard des entrepreneurs (type un régime particulier de stocks options);

- possibilités de financement privées garanties par le secteur public, d'appel à l'épargne des français, avec une attractivité fiscale spécifique;

- l'accès à des prestataires qualifiés, sur des modes contractuels spécifiques, favorisant le "travailler ensemble" au niveau national;

- des mesures sociales autour du "social good", peut-être notamment des dispositifs de retraites spécifiques ( basés sur des fonds de véritable "venture capital "?)

- des exigences de normes de cybersécurité, la mise en place de bonnes pratiques sous la forme de l’émergence d’une culture plus soft law, fourniture de services de cryptage,

- le recours facilité à la conciliation en cas de conflit.

Pascal PETITCOLLOT  Compte vérifié
#2195, le 16/12/2014 - 15:31

La création de "Data sensibles"

D'une part, les règles françaises sont très contraignantes en matière d'utilisation des données personnelles, et peuvent bloquer le développement économique sur le "Big Data". D'autre part, certains domaines sensible de la vie des individus exigent la plus parfaite "étanchéité". La notion de "Big Data" risque d'emporter la distinction entre les données personnelles, qui pourraient faire l'objet de commerce entre les protagonistes économiques, et celles qui ne doivent pas être utilisables dans ce même contexte.

L'ADIJ et le Cercle Montesquieu proposent donc de définir un espace sécurisé, en bonne coordination avec les instances européennes, et les pays désireux de mettre en place un espace de libre concurrence serein en matière d'économie numérique. La notion de "données sensibles", de données essentielles, pourrait réserver l'accès à certaines données dans certains domaines (santé, justice, ...), à l'utilisation par certains professionnels (médecins, magistrats, avocats, ...), dans le cadre de la législation actuelle. Le reste des données personnelles pourraient être "libérées", dans un cadre défini spécifique, de façon à ne pas considérer non plus les données personnelles comme une simple marchandise.

Au vu, notamment de la dernière décision du 27 novembre dernier des députés européens, qui tendrait à séparer des données soumises à des moteurs de recherche, d'autres qui pourraient faire l'objet de commerce, l'encadrement du commerce des données personnelles semble être une réflexion que la France, du fait de sa tradition juridique, de la construction du droit des données personnelles, autour du respect à la fois de la chose publique et de l'individu, peut entraîner. Au vu des prétentions des chefs d'entreprises du numérique "très intéressés par l’évolution du cadre législatif et fiscal encadrant les start-ups" (Le Monde 4/10/2014), l'accès au Big Data ne peut être traité dans le cadre des réglementations actuelles, sous peine de passer à côté de marchés importants.

Alexandre
#2152, le 16/12/2014 - 09:56

La stratégie d'Amazon

Par le moyen de toutes ses innovations technologiques, Amazon cherche à comprendre dans les détails le comportement des consommateurs qui visitent son site Internet. En effet, la firme a mise au point des logiciels permettant de suivre pas à pas les faits et gestes des visiteurs afin d'adapter ses techniques de ventes additionnelles. Mais si ces techniques utilisées par Amazon sont portées à la connaissance de ses clients, ceux-ci pourront avoir une réticence à utiliser le site marchand de peur d'être espionnés et d'être toujours poussé à la consommation.

N. Parmentier
#2128, le 14/12/2014 - 18:58

La protection des données personnelles des utilisateurs d'internet

Les sites marchands comme Amazon développent des logiciels dont l'objectif est de pousser les clients à l'achat, et cela en utilisant leurs données personnelles. Or, les utilisateurs d'internet revendiquent le respect de leur droit à la vie privée. Il apparaît donc primordial de faire valoir ce droit des clients et des utilisateurs d'internet. L'état français se doit d'agir, et devrait donc mettre en place une institution qui s'occuperait de répertorier les logiciels utilisés par les e-marchands, et créer un commissariat qui permettrait de condamner les entreprises utilisant des outils informatiques qui ne respectent pas la vie privée des utilisateurs d'internet.

 

N. Parmentier
#2127, le 14/12/2014 - 18:50

La protection des données personnelles des utilisateurs d'internet

 

Les sites marchands comme Amazon développent des logiciels dont l'objectif est de pousser les clients à l'achat, et cela en utilisant leurs données personnelles. Or, les utilisateurs d'internet revendiquent le respect de leur droit à la vie privée. Il apparaît donc primordial de faire valoir ce droit des clients et des utilisateurs d'internet. L'état français se doit d'agir, et devrait donc mettre en place une institution qui s'occuperait de répertorier les logiciels utilisés par les e-marchands, et créer un commissariat qui permettrait de condamner les entreprises utilisant des outils informatiques qui ne respectent pas la vie privée des utilisateurs d'internet.

 

Dialla Danfakha
#2118, le 14/12/2014 - 15:54

Favoriser la transition vers secteur audiovisuel français moderne

L'arrivée d'acteur comme Netflix sur le marché français transformera assurément le paysage de l'audiovisuel français. L'exception culturelle étant l'une des spécificités de l'audiovisuel français. Une collaboration étroite entre Netflix et le gouvernement est nécessaire afin d'assurer la transition vers un système audiovisuel moderne. Ceci notamment par le biais d'une contribution que paierai Netflix pour relancer la création audiovisuelle francaise.

Mathilde OMS
#1987, le 09/12/2014 - 14:15

Formation des entreprises françaises aux spécialités du marché chinois et du e-commerce

Alibaba est leader dans le secteur du e-commerce  en Chine : il a su se démarquer par rapport aux entreprises européennes et américaines (qui avaient essayé avec difficulté d’intervenir sur le marché chinois) grâce à une offre complètement adaptée aux habitudes chinoises (mode de paiement et design du web). De plus Alibaba a joui de sa nationalité chinoise et ne s’est donc pas heurté aux réglementations qu’impose parfois le gouvernement chinois aux entreprises occidentales, qui sont ralenties dans leurs projets en Chine. Ainsi les entreprises françaises ont des difficultés à intégrer le secteur du e-commerce chinois et plus largement asiatique. 

Afin que les entreprises européennes et plus particulièrement françaises puissent avoir une visibilité sur le marché et pour casser cette situation de monopole qu’a Alibaba par exemple sur le marché chinois, les entreprises françaises doivent être formées sur les spécialités du marché chinois en termes de e-commerce.

Il pourrait donc exister des formations à la fois en France mais aussi sur terrain en Chine, afin de mieux cerner le comportement chinois. Ces formations pourraient être organisées via les ambassades des deux pays. Lors de forums ou salons professionnels du secteur (e-commerce et numérique) les chambres de commerce (CCI), Ubifrance ou des entreprises privées pourraient donner des conférences avec des études de cas précis. De plus l’Etat pourrait grâce à des aides financières payer aux entreprises des formations d’organismes privés. Par exemple les chinois apprécient des design web très chargés alors que les entreprises occidentales ont plus tendance à proposer des sites web épurés. Les Chinois sont encore réticents aux payements via Pay Pal ou Visa alors que cette pratique est beaucoup plus démocratisée en Europe ou en Amérique du Nord.

 Pour finir, Alibaba veut aussi s’internationaliser : il faut donc favoriser la création de partenariats entre les deux pays avec par exemple l’aide à la création de « joint-venture »  avec des entreprises du e-commerce en Chine.  L’idée s’insérerait dans une atmosphère d’échange de bons procédés à l’amiable : «  nous pouvons apporter aux chinois autant qu’ils peuvent nous apporter ».  Pour cela l’Etat français pourrait subventionner des projets de développement de e-commerce en Chine.

DGE  Compte vérifié
#677, le 28/10/2014 - 14:01

Quelques références utiles

Ci-dessous une contribution nourrie de références qui permettront sans aucun doute d’éclairer le débat  :

McKinsey, Accélérer la mutation numérique des entreprises : un gisement de croissance et de compétitivité pour la France

http://www.mckinsey.com/global_locations/europe_and_middleeast/france/fr/latest_thinking/accelerer_la_mutation_des_entreprises_en_france

Roland Berger, Du rattrapage à la transformation: l’aventure numérique, une chance pour la France

http://www.rolandberger.fr/publications/publications_france/2014-09-29-Aventure_numerique.html

Accenture, Accenture Technology Vision 2014: Every Business Is a Digital Business

http://www.accenture.com/microsite/it-technology-trends-2014/Documents/TechVision/Downloads/Accenture_Technology_Vision_2014.pdf

G9+, Transformation digitale vers l’entreprise numérique : opportunité ou contrainte ?

http://cr.g9plus.org/CR-418-2013-02-26.pdf

BCG, The Connected World, The Digital Manifesto: How Companies and Countries Can Win in the Digital Economy

https://www.bcgperspectives.com/content/articles/growth_innovation_connected_world_digital_manifesto/

Strategy& (ex PWC-Booz&Co), Digitization and Prosperity

http://www.strategy-business.com/article/00127?pg=all

Rapport Lescure, L’exception culturelle à l’ère numérique, mai 2013

http://www.culturecommunication.gouv.fr/var/culture/storage/culture_mag/rapport_lescure/index.htm#/15

Fabian RODES
#538, le 11/10/2014 - 13:21

La protection de l'innovation, un enjeux primordiale pour garantir la compétitivité

L'innovation permet à toute entreprise d'ouvrir de nouvelles perspectives de croissance, sur son segment de marché comme en diversifiant ses produits/services.

Acquise par croissance externe ou bien fruit des travaux de l'entreprise, l'innovation doit être protégée au sein de l'entreprise afin que celle-ci profite pleinement à la croissance de cette dernière, et non au profit de tout autre compétiteur.

A chaque stade de l'innovation (plan stratégique, recherches, développement, distribution), des informations matérielles et immatérielles peuvent mettre en péril tout ou partie de l'activité économique de l'entreprise si ces éléments sont derobés et utilisés à son insu.

La protection de l'innovation est donc un complément nécessaire et vital pour garder l'atout de compétivité engendré par l'innovation.

Sony
#462, le 08/10/2014 - 00:38

La dépendance des grandes entreprises aux ESN / SSII

La vague numérique fait passer l'informatique du stade d'outil (économiseur de ressources) au stade de système nerveux (central et périphérique) de l'entreprise.

La stratégie financière des dirigeants de ces entreprises ou de leurs DSI qui consiste à confier la gestion et l'évolution de ce système nerveux interne à des ESN / SSII généralement pour une histoire de ligne budgétaire.

Mais les risques sont énormes et la paralysie proche :

  • différence entre la raison d'être de l'entreprise et celle des ESN
  • non maitrise ou maitrise partielle du SI
  • couts via ESN / SSII démesurés par rapport à des couts portés par l'entreprise

Quelles barrières lever pour que les entreprises embauchent les profils dont elles ont besoin pour relever les défis du numérique ?

  • flexibilité dans les contrats de travail ?
  • une prise de conscience de la part des décideurs ?
  • des conditions d'emploi meilleures côté entreprise que ESN /SSII ?
Emmanuel Gaudin
#610, le 17/10/2014 - 18:06

Le logiciel libre gratuit: création ou destruction de valeur

Les logiciels ont cette particularité que leur distribution ne coûte rien. Partant d'un principe généreux de partage il existe aujourd'hui de nombreux logiciels libres et gratuits, les plus connus étant Linux, Android, ou Open Office. Initialement ces logiciels étaient développés par des hackers qui travaillaient dans des grandes sociétés pour des besoins internes ou de recherche. Certains de ces développements ont aussi eu parfois pour objectif de stopper l'hégémonie d'un éditeur commercial comme par exemple Open Office contre Microsoft Office, ou Eclipse contre Microsoft Visual Studio. Plus récemment de nouveaux business model sont apparus pour pouvoir financer la maintenance évolutive de ces logiciels comme par exemple Red Hat ou Ada Core. L'idée est de ne payer que les évolutions du logiciel et pas une "rente" à un éditeur. Or un éditeur a pour vocation d'investir par avance dans de nouvelles fonctionnalités. S'il échoue il perd son investissement, s'il réussit il gagnera plus que son investissement ce qui correspond à une rémunération du risque engagé. Lorsque le pari est réussi le différentiel entre ce que le logiciel a coûté à développer et ce qu'il rapporte à la vente est une création de valeur. Les logiciels libres et gratuits, eux, ne créent pas de valeur. Ces dernières années de plus en plus de financements publics ont été consacrés à des projets collaboratifs et des laboratoires de recherche pour financer des logiciels libres et gratuits qui ont de plus en tendance à concurrencer des éditeurs commerciaux. Finalement, ces fonds publics ne détruisent ils pas de la valeur ?

 

Comment faire ? Proposition des parties prenantes

Proposer une solution
GFII  Compte vérifié
#2427, le 19/12/2014 - 17:57

Le nécessaire accompagnement du développement du libre accès

Le libre accès peut être défini comme la mise à disposition sur Internet de documents et de données scientifiques et techniques que tout un chacun peut librement consulter, télécharger, copier, diffuser, imprimer, indexer.

Pour contribuer à favoriser la diffusion de la science et du savoir, l’écosystème scientifique et éditorial français doit s’inscrire dans une démarche de progrès et de réussite partagée sur le long terme. Le groupe de travail Open Access du GFII * a rédigé une synthèse sur le sujet du libre accès, qui se conclut par des recommandations suivantes :

1. Le libre accès n’est pas une réponse à la réduction des financements. Un travail éditorial de qualité effectué par des gens de métier a un coût, aussi bien dans le modèle auteur payeur que dans le modèle lecteur payeur.

2. Il est nécessaire de raisonner par discipline. Les contextes de l’édition STM et l’édition SHS, extrêmement différents (bassin linguistique, types d’éditeur, communautés de chercheurs, etc.), empêchent d’envisager des solutions identiques. La nature de la publication doit également être prise en compte.

3. Concernant les archives ouvertes, il est important de distinguer le dépôt à usage interne, le dépôt avec accès différé (embargo) et le dépôt avec accès public immédiat.

4. Il faut attirer l’attention sur le danger qu’il y aurait à mettre en place un système obligatoire de dépôt avec accès public sans période de protection raisonnable négociée avec les différents acteurs concernés et sans réflexion menée discipline par discipline.

5. Le groupe recommande la mise en place d’un système d’information partagé, normalisé et transparent sur la politique de chaque maison d’édition en matière d’archives ouvertes, ce qui a été commencé avec la mise en place de manière concertée du répertoire Héloïse.

6. Les responsables des archives ouvertes doivent veiller à respecter les politiques déclarées des maisons d’édition, dans un souci d’équilibre général. Il serait dommageable que les responsables des archives ouvertes mettent en place des systèmes automatiques qui permettent de demander directement aux auteurs leurs articles. Ceci risquerait de déséquilibrer les modèles économiques actuels et les relations de l’ensemble des acteurs.

7. Comme cela existe en biomédecine ou en astronomie, le développement d’un dépôt de métadonnées structurées par les éditeurs pourrait être mis en place en SHS, avec pour objectif principal de favoriser la visibilité des travaux des chercheurs francophones.

8. Plusieurs modèles économiques cohabitent actuellement. Il convient de bien mesurer l’opportunité ou non du libre accès « or » et du libre accès « vert », dans chaque contexte, en fonction des caractéristiques structurelles des disciplines, des communautés de chercheurs, des laboratoires et des financements.

9. Le groupe de travail appelle de ses vœux la création d’un lieu permanent de concertation, d’étude et de proposition. Cette instance nationale réunirait tous les acteurs concernés : pouvoirs publics, éditeurs, responsables de revues, financeurs de la recherche, instituts de recherche, universités, responsables de bibliothèques, etc.
Son objectif serait de traiter des systèmes d’édition et de diffusion des données et résultats de la recherche.
Dans le cadre de cette instance, il serait intéressant de mener des études et des expérimentations avec un processus rigoureux et transparent d’évaluation, pour préparer, conduire et accompagner les évolutions du secteur de l’information scientifique et technique.

*Le GFII a créé en septembre 2007 un groupe de travail consacré au libre accès qui réunit des représentants des principaux acteurs économiques concernés par ce sujet : instituts de recherche, éditeurs scientifiques, agrégateurs, plateformes de revues, agences d’abonnements, bibliothèques universitaires, etc. Grâce à la diversité des acteurs représentés dans le groupe de travail OA du GFII, ce groupe est devenu un lieu unique de rencontre et de discussion des différents membres de l’écosystème éditorial. Il s’agit donc d’un groupe rassembleur et médiateur qui vise à faciliter le travail de recherche scientifique, à améliorer les pratiques et contribuer à la meilleure compétitivité des acteurs français, ceci dans le cadre d’une vision large et progressiste.
Document complet : http://gfii.fr/fr/document/groupe-de-travail-gfii-sur-le-libre-acces-mis...

FEVAD  Compte vérifié
#2419, le 19/12/2014 - 17:37

Faire de la transformation numérique des entreprises une priorité dans les politiques publiques de croissance

Le secteur du e-commerce représente une des composantes les plus dynamiques de l’économie numérique.

Selon la FEVAD les ventes sur Internet devraient atteindre en 2014 plus de 56 milliards d’euros, en hausse de 10%.

Cette croissance s’accompagne d’une forte progression du nombre de Français qui commandent en ligne (34 millions) et d’une offre en pleine expansion (150.000 sites marchands actifs en France).

La France constitue  le 3ème marché e-commerce en Europe et le 6ème au niveau mondial.

Ces bons résultats reflètent la vitalité et le dynamisme du secteur. Mais ils masquent aussi une transformation numérique encore inachevée et un potentiel de croissance qui demeure important.

Si les Français ont massivement intégré le e-commerce dans leurs habitudes de consommation, cela n’est pas le cas des entreprises.  Ainsi, seules 14% des entreprises françaises utilisent internet pour vendre leurs produits ou services. C’est pratiquement deux fois moins qu’au Royaume Uni et trois fois moins qu’en Allemagne.

Le développement du commerce électronique entre entreprises constitue un enjeu majeur pour l’économie française.

Il s’agit d’abord d’offrir aux entreprises un puissant levier de promotion de leurs offres, y compris pour le développement à l’international. Mais c’est aussi le moyen de renforcer la compétitivité de l’ensemble de nos entreprises, grâce aux gains de  productivité liés à la dématérialisation.

En Allemagne et au Royaume Uni, une entreprise sur deux effectue ses achats en ligne contre 20% seulement des entreprises françaises.

 

Afin de relever le défi de la transformation numérique des entreprises, l’Etat, en coordination avec les organisations professionnelles, devrait mettre en place une politique volontariste d’accompagnement autour de plusieurs axes :

  • Accélérer le  processus de dématérialisation des commandes publiques afin de stimuler les investissements dans les entreprises intervenant sur les marchés publics en fixant des objectifs annuels pour l’Etat et les collectivités territoriales
  • Tourner les incitations fiscales à la fois sur l’équipement mais également sur la formation et les usages
  • Communiquer auprès des entreprises sur les enjeux liés à la transition numérique (performance/productivité)
  • Renforcer la mobilisation de l’ensemble des réseaux d’accompagnement des entreprises autour des enjeux numériques
FINANCE INNOVATION  Compte vérifié
#2404, le 19/12/2014 - 15:24

Soutenir le dynamisme des TPE/PME en réduisant l'incertitude/le risque liés à l'innovation

La France, à l’image des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou de la Suède, doit financer et soutenir, directement et indirectement ses PME innovantes.

Dans cette optique, l’Etat américain a développé une politique en fonction d’un constat partagé partout dans le monde : c’est dans les PME que surgissent les innovations les plus disruptives. On comprend pourquoi leurs grands clusters abritent maintes PME innovantes et favorisent leur éclosion puis leur développement grâce à des structures de capital-risque adaptées.

L’action de l’Etat américain est claire, elle permet de réduire les risques liés à l’activité de recherche d’innovations, au travers de divers dispositifs qui :

  • Garantissent une part minimale de commandes publiques et des programmes d’aides publiques à l’innovation pour les PME (23% des contrats gouvernementaux doivent être signés avec des PME) (Cf. le Small Business Development Act)
  • Consacrent une part des budgets de R&D externe des agences gouvernementales au soutien direct des PME (2,5% aux Etats-Unis) (Cf. Small Business Innovation Research Program (SBIR) 
  • Mettent en place des investissements partagés public/privé en capital risque (notamment au travers des Small Business Investment Compagnies qui bénéficient de taux et conditions privilégiées pour le financement de leurs projets)

 

Si les entreprises nord-américaines font beaucoup plus de R&D et d’Innovation, c’est parce que celles-ci sont très significativement subventionnées par le secteur publique, que ce soit directement ou indirectement.

En matière de soutien à l’innovation, l’objectif des pouvoirs publiques français doit être de réduire l’incertitude liée à l’innovation. A l’instar de l’organisation américaine, l’Etat français doit œuvrer à mettre en place un environnement permettant de rendre les dépenses d’innovation des start-up, TPME/PME plus rentables très tôt.

L’exemple américain, mais aussi les exemples scandinave ou anglais montrent que le soutien massif aux PME innovantes est une est une condition nécessaire pour que l’économie atteigne des performances élevées et durables en terme de croissance économique. Aucuns pays développé ne semble échapper à ce constat. Ne pas comprendre ce phénomène c’est laisser la France, mais aussi l’Europe décrocher en termes de compétitivité.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#88, le 30/09/2014 - 10:42

Installer la culture de l’innovation au coeur du système éducatif au-delà d’une politique d’équipement

Développer des programmes de “revolving doors” (circulation des ressources humaines au sein de plusieurs projets et organismes) entre le système universitaire, les administrations, la recherche, les entreprises et projets numériques, en France et à l’étranger - par exemple des villas Medicis du numérique ou un Erasmus du numérique.
Systématiser l’intégration des chefs d'entreprises (grands groupes et startup) dans les comités chargés des programmes scolaires des universités, des écoles d'ingénieur, des écoles de commerce...
Favoriser des projets scolaires et universitaires avec des entreprises/des startups (enseignements d’initiation à l’entrepreneuriat, projets collectifs avec des entreprises, etc.) et valoriser la notion de transversalité, le mode projet, l’innovation et la créativité, l’apprentissage par l’erreur.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#87, le 30/09/2014 - 10:37

Encourager les stratégies de rupture auprès des entreprises publiques et dans la commande publique

Renforcer la place de l'innovation et du numérique dans la stratégie de moyen et long termes de l'Agence des Participations de l'Etat.
Renforcer la place de l’innovation de rupture dans les critères d’évaluation et d’attribution des marchés publics

ldubost
#1223, le 18/11/2014 - 16:47

Développer les modèles libres et ouverts

Il est nécessaire de considérer le numérique comme une "infrastructure" (voir la cause ci-dessous). En conséquence nous devons protéger les acquis de "l'open" et continuer et renforcer les actions en faveur des technologies libres et ouvertes:

- Pas de brevets numériques, ce qui est le cas en Europe (mais pas aux USA), ni de combinaison de brevets incluant des technologies numériques.
- Aide par l'état des modèles d'entreprises Open (1% open proposé par WithoutModels, exemptions fiscales).
- Valoriser les critères Open Source dans les appels d'offres publics en rendant obligatoire de justifier tout recourt à un logiciel propriétaire.
- Continuation et renforcement de l'investissement par l'état dans la recherche dans le domaine des technologies numériques et publication en Open Source des briques de bases manquantes des technologies numériques du futur (Intelligence artificielle, robotique, etc..).
- Libre accès aux publications scientifiques publiés dés leur sortie de façon libre (nous en n'y sommes pas encore en France au vu de cet article).
- Garantir l'accès libre aux données et aux services par API documentées publiquement pour tout utilisateur ou client qui le souhaite et souhaite connecter un logiciel tiers.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#90, le 30/09/2014 - 10:43

Inciter les grands groupes à s’ouvrir aux start-up innovantes

L’idée serait d’inciter les conseils d’administration des entreprises du CAC40 à comprendre un membre fondateur d’une startup innovante et d'encourager les entreprises à organiser et à participer aux hackathons (concours d’innovation) avec des startups.

Il est également nécessaire d’encourager les grandes entreprises à raccourcir leur circuit de prise de décision pour qu’il soit plus en phase avec les cycles technologiques qui rythment la vie des startups.

spectre3brad
#482, le 08/10/2014 - 14:12

Rehaussement des technologies

Il faut augmenter le débit maximum sur le territoire qui est aujourd'hui de 2M max ATM à un niveau plus élevé pouvant répondre aux besoins des entreprises et particulier.

Aujourd'hui on parle de plus en plus de multi-TV en 4K et même 8K seulement à ce jour beaucoup ne peuvent même pas recevoir un flux TV dit classique car débit trop faible alors comment suivre une avancé technologique ?

Si l'on a un serveur hébergé nous même le débit montant est souvent trop faible il faut donc prévoir une montée de ce coté aussi pour répondre à ce type de besoin.

La solution serait donc d’accélérer le déploiement de fibre optique et des NRA-HD au plus prés des habitations en zone mal desservie.

De plus nous sommes en retard pour pas mal de FAI sur le sujet de l'IPv6 ... Pourquoi?! Il faut forcer son déploiement auprès des FAI fixes et mobiles.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#89, le 30/09/2014 - 10:43

Encourager la transformation interne (organisationnelle, manageriale) des grands groupes

Il s’agirait de développer une charte de la transition numérique listant les étapes-clés en termes de ressources humaines, de niveau d’investissement, etc, et faire émerger une nouvelle génération de décideurs culturellement tournés vers le digital dans les grands groupes.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1540, le 25/11/2014 - 16:14

Lancer un programme de recherche économique sur les démarches open

Lancer un programme de recherche économique visant à démontrer le retour sur investissement et les externalités positives des démarches open.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1476, le 25/11/2014 - 12:22

Réseau d’innovation territoriale dans les services de proximité

Monter un projet exemplaire de tiers lieux pour innover dans les services de proximité. La structuration de ce réseau de lieux est une opportunité forte d’innovation. Il est en effet nécessaire d’innover sur trois plans :

  • Constitution du réseau : dans le contexte d’une redéfinition des différents réseaux territoriaux d’acteurs publics (La Poste, SNCF, etc.), des ressources variées sont mobilisables pour mailler le territoire aux côtés des 360 « Maisons de services au public » (MSAP) existantes ; ce réseau hétérogène devra toutefois être harmonisé, en veillant à la conformité des différents lieux à un cahier des charges formant le socle d’agrément ou de labellisation pour une accessibilité humaine et numériques des services au public ;
  • Animation du réseau : à l’échelle nationale, il faut que cette diversité du réseau soit une source d’enrichissement. Un mécanisme innovant sera mis en place pour permettre aux agents travaillant dans ces lieux de faire remonter les cas qu’ils ont eu à traiter et les bonnes pratiques qu’ils ont été amenés à mettre en oeuvre. Fonctionnant selon un modèle proche de TEDx (formats courts d’interventions, centralisation des vidéos, moteurs de recherche thématique permettant l’animation du réseau autour d’une base de ressources), ce mécanisme devra être de nature à rendre valorisant et stimulant ce passage par l’expérience d’agent polyvalent ;
  • Co-construction des versions futures des services numériques : la base d’expériences concrètes vécues par les usagers et des solutions innovantes imaginées par les agents pourra être progressivement ouverte aux innovateurs et aux développeurs, sur un plan local et national. Cela permettrait à des « mordus du numérique » de participer à la conception et à l’écriture des versions futures des services.
Pole Systematic Paris-Region  Compte vérifié
#1252, le 19/11/2014 - 15:31

Sensibilisation des acteurs économiques sur les nouvelles technologies

Dans le cadre des nouveaux modèles économiques et organisationnels :

  • il faut sensibiliser sur les nouvelles technologies, les acteurs du monde économique non encore utilisateurs de ces technologies, ce qui aidera nos PMEs à trouver des clients supplémentaires...
  • il faut  s'appuyer sur les Pôles, organisations professionnelles pour multiplier les rencontres entre acteurs économiques petits et grands, privés et publics (collectivités par exemple) à vocation Open Innovation et sous l'angle Business / partenariats...
Pole Systematic Paris-Region  Compte vérifié
#1251, le 19/11/2014 - 15:20

S’appuyer sur les Pôles de Compétitivités : les écosystèmes de croissance et de compétitivité

Il existe des écosystèmes qui permettent de rapprocher efficacement le monde de la recherche et le monde économique = les pôles de compétitivités. Le succès incontestable et reconnu de ces derniers tient en grande part pour le soutien à la démarche de R&D collaborative ainsi qu'à leur capacité à faire travailler ensemble laboratoires, startups, PME, GG et investisseurs.... On peut citer par exemple, le rapport de l’académie des technologies (avril 2014) intitulé «  la renaissance de l’Industrie » dans lequel le rôle des pôles est analysé : «  Les Pôles sont ainsi devenus les vecteurs du développement d’une culture de réseau et des catalyseurs d’écosystèmes de croissance et de compétitivité, réunissant autour de groupes leaders, une communauté de partenaires sur une feuille de route stratégique commune. Près de dix ans après leur lancement, ils apparaissent comme l’un des dispositifs dont on peut le plus attendre pour relancer la croissance de l’industrie ». 

pablo_paris
#608, le 17/10/2014 - 10:57

Inventer les "réunions numériques à la française"

Beaucoup de cadres s'ennuient encore en réunion devant des présentations de type powerpoint trop longues et l'utilisation des outils informatiques et numériques pendant les réunions est loin d'être optimale.

Je propose de formaliser et mettre en avant des méthodes génériques d'animation de réunion couplant à la fois les dimensions outils numériques innovants mais aussi les aspects de la dynamique de groupe.

Par exemple, il existe différents outils de mind mapping (y compris sous forme de logiciel libre) qui permettent d'obtenir un compte rendu à  la fois conforme, immédiat et unique . Il faut les mettre en avant et apprendre aux managers à bien les utiliser, en les associant avec les bonnes méthodes d'animation. Ils représentent un gain de temps significatif pour l'animateur mais aussi pour l'entreprise dans son ensemble.

D'autres pays sont en avance par rapport à la France sur l'appropriation de ces outils, en initiant les élèves dès l'enseignement primaire. Mais tout reste à faire dans le monde de l'entreprise. Je propose donc de formaliser une boite à outils de l'animation de réunion assistée par informatique "à la française" qui pourrait donner un nouveau souffle aux réunions. Cela dans un modèle ouvert, adaptable aux logiciels libres, et des méthodes génériques assez simples pour être utilisables par tous les managers et les consultants souhaitant les accompagner.

Frank Escoubes
#574, le 14/10/2014 - 01:12

Transformer les infrastructures numériques de l'entreprise afin qu'elles deviennent des "espaces tiers" ouverts sur l'extérieur

Les entreprises doivent, par le numérique, devenir des "espaces tiers" d'échanges avec le monde extérieur. Notamment au travers des pistes suivantes: 

  • Créer dans les entreprises des zones numériques d'expérimentation - de type Living Lab digital - dans lesquels les clients et usagers deviennent des contributeurs actifs faisant évoluer les offres de l'entreprise (open labs numériques)
  • Créer de nouveaux métiers dans les entreprises, notamment des experts usages capables de comprendre comment les clients s'approprient (et corrompent souvent) les usages des produits ou services offerts par l'entreprise ; et des experts d'interfaces capables de mettre l'expérience utilisateur au centre des nouvelles offres de produits ou services
  • Ouvrir les systèmes d'information des entreprises aux communautés externes afin que l'entreprise devienne un lieu de mise en débat des décisions : faire évoluer en ce sens les réseaux sociaux d'entreprises vers des espaces de tests et de co-construction des stratégies des entreprises auprès de leurs parties prenantes internes et externes
  • Dans une logique d'innovation ouverte, concevoir les entreprises comme des infrastructures sur lesquelles des partenaires externes (les membres du cluster autour de l'entreprise : clients, start-up, labos, sous-traitants, fournisseurs, universités, pouvoirs publics, etc.) peuvent venir se greffer pour créer une valeur partagée (ouvrir certaines données d'entreprises, proposer des bibliothèques d'API pour interfacer les applications développées à l'externe avec les systèmes internes de l'entreprise, etc.)
  • Concevoir le rôle social et sociétal de l'entreprise (RSE) comme une co-construction des engagements avec l'ensemble des parties prenantes directement ou indirectement impactées, liées entre elles par un carrefour numérique d'échanges continus.
  • Etc.

Bref, considérer l'entreprise de demain comme un "espace tiers" rendu possible par l'ouverture du numérique sur le monde extérieur. 

Contributions Journée de lancement  Compte vérifié
#551, le 13/10/2014 - 14:25

Numérisation des PME et ETI

Créer un pack Outils+Conseil et un budget public pour accompagner les PME/ETI dans leur maximisation : fournir un mode d'emploi très concret, très pratique (peut-être comment trouver son site d'e-commerce, quels prestataires, etc., avec du training également).

Jean-François LAPLUME
#435, le 07/10/2014 - 12:22

Aider les PME et ETI (des secteurs traditionnels) à découvrir les potentiels transformateurs du numérique dans leurs activités

Au-delà d'une sensibilisation "généraliste" des entrepreneurs aux grands enjeux du numérique, c'est au coeur même des entreprises qu'il convient d'amorcer la spirale d'innovation.

Il s'agit de faciliter le recours, par les PME et ETI, à des "études d'opportunités" balayant l'ensemble des processus de création, de production et de commercialisation des biens et services. Ces études d'opportunités ont pour objet de fournir des recommandations précises et concrètes quant aux domaines dans lesquels le numérique pourait apporter à l'entreprise un nouvel avantage compétitif:

- en apportant de nouvelles fonctions aux biens / services proposés (géolocalisation, objets connectés,...)

- en sophistiquant les processus de production (IHM, IHS,...)

- en approfondissant la relation client (Big Data, e/m/s-Commerce,...)

Ces études n'ont pas vocation à se substituer aux efforts nécessaires de R&D ou de réorganisation mais en apporteraient les axes stratégiques et une priorisation.

Ces études pourraient être :

- conduites par un réseau de cabinets spécialisés et labellisés à cet effet

- co-financées au travers de mécanismes déjà en place (ex. doublement du CICE pour les dépenses affectées à ce type d'études)

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1475, le 25/11/2014 - 12:08

Créer le « 1% open »

Créer le « 1% open » pour inciter les entreprises à se consacrer à des projets open.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1474, le 25/11/2014 - 12:05

Former les dirigeants, les administrateurs des entreprises et les responsables syndicaux

Former les dirigeants, les administrateurs des entreprises et les responsables syndicaux à la transformation numérique et à sa « grammaire ».

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1528, le 25/11/2014 - 15:41

Organiser une table ronde de haut niveau sur l’avenir des moyens de paiement

Organiser une table ronde de haut niveau entre le commerce et la banque sur l’avenir des moyens de paiement

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1493, le 25/11/2014 - 12:46

Étudier le recours à l’impression 3D

Étudier le recours à l’impression 3D pour réduire les flux logistiques.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1490, le 25/11/2014 - 12:41

Généraliser la mise en place d’une fonction de responsable du numérique (Chief Digital Officer)

Généraliser la mise en place d’une fonction de responsable du numérique (Chief Digital Officer) au sein des entreprises et des administrations, siégeant au comité exécutif.

FIEEC  Compte vérifié
#1184, le 17/11/2014 - 17:41

Nouveaux modèles économiques et organisationnels-FIEEC-1416242539

Le déploiement des infrastructures très haut débit fixe et mobile, notamment de la fibre optique, est une condition sine qua non du développement de l’économie numérique. Des réseaux numériques de qualité déployés massivement, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du bâtiment, sont en effet indispensables pour permettre le bon fonctionnement des nouveaux usages numériques et un outil essentiel à la mise en œuvre des politiques publiques ambitieuses (Plan France Très Haut Débit, Plans de la Nouvelle France industrielle…). A titre d’exemple, les acteurs de la filière fibre optique ont créé la plateforme Objectif fibre qui vise à lever les freins opérationnels au déploiement de la fibre optique notamment grâce à des guides de bonnes pratiques, des actions de formation et l’adoption de normes adaptées.

Contributions Journée de lancement  Compte vérifié
#550, le 13/10/2014 - 14:25

Formation professionnelle

Des stages et des PMO "in residence" dans les startups, les living labs et lieux de l'innovation

COSPACE  Compte vérifié
#1998, le 10/12/2014 - 15:21

soutenir l’hybridation des réseaux terrestres et satellitaires

Les flux vidéo linéaires et interactifs représentent plus de 40 % du trafic IP aujourd’hui et représenteront vraisemblablement plus de 65% du trafic IP de demain. Leur croissance annonce la saturation des réseaux terrestres de télécommunication alors qu’une partie importante de ce trafic serait plus efficacement distribué à tous et partout via un réseau broadcast de couverture globale.

Dans ce contexte, l’hybridation des réseaux consiste à combiner l’utilisation des infrastructures « broadcast » (notamment satellitaires) pour la diffusion des contenus dérivés de la télévision traditionnelle (« contenus linéaires »), et des réseaux haut débit (« broadband ») pour les usages de type Internet (« contenus non-linéaires »).

L’hybridation permet de tirer profit des avantages de chaque technologie et d’apporter le meilleur de la télévision connectée de manière uniforme sur l’ensemble du territoire - couverture universelle et qualité d’image pour la réception du contenu linéaire par satellite, rapidité d’accès et disponibilité du contenu non-linéaire par les réseaux haut débit.

L’intérêt pour l’écosystème est d’utiliser le satellite pour décharger les réseaux haut débit d’une partie des flux vidéo linéaires et interactifs et ainsi de les rendre plus disponibles pour les autres services IP (browsing, transferts de données, …).

Cette forme de complémentarité technologique est déjà une réalité : Orange propose une solution Triple Play (internet, TV, téléphone),  basée sur le réseau ADSL pour la partie Internet et sur le satellite pour la partie TV, aux abonnés dont la ligne ne permet pas de recevoir la TV directement par ADSL. Elle peut utilement être étendue aux zones moyennement denses  et enrichie dans les zones rurales ou isolées dans lesquelles le satellite vient également compléter la couverture du réseau terrestre pour offrir aussi le lien haut voire très haut débit en plus de la diffusion TV (triple play THD pour tous, partout).L’hybridation, qui a fait l’objet d’un livre blanc  coordonné par l’IDATE en 2013, est un concept qui mérite tout l’intérêt des pouvoirs publics car il est la solution permettant d’offrir rapidement et uniformément la télévision connectée partout en France.

Par la promotion de l’hybridation en France, les pouvoirs publics apporteraient leur soutien à l’ensemble des acteurs du numérique (industrie des télécommunications terrestres, des satellites de télécommunications, fournisseurs d’accès à Internet) au profit du citoyen et de l’utilisateur final,  dans une logique d’égalité d’accès de tous aux nouveaux usages numériques et audiovisuels.

En outre, le soutien apporté par les pouvoirs publics à l’hybridation des réseaux permettrait de créer les conditions favorables pour exporter de telles solutions, au bénéfice de l’industrie française. La France gagnerait à faire de l’hybridation un sujet de rassemblement de l’ensemble de la filière numérique et à veiller à ce que l’Union Européenne en retienne le principe dans la définition du prochain Agenda Numérique Européen.

Le COSPACE suggère que l’Etat analyse de manière systématique les solutions combinant systèmes terrestres et satellitaires dans les appels d’offres visant à réduire la fracture numérique sur le territoire. De plus, le COSPACE encourage l’Etat à faire connaitre cette position au niveau de l’Europe pour s’assurer que les solutions hybrides soient inclues dans le prochain Agenda Numérique Européen ce qui aurait un fort effet de levier au niveau des entreprises européennes du secteur (revenus, emplois…). 

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1535, le 25/11/2014 - 15:59

Élaborer un nouveau cadre de travail adapté à la valorisation de l’intraprenariat

Élaborer un nouveau cadre de travail adapté à la valorisation de l’intraprenariat.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1533, le 25/11/2014 - 15:49

Faire évoluer les normes comptables afin d’intégrer la data en tant qu’actif dans les entreprises

Faire évoluer les normes comptables afin d’intégrer la data en tant qu’actif dans les entreprises (promouvoir l’IAS 38 en ce qui concerne les normes IFRS).

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1531, le 25/11/2014 - 15:44

Lancer un programme de construction de quartiers autonomes utilisant les objets connectés et les services numériques de gestion énergétique

Lancer un programme de construction de quartiers autonomes utilisant les objets connectés et les services numériques de gestion énergétique

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1525, le 25/11/2014 - 15:36

Aller vers une assurance des usages en lieu et place des produits

Aller vers une assurance des usages en lieu et place des produits (pay as you live).

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1522, le 25/11/2014 - 15:34

Développer des normes et standards pour la valorisation des actifs numériques des entreprises

Développer des normes et standards pour la valorisation des actifs numériques des entreprises.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1519, le 25/11/2014 - 15:27

Améliorer les chaînes de production et les services de maintenance

Améliorer les chaînes de production et les services de maintenance en sensibilisant les industriels sur l’intérêt d’investir ou de co-investir dans les dispositifs de captation et d’exploitation des données.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1515, le 25/11/2014 - 14:17

Développer l’intelligence des infrastructures industrielles en réseau

Développer l’intelligence des infrastructures industrielles en réseau en s’appuyant sur les objets connectés et les drones.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1478, le 25/11/2014 - 12:26

Pass Mobilité universel sur mesure

Permettre à chaque individu, quelle que soit sa situation de mobilité, de se déplacer sans discontinuité dans son parcours. Lancer un pass mobilité universel pour permettre à chaque individu, quelle que soit sa situation de mobilité (personne à mobilité réduite, famille, retraité, groupe, touristes, etc.), de se déplacer d’un point A à un point B sans discontinuité de son parcours, grâce à :

  • un billet unique utilisable partout en France avec un système de paiement intégré au mobile ;
  • des services accessibles sur mobile enrichissant son trajet ;
  • une information contextuelle lui permettant d’arbitrer en faveur du mode de transport de son choix, et générée à partir d’une exploitation des données des opérateurs de transport et de la communauté d’utilisateurs.
PMU  Compte vérifié
#1614, le 27/11/2014 - 16:16

Jeux en ligne: autoriser les jeux d'adresse

Constat:

On assiste depuis quelques années sur internet à un développement substantiel des jeux d’habileté (skill games) proposés par des sites spécialisés de jeux en ligne, qui sous couvert d’une interprétation du droit en vigueur avant 2010, proposaient leurs services payants aux internautes français en toute impunité. Ces jeux mobilisent essentiellement l’adresse, l’intelligence ou le savoir-faire du joueur. Souvent dérivés de jeux traditionnels ils constituent un ensemble très diversifié : jeux de cartes, solitaire, casse-tête, sudoku, jeux de lettres ou jeux de quizz.

Ces jeux d’adresse ont fait l’objet d’une interdiction expresse dans la loi relative à la Consommation (17 mars 2014) dans son article L. 322-2-1.

Or il existe un marché des skill games, une offre et une demande. Désormais illégal, ce marché ne fait donc l’objet d’aucun contrôle et d’aucun prélèvement fiscal.

Solution proposée:

Les skill games pourraient constituer un relais de croissance important pour les opérateurs de jeu agréés. PMU propose qu’une dérogation à l’article L-322-2 du code de la sécurité intérieure soit prévue  pour ces jeux, et que ceux-ci puissent être autorisés dans un cadre régulé par l’ARJEL, l'autorité de régulation des jeux en ligne.

Cela permettra ainsi d’assécher l’offre illégale, d’appliquer aux opérateurs les règles relatives à la lutte contre l’addiction et d’exclure la participation des mineurs. Ainsi, toutes les obligations de régulation prévues par la loi française s’appliqueraient, les opérateurs étant agréés et leurs logiciels homologués par l’ARJEL. 

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1534, le 25/11/2014 - 15:50

Renouveler les pratiques et le positionnement des DSI

Renouveler les pratiques et le positionnement des directeurs des systèmes d'information (DSI) au service de la transformation numérique avec des organismes tels que le Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises (CIGREF).

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1527, le 25/11/2014 - 15:40

Transformer les points de vente en lieu d’enchantement

Transformer les points de vente en lieu d’enchantement (commerce attractif et revitalisation en centre-ville), en s’appuyant notamment sur des partenariats start-ups / distributeurs.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1526, le 25/11/2014 - 15:37

Saisir l’opportunité des objets connectés pour renforcer l’offre de services liés à l'achat

Saisir l’opportunité des objets connectés pour renforcer l’offre de services en amont et en aval de l’acte d’achat (ex : réapprovisionnement prédictif, conseils personnalisés, etc.)

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1521, le 25/11/2014 - 15:32

Réduire la charge de production de reporting réglementaire et de conformité par l’usage du numérique

Réduire la charge de production de reporting réglementaire et de conformité par l’usage du numérique.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1520, le 25/11/2014 - 15:31

Améliorer l’efficience de la production grâce au Big Data

Améliorer l’efficience de la production grâce au Big Data (exemples : non-qualité, pilotage des procédés, maintenance prédictive).

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1496, le 25/11/2014 - 12:49

Créer une filière nationale de champions de l’impression 3D

Créer une filière nationale de champions de l’impression 3D et investir dans la recherche pour le développement de nouveaux matériaux.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1494, le 25/11/2014 - 12:48

Renforcer la filière de services aux industriels par la réalité augmentée

Renforcer la filière de services aux industriels par la réalité augmentée (exemple : appui aux opérations de production, de maintenance, etc.)

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1492, le 25/11/2014 - 12:44

Élever le niveau d’ambition du plan industriel « Usines du futur »

Élever le niveau d’ambition du plan industriel « Usines du futur » au même niveau que le programme allemand « Industrie 4.0 ».

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1482, le 25/11/2014 - 12:32

Animer une émulation entre les grandes entreprises publiques pour des partenariats stratégiques

Animer au niveau de l’Agence des Participations de l’État une émulation entre les grandes entreprises publiques pour des partenariats stratégiques sur le numérique.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1481, le 25/11/2014 - 12:30

Créer un classement des entreprises valorisant leur implication dans des démarches open

Créer un classement des entreprises valorisant leur implication dans des démarches open : notion de Responsabilité Numérique des Entreprises (RNE).

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1473, le 25/11/2014 - 11:54

Librairie du futur

Construire la « librairie du futur », premier cas d’application de la réinvention du commerce, qui se matérialiserait par le lancement d’un plan de modernisation des 7 logisticiens qui relient les 450 éditeurs et les 4000 libraires français afin de permettre un réapprovisionnement en 24 heures, la mutualisation des stocks et la mise en réseau des libraires, une évolution des libraires vers un métier de prescripteurs de support et de livre numériques, et l’expérimentation de solutions printlab d’impression des livres in situ.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1472, le 25/11/2014 - 11:40

Paiement anonyme sécurisé

Déployer une solution sûre et peu coûteuse de paiements anonymes fondée sur la technologie des blockchains que les banques pourraient proposer à leurs clients comme alternative aux solutions de paiements en ligne (les wallets) des géants de l’internet, qui se posent en intermédiaire des banques, et à la perspective du Big Brother Data de leur vie quotidienne.

Jeannas Jean-Yves
#1468, le 25/11/2014 - 11:07

Les entreprises prisonnières : donnons leur les clefs pour se libérer !

Bonjour,

Lors de mon travail avec la CNIL dans le collectif "education au numérique", j'ai pu voir une proposition de "grille d'évaluation numérique" pour les entreprises. C'est une bonne idée, qui va j'espère voir le jour. Cette grille a pour objectif de faire prendre conscience à l'entreprise qu'elle doit acquérir une culture numérique adaptée aux nouveaux enjeux. La vitesse des processeurs d'ordinateur s'est accrue de 600 fois en 30 ans, c'est unique dans l'histoire de l'humanité pour une technologie !

Mais il ne faut pas oublier que la maîtrise du  numérique n'est pas qu'une simple dialectique de mots anglais et d'expressions toutes faites, il s'agit de véritables contenus de culture numérique. Or, le MESR a construit il y a deux ans un référentiel, niveau licence, parfait pour appréhender la culture numérique sous toutes ses facettes. Il s'agit du C2i niveau 1.

Pourquoi ne pas encourager et accompagner la formation des cadres et des dirigeants d'entreprise à ce référentiel, ou à une version modifiée, les outils sont là en grande majorité et des personnes disponibles pour y travailler ! (je suis un ancien expert du groupe de travail C2i1 et je suis disponible au travers de mes activités bénévoles).

Ce référentiel est organisé en compétences, qui s'acquièrent au travers d'un portefeuille de compétences que tout citoyen (cadre ou dirigeant mais aussi salarié ou employé et artisan) devrait avoir.

Construisons un dispositif national d'acquisition et de valorisation des compétences, tous les outils libres et gratuits existent déjà, et donnons à tous la chance de rentrer dans un monde numérique ouvert et profitable à tous...

COSPACE  Compte vérifié
#1997, le 10/12/2014 - 15:20

faire connaitre les capacités offertes par le spatial aux acteurs du numérique et mettre en place un point d’accès unique à ces données pour encourager et faciliter leur utilisation

Si le potentiel des applications satellitaires et en particulier dans le domaine de l’observation de la Terre n’a pas échappé aux grands acteurs de l’internet et du numérique à commencer par Google qui a récemment racheté Skybox Imaging, start-up créée en 2009 par 4 étudiants de Stanford dont le but était de déployer une constellation de 24 satellites d’observation en 5 ans, l’engagement des acteurs européens et en particulier français du numérique, qu’ils soient institutionnels ou privés, est en retrait.

Par ailleurs, l’explosion du volume de données généré par ces constellations qu’elles soient institutionnelles (ex. Copernicus) ou privées (ex. Planet Labs) engendre également de nouvelles problématiques sur le traitement des grands volumes de données. Les acteurs du numérique, familiers avec les technologies cloud, big data, etc. ont un rôle clé à jouer dans la transformation qui est en train de s’opérer dans le spatial. 

Rapprocher le monde de l’espace et du numérique est donc aujourd’hui nécessaire pour non seulement relever les défis techniques liés aux nouvelles capacités du secteur spatial mais surtout pour tirer tous les bénéfices des opportunités offertes par le glissement vers l’aval de la chaine de la valeur, ce marché des applications étant estimé à $149.6 milliards en 2013.

Le COSPACE va mettre en place en 2015 les solutions techniques nécessaires à l’acheminement des données Copernicus en France.  Le COSPACE invite l’Etat à rapprocher les acteurs du numérique de ceux du spatial pour faire connaitre et encourager l’utilisation de ces données dans le développement de nouvelles applications. Dans un second temps, ces initiatives pourront être étendues à d’autres types de données, d’autres types d’acteurs etc….

GESTE  Compte vérifié
#1991, le 09/12/2014 - 17:19

Pour préserver la pérennité des jeux d’argent en ligne

Pour préserver la pérennité des jeux d’argent en ligne

 

La loi du 12 mai 2010 a favorisé le développement d'un marché du poker en ligne soumis à un haut niveau de professionnalisme. La qualité du cadre de régulation du secteur n’est aujourd’hui plus remise en cause.

Le marché régulé du poker en ligne apporte en outre une contribution positive à la filière. A titre d'exemple, les casinos terrestres bénéficient d’un reversement imputé sur la fiscalité applicable aux opérateurs de poker en ligne.

 

Rendre l’offre de poker plus attractive pour l’ensemble des joueurs

 

Ce marché connaît cependant une évolution jugée préoccupante par tous et notamment par l’autorité en charge de la régulation du secteur, l’ARJEL. Les premières années d’existence du marché ont été marquées par une importante concentration liée au retrait de nombreux acteurs. La pérennité économique de la filière est aujourd’hui menacée par un effondrement du volume des mises, notamment pour les parties en cash game, non compensé par le volume généré via les tournois de poker.

Les conditions d’encadrement de l’offre se sont rapidement révélées inadaptées pour répondre à la demande des « gros joueurs de poker ». Dès 2011, le rapport Lamour/Filippetti de suivi de l’application de la loi de 2010 témoigne des critiques exprimées par les gros joueurs (insuffisance du nombre de variantes de poker autorisées, obligation de jouer via le seul site en .fr) et d’un risque de détournement vers l’offre illégale. Le rapport Trucy, rendu la même année, partage ces constats.

En dépit d’une politique efficace de lutte contre les sites illicites, l’Observatoire des Jeux observe, via l’E-enquête 2012, constate la persistance d’une consommation non négligeable de sites de jeux non agréés. Le rapport d’activité 2013 de l’ARJEL confirme cette tendance. L’ARJEL relève que les joueurs concernés recherchent « de nouvelles variantes de poker, comparent les sites et vont vers ceux qui leur offrent les liquidités les plus importantes en cash game et les dotations les plus généreuses en tournois ».

 

L’accroissement du volume de liquidités disponibles sur les salles virtuelles des opérateurs de poker agréés constitue aujourd’hui un enjeu essentiel pour la pérennité de la filière. C'est pourquoi, dès 2011, les rapports parlementaires précités ont soutenu l’autorisation des salles de poker internationales.

Cette mesure a été reprise par le régulateur qui s’est efforcé de réfléchir aux conditions d’un encadrement efficace, améliorant l’attractivité de l’offre sans accroître les risques liés à la fraude ou au blanchiment.

Nous demandons par conséquent que l’adoption de cette mesure, dont nous rappelons qu’elle est essentielle à la pérennité du secteur, soit examinée par le Conseil.

 

Pour une ouverture encadrée du marché des casinos en ligne

 

Le segment des casinos en ligne (par exemple machines à sous) n’a pas été ouvert à la concurrence dans le cadre de la loi du 12 mai 2010.

 

En l’absence d’une offre légale alternative, l’étude E-enquête 2012 précitée note une persistance de la consommation de sites de jeux non agréés. Ce constat est d’autant plus problématique que la consommation de sites de jeux illicites est, selon l’Observatoire des Jeux, concentrée sur des sites proposant des offres non autorisées par la loi de 2010. Dans le cadre de son rapport d’activité 2013, l’ARJEL mentionne également la persistance d’une offre de jeux illicite en dépit d’une politique de lutte contre ce type d’activités. Elle observe également une augmentation du nombre de réclamations clients portant sur des sites de casinos en ligne.

 

Nous demandons dans ces conditions que le Conseil examine l’opportunité d’ouvrir ce marché à la concurrence afin de faire émerger une offre légale, attractive, sécurisée et protectrice vis-à-vis des joueurs les plus vulnérables.

 

 

D’une fiscalité très élevée à une juste fiscalité

 

La loi du 12 mai 2010 institue une fiscalité spécifique aux segments du pari et du poker en ligne. Cette fiscalité porte cependant sur les mises générées par les joueurs. Or le chiffre d’affaires réel des opérateurs de jeux n’agrège pas l’ensemble des mises mais le montant amputé des reversements des gains.

Cette différence d’assiette fiscale a un impact sensible. Dans son rapport d’activité 2013, l’ARJEL relève que la fiscalité pèse à hauteur de 33,5% du produit brut des jeux du poker en ligne. Elle pèse à hauteur de 50% du produit brut des jeux des paris sportifs. A ces taux hors taxe s’ajoute la TVA qui vient grever davantage le produit net des jeux à raison d’un coût supplémentaire pouvant atteindre 6% pour les paris en ligne et 11% pour le poker. La fiscalité française est à ce jour la fiscalité la plus importante au monde, y compris parmi les Etats ayant régulé leurs marchés internes.

 

Dès 2011, les rapports parlementaires précités de suivi de la loi ont relevé l’existence de contestations relatives au choix de l’assiette fiscale et préconisé un basculement sur le produit brut des jeux. Cette mesure a également été publiquement soutenue par l’ARJEL.

Nous considérons que l’évolution de l’assiette de la fiscalité applicable aux jeux d’argent en ligne constitue une condition essentielle pour assurer sa pérennité.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#1939, le 08/12/2014 - 16:41

Développer l'économie collaborative

Intégrer l’économie collaborative dans le mode de fonctionnement des acteurs traditionnels des secteurs concernés.

 

Donner une vraie réponse à la problématique du revenu complémentaire d’appoint des particuliers

Encadrer l’épanouissement des talents cachés et des compétences non certifiées par des diplômes

 

Proposition(s) recueillie(s) lors de la journée contributive #1 à Lille le 28/11/2014 lors du pitch proposé par Ozzers.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#1938, le 08/12/2014 - 16:38

Développer l'agilité organisationnelle et stratégique

Inciter grands groupes et start ups à nouer des partenariats pour contourner les rigidités

 

Préparer l’ensemble des collaborateurs à la culture analytique, y compris dans les fonctions traditionnellement épargnées

Libérer les métiers de leurs silos et encourager la collaboration entre profils techniques, créatifs et commerciaux pour stimuler l’innovation

Proposition(s) recueillie(s) lors de la journée contributive #1 à Lille le 28/11/2014 lors du pitch proposé par Toucan Toco.

Ronan JAMES
#1603, le 27/11/2014 - 15:29

Instaurer des fonds de fonds pour les levées de rang A, B et C

Nous proposons la création de fonds de fonds dédiés au financement de levées de fond de rang A,B ou C (à partir du million d'euros). Abondés par des grandes banques à partir d’une taxation sur les produits spéculatifs (transactions haute-fréquence), ces fonds de fonds apporteront le soutien manquant aux startups françaises pour s'attaquer à la compétition mondiale.

L'origine des fonds de fonds est aussi ancienne que celle de la banque, cependant leur usage semble s'être réduit alors qu'aujourd'hui ils permettent des changements d'échelle financière tout en rééquilibrant la prise de risque sur la chaîne d'investissement (la startup étant en bout de chaine). Soutenons les futurs Christophe Colomb de l'innovation !

Cette proposition a été formulée par un groupe de l'atelier contributif du 26 novembre 2014 au PROTO204.

Ronan JAMES
#1601, le 27/11/2014 - 15:23

Créer un certificat ETI qui facilite le changement d'échelle des startups

Nous proposons de créer un "certificat ETI" qui impose aux grands groupes (industriels ou financiers) des quota d'investissements dédiés à des startups qui peuvent réussir leur passage en ETI (Etablissements de Taille Intermédiaire). Le choix de la structure dans laquelle l'entreprise investit est libre tant qu'il respecte 2 contraintes : les financement doivent être au minimum de 500 k€ et ceux-ci doivent être dédiés à des projets générateurs de croissance dans le middle market.

Ce modèle s'inspire du "certificat économie d'énergie", mis en place au Royaume-Unis, Finlande, Italie et la France notamment, qui oblige certains acteurs à soit réaliser eux-mêmes les mesures d'économie d'énergie, soit acheter des certificats aux non-obligés, soit payer une surtaxe à l'État.

Les ETI sont les acteurs du middle maket (entre la startup et le grand groupe), un segment de l'économie identifié fréquemment par les analyses comme le plus générateur de croissance, d'emploi et optimisant ROI de l'innovation. 

Cette proposition a été formulée par un groupe de l'atelier contributif du 26 novembre 2014 au PROTO204.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1498, le 25/11/2014 - 12:52

Offrir de nouveaux produits et services d’exploitation de données

Offrir de nouveaux produits et services en sensibilisant les industriels sur l’intérêt d’investir ou de co-investir dans les dispositifs de captation et d’exploitation des données des clients finaux.

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2388, le 19/12/2014 - 15:08

Donner de la stabilité et de la visibilité aux dispositifs d’aide à l’innovation

Harmoniser les différents labels et qualifications d’entreprises innovantes pour plus de lisibilité

Simplifier au maximum les dispositifs de déclaration et les procédures d'information

Garantir la stabilité réglementaire et fiscale des dispositifs de soutien à l’innovation qui constituent des éléments tangibles dans les décisions d’investissements en innovation

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2387, le 19/12/2014 - 15:07

Adapter les formations au monde de l’innovation

Enseigner la modélisation et les concepts de la systémique qui prépare les élèves à comprendre les grands systèmes complexes (énergie, transports, communications…) qui sous-tendent le fonctionnement de la société

Décloisonner l’enseignement de l’informatique en l’intégrant aux disciplines existantes – idem pour la culture numérique

Donner la priorité dans le cadre de la formation professionnelle aux formations sur le numérique (différent de la bureautique) et par le numérique, de façon à accroitre l’employabilité des salariés face à la transformation de leur métier

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2385, le 19/12/2014 - 15:06

Favoriser les passerelles entre le monde académique et le monde de l’innovation

Développer les partenariats entre les initiatives privées et les universités (passerelles de reconnaissance réciproque des cursus suivis par l’étudiant afin de faciliter l’accès au diplôme)

Mettre en place des filières de carrière hybrides : définir des parcours de carrière qui combinent des périodes en entreprise et des périodes en universités/écoles

Intégrer les académies et universités dans les réflexions conduites par les branches professionnelles en termes de perspectives emploi/formation : l’identification des besoins en recrutement actuels et/ou à venir ainsi que de métiers émergents doit systématiquement être accompagnée d’une cartographie de l’offre de formation existante

Mieux intégrer les entreprises dans les conseils de perfectionnement et les conseils d’administration des établissements d’enseignement supérieur

Adapter les nouveaux parcours diplômants (délais, contenus, transversalité…) afin de mieux les faire correspondre aux évolutions économiques et technologiques (a fortiori dans la filière numérique où les besoins évoluent extrêmement vite)

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2384, le 19/12/2014 - 15:06

Installer la culture de l’innovation dès l’école

Développer les opérations comme la Semaine Ecole /Entreprise (ministère de l’Éducation) au-delà du système scolaire

Déployer les initiatives telles que « classe en entreprise » (programmes FIEEC)

Instiller l’esprit d'entreprendre dans l'ensemble du système éducatif, associant personnel enseignant et élèves par le biais d’une formation spécifique

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2382, le 19/12/2014 - 15:05

Identifier de nouveaux gisements d’innovation dans les entreprises

Optionnellement sous l’égide d’un cluster (cf. proposition ci-dessus) ou d’une CCI, organiser des opérations de « chasse à l’innovation » entre entreprises de secteurs différents en faisant intervenir des acteurs extérieurs

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2381, le 19/12/2014 - 15:05

Renforcer le rôle et la capacité de levier des clusters

Faciliter la mise en relation et favoriser les démarches d’innovation entre les entreprises et les clusters

Optimiser le fonctionnement des clusters

Aider les organisations de clusters européens les moins avancées à mettre en place des services d’aide sur mesure pour les PME grâce à des jumelages avec les clusters ayant déjà développé des dispositifs efficaces

Commission numérique du MEDEF  Compte vérifié
#2380, le 19/12/2014 - 15:01

Créer des partenariats afin de passer de la recherche à l’application

Les doctorants sont le carburant de la recherche et ce diplôme mérite d’être mieux connu par les entreprises, d’autant qu’il est internationalement reconnu comme le seul diplôme ouvrant aux activités de recherche (les Grandes Écoles n’existant pas au-delà de nos frontières)

Favoriser l’utilisation des bourses CIFRE et revoir les conditions d’accès au CIFRE (cf. critère des trois ans post master)

Cap Digital  Compte vérifié
#2350, le 19/12/2014 - 11:49

Comment rendre l’entreprise innovante ?

Ceci est une proposition de membres de Cap Digital issue de l'Atelier contributif « Croissance, innovation, disruption » du 26 novembre.

La transformation numérique implique que l’entreprise regarde vers l’extérieur et se nourrisse des relations avec son écosystème élargi. Le renforcement des échanges avec les startups aide en ce sens les grands groupes à opérer leur transition. Il est essentiel de mettre en place des espaces de rencontres, sous formes notamment de challenge et de concours et avec un recrutement cross-sectoriel.  Il faudrait également encourager la conception d’un nouveau cadre fiscal et règlementaire, favoriser l’acquisition/fusion/absorption de startups et la formation d’espaces de concurrence.

Une première étape de ce renforcement serait la mise à disposition d’une base de données qualifiée de startups, en mode open data, avec des requêtes gratuites ou payantes pour une entreprise qui souhaite effectuer sa transformation numérique. Cet annuaire de compétences, qualifiant toutes les entreprises, pourrait être, avec l’appui d’acteurs comme Etalab, une action inter-pôles de compétitivité, qui disposent déjà d’une base de connaissances étendues sur des entreprises de secteurs et territoires complémentaires, notamment dans le cadre des plans de la Nouvelle France industrielle. De même, des outils de veille (business, technologique) qualifiée doivent être mis à disposition de tous les salariés. Enfin, il faudrait encourager la mise à disposition d’outils open source (création d’un pipeline d’outils compatibles) à disposition de tout entrepreneur en herbe et généraliser les incubateurs et pépinières gratuits, avec bourses d’accélération.  

Cap Digital  Compte vérifié
#2348, le 19/12/2014 - 11:44

Modèles économiques et organisationnels : nouvelle gouvernance

Ceci est une proposition de membres de Cap Digital issue de l'Atelier contributif « Croissance, innovation, disruption » du 26 novembre.

Il est nécessaire d’accompagner les entreprises vers de nouveaux modèles économiques et organisationnels et de généraliser le fonctionnement en mode « as a service » et les politiques d’achat de services Cloud, tout en considérant des problématiques de confidentialité et de modes de travail dans l’entreprise avant d’adapter ce modèle à l’entreprise. La création d’ « innovation units » dans les entreprises serait aussi, via la mise en place de structures dites agiles et mouvantes, un moyen de favoriser les processus d’innovation en entreprise. De nouveaux indicateurs de performance, s’appuyant sur des impératifs d’innovation sociale, doivent émerger et être pris en compte dans les « scoreboards » des entreprises.

Il faudrait également encourager la mise en œuvre de dispositif de soutien d’entreprises ayant des projets parmi les plus disruptifs pour leur proposer un financement à long terme pour porter ces projets. Ce dispositif pourrait être porté par les pôles, à travers du réseau des métropoles French Tech et avec le soutien d’acteurs comme la BPI.

Enfin, les processus de recrutement doivent être repensés pour permettre aux profils disruptifs d’essaimer davantage en entreprise. 

Cap Digital  Compte vérifié
#2346, le 19/12/2014 - 11:41

Pour que les salariés soient les meilleurs moteurs de l’innovation au sein de l’entreprise.

Ceci est une proposition de membres de Cap Digital issue de l'Atelier contributif « Croissance, innovation, disruption » du 26 novembre.

Afin que les salariés soient pleinement acteurs de l’innovation dans leur entreprise, il est nécessaire de favoriser leur empowerment et d’encourager le partage des ressources. Cela passe notamment par l’assouplissement des relations hiérarchiques (ce que l’on appelle encore les hiérarchies plates ou horizontales) et la formation, permettant de saisir les contours des mutations digitales internes et externes à l’entreprise. La mise en place d’un compagnonnage numérique, permettant la formation par les formés - à travers l’échange de points virtuels, sorte de monnaie d’échange - et la circulation plus fluide des connaissances dans l’entreprise, permettra d’accompagner les salariés mais plus globalement l’entreprise elle-même vers une transformation numérique réussie.

CIGREF Réseau de grandes entreprises  Compte vérifié
#2235, le 17/12/2014 - 15:33

Renforcer l’e-leadership

Dans un monde où le numérique est perçu comme un levier majeur d’innovation et de transformation pour les entreprises, les dirigeants doivent accompagner, sinon impulser, le mouvement. Ils doivent donc maîtriser à la fois les compétences relatives à la gestion d’une entreprise et les capacités à développer une vision stratégique liée au numérique : Un dirigeant qui ne comprend pas ou ne sait pas exercer son leadership numérique fait rater un virage à son entreprise.

  • Expliquer : (re)donner régulièrement du sens aux actions, en regard de la stratégie de l’entreprise et de la contribution des individus.
  • Maîtriser : organiser la digital literacy des dirigeants : les dirigeants doivent identifier les investissements de leur entreprise dans le numérique, être capables d’en comprendre les bénéfices économiques ou managériaux, ainsi que les risques associés.
  • Montrer l’exemple : l’exemplarité des dirigeants dans l’engagement des démarches collaboratives est indispensable. L’absence de leadership constitue un frein clairement identifié au succès des démarches collaboratives.
  • « Transversaliser » : réorganiser les fonctions en interne, en mettant davantage de transversalité et en donnant plus d’autonomie aux acteurs.
  • Associer : changer la répartition des pouvoirs dans l’entreprise pour faire émerger les conditions de développement de l’agilité : regrouper les métiers, les faire travailler ensemble…
  • Voir loin : aller au-delà de la prise de conscience des dirigeants, autrement dit investir, sans logique de retour sur investissement immédiat
CIGREF Réseau de grandes entreprises  Compte vérifié
#2234, le 17/12/2014 - 15:32

Repenser l’organisation pour capter l’innovation et transformer les compétences

Les entreprises doivent aller chercher l’innovation dans les usages « de la rue », s’ouvrir à l’intelligence collective de leur écosystème et ne plus réduire l’innovation à une population d’initiés.

Il faut capter l’innovation et transformer les compétences :

  • Globaliser : créer des plateformes digitales globales pour faciliter le travail des équipes (multinationales, en situation de mobilité) pour capter tant l’innovation que l’expérience client. Ces plateformes numériques sont essentielles dans la transformation des organisations.
  • Capitaliser sur les réseaux sociaux et les communautés de fans.
  • Expérimenter : organiser des évènements pour innover (Hackaton, challenges de l’innovation).
  • Reconfigurer : transformer les compétences et adapter les ressources humaines pour reconnaître les démarches collaboratives (valorisation, reconnaissance, rétribution, identification des leaders), mais aussi pour encadrer les pratiques et accompagner le changement (droit à la déconnexion, gestion du stress, chartes d’usages…).
CIGREF Réseau de grandes entreprises  Compte vérifié
#2233, le 17/12/2014 - 15:31

Multiplier les partenariats : seul on ne peut plus rien

La multiplication des espaces de création de valeur constitue une tendance lourde portée par le numérique. Celui-ci amène les entreprises à s’ouvrir, du fait de la démultiplication des interactions permises par la mobilité, les gisements de données, les objets connectés... Cette exigence impose aux entreprises de repenser leurs stratégies d’alliances au sein de leur écosystème.

Quelle que soit la motivation (innovation, optimisation de la chaine de valeur, conquête de nouveaux marchés…), il importe donc de s’allier au(x) bon(s) partenaire(s), avec lequel (ou lesquels) les opportunités, la valeur et les risques sont partagés et des objectifs communs sont clairement définis.

Les principaux défis trouvent un écho dans les mots « dialogue et confiance »

  • Collaborer : l’un des défis caractéristique des partenariats sera de gérer le paradoxe entre, d’un côté, les ressources internes (dont les DSI) qui éprouvent des difficultés, voire se heurtent à des résistances, à collaborer et, d’un autre côté, le marché, qui impose une étroite collaboration pour mieux innover.
  • Dialoguer : les entreprises sont confrontées à un défi d’interopérabilité culturelle de manière à faire dialoguer tous les acteurs impliqués, même s’ils ne partagent pas un langage commun.
  • Établir la confiance : une relation partenariale repose toujours sur la confiance. Ainsi, il ne s’agit pas de « collaborer pour collaborer », mais de collaborer pour gagner ensemble, afin de créer des communautés qui engagent les clients et les collaborateurs.
CIGREF Réseau de grandes entreprises  Compte vérifié
#2232, le 17/12/2014 - 15:26

Réinventer les modèles d’affaires : se différencier et innover ou disparaître

Les technologies ont considérablement abaissé les barrières à l’entrée sur les marchés et le développement des modèles de gratuité ont favorisé l’émergence de modèles d’affaires venus déstabiliser les positions acquises par les acteurs historiques dans la plupart des secteurs.

Dans un contexte où le risque de désintermédiation est majeur, la maîtrise de la relation client, la personnalisation de masse, la co-conception avec les consommateurs seront fondamentales pour la réussite des entreprises dans le monde numérique.

Les défis et les actions à mener sont nombreux :

  • Comprendre : il est fondamental de bien assimiler les modèles de ses concurrents et les stratégies des acteurs du numérique, ces derniers étant autant des menaces potentielles que de puissants leviers de développement.
  • Transformer : les grands groupes, surtout s’ils sont économiquement puissants, éprouvent souvent des difficultés à transformer leur organisation et à intégrer l’innovation, du fait de leur complexité.
  • Écouter : anticiper les besoins des consommateurs et privilégier l’expérience client supposent de faire évoluer les modèles d’affaires en permanence, afin de développer l’agilité de l’entreprise.
  • S’allier : créer des partenariats stratégiques avec l’écosystème de l’entreprise, en particulier les fournisseurs, accélère les processus d’innovation et de réduction du time to market.
  • Ajuster : la transformation numérique doit prendre en compte le contexte et les enjeux métiers de l’entreprise.
  • Innover : le savoir-faire français en termes de développement de logiciels peut devenir de plus en plus stratégique pour l’entreprise.
IGN  Compte vérifié
#1933, le 08/12/2014 - 14:55

Bâtir un modèle économique efficace pour entretenir des données géographiques de référence, ouvertes et aptes à servir de pivots pour la mise en cohérence des informations liées aux territoires.

La sphère publique utilise très largement les données descriptives des territoires. L’évolution des politiques publiques induit des nouvelles règles environnementales, de nouveaux processus métier, de nouveaux modes organisationnels qui demandent des données plus détaillées, plus diversifiées et actualisées afin de définir précisément les phénomènes liés aux territoires.

Les principaux acteurs économiques du numérique, grâce à des modèles économiques forts, développent des services performants sur la base de données géographiques. Mais ils relaient, dans la plupart des cas, les questions de respect de la vie privée, de protection des données personnelles ou d’égalité de traitement des territoires au second plan.

L’enjeu pour l’État est donc, en tenant compte des contraintes budgétaires, de parvenir à entretenir des données géographiques neutres, de qualité homogène et maîtrisée, pouvant servir de pivots pour la mise en cohérence de toutes les informations liées au territoire, et dont les conditions d’usage respectent le cadre juridique en matière de protection des données personnelles et en matière de responsabilité pour les usages réglementaires. Dans le cadre de la politique d’ouverture des données publiques, ces données géographiques de références doivent également être accessibles aux citoyens et aux acteurs économiques dans des modalités conformes à leurs besoins.

L’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) propose trois axes de réflexion pour un modèle économique efficace pour des données géographiques pivots ouvertes :

  • mettre en place une concertation étroite avec l’ensemble des acteurs publics afin de mutualiser les financements ou les efforts consacrés à certaines productions de données et éviter ainsi certaines redondances telles qu’elles ont pu exister ;
  • étendre l’offre de service public à des services de traitement et d’analyse des données dont la tarification pourra, pour partie, aider à financer le coût d’entretien des données ouvertes ;
  • diffuser les données identifiées comme « essentielles » ou « pivots » selon la double licence : sous la forme, au choix du licencié, d’une offre gratuite assortie d’une obligation de repartage des enrichissements et des produits dérivés, ou d’une version tarifiée sans obligation de repartage pour préserver notamment la confidentialité des travaux.

Pour ce faire plusieurs questions doivent être  réfléchies, parmi elles, la mise en place des outils pour un partage et un croisement efficient des données géoréférencées ou encore l’établissement d’une stratégie nationale de gouvernance des données géoréférencées.

 

PMU  Compte vérifié
#1615, le 27/11/2014 - 17:13

Poker en ligne: l’ouverture de tables internationales pour enrayer le déclin de ce marché

Constat:

Le marché de l’offre régulée de poker en ligne fait face à une décroissance directement liée à un nombre de joueurs et à des mises trop faibles. Le bon fonctionnement du poker repose pourtant sur un volume de liquidités important et sur la participation toujours renouvelée de joueurs. Il faut en effet que la réserve soit alimentée de façon continue. Or actuellement, les tables françaises étant limitées aux seuls joueurs résidant en France, ceux-ci doivent attendre trop longtemps pour jouer et/ou les niveaux de gains espérés baissent.

Les joueurs se tournent alors vers des sites illégaux plus attractifs et facilement accessibles par système de VPN (Virtual Private Network) afin de contourner les filtres d’adresses IP. Cela nuit au marché français et pose un risque sanitaire pour les publics les plus fragiles: mineurs et joueurs à risque.

Enfin, il faut noter que le pari hippique, qui se joue en mutuel à l’instar du poker, est proposé en masse commune aux joueurs français et étrangers. Les régulations qui s’appliquent garantissent la sécurité et l’intégrité du jeu.

Solution proposée:

La mutualisation des liquidités entre les opérateurs de différents pays permettrait de remédier à cette perte d’attractivité de l’offre légale.

Dans un premier temps, l’ouverture pourrait n’être mise en œuvre qu’avec les pays dont la réglementation est aussi exigeante que celle qui s’applique aux opérateurs français. Les États devraient  avoir un cadre juridique comparable quant à ses modalités et ses objectifs en matière d’ordre public et d’ordre social. Les autorités respectives de régulation des jeux en ligne signeraient un accord et le parallélisme des formes en matière de contrôles doit être garanti. Les pays ayant des réglementations comparables à la France sont l’Espagne, l’Italie ou encore le Danemark. Des dialogues entre les régulateurs sont en cours.

Un nouvel élan de croissance  profiterait  ainsi au poker en ligne et cela permettrait d’éviter l’évasion fiscale liée aux jeux sur les sites non-régulés et/ou étrangers. Sur ce sujet, le PMU partage la même position que le régulateur, l’ARJEL.

Fatima Ghrib
#2148, le 15/12/2014 - 20:41

La pratique de prix d'Amazon, une concurrence déloyale? (Etudiant à Télécom Ecole de Management)

Le monopole d’Amazon sur le marché de la librairie numérique est en soi une pratique anticoncurrentielle. Il faudrait revoir les réglementations en termes de prix, de rabais ainsi que de marge dans le secteur de la librairie. Pour revoir, les droits des concurrents sur le marché mais aussi des éditeurs.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#1940, le 08/12/2014 - 16:46

Créer un organisme public (ou semi public) de portage entrepreneurial

Créer un organisme public (ou semi public) de portage entrepreneurial (Autofinancement de l’organisme, Revenus complémentaires pour l’Etat, Défiscalisation ou versement d’une partie des bénéfices aux acteurs des secteurs concernés).

 

Proposition(s) recueillie(s) lors de la journée contributive #1 à Lille le 28/11/2014 lors du pitch proposé par Ozzers.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1487, le 25/11/2014 - 12:39

Créer une agence de notation numérique pour évaluer la maturité numérique des entreprises

Créer une agence de notation numérique pour évaluer la maturité numérique des entreprises.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1529, le 25/11/2014 - 15:43

Créer une alliance entre commerce et entreprises des objets connectés

Créer une alliance entre des acteurs traditionnels du commerce et des entreprises du monde des objets connectés.

Corbeille

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