La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.
lun, 03/11/2014 - 11:15 La concertation est terminée. Les débats en ligne ainsi que les commentaires sur les synthèses ont été à la base du travail des membres du Conseil national du numérique, qui préparent actuellement les recommandations au gouvernement. Les synthèses des débats, enrichies des commentaires, seront publiées en annexe du rapport.

De quoi parle-t-on ? Présentation des enjeux

Propositions dans le débat public
le 30/10/2014 - 11:11

Le modèle social français face au numérique

Nous sommes actuellement dans une phase de transition où le numérique produit, accélère, ou rend possible, des reconfigurations importantes de l’emploi et du travail qui sont deux dynamiques différentes : 

Du côté de l’emploi : le numérique fait disparaître des métiers (manuels comme intellectuels) sans affirmer encore dans quelle mesure il sera capable d’en recréer en quantité au moins équivalente. Le numérique modifie aussi les pratiques de recherche d’emploi et de recrutement, ce qui implique une reconfiguration de toute la chaine en matière d’emploi, de l’enseignement supérieur aux entreprises. 

Du côté du travail : le numérique brouille les frontières (travail à domicile, joignabilité constante, pratiques “collaboratives” gratuites ou non, multi-activités et auto-entrepreneuriat, “travail gratuit” des internautes…) et accentue la tendance de l’individualisation du travail (dématérialisation, mode projet, informatique individuelle, affaiblissement des mécanismes collectifs…). 

Comment peut-on redéfinir des droits, des modes de négociation, des formes de mesure et de rémunération, pour anticiper les conséquences des transformations numériques sur le travail et l’emploi ?

Quels problèmes, quels défis ? Diagnostic

Proposer un problème/défi
matthieu YVER
#3405, le 04/02/2015 - 23:57

le numerique :progres ou regression sociale? facteur d'inegalité?

au lieu de l'humain, on a mis en place un systeme tres stressant tres normé: le numerique; milliers de mots de passe a gerer, milliers de donnees confidentielles demandées.

le numerique vole chaque jour des données confidentielles a tous les citoyens. la CNIL n'a pas suffidamment de moyen et de pouvoir.

de plus, tout le monde n'a pas acces a un smartphone ou a un ordinateur, ou a internet.

Il faut tenir compte aussi de ceux qui n'ont pas internet et maintenir les solutions classiques.

de plus peut etre faudrait il , au lieu d'automates remettre des conseillers, des humains.

Moins d'informatique , plus de libertés.

 

Francis Jacq
#3324, le 03/02/2015 - 17:39

Tuer la "Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences" ?

Le vocabulaire utilisé dans les négociations entre les partenaires sociaux doit être interrogé ! Prenons l'exemple de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences. Il faut revenir aux sources des conceptions de "l'emploi" et de la "compétence". Ces notions ont été inventé pour faciliter la sortie du système de qualification par classement, en 1980.

Le problème de deux ces notions est que la personne perd le contenu de son expérience professionnelle dés qu'elle quitte l'entreprise ou l'administration. Ces notions d'emploi et de compétence veulent dire : "emploi dans une organisation", "compétence dans une situation de travail spécifique". Donc, dès que la personne est mobile, elle perd ses attributs et devient "une ressource humaine", une généralité vague.

Pour faciliter la mobilité, il faut se donner un nouveau vocabulaire valorisant les expériences, les expertises, les talents de chaque personne ? Ou bien revisiter les définitions.

A l'heure du Compte Personnel de Formation, il faut envisager un Compte Personnel Professionnel. Quels seront les "unités" à compter ?

Avec la diffusion du numérique, la question de la description du travail devient une question clé. Peut-on parler de travail, quand il y a participation, partage, co création ? Peut-on parler de "contrat de travail" quand il faudrait plutôt dire "Contrat de prestation" ?

Atelier_Relais_Montpellier
#3320, le 03/02/2015 - 16:48

Faciliter le télé-travail (domicile ou tiers-lieux)

Reconnaitre dans le droit du travail les évolutions du travail engendrées par le numérique

1 - Intégrer dans les contrats de travail une clause permettant un quota librement négociable de jours de télé-travail, 

2 - Inciter les entreprises à faire appel aux tiers-lieux en reconnaissance dans le droit du travail a validitité des postes de travail délocalisés

Alexandre Dugarry
#885, le 03/11/2014 - 19:10

Le numérique pour travailler près de chez soi

Nous passons trop de temps dans les trajets domicile-travail. Il est de 35 minutes en moyenne en zone urbaine et de 30 minutes en zone non urbaine. C'est l'équivalent de 235 heures, soit  29 journées de 8 heures passées dans sa voiture ! C'est générateur de fatigue, de stress et de pollution.

Dans les métiers du numérique et les autres activités qui l'autorisent, il faut permettre à chacun de travailler près de chez soi. Il faut permettre aux familles de ne pas être otages de leur lieux de travail. Ils faut permettre aux jeunes de rester dans les campagnes tout en travaillant à Paris, Bordeaux ou Lyon. 

La France est en retard dans ce domaine. On estime à 12% le taux de télétravailleurs régulier en France, contre 20 à 35% dans les pays anglo-saxons.

Le numérique propose déjà des outils, et la réglementation a évolué. Alors, comment développer massivement la pratique du télétravail ?

Faut il développer des tiers-lieux, de petites tailles, proche des zones d'habitation, dans lesquels chacun pourrait exercer son activité ?

Faut il inciter fiscalement les entreprises à ces pratiques ?

Faut-il "packager" des outils numériques et des bonnes pratiques pour les salariés et l'entreprise ?

 

 

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#807, le 02/11/2014 - 18:17

La nécessité de se former tout au long de sa vie renforcée par le numérique

Les transformations numériques imposent une mutation quasi permanente des compétences et des métiers, qu’ils soient manuels ou intellectuels. En amont, il s’agit d’anticiper l’"automatisation destructrice” et la création de nouveaux métiers et en aval d’éviter la dualisation du marché du travail. Aujourd’hui la formation professionnelle va en majorité aux plus favorisés, laissant pour compte les plus fragiles, et créant ainsi un écart de plus en plus important entre les personnes très qualifiées et les personnes peu qualifiées au sein d’un même secteur (ex : industrie, services…). Comment accompagner les salariés mais aussi les ressources humaines dans cette transition des compétences? Quels indicateurs pour attester de leur appropriation des outils numériques?

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#806, le 02/11/2014 - 18:17

Le scénario d’une destruction structurelle d’emploi à ne pas écarter

Le scénario selon lequel le numérique grâce à des gains de productivité inégalés, conduirait sutructurellement à une destruction d’emploi, ne peut être écarté. L’hypothèse doit être anticipée pour être le cas échéant accompagnée, à la fois en terme de reconversion de l’emploi vers des activités et en terme de nouveau modèle de redistribution de la richesse. Ceci invite, entre autres, à revisiter les réflexions autour du revenu de base inconditionnel (ou revenu de citoyenneté, d’existence).

Brigitte Compain-Murez
#2147, le 15/12/2014 - 19:24

Développer le télétravail dans les territoires

La France a du retard dans le développement du télétravail par rapport aux pays d'Europe du Nord. De nombreuses activités se prêtent au télétravail mais les entreprises françaises sont encore relativement frileuses sur le sujet. Pourtant ce mode de travail répondent à différents enjeux. De nombreux territoires investissent dans le numérique mais perdent aussi des habitants. C'est le cas de nombreuses villes moyennes qui bénéficient d'un cadre de vie et d'un environnement de qualité, de logements moins chers et de tous les services y compris les lignes ferroviaires qui relient les métropoles surchargées en habitants et denses en béton. Rattacher des familles au sein de ses territoires leur permettraient un nouvel essor économique. D'un autre côté, le développement du télétravail répond aux enjeux de responsabilités sociétale des entreprises. Nous ne pouvons pas continuer de clamer qu'il n'y a pas assez de logements en France pour loger tout le monde alors qu'en province nous cassons du logement de bonne qualité. Le télétravail couplé au développement de l'économie circulaire permettra un rééquilibrage de l'économie sur l'hexagone tout en apportant un mieux vivre à des millions de salariés.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#802, le 02/11/2014 - 18:14

Des entreprises agiles qui s’adaptent à ces nouvelles pratiques et savent en tirer parti

Certaines organisations apprennent à tirer parti des collectifs apprenants, à la fois en termes d’efficacité et de créativité. Face à l’effondrement de l’organisme pyramidal, l’entreprise doit muter vers de nouvelles formes d’organisation, moins hiérarchiques, plus informelles, tant en terme de management que de solutions et d’espaces pour stimuler l’inventivité de chacun.

Leïla Atmani
#2089, le 12/12/2014 - 12:33

Former les jeunes dès le lycée à la construction d'un CV numérique

La recherche d'emploi est compliquée. Le CV est l'intermédiaire directe entre le demandeur d'emploi et le recruteur. Un bon CV est donc synonyme d'entretien et pourquoi pas d'embauche. 
Cependant, nombres de CV ne sont pas adéquats et ne sont même pas lus par les recruteurs. Et parfois, des étudiants de niveaux bac+2 ou bac+3 n'ont même pas de CV.
De plus, les recrutements se passent de plus en plus via internet, notamment pour les entreprises qui privilégient une démarche écologique (et donc ne veulent pas de CV papiers). Et pour les canditature spontanée, tout ce fait par leur site internet.

C'est pourquoi il faudrait sensibiliser les plus jeunes à la construction d'un CV, et surtout d'un CV numérique, et ce dès le lycée. Tout d'abord l'élève en question aura déjà créé un CV, qu'il complétera au fur et à mesure, et qui pourra déjà lui servir pour un travail d'été. Et de plus, avec son CV numérique, il sera visible par plus d'entreprise et aura compris l'enjeu de l'informatique au niveau professionnel. 

phil1962
#1567, le 26/11/2014 - 11:45

Travail collaboratif

Ce site en est un parfait exemple, les solutions et avis sont multiples et variés, les sources diverses. L'ajustement d'une solution aux besoins d'un client pourra être optimisé par l'analyse des problématiques par un tissu diffus de spécialistes ou d'utilisateurs potentiels qui pourront confronter leurs idées, affuter les solutions. Les supports numériques, et les applications professionnelles de laboratoire virtuel, de forum d'échange permettront d'e proposer des solutions innovantes faisant la part belle à des participants de domaines variés et croisés, mettant la créativité en avant plutôt que la spécialité.

Le croisement des spécialités permettra également d'envisager les projets sur des aspects divers: efficacité, optimisation des coûts, exploitation, rapport à l'écologie, rentabilité...dés les phases d'élaboration. De fait, il s'agira d'une optimisation de tous ces critères dés la phase de conception.

La difficulté, et ça il faut aussi l'inventer, c'est comment rémunérer les participants à ces brainstormings tout au long du projet, quelle propriété intellectuelle.... mais là aussi, des réflexions collaboratives peuvent en venir à bout!!

http://colaboremos.com/fr/quest-ce-que-lintelligence-collaborative-.html

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-79681-lintelligence-co...

http://www.inprincipo.com/fr/de-l%E2%80%99intelligence-collective-a-l%E2...

Spiil - Syndicat de la presse indépendante en ligne
#2249, le 18/12/2014 - 09:49

Presse : Un régime social désuet

Le constat : Un régime social désuet
La convention collective de la presse est à juste titre très protectrice des droits des journalistes, dont le métier est le relais d’un droit fondamental des citoyens. Cette protection sociale, garante de l’indépendance des rédactions, est parfaitement légitime.
Cependant, dans le contexte de crise sans précédent d’une presse dont le modèle économique, industriel et commercial, n’a guère évolué depuis 1945, sa mise en œuvre est régulièrement détournée de son objectif initial pour préserver les acquis de professionnels bien installés, au détriment du recrutement et de la formation de jeunes journalistes, plus familiers des nouvelles technologies. Ces pesanteurs constituent non seulement un frein au renouvellement générationnel des rédactions, mais elles représentent également un obstacle à des évolutions structurelles indispensables. Elles ont aussi comme conséquence d’éloigner de nouvelles entreprises du secteur, celles-ci préférant opter pour une autre convention collective même si leurs employés font un travail journalistique.
Par ailleurs, au plan fiscal, la survivance d’une « niche » qui permet aux journalistes de déduire 7 650 € de leur revenu imposable est devenue difficilement justifiable et entretient auprès du public l’idée que les journalistes font partie d’une « caste » de privilégiés.
La proposition : Moderniser le statut social et fiscal des journalistes
La refondation du droit social spécifique de la presse doit permettre de prendre en compte les effets de la révolution numérique en cours sur les métiers, l’organisation du travail, les spécialisations et les carrières. L’objectif est de construire un système de relations sociales plus équitable, plus efficace et plus dynamique.
Il est de la responsabilité des partenaires sociaux de participer à cet effort de modernisation en révisant les conventions collectives de manière à les adapter aux évolutions de la presse numérique. Le Spiil propose donc qu’éditeurs et salariés de la presse en ligne ouvrent une large concertation pour définir, dans le cadre d’un écosystème de l’information revitalisé et redynamisé, les principes directeurs d’un nouveau droit social.
Par ailleurs, l’abattement fiscal réservé aux journalistes doit être supprimé progressivement sur trois ans, tandis que les conditions d’une compensation salariale seront discutées entre partenaires sociaux.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#804, le 02/11/2014 - 18:15

Garantir le caractère émantipateur de l’individualisation du travail

Le numérique accentue l’individualisation du travail dans le même temps que l’entreprise devient un collectif apprenant car cela peut aussi conduire à une forme d’isolement, être vécu dans la solitude.  Comment recréer du collectif, des solidarités, de la sécurité tout en élargissant au plus grand nombre le caractère émancipateur de l’individualisation?  Cette nouvelle donne implique de repenser les droits individuels (repenser la propriété sur les nouvelles formes de production, etc.), des nouvelles formes de sécurité (relations contractuelles, etc.) et de solidarité (évolution des formes de syndicalisme et de négociations à l’heure du numérique, etc.)

Julien-Carbuccia
#3206, le 30/01/2015 - 12:15

Côté travail, mieux encadrer l'utilisation des outils numériques.

Les outils numériques sont venus impacter deux éléments importants de la vie professionnelle : le temps et l'espace. Le travail n'est plus une unité de temps et d'espace et il y a une nouvelle temporalité du travail avec des frontières mouvantes entre l'espace professionnel et la vie privée. On observe aussi de plus en plus une dispersion au travail, avec la pluri-activité et le développement d'une attention périphérique (l'appel des écrans) en marge de l'attention principale. Tout cela occasionne fatigue physique, stress et surcharge mentale. Nous vivons dans une société où le temps de la communication et des services s'est lentement contracté vers la notion de "temps réel". Face à cette évolution, il suffit de regarder le mot clé qui fleurit sur la plupart des fiches de postes : "réactivité" est devenue un maître mot et on attend du salarié qu'il réconcilie les contraintes de temps et d'espace. Pour mener à bien cette mission herculéenne, les outils numériques sont devenus nos meilleurs amis. Pourtant, ces outils en eux-mêmes favorisent l'éparpillement et l'entrée du travail (smartphones professionnels) dans la sphère privée. De surcroît, les premières normes sanitaires visant à encadrer le temps d'exposition à l'écran (3h/j) ont été abandonnées. Aujourd'hui, on parle de productivité et de réactivité et on les évalue en permanence. On observe aussi de plus en plus des phénomènes de burn-out ou d'épuisement professionnel. Il apparaît dès lors que les outils numériques, à travers la place qu'ils prennent dans la vie professionnelle, peuvent contribuer à ces phénomènes d'overdose communicationnelle. Si le rôle du numérique au travail est aujourd'hui central, il ne saurait faire l'économie d'un meilleur encadrement pour permettre au monde professionnel de ne pas être malade d'un excès de communication numérique.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#803, le 02/11/2014 - 18:15

Des nouvelles définitions et mesures du “travail” et de sa valeur

La frontière entre “emploi”, “travail”, “activités” et “vie privée” est de plus en plus floue : digital labor ; imposition des pratiques “collaboratives”, “blanchiment social” sur les plateformes de crowdsourcing... Toutes ces pratiques plus ou moins nouvelles, accentuées par le numérique, ne sont pas prises en compte dans les indicateurs classiques permettant de mesurer et de réguler le marché du travail et de l’emploi (croissance, richesse, PIB, productivité…). Comment repenser un cadre juridique et social qui permette de prendre en compte et de rémunérer ces pratiques créatrices de valeur qui sont parfois la base de tout un modèle d’affaires pour les grandes plateformes?

Relai_Ville_De_Brest_4A
#2962, le 24/01/2015 - 17:40

Transformation des emplois et des compétences

Les emplois de demain ne seront pas ceux d'hier.

Les métiers se transforment, les competences initiales ne suffisent plus.

C'est à la fois une menace pour ceux qui sont fragilisés par cette transformation et une opportunité de voir l'émergence de parcours plus variés, plus diversifiés.

Parmi les personnes fragilisées, celles et ceux dont les emplois, les métiers, les compétences sont en mutation ou appelés à disparaitre à court ou moyen terme doivent faire l'objet d'une attention particulière.Se pose également la question de la reconnaissance des compétences numériques acquises au cours de la vie à leur juste valeur et de la construction de compétences numériques qui ne soient pas périssables.

Voir la proposition : Outiller le droit à la formation.

Astrid Börner
#2849, le 21/01/2015 - 15:49

LA SOCIETE FACE A LA METAMORPHOSE NUMERIQUE

Il s’agit d’un sujet contemporain et universel dans le sens où il concerne tout le monde, géographiquement et générationellement parlant. Ayant une utilisation personnelle accrue d’internet et de ses technologies dérivées, cette thématique m’importait particulièrement. Un moyen de réfléchir et d’éveiller l’intérêt et le questionnement sur des habitudes qui sont devenues banales, naturelles et acquises dans notre société, c’est un moyen de se remettre en question et d’envisager l’avenir.
Il s’agit de bien comprendre les enjeux et impacts de cette révolution numérique sur la société en réfléchissant à la législation et aux comportements des usagers pour mieux les adapter.
La numérisation complète de nos sociétés, en voie d’achèvement, engendre une révolution technologique et économique, mais aussi sociale, culturelle et cognitive.

Toute nouveauté fait l’objet de fantasmes, de rumeurs positives ou négatives. Internet et les TIC en général n’échappent pas à la règles : de nombreuses idées reçues existent à ce sujet. Parmi les plus courantes :
Internet est un monde à part, déconnecté du réel. Il y aurait une séparation étanche entre les mondes virtuels et la réalité qui serait un facteur de désocialisation car les internautes n’ont pas de réelles relations sociales
Internet (et les TIC en général) est un territoire de jeunesse exclusivement.
Le numérique est un fléau qui va tuer la connaissance traditionnelle
- digitalisation de l’économie est porteuse d’un risque de déstabilisation des grands équilibres économiques, sociaux et géographiques.

Quels sont les acteurs à interpeller?
Tout le monde. Nous utilisons tous directement ou indirectement internet / les technologies numériques et notre quotidien en est forcément impacté. De façon positive, ou négative. Mais pour plus de transparence, de compréhension et donc de liberté, chacun, de la collectivité au particulier, des entreprises aux dirigeants politiques, doit s’interroger, doit pouvoir se renseigner sur ce sujet et devenir acteur (et pas seulement spectateur) de cette révolution numérique.
Sur quels exemples pouvons-nous nous appuyer?
La révolution numérique a boulversé nos modes de vies et notre société dans sa globalité. Les exemples de cette transformations sont donc multiples :
sur l’économie / le travail : de nouveaux emplois, la perte d’autres emplois due à une transformation des modes de production, nouveaux modes de consommation,.. le numérique brouille aussi les frontières (travail à domicile, joignabilité constante, pratiques “collaboratives” gratuites ou non, multi-activités et auto-entrepreneuriat, “travail gratuit” des internautes…) et accentue la tendance de l’individualisation du travail (dématérialisation, mode projet, informatique individuelle, affaiblissement des mécanismes collectifs…). 
dans la vie de tous les jours : dématérialisation des outils de l’information et de l’accès aux données, rapidité de cet accès…
le citoyen lambda devient potentiellement acteur de la connaissance et de l’information
les relations entre les individus à profondément muté avec l’avènement du numérique.

Quelles solutions très concrètes proposez-vous?
solution 1 : l'accès au numérique pour tous (haut débit homogène sur le territoire, bornes wifi gratuites pour les personnes en difficulté, formations pour les plus âgés / les moins connectés, accompagnement sur la législation, les dangers et le potentiel du numérique dans les écoles, les entreprises…
solution 2 : S’approprier la technologie internet pour qu’elle soit une révolution et non pas un simple moyen.

emmanuel cauvin
#1386, le 23/11/2014 - 15:40

Obligation de connexion, liberté de déplacement : réinventer un nouveau contrat de travail

La révolution technique en cours à travers l'utilisation massive des outils mobiles ne saurait rester sans incidence sur les contrats de travail des salariés dont l'essentiel de la tâche s'effectue à travers les écrans. Il va bien falloir un jour tirer les conséquences de ces bouleversements sur l'organisation du travail au sein des entreprises. Comment ?

Autrefois, le fait d'être "au travail" signifiait d'abord et avant tout être présent dans les locaux de l'entreprise. La journée était grosso modo divisée en deux parties : une partie commençant entre 7 h et 9 h et se terminant entre 17 h et 19 h, consacrée au travail, et une seconde exclusivement dédiée à la vie privée. Cette division de notre emploi du temps en deux parties compactes est en train de disparaître, au profit d'une suite parfois très rapide d'alternances entre nos deux vies. Les outils mobiles nous confrontent à un nouveau mode d'existence .

La frontière entre vie privée et vie professionnelle est toujours là (je ne me comporte pas de la même façon selon que je suis en train de boire un pot un soir avec des amis ou à une réunion de service au bureau un matin à 8 h 30... inutile de m'expliquer la différence…), mais autrement découpée, car au lieu de s'inscrire dans l'espace (lieu de travail/domicile), elle s'inscrit dans le temps (moments privés/moments professionnels) indépendamment de l'endroit où nous nous trouvons sur la surface de la Terre.

Il n'y a pas de "confusion" entre vie privée et vie professionnelle, mais une nouvelle séparation entre les deux, une nouvelle structuration du cours de nos vies, beaucoup plus éclatée. Quels que soient les lieux traversés, nos journées se composent d'une suite de moments parfois très courts, au contenu variable, tantôt privé, tantôt professionnel. Les abus ne se comptent plus, dans les deux sens : d'un côté des salariés convoqués 18 h sur 24 par leur hiérarchie, de l'autre des "amis" qui passent des dizaines d'heures par semaine sur Facebook, pendant ce qui est supposé être leur temps de travail. Autrefois, le seuil de l'entreprise formait une sorte de ligne de démarcation entre les deux univers : que l'on soit dedans ou dehors déterminait le fait d'être "au boulot" ou pas.

Cette séparation inscrite dans le sol a disparu. Tout se passe sur le fil du temps, découpé en séquences. Nous enchaînons les séquences privées et les séquences professionnelles. On évoquera une interpénétration croissante, un émiettement des deux vies, du fait de la disparition des repères spatiaux, qui autrefois faisaient la différence. Le lieu de gtravail, le fameux lieu de travail qui séparait vie privée et vie professionnelle se trouve désormais comme éparpillé dans l'espace.

Problème. Une vie exige un peu de continuité pour être vécue : cette continuité est en danger. Ce qui est dicté par les outils de la "mobilité" n'est pas nécessairement bon pour nous. En l'occurrence, l'émiettement de nos deux vies peut porter préjudice à l'une comme à l'autre. Si la Cour de cassation a récemment annulé plusieurs conventions collectives de forfait jours , c'est au motif du non-respect de certaines normes européennes en matière de santé au travail.

On peut voir dans ces décisions une invitation de la haute juridiction à repenser entièrement l'organisation du travail des salariés autonomes . Le phénomène connu sous le nom de " pression " a pour origine cette sensation d'enfermement, un enfermement électronique à l'intérieur d'une connexion, dans le réseau. Ce qu'un ordinateur fait naturellement, un salarié peut avoir du mal à le supporter. Le problème avec la mobilité, c'est qu'elle vous suit partout.

Connexion et mobilité : les deux caractéristiques des ordiphones sont appelées à constituer la structure fondatrice d'un nouveau contrat de travail.

Obligation de connexion. La pratique sur ce point est riche d'enseignement. La solution est sous nos yeux : il suffit de consulter les messages d'absence du bureau que laissent les salariés à l'attention de leurs correspondants. Depuis l’"Absent jusqu'au xx, messages non lus" jusqu'au "je consulte mes messages et ferai en sorte de vous répondre aussi vite que possible", en passant par tous les stades, de "messages lus épisodiquement" à "m'appeler uniquement en cas d'urgence", la pratique a déjà inventé différents paliers de disponibilité.

Ces paliers mériteraient d'être formalisés, prévus et organisés au niveau collectif, plutôt que laissés à la fantaisie des salariés ou à l'arbitraire des patrons. Ce que les salariés "absents" définissent ainsi sont des niveaux de service, des paliers de pression, des temps de réponse aux sollicitations électroniques. Cette idée d'engagement de service, pure création de la pratique, improvisée par les salariés en congé ou en déplacement, pourrait devenir le premier paramètre de mesure du travail, plutôt que la présence dans les locaux de l'entreprise.

Le temps de travail électronique sera calculé de manière différenciée, en fonction de différents paliers de disponibilité, décrits dans un accord collectif. Il convient de qualifier à l’avance les moments, puisque la qualification des lieux (domicile privé, lieu de travail) ne sert plus à rien. La journée sera donc découpée en moments et à chaque moment sera associé un taux de disponibilité du salarié, une prestation dûment définie. Le droit à la déconnexion , préconisé depuis longtemps par d'éminents auteurs, trouvera ainsi sa place dans un dispositif formalisant, aussi, l'obligation de connexion du salarié, synonyme d'obligation de travailler. Les niveaux de service permettront à l'intéressé de savoir à quoi s'en tenir, à chaque moment de la journée, sans avoir à se tenir en permanence à la disposition de son employeur. L'idée d'un droit à la déconnexion est une bonne idée, mais il faudrait commencer par le commencement : évaluer et qualifier l'obligation de connexion à laquelle les outils nous soumettent, de facto.

La performance des salariés sera mesurée comme on mesure celle des ordinateurs. Qu'y a-t-il de surprenant à cela ? Comment faire autrement, quand toute la prestation de l'employé passe par ordinateur ? C'est par la machine, que l'employeur peut "accéder" au salarié. La hauteur de la barrière entre les deux doit être ajustée, au fil de la journée et de la semaine.

Liberté de déplacement. Dans un souci de cohérence, un droit à la mobilité sera reconnu : droit de travailler depuis n'importe où, trois ou quatre jours par semaine. Un droit à la mobilité géographique apparaît comme l'autre face de l'obligation de connexion, qui tend à s'imposer, en pratique. Il n'est pas question de télétravail, synonyme de "bureau à la maison". Il est question d'accorder au salarié la liberté de travailler où il veut, pendant une partie de la semaine.

Connexion obligatoire, car on ne peut pas payer les gens à ne rien faire. Droit au déplacement, car on ne peut pas non plus continuer à imposer aux salariés des trajets quotidiens éreintants et coûteux alors que ces mêmes salariés peuvent fort bien faire leur travail depuis n'importe où (sous certaines réserves tenant notamment à la protection des informations confidentielles de l’entreprise).

Dans la façon d'envisager la relation employeur/employé, la question n'est pas d'ajuster la valeur de tel ou tel paramètre, en faveur de l'un ou l'autre des deux camps, la question est de changer de paramètres. Nous avons créé un Nouveau Monde ! Il serait temps de s’en apercevoir et d’en tirer les conséquences dans le domaine qui s’avère maintenant crucial : la gestion du temps.

Emmanuel Cauvin

Papiers

http://www.cairn.info/publications-de-Cauvin-Emmanuel--70680.htm

 

Relai_Ville_De_Brest_4A
#3158, le 27/01/2015 - 01:25

Les nouvelles intermittences

Le numérique apporte dans la vie professionnelle de nombre d’entre nous, des intermittences choisies ou subies de nos parcours professionnels lorsque nous changeons d'employeurs, de clients, que nous faisons une formation, par exemple.

Il favorise également les collaborations ponctuelles entre individus, entre entreprises.

Il se pose alors la question de comment donner une forme à ces rapports professionnels de courte durée et comment en maximiser les cotés positifs pour la société.

Voir la proposition : reconnaitre et encadrer les intermittences.

Relai_Ville_De_Brest_4A
#3156, le 27/01/2015 - 01:07

La place de l’individu dans le collectif et dans un territoire

Les outils numériques révolutionnent la façon d’être ensemble. Ils permettent de s’affranchir des distances, via les réseaux et les outils de communications : emails, visioconférences, partages de documents, commande à distance, surveillance, …
Ils permettent également de jouer avec le temps, de travailler en horaires décalés, hors de son lieu ou de son temps de travail, ainsi que de continuer sa vie personnelle dans les temps dévolus au travail.

Voir la proposition : Maximiser les espaces de type « tiers lieux » et leur impact

Cela révolutionne la place de chacun dans l’espace, dans sa relation aux autres (proches, groupes de travail, collègues, supérieurs, voisins, ….), parce la révolution numérique place un objet intermédiaire dans une grande partie de nos relations professionnelles ou personnelles : le réseau et les outils numérique. Toutefois, si cet objet intermédiaire fait partie de l’ensemble de relations aux autres, il n’occupe pas (pas encore ?) complètement les possibilités de ces relations.

Par conséquent, le recours massif au outils numériques entraine également la possibilité pour certains d’un isolement, d’une marginalisation, d’un déclassement, par oubli ou impossibilité d’accéder à ces relations formelles et informelle auxquelles le numérique ne permet pas d’accéder.

Par contre, il implique également la possibilité à d’autres d’effectuer l’essentiel de leur activité professionnelle en tout lieu qui permet d’accéder aux ressources de l’Internet, et de modifier les déplacements, les lieux d’habitation de nombre d’entre nous.

Voir la proposition : Maximiser les espaces de type « tiers lieux »

Jeanne
#2490, le 28/12/2014 - 20:36

Vote de toute personne (Mr tout le monde-SDF-expatriés-gens du voyage de nationalité française, etc...), des prud'hommes.

Il semble qu'avec l'éclosion du numérique, il soit possible de faire voter tout le monde partout, avec une reconnaissance morphologique (empreinte, rétine ou autre)

  • Cela faciliterait le vote pour les prud'hommes en augmentant la participation, surtout dans le cas de télétravail.
  • Votes pour des prises de décision au sein des entreprises, villes, etc...
  • Cela permettrait aux sociétaires de voter plus, et d'être plus impliqués.
  • Cela changerait pour des gens qui sont exclus car sans abris. Ils pourraient avoir un représentant à l'assemblée qui permettrait des décisions plus adaptées.
  • Cela changerait pour les expatriés dont les votes sont rarement pris en compte car ils arrivent après la déclaration des personnes élues.
  • Les gens du voyages auraient un représentant par grande formation (gitans, forains, tziganes, gens du cirque, travailleurs mobiles) et certains seraient peut-être moins délinquants car ils se sentiraient moins rejetés.
Florent Guilbaud
#2135, le 15/12/2014 - 00:05

Ajouter sur les profils LinkedIn la possibilité de lister ses formations en ligne.

Le principe est simple et déjà effectif dans certains pays.

Il s'agit tout simplement de pouvoir ajouter à son CV numérique (LinkedIn, Viadeo, ou autres) toutes les formations en ligne auquel une personne a participé.

L'enseignement est en pleine révolution numérique et les formations en ligne vont surement exploser dans les prochaines années, cette fonctionnalité permettra à une multitude de personne qui ne sont plus du tout dans un cadre scolaire de mettre à jour leur formation pour mieux s'adapter au marché du travail.

Abdelkader Becir
#2130, le 14/12/2014 - 20:51

Sensibiliser les métiers du primaire et du secondaire aux bienfaits des réseaux sociaux professionnels.

Il pourrait être intérrésant de former les cadres de ces secteurs là aux réseaux tels que LinkedIn, car ce sont surtout des cadres du tertiaires qui en sont actuellement les principales clients.

Audiens  Compte vérifié
#1739, le 01/12/2014 - 10:38

Culture et création à l’ère du numérique : regards sur la nécessaire sécurisation des parcours professionnels

Notre modèle social s’est construit dans un contexte d’emplois salariés à plein temps, le plus souvent des CDI, selon des carrières linéaires et ordonnées autour d’un nombre limité d’employeurs.

Il a concédé des exceptions, notamment pour les artistes et techniciens du spectacle aux carrières singulières : multi-employeurs, alternance de périodes travaillées et de chômage, revenus hétérogènes… Des spécificités qui ont trouvé une réponse dans la solidarité nationale et professionnelle, à travers la constitution de régimes adaptés :

  • les annexes VIII et X à l’assurance chômage ;
  • les dispositions dérogatoires pour les artistes au régime général de retraite complémentaire Agirc-Arrco ;
  • des garanties prévoyance / santé adaptées aux Intermittents du spectacle, instaurées le 1er janvier 2009 par l’avenant à l’accord collectif national interbranches…

Ces dispositifs créés par les partenaires sociaux, et gérés par Audiens pour la retraite complémentaire et la prévoyance / santé, ont contribué à préserver l’exception culturelle ainsi qu’une économie contributive à la richesse nationale : 57,8 Mds € de valeur ajoutée en 2011, 6,7 fois plus que l’industrie automobile (selon l’étude « L’apport de la culture à l’économie française », publiée le 3 janvier 2014 par les Inspections générales des Finances et des Affaires culturelles).

Pour autant, et comme d’autres secteurs, le monde de la culture et de la création est traversé de phénomènes bouleversant les équilibres actuels. Ceux-ci nécessitent de repenser les circuits de financement d’une protection sociale ambitieuse, à même de concilier une économie ouverte aux besoins de stabilité des professionnels.

En premier lieu, l’osmose entre les industries numériques et les milieux culturels est toujours plus forte. Des activités apparaissent, d’autres sont condamnées à se transformer, voire disparaître. De fait, la convergence des technologies et médias imposent des méthodes inédites de création, de production ou de distribution.

En bouleversant les catégories préétablies, ces nouvelles frontières ont favorisé l’émergence de ceux qu’Audiens dénomme les  professionnels du numérique au service de la culture. Cette population est difficile à appréhender car elle n’est répertoriée dans aucune classification d’activités dédiée. Elle exerce souvent dans le cadre de contrats courts et d’organisations flexibles, fréquemment éloignées du salariat, fondées sur le projet, la collaboration en réseau.

Par ailleurs, le marché du travail révèle aujourd’hui :

  • une prégnance croissante d’emplois courts et/ou moins « stables » (CDD, intérim…),
  • un appel plus fréquent à la sous-traitance,
  • l’organisation en « projet » prévalant sur des modes de collaboration subordonnée,
  • la montée du « nomadisme », celui de la génération « Y »
  • la délinéarisation de carrières où peuvent s’alterner salariat et missions indépendantes, voire cumul des statuts…

Ces constats imposent à Audiens une double réflexion :

  • d’une part, ces professionnels peuvent être soumis à une perte de continuité de leurs couvertures sociales, et s’en trouver déstabilisés,
  • d’autre part, le recours accru à ces nouveaux acteurs de la culture pourrait induire une forme de « concurrence sociale » susceptible de fragiliser les dispositifs de prévoyance construits dans le domaine de la culture, par un appauvrissement de leurs ressources – les cotisations –.

Il semble donc primordial de pérenniser le socle de protection sociale en vigueur dans l’univers culturel et de l’élargir à ces « nouveaux entrants ». Des réflexions dont la profession s’est aujourd’hui emparée. Et qui font l’objet du rapport «  Bâtir un socle de protection sociale pour les professionnels du numérique au service de la création » qu’Audiens a remis fin 2013 aux pouvoirs publics et partenaires sociaux, en vue d’initier une démarche prospective sur la sécurisation sociale des parcours professionnels.

Cet enjeu suppose en effet de fédérer pouvoirs publics et partenaires sociaux autour de l’idée même de l’accompagnement social des parcours professionnels atypiques.

Compte tenu de son expérience et de son expertise auprès des artistes et techniciens – eux-mêmes exposés à des parcours décousus –, Audiens, le groupe de protection sociale de la culture, de la communication et des médias peut devenir ce fédérateur, ce lieu de réflexions et d’actions, pour concevoir une protection sociale adaptée à la réalité sociale d’aujourd’hui. Dans cette perspective, Audiens pourrait constituer un lien utile entre les secteurs culturels dits traditionnels et les industries issues du numérique.

De l’ambition à la proposition

Un objectif : réinventer une protection sociale qui assure la continuité des droits dans tous les champs de la mobilité, y compris statutaire.

La réflexion n’est pas réductible à l’individualisation stricto sensu des droits ; elle doit au contraire se situer dans un cadre global et collectif, en réunissant toutes les parties prenantes de l’écosystème culturel.

Cette ambition suppose de définir un niveau de mutualisation pertinent pour couvrir un maximum de professionnels. Et à cet effet, de bien identifier les activités et codes NAF relevant de la culture et de la création, afin de pouvoir résoudre à terme ce qui ressemble à un éparpillement des données. En tout état de cause, ce périmètre devrait pouvoir inclure les nouveaux acteurs du numérique au service de la culture ainsi que les partenaires économiques des artistes / auteurs (sociétés d’édition ; galeristes…).

Cette question est incontournable, la mutualisation étant essentielle pour perpétuer, tout au long d’une carrière, un système d’assurance solidaire et professionnel.

Comment mettre en œuvre un tel dispositif ? Des pistes peuvent être explorées, sur le modèle, par exemple, des conférences de financeurs qui ont pu voir le jour dans le domaine de la formation, au niveau territorial, ou bien sur le modèle du fonds de sécurisation dont l’objectif est de bien décloisonner les publics.

La création d’un fonds spécifique

De fait, un fonds, s’inspirant notamment de l’accord interbranche au bénéfice des Intermittents – soit la création du Fonds Collectif pour la Santé des Intermittents, abondé par les employeurs d’Intermittents – pourrait être une réponse à l’éclosion de cet environnement, en vue :

  • d’assumer la linéarisation des droits sociaux et leur mutualisation dans un périmètre cohérent,
  • d’organiser un accompagnement concret et durable, complémentaire aux solutions actuelles, en santé, prévoyance ou même retraite supplémentaire.

Ce fonds pourrait être alimenté par des cotisations individuelles (pour les travailleurs non salariés, les auto-entrepreneurs notamment) et les cotisations – obligatoires – des employeurs et partenaires économiques quand il y a « contrat ».

Il convient de rappeler ici même l’importance de la négociation et du paritarisme, lesquels ont permis de consolider des régimes de protection sociale performants dans l’univers culturel. Toutefois, la création d’un tel fonds semble devoir relever du législateur, la Loi pouvant notamment définir :

  • les critères de définition des ruptures / transitions,
  • les niveaux de cotisations et le périmètre des professionnels concernés (les cotisants / bénéficiaires), au-delà des salariés disposant d’un contrat de travail ou de diffusion.

Les pouvoirs publics devraient, enfin, arbitrer en faveur du ou des organisme(s) au(x)quel(s) serait confiée la gestion du dispositif.

L’ambition est donc bien, ici, de repenser, sur la base du dialogue, les circuits de financement d’une protection sociale adaptée aux parcours professionnels, de réformer, en garantissant l’agilité et la compétitivité économiques tout en préservant les singularités propres au monde culturel. Et, in fine, de perpétuer le service de l’intérêt général et de l’exception culturelle.

Cette ambition collective s’inscrit dans la volonté et l’expérience du Groupe Audiens de mettre son expertise au service de ceux qui contribuent au rayonnement de la culture en France.

Ivan Beraud
#1602, le 27/11/2014 - 15:22

Le numérique change-t-il le travail ?

Là où le client achetait par correspondance et ne choisissait pas le mode de livraison, il peut désormais suivre pas à pas son produit, de la fabrication à la livraison. Là où l’information était rare et exploitée à la main, elle est désormais abondante et traitée instantanément par la machine. Là où le patron devait s’en remettre à l’expérience du travailleur, il peut désormais suivre dans l’instant tout le détail de la production.
En remettant au cœur du processus industriel l’information et le client, la transition numérique peut changer les positions acquises. Dans ce monde en mouvement, rien n’est écrit sur la localisation de l’emploi, sur la manière de produire, sur les conditions de travail ou sur l’autonomie des salariés.
Passer d’un monde qui séparait les biens et les services à celui où produits, services, information et utilisateur sont intimement imbriqués par les usages n’est pas un long fleuve tranquille. Avec les salariés, nous débattons de cette évolution afin d’en mesurer les implications sur leur emploi et construire ensemble les solutions pour que personne ne reste au bord de la route.
Les changements technologiques transforment-ils le travail et son organisation ?
L’évolution numérique transforme les postes de travail et les compétences nécessaires à l’exécution du travail. La virtualisation rendue possible par le cloud et les nouvelles formes de diffusion des logiciels est l’exemple le plus abouti de cette transformation. Elle permet d’accéder depuis n’importe où à ses outils de travail, d’avoir des salariés dans la même équipe mais sans être physiquement côte à côte au quotidien.
Pour autant, la virtualisation a plus été utilisée pour rationaliser la gestion des postes de travail que pour changer l’ADN organisationnel des entreprises : le développement du télétravail reste marginal, sauf dans les secteurs des télécoms, du conseil et de l’informatique.
Au-delà de la possibilité technique et des compétences des salariés, le changement d’organisation n’est possible que si culturellement le tissu social est prêt, voire demandeur. On le voit bien dans la réelle sous-utilisation des outils de partage dans les entreprises et les organisations.
L’économie de l’usage entre dans l’entreprise
Abreuvés à l’extérieur d’outils ludiques, intéressants ou dont l’usage devient essentiel, les salariés s’appuyent sur l’expérience « grand public » positive vécue en tant que consommateurs pour importer dans l’entreprise usages nouveaux et changements technologiques, jusqu’à l’utilisation d’outils grand public (espaces partagés, messageries) à la place des outils internes de l’entreprise considérés moins performants.
L’autre importateur de l’économie de l’usage dans l’entreprise est le client. S’il a fait une expérience positive avec une entreprise, par exemple de personnalisation de produit, de suivi de commande ou de service après vente, il s’attend à l’extension de cette expérience et la réclame aux autres entreprises.
Le numérique dissout-il les frontières de l’entreprise ?
Données ouvertes (open data), espace numérique collaboratif, système d’information partageable, virtualisation, les outils existent pour dissoudre les frontières de l’entreprise. Ces frontières bougent, notamment dans les secteurs où la diffusion du numérique est la plus forte. Le numérique, s’il n’en est pas la cause, est le facilitateur : progressivement, l’imbrication entre entreprises clientes et prestataires ou sous-traitants se renforce.
La révolution de la dissolution des frontières de l’entreprise (crainte ou espéré) n’a pas eu lieu. Pour autant, en particulier dans l’innovation, la dissolution a trouvé son espace : tiers lieux, espace de coworking, « Cantines » numériques… permettent à l’innovation de se construire et d’émerger, non pas chez les donneurs d’ordre, bénéficiaires présumés, mais en terrain « neutre » où se croisent désormais étudiants, innovateurs, créateurs d’activité et quelques salariés de grandes entreprises.
Virtualisation, télétravail, la dissolution des frontières de l’entreprise est géographique mais aussi temporelle. La prise de conscience de ce fait a conduit les partenaires sociaux dans l’informatique et le conseil a poser les base d’une régulation qui passe d’abord par le dialogue entre le salarié au forfait-jour et sa hiérarchie pour gérer la porosité entre vie personnelle et vie professionnelle.
Nouvelles technologies et productivité
Le rapport à venir du conseil d’analyse économique sur la productivité montre que la « révolution » des nouvelles technologies n’a pas eu d’effet positif global sur la productivité à la différence de la diffusion du machinisme de la deuxième révolution industrielle. Au contraire depuis un demi-siècle, les gains de productivité ne cessent de s’affaiblir. L’organisation du travail a changé, les compétences des salariés ont été transformées, mais au final la question des gains de productivité est non décidable car l’intensité en travail des investissements informatiques et organisationnels annule en grande partie l’automatisation du travail « bureaucratique ».
Avec une réelle diffusion faible dans les entreprises et un poids dans le PIB qui peine à progresser, le numérique n’est pas encore un moteur de la croissance. Pour le devenir, il faudrait que ses usages imprègnent réellement le monde du travail et permettent de véritables changements dans les organisations du travail.

Atelier_Relais_Montpellier
#3319, le 03/02/2015 - 16:45

Passer de la culture de l'informatique à la culture du numérique

1 - Faire évoluer la Charte Informatique vers une Charte Numérique incluant des principes garants du Bien-être et de conciliation avec les exigences de performance.
2 - Créer un axe numérique dans la Responsabilité Sociétale des Entreprises, une « responsabilité numérique des Entreprises ».
3- Formation professionnelle pour s’adapter au numérique tout au long de la vie professionnelle.

Raphaël
#2894, le 23/01/2015 - 13:50

Apprendre à apprendre : clé de la performance face aux mutations portées par le numérique

Le paradoxe de la nouvelle société cognitive réside dans le fait que ce n’est pas tant la connaissance en tant que telle qui a de la valeur, celle-ci devenant très rapidement obsolète, mais la capacité des organisations à produire de nouvelles connaissances. Dès lors, le processus collaboratif devient plus important que le résultat de la collaboration. Ainsi, dans le contexte d’une société numérique dite « 2.0 », la rapidité à laquelle les individus et les organisations doivent identifier, créer et partager la connaissance est devenue stratégique alors même que la distinction entre travailler, innover et apprendre devient de plus en plus imperceptible. Apprendre à apprendre permet donc de maintenir la performance sans cesse remise en cause par les mutations toujours portées plus rapidement par le numérique.

@yannmael
#2617, le 12/01/2015 - 15:19

Miser sur la "Boulodiversité"

Dans une planète globalisée où prospèrent les innovations, le travail est abondant pour les Français à condition de revoir notre conception du travail.

Nos besoins mal satisfaits sont innombrables et les nouveaux métiers foisonnent. Mais au lieu de les promouvoir, nous continuons à tolérer la dégradation continue de l’Education nationale, le massacre de la transmission des savoir-faire et nous verrouillons l’accession aux postes de responsabilité. Jusqu’à présent, l’avenir des jeunes se présentait comme une alternative dangereuse : rejoindre chaque matin un poste salarié ou traîner chez soi en tant que chômeur. Nous sommes enjoints de choisir entre la soumission et la misère !  Mais l'option peut être autre : les nouveaux métiers mobilisent les énergies de manière plus inventive et plus libre. Inventé il y a quelques siècles seulement, le modèle économique qui rassemblait les ouvriers autour de l’usine est désormais périmé. La renaissance, il faut la chercher du côté des métiers impliqués dans l'économie globalisés mais aussi, à l'opposé, dans les réseaux de l'économie territoriale. 

Plutôt que de chercher à protéger à tout prix un modèle dépassé, sélectionnons les mesures incitatrices qui adouciront la difficile période de transition vers la métamorphose du travail. Françoise Frisch invite dans son ouvrage (La Boulodiversité, aux éditions l'Harmattan) à privilégier les arbitrages qui nous orienteront vers la ré-humanisation du travail, vers la restauration du lien social, vers la cohérence entre les pratiques de production et les réalités contemporaines… Il s’agit d’aller vers une libre circulation du travail et de l’argent. Ce qui forge la prospérité d’un pays, c’est la libre énergie de sa population. La France étouffe sous le joug d’un système injuste et périmé.

Il est urgent de nous émanciper afin de regarder en face le monde métamorphosé qu’il nous faut maintenant conquérir. Selon l’auteur, le dragon nommé chômage qui dévaste nos villes et nos campagnes n’est qu’un dragon de papier. Si nous le décidons tous ensemble, nous pouvons choisir de vaincre cette malédiction, nous pouvons exterminer le chômage. Développons dans un même mouvement le travail sous toutes ses formes et la protection des travailleurs, au lieu de consacrer toute l’énergie disponible à la protection des seuls seigneurs de l’ancien salariat à la française. Libérons le travail, il nous libérera.

Source tribune publiée le 19 décembre 2014 sur l'Usine Digitale, par Yann-Maël Larher, doctorant en droit social sur les technologies de l'information et de la communication dans l'entreprise

@yannmael
#2616, le 12/01/2015 - 15:06

C'est un modèle Européen dont on a besoin !

L’émiettement considérable des acteurs en Europe fragilise nos chances de peser dans l'économie de demain. Elle hypothétise également nos chances de faire adopter aux autres nos standards relatifs à la sécurité et à la transparence…

Depuis leurs débuts dans le "cloud", les entreprises américaines font face à de fortes suspicions sur la sécurité des données. En cause, le Patriot Act américain, qui oblige toute société américaine à partager ses données avec les autorités en cas de demande. Malgré ses critiques, l'Europe semble pourtant incapable d'offrir des services équivalents. Un constat particulièrement décevant, alors qu'une majorité d'experts et de politiques s'ingénient à crier au loup. En réalité, nous sommes pour l'instant bien incapables de motiver nos voisins et partenaires européens pour développer des produits concurrents aux leaders américains. La faute en revient en partie aux règlements européens et aux pratiques de chaque pays, incompatibles entre elles.

On parle souvent du besoin d'harmoniser la législation européenne en matière fiscale et sociale, mais on passe trop souvent à côté de tout le reste ! Le développement numérique touche tous les champs juridiques : la procédure civile, le droit pénal, la propriété intellectuelle, les contrats privés et la gouvernance publique.

La question de la protection des données est le symbole de cette gabegie européenne. Bien que la question soit partagée de manière relativement homogène en Europe (ce qui n'est pas si courant), chaque pays a sa propre autorité (telle que la CNIL française). Si un G29 réunit ces différentes autorités, pourquoi ne renverser cette logique et créer un organe unique ? Et s'il n'y avait qu'eux...

Le développement des réseaux suppose d'abord des efforts importants en matière de normalisation des standards. Les incertitudes et les lenteurs qui entourent la transposition des directives communautaires et les lois nationales rendent le paysage obscur. La naissance et la croissance de champions européens se heurtent au manque ou, à l’inverse, au foisonnement de normes et de standards. 

Comme le souligne une récente étude du Commissariat général à la stratégie et à la prospective (La dynamique d'internet. Prospective 2030) : l’un comme l’autre empêchent, pour des raisons opposées mais convergentes, la constitution de marchés d’une taille critique suffisante, remettant en cause la viabilité de nouveaux produits, services et contenus. Dans de nombreux cas, des lois contradictoires peuvent s’appliquer et il est difficile de déterminer laquelle retenir. En outre, les autorités sont souvent dans l’impossibilité d’agir puisque les auteurs de violations du droit sont difficilement identifiables, ou hors de portée de leur pouvoir de sanction.

Source : Numérique : le foisonnement législatif à l'origine du retard de l'Europe, Usine Digital, le 9 septembre 2013. 

 

 

 

@yannmael
#2614, le 12/01/2015 - 14:49

Une fracture entre le repos dominical et le temps numérique de travail ?

Il faudra aller plus loin que la réflexion en cours sur le travail du dimanche ou après 21 heures. La généralisation des dispositifs numériques et les habitudes de consommation des individus entraînent un bouleversement dans tous les métiers, y compris ceux qui ne les utilisent pas. 

Alors que pendant presque un siècle, notre société s'est basée sur un mode de fonctionnement très homogène axé sur des horaires collectifs et fixes, il convient aujourd'hui de distinguer deux catégories de salariés : ceux qui utilisent les nouvelles technologies et ceux qui ne les utilisent pas (encore) dans leur travail.
 
S'agissant de la première catégorie de salariés. Leur temps de travail n'est plus attaché à une société "taylorienne" qui mesure tout. Inutile de venir à 9 heures le lundi matin si c'est pour dormir derrière son bureau, ou de rester le vendredi jusqu'à 18 heures si c'est pour se connecter à Facebook.
Inversement, les salariés ne cessent pas de travailler lorsqu'ils rentrent chez eux. Contrairement à ce que certains ont pu penser, un professeur ne déconnecte pas ses neurones après avoir quitté ses élèves, pas plus que le community manager en veille permanente sur le monde... Sans parler de ces salariés, qui préparent le dimanche matin leur réunion du lundi depuis leur canapé. 

En réalité, les technologies de l'information et de la communication ont renforcé un phénomène préexistant : le passage d’un travail manuel mesurable et contrôlable à des travaux intellectuels ou techniques, avec de plus en plus une obligation de résultat pour laquelle temps et lieu de travail n’ont plus vraiment grande importance. Bref, pour ces travailleurs là, les 35 heures hedomadaires objectives et le repos dominical n'ont plus de raison d'être.

 S'agissant des autres salariés, majoritairement des services, l'impact est indirect et partiellement subi. Dans un nouveau monde où le temps devient subjectif, les individus s'attendent à trouver ce dont ils ont besoin quand ils en ont envie. Les clients s'attentent à trouver Sephora, Monoprix, Bricorama, Castorama, Leroy Merlin (et bien d'autres) ouverts le dimanche. Avec ou sans législation, ces enseignes sont ouvertes sur internet 7j/7 et 24h/24. C'est tout leur succès ! Le monde change et le e-commerce va continuer à croître dans les prochaines années. Si nous voulons sauver les commerces physiques et les emplois qui y sont attachés, il est indispensable de prendre en compte cette évolution fondamentale.

Alors que les pays de droit anglo-saxon s’appuient plutôt sur l’autorégulation (notamment dans les entreprises américaines), l’Europe et en particulier la France ont fait le choix d’une réglementation avec des cadres juridiques précis. Or ce cadre n'est plus adapté, pour aucune profession. Pire, il conduit à des situations ubuesques où des salariés poursuivent des syndicats, qui ne font eux mêmes que faire respecter une législation d'un autre temps.
La société doit donc trouver un nouvel équilibre, nécessaire en termes d’efficacité et d’efficience pour les entreprises, les clients, l'emploi – et un droit légitime à la protection de la vie privée des individus. Il faut être pragmatique, plutôt que dogmatique. Outre-Manche, il n'y a pas de repos dominical. Les magasins sont ouverts, les salariés ne sont toutefois pas obligés de travailler.
 
Il est plus que jamais question de remettre les pendules à l'heure.

Tribune publiée le 2 octobre 2013 sur l'Usine Digitale  par Yann-Maël Larher, doctorant en droit social à Assas sur les TIC dans l'entreprise

Dounia O.
#2099, le 12/12/2014 - 18:59

Intégration des bases de données Pôle Emploi (Offres et demandes d'emploi) sur LinkedIn et Viadéo.

Les demandes et les offres d'emploi pourraient être d'avantage déployées sur la toile. Pôle Emploi est un géant des sites d'annonces d'emploi. Il serait alors intéréssant de penser à une alliance.

C'est pourquoi il serait intéréssant que les utilisateurs inscrits sur LinkedIn et Viadéo puissent consulter les offres d'emploi publiées sur le site Pôle Emploi. Pour cela il serait nécéssaire que les bases de données de Pôle Emploi soient intégrées à ces deux sites.

Il serait alors plus facile de trouver un emploi (pour les demandeurs d'emploi), et plus facile de trouver quelqu'un à employer (pour les entreprises).

Bien sûr, une compensation financière devrait être offerte à Pôle Emploi : défi que nous pouvons penser surmontable pour LinkedIn et Viadeo (LinkedIn : résultat net supérieur à 300 millions d’€). Ceci pourrait aussi attirer d'avantage les chercheurs d'emploi et les entreprises à s'inscrire sur LinkedIn (en plus des deux nouveaux utilisateurs qui rejoignent cette plateforme chaque seconde).

 

Dounia Ouhaddou, Eleve à Telecom Ecole de Management.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#805, le 02/11/2014 - 18:16

L’individu face à une responsabilité nouvelle : gérer son “capital humain” et son potentiel de créativité

L’individu outillé de numérique est censé être plus autonome et être en capacité de renouveler en permanence son capital cognitif. Ces nouvelles formes de flexibilité sont porteuses de pouvoir d’agir mais engagent également l’individu dans de nouvelles formes de responsabilités car celui-ci est de plus en plus autonome dans la gestion de son parcours professionnel.

Hanjo
#3197, le 29/01/2015 - 17:48

Le modèle social français face au numérique -Hanjo-1422552503

Le modèle social francais est non compatible avec le numerique, il est résté coincé dans un passé resolut.

Ceci est dût à une façon de faire qui est restée inchangée depuis les trente glorieuses ou le savoir etait distribué à certains par d'autres et il etait impossible de faire aurement.

A l'heure actuelle, la connaissance est en libre service et depend, non pas d'une certaine élite, mais d'un groupe d'individus parmis tant d'autres qui est disponible sur demande.

On passe donc d'un systéme maitre/éleve à un autre d'échange avec aucune limite.

Du coté de l'emploi, comme du coté travail, une grande reforme est à faire et il est important, pour que cela se deroule bien, de comprendre que si certains commencent au bas de l'echelle, d'autres ont plus de facilitées et peuvent commancer plus haut, sans pour autant les faire passer par les mêmes etapes que d'autres.

Devant le multimedia, nous ne somment pas tous égaux, mais nous pouvont tous progresser, à condition de laisser la chance à chaque personne d'avoir sont propre niveau et de ne plus se borner à un organigrame qui réste parfait pour du travail à la chaine en usine.

Facebook_Ibrahim Tal
#2134, le 14/12/2014 - 23:29

Netflix et le manque de respect des lois françaises

Bonjour

Netflix doit éclaircir sa politique de l'offre pour que les clients puissent faire le choix pertinemment. Elle doit donc divulguer son catalogue à toute personne afin de faciliter la prise de décision

Cellsto
#1923, le 07/12/2014 - 19:57

Encourageons les entrepreneurs : auto-tamponneur et charges sociales sur dividendes

Bonjour,

notre gouvernement si prompt à prendre la défense des entreprises a eu deux intiatives amusantes mais qui montrent bien les limites du débat public et de votre consultation.

autrefois, quand un actif avait une activité salariée, il pouvait rester au régime général de la sécu et de la retraite tout en déclarant des activités marginales de gérant majoritaire non rémunéré ou d'auto-tamponneur. Maintenant, c'est impossible. Cmbiner 100 de revenu salarié et 1 de revenu commerçant/artisan vous fait passer aussitôt au RSI. 

Je suppose qu'aucun des membs de votre équipe en charge de la consultation n'a jamais pratiqué le RSI. pour faire simple, dans le train de la sécu et de la retraite, il y a la 1ere Classe ( les régimes spéciaux....), la seconde classe (salariés du privé) et la troisième classe ( les commerçants, artisans, auto-tamponneurs). Donc en percevant un dovidente assujetti a charges sociales, ou en vendant deux bricoles sur internet, on passe aussitot en 3eme classe du traon sécu retraite...

Pourquoi 3eme classe ? C 'est un débat public, mais pour rester simple, les URSSAF sont des philanthropes à côté du Rsi, et on est mieux indemnisé en sécu et retraite...

Donc je suppose que les bureaucrate qui ont eu la bonne idée de virer tous les entepreneurs de la 2nde classe vers la 3eme preferent garder les sous pour leurs régimes spéciaux...

Ma demande ? Des actes. Si effectivement les Entrepreneurs sont si importants pour nos décideurs de la sphère publique, qu'il laissent le choix de l'affiliation URSSAF ou RSI. Savez-vous que les dividendes de soiété étrangère ne sont pas assujettis aux charges sociales ? Donc en fait, le message que nous a adressé le gouvernement, c'est bien : je vous en prie, cher ami, allez donc créer votre boite en uk ........

Il a été bien conseillé celui-la. C est comme M. hamon, qui met un délai de deux mois pour prévenir les salariés en cas de cessiond´une entreprise. En angleterre, cette disposition pittoresque, elle n'existe pas, vous savez.....

J'ai une seconde demande : on mesure bien l'impact développement durable de tout ce qui est décidé en haut lieu. Peut-on, à chaque nouvelle lubie de nos dirigeants, évaluer l'impact de vos décisions en terme de transfert d'emplois en uk ?

Alexandre Diringer
#2223, le 16/12/2014 - 22:55

Proposer des formations LinkedIn/Viadeo en partenariat avec Pôle emploi.

Les réseaux sociaux professionnels représentent une grande source d'opportunités pour les travailleurs qui souhaitent créer un réseau et chercher un emploi.
Le nombre d'internautes présent sur les réseaux sociaux comme Viadéo ou LinkedIn sont en constante augmentation. Cependant, il faut noter que ces réseaux sociaux sont principalement utilisés par des CSP+.
Il faudrait démocratiser ces réseaux sociaux à tous types de travailleurs en proposant des formations aux chercheurs d'emploi inscrit sur Pôle Emploi. Cela passerait par une formation à la création de CV, à l'optimisation du profil, qui représente une vitrine et qui doperait fortement la recherche d'emploi.
Ceci permettrait de faire de LlinkedIn/Viadeo des plateformes de recherches d'emploi incontournables et ce qui pourrait faciliter la recherche d'emploi de beaucoup de français.

sarah cerqueira
#2191, le 16/12/2014 - 12:03

comment linkedin pourrait financer le virage numérique

Linkedin comme de nombreuses multinationales exerce des stratagèmes pour ne pas payer la totalité de ses impôts en France alors qu'une partie de ses activités est exercée à Paris. Officiellement Linkedin n'exerce que la partie marketing de son entreprise tandis que la majorité des filiales de linkedin sont détenues par la maison mère qui se trouve en Irlande, ainsi elle ne paie pas d'impôts en Irlande et très peu en France ce qui est par ailleurs injuste. Les pertes pour la France sont estimées à plusieurs millions d'euros. 

Si linkedin payait ses impôts en France cela permettrait de financer une partie non négligeable du virage numérique en France. En effet la France est en retard dans le développement du numérique au sein des entreprises et dans la recherche d'emplois. Grâce aux impôts prélevés à linkedin, la France pourrait financer, à travers des investissements, un virage numérique déterminant dans un monde centré autour des nouvelles technologies. Finalement, la France pourrait, dés le plus jeune âge, former sa population à la maîtrise des outils numériques et gagner, par conséquence, en compétitivité.

Etudiant Telecom Ecole de Managent Coupard
#1936, le 08/12/2014 - 15:53

Supporter l'investissement des PME

La transformation digitle des entreprises est devenue nécessaire pour que les entreprises restent compétitives, mais c'est également un coût très important pour les PME. C'est pour cela que les incitations fiscales ou la valorisation des dirigents qui soutiennent les start- ups peuvent permettre une avancée technologique au sein des entreprises, se soutient peu se faire aussi en favorisant les levées de fonds et l'accompagnement des PME. Il faut une diversiffication des sources de financement pour qu'il y ai un developpement d'infrastructures

De plus en France, les pôles de compétitivités sont nombreux, mais il faut également améliorer la synergie innovatrice en facilitant les echanges entre les différents pôles

Matthieu GIROUX
#1043, le 08/11/2014 - 11:09

Donner la priorité aux emplois agricoles et industriels en les favorisant

La France s'oriente vers le jeu. Je ne pense pas que le jeu soit réellement utile.

Par contre manger et tout ce qui nous permet de vivre est essentiel.

Il faut donc recréer les industries et les emplois agricoles. Ce sont ces emplois qui sont importants, pas les emplois de jeux.

Or c'est la spéculation qui détruit ces emplois.

Il faut donc réellement couper les banques en deux, afin que les banques financières tombent en faillite, tout en gardant nos dépôts.

Il faut par ailleurs savoir que toutes les banques sont à la City, et qu'elles veulent voler nos dépôts. Donc mettre les banques financières en faillite est inéluctable.

Cellsto
#1920, le 07/12/2014 - 18:45

Vous avez aimé la Mondialisation, vous allez adorer la Révolution Numérique

Bonjour,

Je suis frappé par l angélisme dont font preuve nos médias et nos hommes politiques (les uns s'inspirent chez les autres) à propos des emplois du numérique. Dans plusieurs secteurs que je connaissais bien, en dix ans, nous sommes passés d'un business en quatre couches ( fabricant-grossiste-distributeur-client) à un business à deux étages, du fabricant au consommateur.

Aujourd'hui, seuls les voyages, les biens culturels et les services aux entreprises ont une part e-commerce >20%, et le livre ne s'en sort que grâce au prix unique. Mais demain, des tas de secteurs vont être laminés par la concurrence effrénée sur internt. Un article intéressant sur usine digitale http://www.usine-digitale.fr/editorial/le-digital-c-est-pas-le-sujet-d-u.... Bien sûr, Amazon crée des emplois de magasiniers et chronopost recrute. Mais cela ne remplace pas les emplois de cadres qui vont disparaître par centaines de milliers. Car on crée moins d'emplois moins bien payés.

Trois raisons a ces destructions massives d'emploi:

1. L'effet Amazon: la guerre des prix tue les petits distributeurs (dans mon business, depuis 5 ans, les prix baissent en moyenne de 9% par an et je ne compense cet effondrement des marges que par une augmentation de volumes)

2. L effet automate : avec la baisse du prix des serveurs, l augmentationde leur puissance, l humain coute de plus en plus cher en comparaison de la machine....regardez les usines sans ouvriers aujourd'hui, regardez les banques et internet, etc...

3. L'effet Google : tout ce qui ne coûte rien à produire en marginal devient gratuit. Donc non seulement l'automate remplace l'homme, mais en plus cela devient gratuit. Si demain Google arrive à piloter à distance des voitures, non seulement les chauffeurs de bus vont etre mis en concurrence mais en plus, chez google, ce sera gratuit.

que va t il se passer? A chaque fois qu une boite se posera la question de  recréer des emplois, elle comparera la France (87% de taux de charges sociales sur le salaire net) a l angleter (13% de charges sociales sur salaire net- ne m embetez pas avec ce modele social français que des tas de gens parait-il nous envient). Pire, a la Tunisie (salais divisés par 3 ou 4 et taux de charges sociales 45% mais avec tellement d'exonérations ....).

bref, les rares emplois de cadres qui vont survivre a Amazon et à Google, les petites boites sur internet vont les recréer ailleurs qu' en France. Parce que si on les crée en France, comme les prix vont continuer de baisserr, on ne s'appelle pas La Poste. On ne peut pas se permett d'augmenter le prix de nos services chaque année.

Je ne suis pas économiste, mais si au lieu d'enfiler des perles et compter les emplois d'avenir dans la fonction publique, nos responsables politiques avaient un peu de cran, je leur demande deux choses :

1.au lieu de baisser les charges sur les bas salais, ils augmenteraient massivement la tva et la CSG et diminueraient de moitié les charges sur les cadres......

2. A chaque fois qu'un acteur puissant d'internet propose un nouveau service pas cher ou gratuit, une autorité anti trust européenne doit vérifier s'il ny a pas destruction de valeur délibérée et abus de position dominante. Pour ceux qui ne sauraient pas, destruction de valeur signifie destruction de marge destinée à payer les salaires.

Si vous voulez vous documenter, des chercheurs anglais ont montré que la révolution numérique mettait en danger 47% des emplos de services aux US. Je vous prédis un holocauste d'emplois de cadres avant 5 ans, et le temps que nos responsables s'en rendront compte, le Front National sera devenu le premier parti de France.

Comment faire ? Proposition des parties prenantes

Proposer une solution
Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#811, le 02/11/2014 - 18:19

Engager le débat sur notre modèle d’Etat providence, en revoyant notamment les modèles de redistribution de la richesse

Pour que le système rende effectif la capacité de chaque citoyen à produire de la valeur et/ou de développer en parallèle de son emploi des activités non rémunérées, il faut leur en donner les moyens : cela passe par une réflexion nouvelle autour du revenu de base inconditionnel (revenu de citoyenneté, revenu d’existence, salaire socialisé, etc.), de la taxation des agents économiques non humains, d’un nouvel équilibre entre avantages sociaux (formation continue gratuite, droit à la mobilité, etc.) et purement financiers...

 

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#808, le 02/11/2014 - 18:18

Ouvrir, croiser, exploiter les données de Pôle Emploi

L’ouverture des données de Pôle Emploi à des développeurs et des startups qui créeraient des API autour des questions d’emploi permettraient des bénéfices pour les individus (individualisation des parcours de recherche d’emploi, valorisation des compétences…), pour les organisations (entreprises, administrations, etc.) et pour les pouvoirs publics qui pourraient bénéficier d’une vision globale et d’un tableau de bord beaucoup plus fin pour les politiques publiques de l’emploi

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#813, le 02/11/2014 - 18:20

Créer des dispositifs permettant la flexibilité dans les lieux de travail, la gestion du temps de travail, les outils, les relations sociales et managériales

Développer des “tiers lieux” qui permettent aux salariés de développer leur créativité, leurs projets, comme des espaces de coworking ou encore des fablabs. Du côté des entreprises, ces solutions permettraient de  gérer leur ressources internes de façon plus agile et de pousser plus facilement le prototypage de projet sans passer par toutes les contraintes financières qui encadrent le processus de conception traditionnel. Il s’agit d’aller vers la conception de l’entreprise comme une plateforme collaborative (à l’image par exemple de FAVI, Zappos, Leroy Merlin, etc.)

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#810, le 02/11/2014 - 18:19

Accompagner l’autonomisation des salariés dans leur parcours professionnel

La nouvelle législation sur la sécurisation de l'emploi (droits rechargeables, compte emploi formation, etc.) donne aux individus de nouvelles possibilités de prendre en main leur itinéraire professionnel. Des dispositifs numériques bien conçus pourraient permettre de rendre ces droits plus accessibles et effectifs.

L’autonomie de l’individu serait aussi renforcé par la restitution de l’ensemble des données liées à son parcours professionnel (droits de formation, retraite, chômage, compte épargne temps…) via un dispositif numérique unique de type “blue button”.

L’idée d’un “pack autonomie” a aussi été soulevé : offrir des outils et ressources à l’individu afin de lui donner la flexibilité nécessaire et lui permettre de reconstituer son environnement de travail en toute circonstances (environnement technique, e-portfolio, réseaux d’échanges, etc.)

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#809, le 02/11/2014 - 18:18

Organiser une meilleure répartition des ressources et des compétences pour fluidifier le marché du travail

Documenter et valoriser les compétences en temps réel : simplifier le ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) par la création d’une nouvelle indexation actualisée et harmonisée à l’échelle européenne; créer une Open Base de compétences qui permettrait de cartographier et d’adapter en temps réel les dispositifs d'accompagnement, d’allocation des ressources, de besoin de formation, etc; créer un passeport numérique des compétences… Ces dispositifs bien conçus, transparents, sécurisés, permettraient l’organisation d’un “Big Data RH” pour une meilleure gestion des ressources et des compétences.

Quentin Bosco
#2131, le 14/12/2014 - 20:58

La e-réputation : au service de l'emploi

De nombreux recruteurs vérifient les profils sur les réseaux sociaux des candidats. Il est donc nécessaire de faire attention aux données accessibles sur ces réseaux.

Pourtant, les réseaux sociaux peuvent également offrir une visibilité utile. Un profil sur un réseau professionnel permet d'être facilement référencé sur les moteurs de recherche et représente ainsi une véritable vitrine.

Le numérique constitue aujourd'hui une partie essentielle de notre vie. Quelque soit le poste auquel on aspire, il est presque indispensable d'en maîtriser les principaux outils. Dès lors, une présence numérique, une e-réputation sont des atouts majeurs. Ils montrent notre intérêt pour les nouveaux médias, et plus généralement pour les nouvelles technologies, ainsi que notre capacité à les utiliser de manière efficace.

Une présence numérique devient encore plus primordiale lorsque l'on cherche un emploi en lien direct avec le numérique et les nouvelles technologies. Certains postes requièrent en effet un certain score d'influence sur les réseaux sociaux.

Il peut donc être intéressant de mettre en place des campagnes de sensibilisation sur la e-réputation qui aillent dans les deux sens (i.e. qui soulignent aussi les avantages d'une présence numérique).

 

BOSCO Quentin - Etudiant Télécom Ecole de Management

Luis-Manuel Duvault
#2083, le 12/12/2014 - 11:56

Etudiant Télécom École de Management Duvault encouragerl'innovation et la recherche

création de pôle de recherches dédiées au digital dans les entreprises (fab labs)

encourager les entreprises à investir dans un incubateur de start-ups

soutenir financièrement les innovations

créer des partenariats entre entreprises pour une culture de l’innovation

inciter les entreprises aux projets numériques

Adrien Meillon
#2090, le 12/12/2014 - 12:39

Etudiant Telecom Ecole de Management MEILLON : Améliorer la recherche d'emploi en ligne

Pour améliorer la recherche d'emploi en ligne, il faudrait : Proposer des formations pour faire un bon CV en ligne sur les réseaux sociaux professionnels et ainsi valoriser toutes les capacités du chercheur d'emploi en ligne et être plus visible vis-à-vis des recruteurs.

Guide pour faire un bon CV en ligne :

  1. Un profil exhaustif

Le profil doit être complété avec le plus grand soin possible. Il montre le degré de professionnalisme dont l'utilisateur est capable.

 

  • Nom, prénom

  • parcours professionnel

  • compétences

  • rendre son profil public

  • proposer un CV au format pdf

  1. Se constituer un réseau

Un petit réseau de qualité vaut mieux qu’une collection inutile de contacts : n’accepter que les personnes que l’on connaît et qui peuvent nous apporter quelque chose.

 

  1. Utiliser le site pour chercher activement un travail

L’onglet “Annonces” propose une recherche avancée très efficace. Il est alors souvent possible de postuler, selon les cas :

 

 

  • directement sur LinkedIn

  • sur une plateforme externe (ex : site web de l’entreprise)

 

 

    1. Montrer son expertise

    Votre profil constitue votre vitrine. Une vitrine, ça s’entretient.

    Il s’agit de démontrer son expertise en mettant en avant des lectures, des articles, des publications, etc.

    De même, il faut apporter un soin particulier à ses abonnements : ils montrent ce qui nous intéresse et ce sur quoi on a donc des connaissances.

     

    1. Utiliser son réseau à son avantage

    LinkedIn permet la constitution d’un important réseau. Mais encore faut-il savoir s’en servir.

    • Informer son réseau lors d’une recherche d’emploi, faire circuler son CV

    • directement démarcher ses contacts pour obtenir un emploi au sein de leur entreprise

    • solliciter ses contacts pour vous aider à compléter votre profil : validation des compétences, lettres de recommandation...
    Relai_Ville_De_Brest_4A
    #3157, le 27/01/2015 - 01:12

    Maximiser les espaces de type « tiers lieux » et leur impact

    Proposition en réponse au défi : l’individu dans le collectif de travail et dans un territoire.

    Les tiers lieux, qui permettent un accès aux réseaux, une sociabilité professionnelle et personnelle, peuvent contribuer à profiter pleinement des avantages des outils numériques et d’en minimiser les dangers.

    Pour augmenter l’efficacité des tiers lieux, leur permettre de jouer un rôle de lien social augmenté, de lieux de sérendipité, d’innovation, il faut encourager leur ouverture dans l’ensemble du territoire et faciliter leur accessibilité pour tous.
    Il faut également permettre à des lieux existants de s’ouvrir à la fonction de tiers lieux (bibliothèques, bars, commerces en zone rurale particulièrement,..)

    Des tiers lieux présents sur l’ensemble du territoire peuvent également contribuer à diminuer les temps de transports et les dépenses énergétiques associées.

    Relai_Ville_De_Brest_4A
    #2970, le 24/01/2015 - 17:49

    Outiller le droit à la formation.

    Développer plus fortement et outiller le droit à la formation.

    Reconnaitre un droit universel à la formation tout au long de la vie qui d'autant plus important que la formation initiale a été courte.

    Mettre en place des environnements de formation professionelle et citoyenne qui décloisonnent l'employabilité de la construction de soi.

    L'anticipation des nouveau métiers et compétences demande que soient correctement identifiées et favoriser les compétences pérennes. Il faut encourager les employeurs et les acteurs collectifs à anticiper et comprendre les évolutions dans les formations et les référentiels métiers.

    Il faut favoriser et inciter à des bilans de compétences réguliers.

     

    Tru Do-Khac
    #3353, le 04/02/2015 - 11:32

    Rétablir le lien social en encourageant le meilleur effort pour respecter le droit moral (des auteurs), source naturelle d'emplois numériques

    Autrefois, le maître qui transmettait son savoir-faire à ses apprentis obtenait une reconnaissance perpétuelle de ses apprentis.

    Cette valeur sociale s'est maintenue notamment dans le monde de la musique classique où l'élève et le professeur de musique restent liés tout au long de leur parcours.

    Cette valeur a été instituée dans la sphère scientifique par la pratique de citation précise et intègre dans les articles.


    Les notions de plus en plus utilisées, mais au contour incertain, de "bien commun" et de "connaissance agnostique " [1] tendent à dissoudre ce lien social, source naturelle de lien économique et d'emploi (cf sources [2]).


    Pour contrebalancer les abus, les dérives et détournements possibles des notions "bien commun" et "connaissance agnostique ", la notion de "meilleur effort de recherche des sources" pourrait être avancée, d'autant plus qu'elle est facile à exercer avec les moteurs de recherche gratuits dont certains présentent des fonctions avancées.


    Dans cet objectif, un tag tel que #fairlysource pourrait être utilisé (cf proposition 1268)



    [1]Les "connaissances agnostiques" désignent parfois du contenu à vocation professionnelle ou commerciale disposé dans des ouvrages avec la mention "copyright" ou sans mention du régime de droit applicable, et sans mention de source autre que celle des auteurs.

    [2] Sources

    "Le copyright en BtoB, gisement d'emplois en prestation intellectuelle", Tru Dô-Khac, Le Cercle Les Echos, 10 juin 2013

    "La propriété intellectuelle, un lien social", Tru Dô-Khac, Le Cercle Les Echos, 18 janvier 2012

    " Répertoire de l'entreprise numérique créative" , un répertoire de plus de 90 d'articles publiés sur des médias tiers adressant la transformation numérique et où figurent les deux articles cités. Les articles sont rédigés avec la rigueur intellectuelle d'une revue académique : titre original, résumé, signature, ancrage précis et loyal dans les écrits antérieurs, mots clefs, protection par le droit d'auteur nominal.

    Pierre-Emmanuel SELLIER
    #3346, le 04/02/2015 - 10:08

    Dématérialisation des pièces justificatives et création d'un portail unique

    Le temps est à la dématérialisation !

    Chaque année c'est environ 100 millions de factures qui sont envoyées au organismes publics (Etat, Collectivités, Etablissements publics, etc.) avec un coût exorbitant tant pour les entreprises que pour le service public (coût de traitement d'une facture papier : entre 8 et 9,5 €). 

    L'AIFE (Agence pour l'Informatique Financière de l'Etat) a lancé en 2012 l'application SAP CHORUS Factures. Ce portail permet aux fournisseurs de l'Etat (uniquement les services de l'Etat et autorités déconcentrées) de transmettre leurs factures dématérialisées et de suivre l'avancement de leur traitement (hors frais de justice). 

    Le portail CHORUS Portail Pro (CPP) a été lancé en avril 2014 avec les mêmes fonctions que CHORUS Facture mais pour les frais de justice. Ce programme a même été nominé aux Victoires des Acteurs Publics en 2014. 

    Le traitement d'une facture électronique est de 5€ selon le gouvernement soit un gain de 3 € par facture traitée et assure bon nombre de bénéfices (qualité comptable, fiabilité, fluidité, etc.). 

    La création prochainement d'un portail unique pour l'ensemble du secteur public, plus seulement l'Etat mais aussi les collectivités territoriales et Etablissements publics, pour enregistrer la totalité des factures fournisseurs du secteur public représente une réelle avancée.

    Un guichet unique de paiement des frais fournisseurs, un dispositif simple, innovant et économe. La feuille de route sur l'inclusion des différentes strates à ce portail a été rappelé lors du dernier colloque sur la facturation électronique en novembre 2014 à Bercy par le Sécrétaire d'Etat au Budget (2017 : grandes entreprises et personnes publiques ; 2018 : ETI ; 2019 : PME ; 2020 : TPE). 

    La France prend exemple sur ces voisins européens (obligation de facturation électronique au Danemark depuis 2005!) et la dématérialisation représente, selon l'UE, un gain estimé entre 1,5 et 2,3 milliards d'euros si la dématérialisation était plus étendue en Europe. 

    Un service public 2.0 davantage réactif avec une réduction du délai de paiement des fournisseurs et un meilleur suivi de la facturation évitant nombre d'erreur. 

    Relai_Ville_De_Brest_4A
    #3159, le 27/01/2015 - 01:27

    Reconnaitre et encadrer les intermittences.

    Cette proposition répond au défi : Les nouvelles intermittences.

    Pour encadrer ces relations professionnelles intermittentes et permettre de préserver les intérêts des différentes parties prenantes à ces relations, nous proposons que soit possible la création de « coopératives de projets ».

    Ces coopératives, qui pourraient s’inspirer des SCIC, porteraient un projet professionnel et ressembleraient les différentes parties prenantes du projet, qu’il s’agisse d’entreprises, de travailleurs indépendants, de collectivités. Ces parties prenantes assureraient les gouvernance du projet dans le cadre de la coopérative.

    Il est également possible d’imaginer une reconnaissance du statut d’intermittent du travail.

    Propositions issues du rapport de Tariq Krim  Compte vérifié
    #2871, le 22/01/2015 - 10:24

    Prendre en compte le rôle essentiel des développeurs et les former (propositions 1 et 5)

    Prendre en compte le rôle essentiel des développeurs :

    Les success stories françaises du Web et du logiciel proviennent de développeurs : ingénieurs formés dans nos meilleures écoles mais souvent aussi autodidactes comme Xavier Niel ou Octave Klaba, immigré polonais arrivé en France en 1990. L’univers des développeurs bénéficie en France d’une faible reconnaissance. Ils sont souvent considérés comme des exécutants. Les développeurs sont dans un angle mort : on ignore leur nombre. On ne sait pas grand chose
    sur leurs trajectoires, leurs qualifications.

    Formation des développeurs

    Le ministère du Travail recense en France 533 000 informaticiens, employés pour moitié dans les SSII, et pour moitié dans les entreprises utilisatrices. A ces 533 000 informaticiens "reconnus" (titres, diplômes, profils de poste), il convient d’ajouter probablement 800 000 ou 900 000 personnes qui exercent des fonctions qui mobilisent une compétence informatique : paramétrage d’applications, développeurs Web, administrateurs système. Sans compter celles qui exercent une activité dans l’infographie, des métiers graphiques à forte composante logicielle, la conception et l’administration de sites Web.

    Malgré ce stock de compétences, des tensions sont perceptibles sur le marché de l’emploi. Les recruteurs ont souvent du mal à trouver des candidats adaptés aux postes à pourvoir. Avec l’émergence d’Internet, de nombreux ingénieurs qualifiés sont affectés à des tâches de techniciens informatiques faute de candidats employables à ce niveau de formation. Ce
    phénomène engendre une pénurie dans les demandes de postes à haut niveau.

    Pour remédier à cette pénurie de talents, il faudra continuer de former des ingénieurs, des profils bac +5 mais aussi des cycles courts : bac+2. On pourrait aussi mettre en place, en ciblant de manière prioritaire les banlieues, des "écoles du numérique" destinées à des jeunes de 18 à 25 ans "décrocheurs". Ces dispositifs peuvent s’inspirer de réalisations existantes comme “Web@cademie”, "42" ou "codeacademy.org"...

    Nous devrons aussi être capables d'identifier les talents dès l'école primaire en éveillant les élèves à la programmation.

    Propositions dans le débat public  Compte vérifié
    #812, le 02/11/2014 - 18:20

    Prévoir dans la loi, de nouvelles manières de tracer, de compter et de rémunérer la création de valeur

    Construire un cadre juridique et social permettant de valoriser la création de valeur, que ce soit au sein de l’entreprise ou dans le cadre d’activités ou de recherche personnelles non rémunérées : par exemple la rémunération du “digital labor”, la valorisation des pratiques contributives et de la co-construction, etc. Dans ce contexte, la mesure de la valeur et le management par temps de travail devient de moins en moins pertinent : une réflexion sur la qualification et la régualation par l’objectif s’impose.

    Corbeille

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