La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.
lun, 03/11/2014 - 11:00 La concertation est terminée. Les débats en ligne ainsi que les commentaires sur les synthèses ont été à la base du travail des membres du Conseil national du numérique, qui préparent actuellement les recommandations au gouvernement. Les synthèses des débats, enrichies des commentaires, seront publiées en annexe du rapport.

De quoi parle-t-on ? Présentation des enjeux

Propositions dans le débat public
le 30/10/2014 - 11:00

Education et formation des citoyens de la société numérique

Nous sommes aujourd'hui dans un momentum propice à la réinvention collective d’une Ecole qui nous est enviée (gratuité, accessibilité, qualité…) mais qui n’a pas encore embrassé la révolution numérique.

Alors que notre système éducatif produit de plus en plus d’inégalités scolaires et sociales, abandonne encore 20% des élèves à l’échec et doit faire face à une “concurrence” accrue avec l’explosion d’une offre de formation globalisée et proposée par de multiples acteurs initialement extérieurs au monde éducatif, le numérique représente une formidable opportunité pour réaffirmer le contrat symbolique passé avec la société autour de la cohésion sociale et de l’égalité d’accès aux savoirs en :

- Proposant des moyens de lutter contre le décrochage et la démotivation

- Mettant en valeur le dynamisme de la communauté éducative et en lui offrant les moyens de se souder autour d’un projet commun

- Décloisonnant notre système éducatif pour créer une école en réseau, ouverte sur son territoire, en phase avec son époque

Comment accompagner l’Ecole dans la transition numérique et engager l’ensemble de la communauté éducative dans ces mutations?

Quels problèmes, quels défis ? Diagnostic

Proposer un problème/défi
sco
#3412, le 05/02/2015 - 00:49

Faire intégrer à nos enfants qu'une des conditions de leur réussite sera de continuer à apprendre continuellement

Faire intégrer à nos enfants qu'une des conditions de leur réussite sera de continuer à apprendre continuellement (surtout pour les informaticiens ! ), et à se réserver du temps pour cela.

sco
#3411, le 05/02/2015 - 00:42

ne plus essayer de faire ingurgiter des programmes, mais co-construire avec la classe à partir de ce qu'elle sait

Ne plus essayer de faire ingurgiter des programmes, mais co-construire avec la classe à partir de ce qu'elle sait.

sco
#3410, le 05/02/2015 - 00:16

Donner des repères numériques à tous

Je pense qu'il faudrait

1) donner des repères numériques à tous: comment choisir un système d'exploitation (avantages/inconvénients) (ou comment participer à l'élaboration d'un nouveau système d'exploitation), qu'est-ce qu'un navigateur internet, comment il interagit avec les serveurs webs visités et les autres serveurs webs liés, qu'est-ce que les cookies, qu'est-ce que les scripts et codes actifs présents sur les serveurs peuvent parvenir à faire sur mon ordinateur, tous les grands types de piratages et de codes malveillants, le phishing, qu'est-ce que le développement de code qui ne présente pas de faille béante, qu'est-ce que https, qu'est-ce qu'un certificat, qu'est-ce qu'une autorité de confiance, sur quelle base accorder ou non sa confiance, faut-il faire confiance à une autorité de confiance basée dans un pays où règne la plus grande des corruptions ? qu'est-ce qu'un système d'exploitation de smartphone (a-t-on encore le choix, si oui avantages/inconvénients), qu'est-ce qu'une application pour smartphone, qu'est-ce que les autorisations demandées par l'application, quid de la grande inconnue sur les données collectées par l'application et les serveurs où cette information est envoyée et ce qui en est fait ? la sensation du gratuit et la commercialisation de ses données personnelles. Le danger des informations biométriques: la photo de son visage n'est-elle pas déjà une donnée biométrique ? qu'est-ce qu'un réseau social ? si on estime en avoir besoin, comment le configurer ? qu'est-ce que le harcèlement ? comment le harcèlement peut-il se trouver démultiplier par ces nouveaux "services" ? qu'est-ce qu'une licence, des conditions d'utilisation, une "privacy policy" ? quelqu'un les lit-il ? qu'est-ce que la CNIL ? quels sont les principes et réglementation auxquels devrait répondre une application ? ces principes et réglementation sont-ils fonction du pays de développement, ou d'usage de l'application, ou d'hébergement des serveurs ? qu'est-ce que la NSA ? Qu'a révélé Snowden ?

2) favoriser des lieux d'échange, de créativité, pour ceux qui ont la fibre numérique-informatique et souhaitent en faire leur métier: pour mieux apprendre, échanger entre eux, échanger avec des juristes, échanger avec des experts de sécurité informatique, créer des start-ups, ...

3) favoriser le développement de compétences / l'expertise en sécurité informatique

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#855, le 03/11/2014 - 16:49

Quelles évolutions éducatives le développement du numérique invite-t-il à envisager ?

La transition numérique concerne toutes les dimensions de la formation : ce qui est enseigné (informatique, littératie, humanités numériques, etc.), les méthodes d’enseignement (projet, essai-erreur, etc.), les supports d’enseignement, les formes d’évaluation (notamment via l’analyse des données éducatives et les services adaptative learning et learning analytics) et de certification, les compétences visées, les nouveaux canaux pour délivrer la formation (enseignement à distance, MOOCs, etc.). Comment anticiper ces mutations et les conséquences induites sur la formation des enseignants? Le numérique doit il être introduit par la création de filières spécifiques (ex : bac humanités numériques, création d’une ESPE numérique…) ou bien doit-on dès le départ l’intégrer comme un axe transversal qui infiltre toutes les disciplines, les pratiques, les méthodes ?

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#853, le 03/11/2014 - 16:48

Quelles évolutions pour les "ressources pédagogiques" et l'édition scolaire ?

L'Ecole est productrice de ressources à bien des égards, cette production est décuplée par les usages numériques, qui insufflent par ailleurs des transformations profondes du système éducatif en réinterrogeant le statut des savoirs, des apprenants et des enseignants. Comment définir les droits (propriété intellectuelle, statut des contenus (co)crées…) et limites afférentes à ces nouvelles pratiques, pour que les ressources produites par l’Ecole soient d’abord profitables à l’Ecole elle-même?  L’enjeu est l’enrichissement des biens communs de la connaissance : comment soutenir et valoriser la créativité des enseignants et des élèves et le partage non marchand de contenus ?

L’école est aussi face à une explosion de l’offre de contenus, qui provient à la fois de la multiplication des ressources co-créées mais aussi des nouvelles industries de la formation et pure players du numérique qui viennent disrupter le marché classique de l’édition scolaire. Comment aider l’enseignant à faire le tri dans cet océan des connaissances et à formaliser des scénarios pédagogiques?

Saïda
#2087, le 12/12/2014 - 12:13

Renforcer la formation numérique des professeurs

Le succès de l' e-education tient grandement à son caractère participatif. Et parallèlement, l'une des critiques les plus souvent adressée aux tics est qu'elles plongent souvent l'étudiant, livré à lui-même, dans un état de passivité, celui-ci ne sachant plus comment gérer le trop d'informations dont il dispose alors. Le temps d'apprentissage, ou de recherche en ligne peut se révéler, au final, plus long qu'au départ car l'élève se distrait plus facilement ce qui le rend moins efficace .
Je pense que l'avènement de l'e-learning ne doit nullement être synonyme d'un recentrage quasi exclusif de tout le système éducatif sur l'apprenant, lui octroyant tous les droits ou presque sur la façon dont il veut mener sa formation. Je pense qu'au contraire, le phénomène de l'e-education doit amener à un renouveau, une réaffirmation du rôle du professeur dans la formation de ses élèves.
Ma proposition est donc la suivante : renforcer l'accès aux formations pour les professeurs sur les outils technologiques qu'ils utilisent et introduire abondamment dans les établissements scolaires des tics participatives et collaboratives.
Cette idée provient des résultats de l'étude du Centre d’analyse stratégique datant de 2011 traitant de l'usage du TNI (tableau numérique interactif), à savoir, que les étudiants retiennent mieux lorsque le professeurs utilisent le TNI en faisant participer les élèves plutôt que lorsqu'il en a une utilisation purement "frontale".

Ivan Beraud
#1703, le 28/11/2014 - 17:35

Privilégier l'usage à la technique

Depuis l’inénarrable Plan Informatique pour Tous, le numérique à l'école se focalise sur le matériel, la programmation, la technique au détriment de l'usage qu'il pourrait être utile de faire du numérique et finit par se heurter à une résistance au changement plus fort que les facteurs d'évolutions.

En se focalisant sur l’équipement matériel, on fait l’impasse sur la manière de dépasser les résistances au changement numérique du système éducatif et sur l’analyse de l’échec des précédents plans, eux aussi basé sur l’investissement matériel.
A l'inverse il faut se saisir des pratiques numériques actuelles (forum, google doc, facebook…), des évolutions pédagogiques (http://www.classeinversee.com/), des évolutions numériques (cloud, MOOC), des ressources existantes (http://www.academie-en-ligne.fr) pour proposer un chemin crédible et réaliste vers une numérisation de l’éducation. Au delà des finances publiques, il faudra proposer un modèle économique crédible.

Il faut travailler à la création d’un écosystème favorable à l’utilisation du numérique pour l’éducation. La mise en place de cet écosystème passe d’abord par une réflexion de la connectivité mise en place dans les établissements : wifi délivré par les établissements ou utilisation des réseaux 4G des opérateurs de télécom. Ensuite par une réflexion sur la manière de mettre à disposition les ressources pédagogiques sur les environnements hétérogènes les plus utilisé (PC à domicile, tablette et téléphone portable en mobilité). Elle passe aussi par une articulation de la réflexion de l’usage actuel des réseaux sociaux et/ou du web à titre de ressources pédagogiques, d’espace de travail en commun ou de communication pédagogique ou entre pair (voir l’utilisation des groupes facebook comme cahier de texte ou d’aide entre pairs sur le travail scolaire ou de Google group par des enseignants ou encore d’encyclopédie en ligne).

Dit autrement, il s'agit moins d'équiper les élèves en tablettes et plus de permettre aux élèves qui possède (presque) tous une tablette, un téléphone ou un ordinateur de se connecter à l'école sur des ressources pédagogiques. L’effort d'équipement doit être fait sur la connectivité et sur la structuration des ressources pédagogiques.

Evidemment cela n'a de sens que dans le cadre d'une rénovation des pratiques pédagogiques en classe. Dit autrement l'invention de nouveaux usages doit intégrer la pratique pédagogique dans et hors la classe.

Concernant l'apprentissage de la programmation par les enseignants et/ou les élèves, le débat est là aussi posé à l'envers. Ce que l'on demande c'est que l'usage du numérique soit intégré à l'école. De la même manière que l'on peut conduire une voiture sans savoir la construire, ni faire une vidange, on doit pouvoir intégrer le numérique sans savoir écrire un programme. Il serait même souhaitable que les outils numériques fonctionnent suffisamment bien, pour que l'on n'ait pas à se préoccuper de la manière dont ils ont été construits.

Pour les élèves apprendre la programmation est tout aussi inutile qu'apprendre à construire des voitures. Sauf pour celui qui deviendra l'inventeur de la voiture sans conducteur. Les élèves doivent apprendre à l'inverse à se mouvoir dans le monde numérique et pour s'y mouvoir il faut connaitre et comprendre plein de choses sauf probablement savoir programmer.

Une fois dit cela, programmer est une activité ludique que l'on peut apprendre optionnellement aux élèves. Mais programmer c'est transformer un ordre humain en code compréhensible pour la machine. Le savoir d'un informaticien c'est de modéliser une réalité pour la transformer en ordre. Cela est une compétence spécialisé, difficile, accessible à un étudiant qui vise un niveau d'ingénieur.

PS : école est entendue au sens générique de lieu de transmission collectif de savoirs : école, collège, lycée, université...

Frédéric HAUGUEL
#1144, le 14/11/2014 - 16:51

MOOCs validés par le Ministère de l'Education Nationale

Le problème est on ne peut plus simple ; nous avons d'un côté une multitude de MOOC :

- khanacademy - https://www.khanacademy.org/ (science, mathématique, programmation, etc.)

- Kartable - http://www.kartable.fr/ (encyclopédie scolaire en ligne)

- Duolingo - https://www.duolingo.com/ (Apprentissage des langues en ligne avec exercices interactifs)

- etc.

De l'autre, nous avons des établissements (CNED, Greta, ...) et des ressources en ligne (http://www.academie-en-ligne.fr/default.aspx, http://www.france-universite-numerique.fr/, ...) agréés par le Ministère de l'Education Nationale.

 

Dans le premier cas, nous avons des plateformes proposants des méthodes et des technologies révolutionnaires et dans l'autre des ressources reconnues par l'état mais peu attractives pour le citoyen moyen.

L'idée serait de réunir ces deux univers en encourageant l'état à rencontrer les étudiants et entreprises à l'origine des Moocs cités dans le premier cas et à déliver une certification : "Validé par le Ministère de l'Eduction Nationale" si ces moocs offrent des cours de qualités suffisantes pour être considérés comme un réel apport aux programmes scolaires.

 

Colin de la Higuera
#3276, le 03/02/2015 - 09:28

Contribution de la Société informatique de France

La Société informatique de France émet les propositions suivantes :
• Que l’importance de l’enseignement de l’informatique soit comprise, ainsi que l’intérêt de son enseignement, pour former le citoyen de demain, le futur professionnel, la personne qui appartiendra de fait à la société numérique et voudra y avoir une maîtrise de ses outils, de ses concepts et des progrès à venir ;
• Que l’on comprenne tout l’intérêt de traiter l’informatique comme science, technique et discipline à part entière, que l’on soutienne non seulement sa recherche appliquée mais aussi, à l’instar des autres sciences, la recherche en informatique ;
• Qu’elle soit enseignée au collège et au lycée comme sont enseignées toutes les sciences en France, c’est-à-dire par des enseignants formés pour cela, ce qui implique la création d’un CAPES et d’une agrégation en informatique ;
• Que ses métiers fassent l’objet d’une attention particulière : une carrière d’informaticien est longue et les technologies changeront plusieurs fois au cours de celle-ci ; la création d’un observatoire des métiers de l’informatique et du numérique pourrait permettre d’anticiper les problèmes, d’analyser les situations et développer des bonnes politiques.

L'argumentation complète, sur http://www.societe-informatique-de-france.fr/2015/02/ambition-numerique-...

F. L.
#2229, le 17/12/2014 - 12:11

E-education : l'Adaptive Learning

- Développement du e-learning pour les chômeurs : afin de les former (notamment MOOCs) et d'éviter le blanc sur le CV, avec éventualité de créer des cours ou formations en en ligne avec Pôle Emploi.

- Développement pour les personnes ayant difficilement accès aux écoles classiques : favoriser l'accès aux cours pour les enfants hospitalisés, ou en les personnes en prison pour créer une aide à la réinsertion.

- Souigner l'intérêt du e-learning dans le cadre de thérapies pour les personnes atteintes de phobies scolaires : en sensibilisant les théapeutes à ces nouelles méthodes de "guérison".

- Favoriser le co-conception des MOOCs ) travers des ateliers : en constituant des ateliers réunissant professeurs et étudiants, entreprises et associations d'aide à la réinsertion (pour poser les bases de cours plus efficaces, où sont discutés points forts et points faibles de ces nouveaux outils de l'adaptive l'earning, les minimas attendus, etc.)

- Mise en place d'un cursus d'enseignement en ligne pour les langues et options rares : pour certains élèves qui ne peuvent pas en bénéficier car il y a trop peu de demandeurs pour cette matière/option dans leur établissement.

- Favoriser la formation des enseignants au e-learning : apport d'un soutien financier de l'Éducation Nationale auprès des enseignants concernant la création de contenu éducatif, et la mise en oeuvre pédagogique de tels supports (comment les intégrer aux cours classiques)

- Reconnaître les parcours suivis en e-learning : créer des parcours diplômant afin de le faire valoir sur con CV, éventuellement avec un passage rapide dans un établissement scolaire ou une université pour valider le diplôme par des épreuves.

Twitter_LudovicBoudi
#2554, le 07/01/2015 - 17:33

L'informatique & l'école

Certains se demandent encore si l'apprentissage de la programmation est important pour nos enfants, je pense que la question ne se pose plus sous cet angle. En effet depuis longtemps tout est informatique, le manque de formation en informatique des jeunes est aujourd'hui une réelle problèmatique. Tous ceux qui comme moi sont responsables dans des sociétés peuvent le constater.

Certe de développement est une activité d'informaticien, en revanche la bureautique, l'utilisation des systèmes d'exploitation, de l'internet, ainsi que les bases de la sécurité informatique devrait être enseignés à l'école et ce quelque soit le cursus.

Il s'agit de former les jeunes à l'usage des produits de base de l'informatique.

zedisdead
#1657, le 27/11/2014 - 23:41

Enseigner l'entreprenariat, la gestion de l'argent, et la réussite à l'école

L'éducation telle qu'elle est donnée dans le système scolaire n'équipe pas vraiment pour résoudre les problèmes du quotidien.
Je propose d'enseigner des domaines comme l'entreprenariat, la gestion de son argent et de ses finances, et plus généralement la réussite dès l'école (comment gérer des projets, comment construire un réseau social, comment parler en public, comment communiquer, etc.).

Des trucs qui servent à tout le monde quoi !

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#851, le 03/11/2014 - 16:47

Quelle politique d'équipement des établissements, des classes, des élèves ?

Si les équipements et les classes connectées sont des leviers pour l’innovation pédagogique et également pour l’industrie, ils ne sont qu’un angle du changement. Une stratégie d’équipement top down et orientée vers les élèves uniquement ne saurait répondre aux besoins réels de la classe. Comment engager la réflexion pour sortir de la logique de l’offre et de l’assignation ? Faut-il penser l’équipement de façon plus large, en repensant l’architecture globale de la classe et même de l’établissement?

Eutelsat  Compte vérifié
#2329, le 18/12/2014 - 17:47

Faire témoigner les acteurs du terrain et diffuser les bonnes pratiques

Eutelsat et ses partenaires sont parties prenantes du programme « Ecoles connectées » lancé en mai 2014 par le gouvernement (Ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique et Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche).

En effet, dans ce cadre, l’Etat a retenu plusieurs offres d’accès au haut débit (16 Mbit/s en métropole, 6 Mbit/s outre-mer), de différents fournisseurs d’accès à Internet par satellite, dont une majorité repose sur la technologie KA-SAT d’Eutelsat. Près de 8 000 sites d’enseignement éligibles ont été recensés par l’Etat en liaison avec les collectivités territoriales.

La phase de déploiement est en cours. Son succès dépend largement de la volonté des écoles et des mairies à saisir l’opportunité de connectivité qui leur est offerte. Il est donc crucial que les pouvoirs publics sensibilisent les élus et la communauté scolaire à l’intérêt du programme.

Noter qu’Eutelsat participe à son échelle à la diffusion de connaissances scientifiques sur les métiers du spatial. A ce titre, Eutelsat finance par exemple les activités de l’association « Planètes Sciences » visant à expliquer de façon pédagogique, à des publics non-initiés, comment fonctionne l’Internet par satellite.

Par ailleurs, Eutelsat est prêt à accélérer la réflexion, avec les décideurs publics, autour de solutions hybrides « satellite broadcast – réseaux broadband » capables de répondre dans l’avenir aux besoins massifs des collèges.

Steve
#2138, le 15/12/2014 - 08:55

Favoriser le développement de la formation en ligne.

Face au fort développement des formations en ligne dans les pays développés, il y a peu à peu un écart qui se creuse entre la formation, en France, et la formation dans d'autres pays qui ont plusieurs formations en ligne. 

L'Etat pourrait donc, pour combler cet écart et par l'intermédiaire du Ministère de l'Education Nationale, contraindre les établissements d'études supérieurs à, sous 5 ans(ou plus) par exemple, mettre au moins 50% de leurs contenus de formations (cours, applications) sur leur intranet. Cela permettrait d'ailleurs aux élèves absents pour cause de maladie de continuer à suivre leurs cours. Pour cette proposition, une aide de l'Etat, notamment financière, n'est pas à exclure.

Cependant cela risque d'être difficile à mettre en place. Nous pouvons donc, dans le cas ou ma précédente proposition ne convienne pas, mettre une mention sur le diplôme de l'élève ayant suivi des cours en ligne. Cette mention exprimera le fait que l'élève a suivi des cours en ligne, et qu'il est apte à toute activité sur un poste informatique, une fois en entreprise.  Cela valorisera à la fois leur formation, et leur établissement. Et cela permettra, à terme, de pousser chaque établissement d'études supérieurs à mettre en place des formations en ligne.

 

DUI
#1572, le 26/11/2014 - 16:11

Déployer un réseau national de la médiation numérique pour développer la culture numérique au service de la citoyenneté, de l'emploi et d'une véritable inclusion numérique

Liste des contributions à la consultation pour la constitution d'un réseau national de la médiation numérique (sommaire du document en texte intégral de 149 pages placé en pj de cette proposition).

LE RAPPROCHEMENT DES ACTEURS DU NUMÉRIQUE ET DE L'ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE AFIN DE FAVORISER L'ÉMERGENCE DU LIBRE, DU SOCIAL, DU SOLIDAIRE......................................................... 5

ASSURER LA PROMOTION DU LOGICIEL LIBRE..................................................................... 9

FORMER AU CODE ET A LA PROGRAMMATION..................................................................................... 10

OPEN DATA : VERS UN RÉSEAU DE DÉVELOPPEURS CITOYENS...................................................................... 11

CONTRIBUER A LA DIFFUSION DE LA CULTURE NUMÉRIQUE POUR TOUS................. 12

DÉMOCRATIE ET CITOYENNETÉ.............................................................................................. 14

DES ACTIONS DE SENSIBILISATION, D'ACCULTURATION, D'ACCOMPAGNEMENT DU DÉVELOPPEMENT DES TPE/PME, EN LIEN AVEC LE THD........................................................................................ 15

SOUTENIR LES TPE/PME A S’APPROPRIER LES POSSIBILITÉS DU RÉSEAU THD D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN POUR DÉVELOPPER LEUR ENTREPRISE.......................................................................................................................... 16

FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE NUMÉRIQUE....................................................................... 16

METTRE EN PLACE DE RÉSEAU EPN/ZNM (CITOYEN/ENTREPRISE)........................................................ 16

FAVORISER L’ÉMERGENCE DE NOUVELLE FORME D’EMPLOI GRÂCE À LA FILIÈRE RÉSEAUX ET SERVICES THD        16

METTRE EN PLACE UN observatoire de l’emploi, des compÉtences et de la crÉation d’activitÉ sur la filiÈre rÉseaux et services THD         16

METTRE EN PLACE UNE Plateforme numÉrique de maintenance de formation à distancÉ dÉDIÉe À la filiÈre rÉseaux et services THD     17

UNE OFFRE AUX PUBLICS DE PERSPECTIVES VARIÉES, COMPLÉMENTAIRES ET INATTENDUES         18

DIVERSIFIER LES THÉMATIQUES D’ATELIERS POUR TOUS LES PUBLICS, EN LES CIBLANT SUR LEURS CENTRES D’INTÉRÊT, ET EN LEUR PROPOSANT DE PUBLIER SUR LA TOILE POUR FAVORISER LEUR MOTIVATION............................. 18

UNE ÉDUCATION A l'INFORMATION ET A LA DONNÉE...................................................... 20

SENSIBILISER LES PUBLICS A LA GÉOPOLITIQUE DE LA DONNÉE................................................................. 20

LE SOUTIEN DU DÉVELOPPEMENT LOCAL........................................................................... 21

SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT SOCIAL LOCAL PAR LA VALORISATION DU PATRIMOINE NATUREL, CULTUREL ET HISTORIQUE, GRÂCE AU NUMÉRIQUE EN OFFRANT AUX HABITANTS LA POSSIBILITÉ DE S’APPROPRIER SON QUARTIER, DE S’INTERROGER SUR SON HISTOIRE, DE PARTAGER SON CADRE....24

PRENDRE EN COMPTE L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL EN INTÉGRANT, NOTAMMENT LES QUESTIONS D’ÉNERGIE, DE CLIMAT... ET PLUS GLOBALEMENT DE DÉVELOPPEMENT DURABLE..........24

RÉDUIRE LA FRACTURE VILLE/CAMPAGNE................................................................................... 24

DONNER PLUS DE VALEURS AUX CENTRES SOCIAUX.................................................................. 25

FAVORISER LA VISITE ET LA DÉCOUVERTE DES PATRIMOINES PAR LE NUMÉRIQUE............... 25

S'APPUYER SUR LE SOCLE INTERMINISTÉRIEL DES LOGICIELS LIBRES.................................................. 25

UN FONCTIONNEMENT DE TYPE « DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE »............................. 26

ACCROITRE LA PARTICIPATION CITOYENNE A LA VIE DÉMOCRATIQUE, AUX INITIATIVES COLLECTIVES LOCALES, ETC.     28

FAIRE PARTICIPER LE COLLECTIF A LA GOUVERNANCE DU LIEU DE MÉDIATION NUMÉRIQUE 28

Former les médiateurs numériques à devenir des médiateurs de la démocratie............................. 29

PERMETTRE ET FAVORISER L'APPROPRIATION INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE DES TERRITOIRES     29

UN ACCÈS AUX SERVICES PUBLICS ESSENTIELS................................................................... 30

SIMPLIFIER LES RELATIONS ENTRE L’ADMINISTRATION (ÉDUCATION, CULTURE, COLLECTIVITÉS LOCALES, ETC.) ET SES USAGERS       33

AMÉLIORER L’ACCESSIBILITÉ AUX SERVICES PUBLICS, AUX SOINS, A L’ÉDUCATION, A DES ACTIVITÉS QUI MAINTIENNENT LES RELATIONS SOCIALES... 33

INTÉGRER LES USAGERS A L'ÉLABORATION DES NOUVEAUX SERVICES EN LIGNE (PRISE EN COMPTE DES BESOINS) ... 33

UN PRINCIPE DE RENCONTRE ENTRE LES DIVERSITÉS ET DE FERTILISATIONS CROISÉES         34

RESPECTER DES CRITÈRES D’INTEROPÉRABILITÉ, D’EVOLUTIVITE, D’INDÉPENDANCE TECHNOLOGIQUE ET D’OUVERTURE DANS LE DÉVELOPPEMENT DE L'ACTION DES LIEUX DE MÉDIATION NUMÉRIQUE.......................................... 35

S’inscrire dans une dÉmarche collective, transversale et transdisciplinaire, qui favorise la rencontre des compÉtences (numÉriques, Économiques, artistiques etc.), d’âges, de cultures, de savoirs thÉoriques.............................................. 35

Proposer un systÈMES d’information collaboratif et au sein duquel des individus peuvent se rencontrer et collaborer         35

Mutualiser des outils technologiques de pointe afin de les rendre accessibles à un plus grand nombre de personnes, capables d’en imaginer des usages ou des projets nouveaux, par le biais de l’intelligence collective.............. 36

PrivilÉgier les mÉcanismes de partage et de diffusion des savoirs, faciliter les productions communes privilÉgiant le dÉcloisonnement entre gÉNÉrations, catÉgories socio-professionnelles, niveaux d'âge... 36

Favoriser la mutualisation des lieux, des moyens techniques, des personnels d'accueil, etc. dans les lieux d'accueil physique et sur les plateformes en ligne, au profit des acteurs du territoire moins bien Équipés ou formés au numÉrique                      36

UN ENVIRONNEMENT ERGONOMIQUE ET ACCESSIBLE................................................... 37

Travailler avec des interfaces informatiques ergonomiques : proposer de travailler avec des interfaces informatiques simplifiées, faciles d’utilisation pour des usagers non spécialistes........................................................................... 41

Proposer et diffuser des supports numériques adaptés au public handicapé.................................... 41

Avoir des lieux amÉNAGÉs pour faciliter l’accÈs physique des personnes en situation de handicap       41

Proposer des dÉmonstrations entre pairs de matÉriel pour l'accessibilitÉ............................................. 41

Diffuser les documents publics en format (s) compatible (s) avec l'accessibilitÉ............................. 41

LE SOUTIEN AUX POPULATIONS FRAGILISÉES.................................................................... 43

DÉvelopper l’autonomie, redonner confiance des personnes exclues prÉcaires qui connaissent des difficultÉs liÉes à la marginalitÉ et à l’itinÉrance, notamment en prÉservant ou renforçant du lien social, permettant aux plus fragiles de reprendre pied                      48

Accompagner les demandeurs d’emploi dans l’appropriation de logiciels indispensables à leurs dÉmarches de retour À l’emploi   48

Organiser des activitÉs communes orientÉes vers la rÉsolution de difficultÉs touchant à des conditions de vie des citoyens pour notamment contribuer À dÉpasser les crises Économiques et Écologiques........................ 49

Diversifier les usages des jeunes au niveau du numÉrique................................ 49

Savoirs numÉriques et à l'Internet citoyen.................................................................................................. 50

Accompagner les structures d'accompagnement....................................................................................... 50

Proposer des ateliers numÉriques variés, au plus proche des habitants pour dÉcouvrir, comprendre, s’informer, partager et communiquer avec les TIC. Des structures itinÉrantes permettent cette proximitÉ.                              50

LE DÉVELOPPEMENT DES USAGES DES TICS PAR TOUS LES PUBLICS........................... 51

DES FORMATIONS DÉDIES À LA FINANCE D'ENTREPRISE ET AUX MARCHES FINANCIERS : BOURSE FINANCE INSTITUT        52

LA FORMATION DES ANIMATEURS EN MATIÈRE D'ACCOMPAGNEMENT.................. 55

LE DÉVELOPPEMENT DE TECHNOLOGIES D'ASSISTANCE LIBRES.................................. 61

contact en vue Équipe projet ?................................................................................................................ 61

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ET LUTTE CONTRE LA FRACTURE NUMÉRIQUE.... 62

LA FORMATION TOUT AU LONG DE LA VIE DE TOUS LES PERSONNELS D'ÉDUCATION, SANS OUBLIER LES DIRECTEURS D 'ESPE ET D UNIVERSITES.............................................................................................................................. 63

LUTTE CONTRE L'ILLECTRONISME, un moyen de mixitÉ numÉrique..................................... 64

L’ACCUEIL ET L’ACCOMPAGNEMENT PUBLIC.................................................................... 65

Assurer une fonction d’accueil public pour proposer une grande diversitÉ d’actions et de services, recourant aux usages de la technologie numÉrique............................................................................................................................................... 71

Offrir un accÈs à l’Internet, à un Équipement et une infrastructure numÉrique............................. 72

Être ouvert à tous les publics quels que soient les âges et les catÉgories sociales et Économiques.          72

Constituer un lieu de rencontre, de dÉcouverte, d’Échanges et de divertissement........................ 73

Proposer un accompagnement humain averti et qualifié pour former les citoyens À l’utilisation des technologies fixes et mobiles, de la photo numÉrique, de la fabrication numÉrique... 74

Organiser des ateliers d’apprentissage et d’appropriation de l’Internet et de la culture numÉrique (tÉLÉtravail, accÈs aux services administratifs, recherche d'emploi, accueil d'associations et de projets... ) ainsi que des temps de libre accÈs à Internet       75

CRÉER UN RÉSEAU D'ÉCHANGES PHYSIQUES ET IMMATÉRIELS.................................................................... 75

FAIRE UN ÉTAT DES LIEUX DES USAGES ET DES PRATIQUES NUMÉRIQUES AU SEIN DES TERRITOIRES         75

DÉMOCRATISER L'AGILITÉ, LA CULTURE ET LES OUTILS DU PROJET NUMÉRIQUE 77

FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE NUMÉRIQUE....................................... 78

FACILITER L'ACCÈS A LA FORMATION DES ÉLÈVES EN ZONE RURALE......................... 79

L'ÉDUCATION AU NUMÉRIQUE POUR TOUS DANS LE CADRE D'UN SERVICE PUBLIC 80

LE SOUTIEN A L’INNOVATION NUMÉRIQUE LOCALE. 
.................................................... 81

DÉMYSTIFIER L'OUTIL NUMÉRIQUE DANS LES ADMINISTRATIONS ET SERVICES PUBLICS      82

ACCOMPAGNER LES USAGES NUMÉRIQUES PROFESSIONNELS...................................... 83

UNE PRÉVENTION DES RISQUES LIES A L'UTILISATION DE L'INTERNET ET DES RÉSEAUX SOCIAUX  84

INCITER LES FEMMES A S'ENGAGER DANS L'ÉCONOMIE NUMÉRIQUE ET LA MÉDIATION NUMÉRIQUE     85

UN LIEU CONVIVIAL OU LES MOTS "INFORMATIQUE" ET "INTERNET" NE FASSENT PLUS PEUR !      86

LA PROMOTION ET DÉVELOPPEMENT DE COLLECTIFS DE TRAVAIL ET D'ACTIVITÉS COLLABORATIVES   88

UNE MÉTHODOLOGIE DE SENSIBILISATION, INFORMATION ET FORMATION DE TPI/TPE DE FILIÈRES ECONOMIQUE TERRITORIALISÉES....................................................................................................................... 89

LA RECHERCHE D'EMPLOI À L’AIDE DES DIFFÉRENTS OUTILS NUMÉRIQUES........... 90

UTILISER LES COLLÈGES ET LES LYCÉES COMME EPN A DOUBLÉ INTERFACE POUR RENDRE ACCESSIBLE LA CULTURE NUMÉRIQUE AUX PARENTS ET AUX ENFANTS............................................................................................. 91

ARTICULER LE NUMÉRIQUE AVEC D'AUTRES THÉMATIQUES......................................... 92

RÉSEAU DE LA MÉDIATION NUMÉRIQUE DANS LES TERRITOIRES............................... 93

Quelques contributions génériques de fond........................................................................................................................ 93

ANTICIPER ET METTRE EN ŒUVRE UNE ÉVALUATION FAVORISANT UN PERFECTIONNEMENT PROGRESSIF ET CONSTANT          93

GARANTIR UNE ÉTHIQUE, COMPRENANT NEUTRALITÉ ET RECUL............................................................... 93

FAVORISER LA MISE EN RÉSEAU ET PARTAGER LES EXPÉRIENCES INNOVANTES........................ 94

FAVORISER L’ADÉQUATION ENTRE LES ENJEUX SPÉCIFIQUES D’UN TERRITOIRE ET LA MISE EN ŒUVRE DE PROJETS NUMÉRIQUES     94

ENJEU : FÉDÉRER L’ECO SYSTÈMES NUMÉRIQUES D’UN TERRITOIRE..................................................... 95

GARANTIR L’ÉGALITÉ DES TERRITOIRES DANS L’ACCÈS A LA MÉDIATION NUMÉRIQUE........ 95

ENJEU : AU-DELÀ DES RÉFLEXIONS THÉORIQUES, PRIVILÉGIER UNE FINALITÉ OPÉRATIONNELLE      96

ENJEU : IMPLIQUER FORTEMENT LES HABITANTS DANS L’ACTION DES ESPACES DE MÉDIATION       97

ENJEU : CONTRIBUER A LA FAMILIARISATION DU SUJET NUMÉRIQUE POUR TOUS LES HABITANTS    97

GARANTIR L’ÉGALITÉ ET L’ÉQUITÉ SOCIALE DANS L’ACCOMPAGNEMENT ET LE SOUTIEN A LA POPULATION           98

PRENDRE EN COMPTE LES TERRITOIRES RURAUX............................................................ 99

SENSIBILISER AUX COMMUNS DU NUMÉRIQUE............................................................... 101

GARANTIR UN AVENIR AUX ANIMATEURS NUMÉRIQUES............................................. 102

LE LABEL COMME LEVIER POUR LE SECTEUR DE LA MÉDIATION NUMÉRIQUE..... 103

1- Les enjeux stratégiques d’un label..................................................................................................................................... 103

2- QUELS SONT LES EFFETS VERTUEUX ATTENDUS :............................................................................................ 104

3- QUELS SONT LES RISQUES À ANTICIPER :.................................................................................................................. 104

3.1.- Le sentiment d’injustice fondé : la question des “pionniers”................................................................ 105

3.2.- Les lieux de la médiation numérique ne peuvent se résumer à devenir les espaces de services avant-vente ou après-vente financés sur deniers publics................................ 105

3.3.- Une injonction contradictoire : la condition de l’innovation portée par ces lieux impose de ne pas prototyper le fonctionnement de ces lieux ............... 105

3.4.- FAVORISER LES FONCTIONS REMPLIES PAR UN LIEU PLUTÔT QUE LA MULTIPLICATION DES LIEUX.     106

3.5.- UNE RÉVISION QUALITATIVE DE LA LABELLISATION :............................................................................. 106

4- LES CONDITIONS DE RÉUSSITE :........................................................................................ 107

4.1. - La mobilisation “équitable” des parties prenantes :.................................................................................... 107

4.2. - Une montée en compétences des acteurs et des décideurs :.............................................................. 107

4.3. - UNE RÉFLEXION SUR LES MANIÈRES D’ENTREPRENDRE :.................................................................. 107

4.4.- Un positionnement renouvelé des acteurs dans le périmètre de l’économie numérique : 107

4.5.- DE DISPOSER DE SUFFISAMMENT DE FINANCEMENT POUR GÉNÉRER UN EFFET LEVIER :            108

VERS UNE CULTURE NUMÉRIQUE CITOYENNE ....................... 109

APPEL DE LA MÉDIATION NUMÉRIQUE N°1....................................................................... 112

Proposition 1 : Inscrire la médiation numérique dans les stratégies politiques nationales et locales.      113

Proposition 2 : Consacrer et sanctuariser 1 % des budgets d’infrastructures et de développement local aux actions de médiation numérique..... 113

Proposition 3 : Mettre en œuvre un programme national de formation de la profession..... 114

Proposition 4 : Structurer la représentation du secteur au niveau national...................................... 114

VERS UN RÉSEAU NATIONAL DE LA MÉDIATION NUMÉRIQUE.................................... 116

DÉVELOPPER UNE CULTURE NUMÉRIQUE PARTAGÉE......................................................................... 117

FORMATION ET (RE) CONNAISSANCE DE LA MÉDIATION NUMÉRIQUE          118

LA MÉDIATION NUMÉRIQUE EN AMONT DES POLITIQUES DE DÉVELOPPEMENT LOCAL.       120

APPEL DE LA MÉDIATION NUMÉRIQUE N°2....................................................................... 121

LES COMPÉTENCES NUMÉRIQUES CHEZ LES JEUNES...................................................... 126

LE REGARD D'UNE JOURNALISTE.......................................................................................... 133

RELATION ENTRE « COMPÉTENCES COMPRÉHENSIVES » ET ESSOR DE LA CULTURE NUMÉRIQUE   136

A. LES TICS : SIMPLES OUTILS ?................................................................................................ 137

B. LES COMPÉTENCES COMPRÉHENSIVES NÉCESSAIRES AUX ENVIRONNEMENTS NUMÉRIQUES : UN CADRE CONCEPTUEL         137

C. LES DOMAINES DE COMPÉTENCES.......................................................................................... 138

1.            Les habiletés à lire les représentations visuelles.................................................................................... 139

2.            Les habiletés de détournements créatifs de contenus : la (re) production numérique.... 140

3.            Une aptitude réflexive non linéaire et ramificatrice de lecture................................................ 141

4.            Logique informationnelle : le regard critique............................................................................................ 142

5.            La dimension socio-affective de l’échange, de la coopération..................................................... 143

OUVERTURE EN GUISE DE CONCLUSION................................................................................................. 144

PROFESSIONNALISER LA MÉDIATION NUMÉRIQUE......................................................... 146

Bébé hydre.................................................................................................................................................... 146

Res organica........................................................................................................................................................ 147

Financement.................................................................................................................................................. 148

VISIBILITÉ ET RECONNAISSANCE................................................................................ 149

Thomas F
#1118, le 11/11/2014 - 21:34

Faut il apprendre à coder à nos enfants ?

Actuellement on entend beaucoup de personnes qui veulent apprendre le développement à nos enfants. Est ce réellement utile ? quel en est le but ? et à quoi cela sert-il ?

L'informatique et la création d'applications, de nouveaux services semblent un objectif loauble, mais déconnecté de la réalité. En effet, sans le savoir nous déveleppons tous sans nous en rendre compte. Le développement ce n'est que préindiquer des choix. Si je rate le métro de 9H alors je prend le bus 105 de 9H01 et j'arriverai à l'heure au boulot. Des choix et des décisions de ce type nous en faisons tous, tous les jours.

L'informatique ce n'est que demander à une machine dans un langage spécial d'appliquer les choix que lui avons indiqué. Si je clique là alors clignote.

Avant de développer il est donc nécessaire d'identifier un problème, de réfléchir à une solution et surtout de faire preuve de bon sens et de parcimonie. Le développement n'est que la partie finale d'un processus de création et de reflexion. On voit de plus en plus de startups de services webs se créer sans informaticien à la base...

De mon point de vue avant de vouloir absolument apprendre à nos enfants à programmer, il faudrait donc leur apprendre à réfléchir, leur apprendre les bases des maths, des langues étrangères, etc. et surtout leur donner l'envie de découvrir et d'apprendre. En effet, si on leur apprend le langage X aujourd'hui et que demain c'est le langage Y qu'il faut connaitre, a quoi auront servies ces heures de cours ? A rien si les enfants devenus adultes n'ont pas la volonté de changer de langage, s'ils n'ont pas appris à s'adapter et à avoir envie d'apprendre.

Ainsi le numérique et le code sont un outil au service d'un problème plus vaste mais certainement pas LA solution aux problèmes d'éducation et d'emploi. Ce doit être l'outil qui permet aux enfants d'avoir envie d'aller plus loin, de chercher par eux mêmes, etc. Demandons aux enfants de faire des exposés, de présenter des projets de créer et de chercher par eux mêmes devrait être prioritaire par rapport au numérique

 

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#854, le 03/11/2014 - 16:48

Comment repenser les "frontières" de l'éducation ?

Les transformations numériques imposent une évolution quasi permanente des compétences et des métiers, qu’ils soient manuels ou intellectuels : les individus devront développer des capacités d’apprentissage, d’adaptation, de création, d’inventivité et ce tout au long de la vie. Ceci invite à revoir la continuité entre formation initiale et formation continue, entre parcours de formation et parcours professionnel.

Autre défi à relever pour réinventer l’école du 21e siècle : s’abstraire de ses propres murs pour adopter les valeurs de la société numérique comme la coopération, le réseau, l’ouverture aux autres acteurs de la communauté éducative (collectivités locales, tissu économique local, les associations éducatives, les parents… ).

Julien-Carbuccia
#3203, le 30/01/2015 - 09:54

Offrir aux jeunes générations la possibilité d'un recul critique sur les technologies numériques

On le sait, nous sommes passés dans une société numérique. Là n'est plus le débat. Les taux d'équipement ne cessent de progresser et cette consultation nous révèle quelque chose sur l'époque de transition que nous traversons.

Les plus jeunes générations, de plus en plus connéctées, de plus en plus tôt, ceux que nous appelons les digital natives, n'ont pas eu le loisir de comparer la vie avant/après le passage à la technologie numérique et de prendre la mesure des impacts de ces outils, en particulier cognitifs.

En effet, est-ce qu'on lit (ou écrit) de la même manière sur un écran et sur la papier ? Non, la lecture devient gouvernée par le contexte du lecteur, par ses recherches et le même contenu culturel ne sera pas forcément appréhendé de la même manière selon le support qui est utilisé.

L'écran n'est pas neutre, comme toute technologie il nous reconfigure. L'idée principale que je développerai ici, c'est celle d'un relachement du contrat de lecture avec du texte (concurrencé par d'autres formats)  qui est vite parcouru, vite lu et vite oublié.

Nicholas Carr a très justement exprimé l'idée qu'internet, avec son système de navigation hypertextuelle (le surf), a affecté nos capacités cognitives en reconfigurant la mémoire et la réflexion. " la lecture profonde, auparavant naturelle, est devenue une lutte " nous dit-il.

Les liens nous attirent inéxorablement vers de nouveaux contenus, les moteurs de recherche favorise "l'écrémage", les favoris offrent la possibilité de sauvegarder sans certitudes de revenir. C'est toute une économie de l'attention que les journalistes connaissent bien aujourd'hui.

L'Education, en particulier l'école dont le rôle est d'apporter la culture et aussi des méthodes de travail et d'apprentissage, doit adapter les nouvelles générations (qui il me semble savent déjà bien s'adapter elles-mêmes) aux outils numériques, mais elle doit aussi et surtout expliquer les effets que le numérique peut induire en favorisant un éveil critique chez les plus jeunes.

Fatou Fall élève de Télécom Ecole de Management
#2119, le 14/12/2014 - 15:10

S'agissant des conséquences néfastes du numérique (streaming, SVOD type Netflix...)sur la jeunesse

 

 

 

Il serait intéressant d'inclure dans le cadre des cours d'éducation civique à l'école des applications concrètes de sensibilisation aux dangers de Netflix et plus généralement aux services numériques en ligne ( risque de décrochage scolaire par addiction aux sites de streaming, accès à un contenu choquant pour un public jeune, transfert de données personnelles sans le savoir...).

Cyril Garrech
#1924, le 07/12/2014 - 19:55

Accentuer la maîtrise des outils informatiques basiques pour les jeunes.

Je parlerai avant tout en tant que jeune étudiant, ce qui j'espère appuiera plus légitimement mon idée. 

Il est souhaitable d’exploiter un maximum les outils informatiques de base  dans leur totalité, et ce dès le collège particulièrement, avant de soumettre aux élèves de nouveaux supports numériques tels que les tablettes tactiles, peu efficaces dans leur apprentissage à mon sens. Par outils informatiques, j’entends la maîtrise des traitements de texte, des tableurs et des PowerPoints, très peu utilisés avant le cycle supérieur. En effet aussi basiques paraissent-ils et aussi évidentes semblent leurs utilisations, ces outils sont bien évidemment primordiaux. Selon une enquête d’OpinionWay pour Microsoft publiée le 28 janvier 2014, la maîtrise des outils informatiques est à peu de choses près aussi importante que la maîtrise du français sur le marché du travail pour les moins de 29 ans. 1 Plus précisément, 94% des sondés estiment indispensable la formation aux logiciels dits « bureautiques » (Traitement de texte, email, tableurs, etc). Avant de se lancer dans la maîtrise d’autres supports numériques « substituables » à l’ordinateur, encore faut-il être un maximum à l’aise avec les outils proposés par ce dernier, d’autant qu’ils seront fréquemment utilisés en entreprise. Être capable de dresser un tableau Excel, de peaufiner un document Word ou un Power Point ou encore de réussir la convertion de documents ne vont pas toujours de soi. 

Il serait donc utile à mon sens de faciliter l'apprentissage de ces outils en exigeant plus de travail faisant appel à ces mêmes outils et ce , au moins, dès le lycée. Que l'on se retrouve à la Fac, en Grande Ecole, en BTS ou tout simplement en entreprise après le Bac : ces outils sont et seront indispensables.

 

1: http://www.usine-digitale.fr/article/pour-les-jeunes-la-maitrise-de-l-in...

 

Proposition de Cyril Garrech,

Elève à Télécom Ecole de Management.

Tony Gheeraert
#1571, le 26/11/2014 - 15:11

Le numérique dans le Supérieur: révolution à venir ou miroir aux alouettes?

S'agissant de l'enseignement supérieur, le virage nécessaire vers l'université numérique engage une série de questions auxquelles il n'est pas facile de donner une réponse aisée.

Faut-il que les établissements d'enseignement supérieur cèdent à la mode des MOOCS, au moment où les Etats-Unis affichent leur perplexité, et alors qu'il existe bien d'autres modalités d'enseignement hybride ou à distance (classes virtuelles, etc.). Adapté à un public autonome de formation continue, à des cadres en reprise d'étude, à l'"e-honnête homme" ou l'"e-honnête femme" soucieux de se cultiver, les Moocs paraissent bien moins convenir à la formation initiale...

Comment doit-on s'y prendre pour inciter les enseignants à recourir aux plates-formes pédagogiques et autres dispositifs en ligne, en complément ou en substitution des cours présentiels? Faut-il, comme on peut le lire sur les pages de ce site, former tous les enseignants aux outils les plus pointus et en perpétuelle évolution, jusqu'à ce qu'ils soient éventuellement en mesure de développer leur propre socle logiciel au service de leurs étudiants? S'il est important que tout un chacun dispose d'une culture numérique assez poussée pour avoir une idée de ce qui se trame derrière les écrans tactiles, de même qu'il serait souhaitable que chacun ait une idée de la façon dont roule une voiture ou fonctionne un réfrigérateur, on ne saurait exiger de chaque enseignant qu'il soit capable de développer des outils "à sa main", dont la pérénnité et la fiabilité dans le temps seraient rien moins qu'assurés. Si le numérique est réservé aux enseignants "geeks", jamais la pédagogie numérique ne pourra être généralisé à l'ensemble des équipes.
Ne vaut-il pas mieux pas mieux que l'enseignant, concentré sur son coeur de métier, soit accompagné pour les tâches de médiatisation par une équipe aguerrie de techniciens et d'ingénieurs techno-pédagogiques ou audiovisuels, capables de guider le professeur, de lui proposer des solutions de scénarisation ou de médiatisation adaptés à la pédagogie qu'il souhaite déployer? La question dépasse celle de la nécessaire formation aux TICE, et engage profondément le coeur de la pédagogie: activité jusqu'ici solitaire, limitée à la rencontre d'un enseignant seul face à ses étudiants, elle implique désormais, lorsqu'il s'agit de recourir au numérique, une équipe composée de techniciens, d'ingénieurs, et aussi de tuteurs étudiants. Ce changement d'échelle constitue à lui seul une petite révolution dans l'organisation des enseignements.

De plus, dans la mesure ou, comme le disait MacLuhan "le message, c'est le medium", la "philosophie"' qui préside à certaines plates-formes très employées (moodle en particulier) engage également une certaine conception "socio-constructiviste" des enseignements, et entraîne nécessairement des conséquences essentielles, et encore largement sous-estimées, sur les rapport entre l'enseignant et l'apprenant. C'est en cela aussi que les usages pédagogiques du numérique entraînent (entraîneront) une révolution dans les méthodes d'enseignement.

Enfin, last but not least, "le numérique" est dans tous les cas une activité chronophage: comment prendre en compte dans les services des enseignants cet investissement numérique exigeant en termes de temps passé et de compétences mobilisées? Le modèle de calcul actuel, qui prévoit de rémunérer les enseignants selon les modalités d'un face à face présentiel traditionnel, ne convient guère lorsqu'il s'agit de dispositifs pédagogiques "en ligne". Rares sont les universités à avoir adopté un référentiel des tâches numériques, et celles qui se sont lancées dans l'aventure, avec plus ou moins de bonheur, l'ont fait selon des procédures propres, et toutes différentes... Un cadrage plus serré, permettant une meilleure valorisation et une meilleure promotion de ces activités d'enseignement encore "émergentes", permettrait à coup sûr une montée en puissance bien plus rapide des pédagogies numériques. Sans moyen conséquents, les vibrants appels vers l'université numérique risquent fort de rester lettre morte. Et, à l'heure de la mondialisation du "marché" de l'éducation, il va de soi que l'université française ne peut se permettre de rester à l'écart ce ces mutations, sauf à disparaître à l'horizon d'une ou deux décennies.

Atelier_Relais_Montpellier
#3237, le 02/02/2015 - 12:06

Accompagnement à la maitrise des outils numériques, des contenus et l'appropriation de la culture numérique

Défi : Il existe de nombreux programmes de développement des infrastructures et moyens techniques dans les établissements éducatifs : classe mobile, PC (et son incroyable "un PC pour tous les collégiens"), contenus éditoriaux publics ou privés. Réalisés avec de plus ou moins de bonnes intentions et toujours dans une approche top-down, ces investissements ne satisfont pas les enseignants, les pédagogues au contact des élèves, parce qu'une grande majorité d'entres eux ne sont tout simplement pas formés à transmettre la culture numérique. Les plus avertis à titre personnel ne considèrent pas cela comme une « matière » et ne connaissent toujours pas les supports pédagogiques disponibles (quand ils existent). Les plus réticents, pour des raisons culturelles, générationnelles, politiques, ... n'y voient qu'une obligation (B2I) ou que des injonctions difficiles à assumer : manque de compétences, de confiance ou de motivation.

Propositions :

  1. Formation obligatoire de tous les enseignants au rudiment de l’utilisation d’internet à des fins pédagogiques
  2. Des équipes de soutien formés et en accompagnement direct dans les classes,
  3. Des supports méthodologiques (et ludiques tel que « Vinz et Lou ») disponibles et largement déployés (communication et séances généralisées d’information et d’initiation par les équipes de soutien numérique)
Gratefulfrog
#2596, le 10/01/2015 - 10:37

La langue de l'Innovation c'est l'anglais

Je suis Docteur en Informatique, informaticien/maker/hacker.  Je me ré-invente tous les jours grâce à des connaissances disponibles sur Internet et ceci malgré mon age avancé. Comment est-ce possible?

La réponse comprend multiple facettes, mais à la base c'est possible parce-que je maîtrise parfaitement l'anglais. Si on ne parle pas anglais à un très bon niveau, on est perdu sur Internet.  Quand je dis, "très bon niveau", je veux dire que :

  • Je peux utiliser les outils de recherche en anglais, même si je ne connais pas les termes techniques exactes; je peux faire de la recherche adaptative
  • Je peux discuter en détail sur les forums pour raffiner des solutions utiles pour moi et pour d’autrui. Ceci est même plus important que l'emploi des moteurs de recherche. L'innovation se passe sur les forums spécialisés (stackoverflow.com par exemple)
  • Je peux publier de la documentation sur toutes mes activités en anglais, et donc m'assurer que la planète entière peux en profiter et aussi me fournir des informations de retour.

Donc, l'anglais est vital pour la vie sur le Net, et donc vital pour l'innovation, la survie même de chacun, ou du moins chacun qui veut créer...

Maintenant, comment l'offrir à nos enfants français, dans le cadre de l’éducation nationale?

D'abord, mon propre fils, qui est maintenant en médecine, comment a-t-il appris l'anglais, qu'il parle presque parfaitement? Non pas grâce à moi, mais à l’école! Oui, en secondaire, à l'école européenne de Bruxelles, avec les profs venant de l'éducation nationale de tous les pays de l'UE !

C'est difficile à croire, n'est-ce pas?

Alors, ma suggestion :  l'Education Nationale Française doit renaitre. Elle pourrait se faire en clone de l'école Européenne !

  • cours de base donnés en français (maths, science, langue, littérature, arts)
  • cours d'anglais intensifs, par des profs ANGLAIS ne parlant pas un mot de français!, obligatoires dès le premier jour (5 heures/semaine selon niveau) (selon mon fils, il a appris tout son anglais en 2 ans : 6e et 5e)
  • histoire/géo, économie donnés en anglais (8 hs/semaine) (à partir du 3e en "comptage français") encore par des profs anlgais.
  • 3e langue obligatoire à partir du 5e.
  • etc.

Donc, 12-13 hs de cours en anglais, sans un mot de français, par semaine!

Je sais que cette suggestion ne pourra pas se faire car l'Education Nationale est trop grand pour changer si dynamiquement, tout comme la SNCF et d'autres grandes institutions qui étaient autre fois les symboles de la force de la France, mais qui sont aujourd'hui en perdition...

 

Tout comme les dinosaures, on s'adapte ou on s'éteint. Plus on est gros, plus on a du mal à changer, mais en 2015 le changement s'accélère exponentiellement, donc l'adaptabilité doit suivre, sinon c'est la fin...

Il faut donner l'anglais à nos jeunes, et même à nos vieux, mais le plus urgent c'est aux jeunes car l'innovation exige la collaboration et sur notre planète, on collabore en anglais.

Ensuite, à l'Université, cours donnés en anglais ou en français, mais tous les cours au niveau maitrise et plus donnés exclusivement en anglais. Ce qui permettrait les étrangers de venir augmenter le pool d'innovation en France!

Jean-Pierre Archambault
#1756, le 01/12/2014 - 22:24

Pourquoi et comment un enseignement d'informatique pour tous les élèves

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L'informatique, science de la représentation et du traitement de l'information numérisée, est au cœur du numérique, comme les sciences physiques le sont au cœur de l'industrie de l'énergie et la biologie l'est au cœur du vivant. A ce titre, elle est la clé de la compréhension du monde numérique en construction.

Dans cette contribution, nous verrons la nécessité de « fixer un cap » (un enseignement d'informatique pour tous les élèves et la question essentielle de la formation des enseignants), les différents statuts éducatifs de l'informatique et du numérique. Nous examinerons les enjeux de l'informatique et du numérique au prisme des missions de l'Ecole (former l'homme, le travailleur et le citoyen). Nous rappellerons comment l'Ecole donne une culture générale. Nous donnerons des éléments sur les contenus à enseigner. Nous terminerons par le caractère non immuable de la culture générale scolaire qui, à notre époque, ne peut que comporter une composante informatique, science et technique.

Le texte das son itégralité :

http://www.epi.asso.fr/blocnote/ambitionnationale_epi.pdf

Patrick RICHARD
#3336, le 03/02/2015 - 20:50

L’éducation technologique pilier d'une co-éducation aux outils numériques

L’écriture numérique au service de la construction d’une sphère professionnelle de l’élève

Au-delà de l’expérimentation menée en 2006-2012 au collège Emmanuel de Martonne à Laval nous désirons proposer une extension de la problématique de dématérialisation des supports de cours via une clé USB/ENT puis les services collaboratifs temps réel multi écran dans le nuage.

Suite à l’étude du processus d'écriture numérique dans l’enseignement de la technologie au collège au niveau troisième, nous posons une question : en quoi le développement des ENT modifie le rapport à l'écriture dans les pratiques de classe en éducation technologique ?

Voir le film 31/01/2011 : http://www.cndp.fr/agence-usages-tice/temoignages/dematerialisation-du-classeur-de-technologie-1182.htm

Les TIC en liaison avec l’enseignement de la technologie

Les technologies de l'information et de la communication, apparues au début des années 1985, se sont largement développées, au collège, dans les enseignements pour tous les élèves, grâce à leur introduction comme une composante forte de l’enseignement de la technologie. Cet enseignement a intégré, notamment dans la version de 1995, tout un ensemble de contenus qui portaient explicitement sur les TICE en fixant une progression, des activités possibles et des compétences à acquérir lors des séquences de technologie. Cette discipline prend donc une part importante dans la diffusion et la généralisation des pratiques intégrant leur usage.

L’impact des TICE sur l’enseignement et les apprentissages

De fait, l’organisation des enseignements se trouve profondément modifiée et les dispositifs mis en œuvre par l’enseignant à destination des élèves s’inscrivent dans un nouveau type de rapport au(x) savoir(s). L’enseignant n’est plus celui qui détient un savoir qu’il transmet à ses élèves, il devient progressivement quelqu’un qui organise les situations permettant aux élèves d’accéder au(x) savoir(s). Ainsi, la construction des situations didactiques devrait refléter ce changement radical de posture.

Les possibilités offertes par les connexions à des réseaux provoquent des modifications de pratiques chez les utilisateurs en général, chez les élèves en particulier. Ils deviennent acteurs-auteurs de publications électroniques,  ils développent de nouvelles formes d’autonomie dans les apprentissages et dans leurs rapports au(x) savoir(s). Ils s’initient au travail collaboratif-coopératif. Ils organisent leur propre banque  de ressources numériques qui fonctionne comme une sorte de mémoire numérique toujours disponible.

Les objectifs du projet

Entre autres questions, ce travail permet d'observer de près :

  • en quoi le fait de travailler sur la réalisation individuelle et/ou collective d’objets médias numériques destinés à être publiés en ligne, et donc à être consultés par d’autres personnes, modifie la relation que l’élève entretient à l’écriture ;
  • en quoi le fait de constituer une base d’objets médias participe à la mémoire numérique d’un lieu matérialisé en premier par l’individu, en deuxième par la classe et en troisième par le collège ;
  • en quoi cette mémoire numérique participe à la construction de savoirs où les références sont mal définies et ne peuvent s’identifier spontanément à des corpus de savoirs savants.

Et donc, d’un point de vue des apprentissages, ce travail devrait permettre de regarder les processus d’élaboration des objets de savoirs, notamment au travers de la construction et la manipulation des artefacts.

Nous étudions, en adoptant une posture prédictive, une organisation de transmission-appropriation d’un savoir spécifique référencé auquel on enlève les outils de script classiques pour les substituer par des outils de script numériques. Nous regarderons les incidences produites sur cette organisation elle-même et sur l’économie du système en général.

Vaste ouvrage qui dans une actualité numérique toujours brûlante, devrait poser les bases de nouvelles formes d’écritures au service de l’acquisition des connaissances-compétences. Mais aussi, cet ouvrage pourrait nourrir la réflexion des groupes d'écriture des programmes de 2015 qui sous la présidence de Michel LUSSAULT   peuvent réintroduire une composante forte de cette éducation au numérique dans une discipline qui depuis longtemps participe activement à la massification des usages, seule à même de garantir à chaque élève l'égalité des chances dans l'école numérique d'aujourd'hui. 

 

En 2015, offrons à l'éducation technologique cette responsabilité !

 

Atelier contributif Télécom Bretagne
#3294, le 03/02/2015 - 13:51

Synthèse de l'atelier contributif conduit à Télécom Bretagne (école d'ingénieur du réseau Institut Mines Télécom) à Brest, le 22 janvier 2015

 

L’atelier contributif conduit à Télécom Bretagne a été l’occasion de réaffirmer que l’École (l’Éducation nationale) a un rôle à jouer dans la formation de citoyens éclairés y compris sur les enjeux du numériques, ce que nous avons appelé : des « citoyens numériques éclairés ».

Les transformations socio-économiques liées au numérique doivent être prise en compte tant dans les programmes scolaires que dans les méthodes pédagogiques. Cela nécessite un travail conséquent de formation des enseignants, tant sur des réflexions disciplinaires (par exemple, en sciences économiques et sociales, il s’agit de faire place dans les programmes aux transformations des modèles économiques liées à l’essor des TIC) que sur des problématiques transversales (questions juridiques, question sur l’identité numérique, etc). 

Il ne revient pas nécessairement à tous les enseignants de prendre en charge l’éducation sur ces enjeux numériques. Les établissements peuvent saisir l’occasion que représente ce défi pour s’ouvrir sur leur territoire local et faire appel (ou mieux encore monter des projets pédagogiques avec) des partenaires locaux (associations, etc.) spécialisées dans la médiation numérique.

Au cours de l’atelier contributif, nous avons insisté sur le fait que l’effort à faire de la part de l’Éducation nationale en matière de formation de « citoyens numériques éclairés » ne doit pas tant porter sur l’apprentissage des compétences techniques liées au numérique (maîtrises de logiciels, de langages informatiques), même si cela reste un aspect important de la formation, qui mérite certainement aussi d’être repensé, mais surtout sur les compétences numériques plus stratégiques qui permettent aux citoyens de garder une certaine maîtrise face aux outils numériques. Ce rôle peut être renforcé au cours des séances d’éducation civique ; les professeurs documentalistes peuvent jouer un rôle important pour acquérir la capacité à structurer des connaissances en apprenant à hiérarchiser parmi les sources numériques multiples offertes par le Web. Avec les professeurs de technologie (même si cette discipline elle-même est certainement appelée à être mieux articulée aux autres disciplines), mais aussi avec des partenaires extérieurs à l’École, ils peuvent participer à faire prendre conscience des enjeux juridique sur Internet ou encore la complexité des algorithmes qui président aux résultats d’une recherche sur un moteur de recherche, pour ne citer que quelques exemples d’enjeux importants pour la formation de « citoyens numériques éclairés.

 

Défis #2 : Comment accompagner l’ensemble des citoyens vers des usages et une compréhension des enjeux du numériques ?

Ce défi #2 a été l’occasion de souligner l’importance de l’accompagnement et de la médiation. Ce qui signifie concrètement plusieurs aspects : Tout d’abord de soutenir des lieux propices à la formation, autrement dit des lieux proches des habitants : bibliothèques, équipements de quartier, force de l’ordre, par exemple. Dans ces lieux, les personnes qui sont en activité dans ces structures ou dans d’autres structures comme les professionnels du social pourraient recevoir des formations.

Une autre proposition de mise en œuvre est de multiplier les rendez-vous citoyens afin d’aller à la rencontre des gens : la consultation actuelle en est un exemple mais il pourrait y avoir des évènements plus modestes ou plus réguliers.

Une dernière proposition serait de mener des campagnes de communication à l’instar des campagnes de prévention. Non pas en termes de dénonciation des risques mais pour montrer aux gens ce qu’est la société à l’heure du numérique et en quoi cela soulève de vrais débats de société.

Défi #3. Comment l’école peut elle s’inspirer des « bonnes pratiques » de la culture numérique pour être plus inclusive ?

La culture numérique, notamment celle du Web 2.0, a mis en avant les valeurs du partage et de la collaboration. L’école doit défendre ces valeurs en favorisant le travail en équipe, l’interdisciplinarité et la coopération grâce notamment à la pédagogie par projet.

Elle doit aussi s’en inspirer pour s’ouvrir sur son territoire et sur le monde. Pour cela, elle doit se positionner en école connectée et utiliser le numérique dans ce but au lieu de le rejeter. Les outils collaboratifs, les MOOC, les plateformes d’apprentissage ou même les mails sont autant d’outils qui peuvent être utilisés par les enseignants pour développer la collaboration, la créativité, l’apprentissage des langues. Pour casser les distances, par exemple en mettant en place des échanges par mails ou par d’autres moyens avec des élèves d’autres pays.

Tout en étant un lieu d’apprentissage des droits et des libertés fondamentaux comme la liberté d’expression qu’il faut défendre mais en sachant analyser les conséquences de ce que l’on produit et comment on le produit.

Patrick RICHARD
#3275, le 03/02/2015 - 00:09

Création d'un fond à l'innovation pédagogie du numérique

La création d'un fond à l'innovation "pédagogie du numérique" permettrait aux porteurs de projets numériques éducatifs de développer des expérimentations hors des sentiers battus. La création d'appels à projet soutenu conjointement par le ministère de l’éducation et le ministère du numérique faciliterait l'innovation dans une ingénierie pédagogique numérique naissante.

La création de se fond serait suivi par des Docteurs en sciences de l’éducation en formation qui signerait un contrat trisannuel avec le porteur de projet. L’obligation serait faîte au porteur et au chercheur de publier des articles qui nourriraient la recherche sur ces sujets.

Je nourris ma réflexion d’expériences personnelles telles que  la Dématérialisation du classeur de Technologie filmé par l’agence nationale des usages TICE sur http://emartonne.lamayenne.e-lyco.fr/nos-projets/la-presse-en-parle/innovations-en-technologie/ et autres projets à découvir sur www.martonne.net...

Patrick RICHARD
#3274, le 02/02/2015 - 23:28

Développer une application Espace Numérique de Travail unique écoles, collèges et lycées de France

Dans la continuité du GFU éducation, il reste à développer une application mobile Espace Numérique de Travail pour smartphone ou tablette en remplacement des ENT actuels du 20ème siècle.

La garantie d’égalité des chances sur l’ensemble de notre territoire passent par une unification des plateformes de services d’E.N.T. qui au delà de la diversité actuelle ne sont plus en adéquation avec les usages des élèves à quelques niveaux soient-ils.

Un socle commun des services pourrait être proposé pour chaque niveau, école, collège, Lycée avec la possibilité d’augmenter ce socle via l’agrégation de bouquets numériques proposés par les fournisseurs habituels. Fournisseurs de solution libres ou pas, de startups et autres qui devraient se connecter à l’E.N.T.socle via le connecteur universel « FranceConnect ».

L’identification des élèves pourrait relever d’une identité numérique native fournie à la naissance au même titre que le nom et prénom. Cette identité serait gérée par les services de l’état et inscrite dans son passeport ou sa carte nationale d'identité.

Cet E.N.T. pourrait devenir le Bureau Virtuel du professionnel de l’éducation, en y ajoutant des briques métiers et des logiciels adaptés à leur besoins propres. 

Vincent Frammery
#3214, le 31/01/2015 - 22:22

Intégrer l'apprentissage de la logique du code par la robotique dès 3 ans en créant un lieu de formation pour les professeurs des écoles et d'accueil des classes de maternelles et primaires

>> Pourquoi un tel lieu ?

Il est essentiel de former les professeurs des écoles à l'apprentissage du code aux outils pédagogiques accessibles sans être programmeur. Nous ne parlons pas ici de l'apprentissage du code mais de l'apprentissage de la logique qui permet la programmation par une approche visuelle de la programmation grâce à la robotique.
Un investissement centralisé dans un lieu limite les investissements des établissements déjà bien sollicités ( tablettes etc.. )

De plus, il n'existe pas de lieu en France fédérant l'apprentissage de la programmation pour les enfants de 3 à 12 ans.
Il existe en France des sessions de type Coding Goûter qui permettent de répondre aux parents inquiets de ne pas voir cet apprentissage en France et pourtant déjà dispensés dans les autres pays européens et aux Etats-Unis.

La France reste très en retard dans le développement de l'apprentissage du code (de la programmation informatique), de la programmation robotique et nous nous devons de nous mobiliser afin de pouvoir recevoir des classes, des parents et leurs enfants qui en expriment le besoin.

>> Pourquoi ce lieu maintenant ?

- La programmation n'est pas enseigné dans les écoles et n'est pas au programme. L'utilisation d'internet, d'un mail ou d'un blog n'est pas de la programmation. Il faut enseigner et approfondir dès le plus jeune âge les enfants aux techniques opératoires, c'est à dire à concevoir des algorithmes.

- Les autres nations ont déjà commencé à revoir leur programme et à intégrer l'apprentissage de la logique de conception et de compréhension du code dès 3 ans, comme par exemple :
Aux Etats-Unis, Barack Obama a réclamé officiellement que les jeunes soient formés au code
En Grande-Bretagne, David Cameron a promu l’idée d’un cours obligatoire.
La Finlande a instauré une matière ludique qui repose sur l’utilisation de jeux et de gadgets.
- Il faut un lieu qui puisse centraliser l'organisation d’événement internationaux tel que les CodeWeek ou Hour of Code et bien d'autres...

- Permettre aux enfants d'avoir une approche positive face aux nouvelles technologie par la création

- Coder est une compétence et sera un pré-requis essentiel et indispensable des futures générations

- Nos entreprises start-up sont innovantes, reconnues et les génération du plan Fabius des années 80 sont en partie aux commandes. Mais pour combien de temps encore ?

>> Les politiques poussent en ce sens !

- Sophie Pène du CNNum (Conseil national du Numérique) précise : «Nous défendons des pratiques multimodales : on peut fabriquer des objets, travailler sur des données, s’essayer à la datavisualisation, utiliser des machines»

- Pour le ministère de l’Economie numérique et des PME, «la meilleure façon de comprendre les outils, c’est de les programmer, d’apprendre à coder pour décoder. L’intérêt du coding va au-delà de l’informatique. Il s’agit d’être capable de monter des projets, de résoudre des problèmes, c’est plus une démarche d’apprentissage qu’une matière en soi. C’est une activité qui peut être intégrée à la palette d’outils intellectuels à disposition des plus jeunes». Elle l'était en 1985 suite au plan "informatique pour tous" de Laurent Fabius. Les enfants y apprenaient entre autre le LOGO et cela a créé sans nulle doute des vocations. Reprenons le flambeau !
- "Nous devons demain dispenser une éducation au numérique qui permette à nos enfants, à nos élèves d'acquérir une culture générale à l'informatique, à la compréhension des fondements de la programmation, aux développements de capacités de raisonnement nouvelles mais aussi à la maîtrise de ce qu'on peut appeler une véritable civilité numérique. [...] Il est très important pour nos enfants d'acquérir cette culture numérique pour penser, pour agir, pour exercer sa citoyenneté, pour travailler dans une société de plus en plus connectée" a déclaré Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education Nationale lors des remises des Trophées EducNum 2015.

- Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique, et Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale [...] ont tenu a réaffirmé la position du gouvernement sur l’introduction du numérique à l’école, et notamment des cours de code. Najat Vallaud-Belkacem a ainsi annoncé des «cours de code informatique» au primaire, «à partir de l’année qui vient». Un programme dans la continuité de Benoît Hamon, précédent ministre de l’Education nationale, qui souhaitait que soit proposée «en primaire une initiation au code informatique, de manière facultative et sur le temps périscolaire». «Enseigner le code à l’école n’a pas pour but de former une génération de développeurs, a poursuivi Najat Vallaud-Belkacem. C’est aussi faire tomber les clichés, comme le fait qu’il s’agirait d’une profession d’hommes.» Code week 2014

>> Mais il y un problème de formation :

- Il faut que les semaines de stages des instituteurs / professeurs enseignants qualifiées d'«insuffisantes et pas assez ciblées» selon l’association Enseignement public et informatique, soient enseignées dans un lieu dédié à ces technologies et encadrés par des experts.

>> Un lieu devenu indispensable !

Ce lieu est donc indispensable pour que la France puisse affirmer sa puissance dans l'innovation et les nouvelles technologies, continuer à créer des vocations dans ces domaines, former les professeurs des écoles.

>> Objectif de l'idée

Accompagner les jeunes de 3 à 12 ans dans la programmation et la robotique en un lieu unique.

>> Descriptif de l'idée proposée

Un lieu pour initier,accompagner durablement les jeunes dans le monde de la programmation et de la robotique. Notre projet suppose des éducateurs enseignants ayant un véritable suivi avec les enfants inscrits sur des projets sur l'année scolaire puis des ateliers plus soutenus avec des projets pendant les vacances.

Ce lieu, en plus de devenir le pilier central de certains événements de ce type, pourra servir de soutien aux écoles parisiennes quand elles initieront les enfants aux technologies informatiques et robotiques dans le cadre de L'ÉCOLE DANS L'ÈRE DU NUMÉRIQUE.

Des ateliers d'initiation à la programmation pourront être organisés en collaboration avec des entreprises telles que Marbotic, Phonotonic (éveil musical), Wonder Workshop et leurs robots pour enfant Dot et Dash, le robot Sphero, installer un LEGO® Education Afterschool Program, un LittleBits Afterschool Program ( pour les bases de l'électroniques et des objets connectés )...

Ce lieu unique permettra également avec la collaboration des Incubateurs, entreprises HighTech et autres Structures parisiennes de faire découvrir aux jeunes d'une manière ludique les joies de la programmation informatique, robotique et plonger dans l'univers mariant les deux : les objets connectés.

De grandes entreprises ou structures françaises et parisiennes telles que Marbotic, Phonotonic, Ecole 42, Paris Région Lab, Netatmo, Withings, Aldebaran Robotics, pourront devenir partenaire d’événements en faisant découvrir leurs projets aux enfants et à leurs parents. Nous pourrons être associé à la Gaîté Lyrique pour certains événements culturels. Ce lieu permettra la création d'expositions permanentes et temporaires liés aux avancés des nouvelles technologies informatiques et robotiques pour les jeunes de 3 à 12 ans.

>> Exemples d'outils pédagogiques :

http://studio.code.org/s/course1
http://education.lego.com/fr-fr/after-school/center-programs
https://www.makewonder.com/teachers
http://www.gosphero.com/education
http://littlebits.cc/browse-lessons
http://www.marbotic.fr/materiel
http://www.phonotonic.net
https://asknao.aldebaran.com

Vincent Frammery
Entrepreneur Formateur & Développeur - Directeur associé Formacom & Associés
Porteur du projet "Les Ateliers du code et de la Robotique" au budget participatif de la mairie de Paris 2015
Plus d'informations sur ce projet : http://ateliers-du-code.blogspot.fr

P. Guyomar
#3178, le 28/01/2015 - 17:06

Eduquer à l'information et à la donnée

Il s'agit de développer l'éducation à l'information et à la donnée par le biais de lieux ressources ouverts à tous (dans l'esprit Infolab) et en capacité de sortir de leurs murs pour aller vers le public au sens large du terme.

RenaissanceNumérique
#3103, le 26/01/2015 - 16:08

Inciter les universités françaises et les écoles privées à développer des offres de formations pluridisciplinaires adaptées aux métiers du numérique

Le marché recherche des formations hybrides car les métiers Web exigent tout aussi bien une couche de connaissances techniques, que communicationnelles, marketing ou encore design. Les institutions d’enseignement supérieur doivent ainsi décloisonner leurs offres de formation pour s’adapter à ces nouveaux profils recherchés.

RenaissanceNumérique
#3102, le 26/01/2015 - 16:07

S’inspirer des incubateurs d’entreprises existants afin de les étendre à toutes les structures universitaires en y intégrant un système de parrainage

Faciliter l’accès à l’entreprenariat et à l’innovation pour les étudiants en systématisant la création d’incubateurs dans les universités. Faciliter l’accès aux réseaux et aux compétences en agrégeant des entreprises autour de ces incubateurs. Les chefs d’entreprises s’engageraient à parrainer les étudiants souhaitant monter leur startup.

RenaissanceNumérique
#3100, le 26/01/2015 - 16:03

Favoriser l’émergence d’un écosystème fluide entre le monde de la recherche et de l’entreprise

Généraliser les structures d’accompagnement facilitant l’interaction recherche/entreprise sur le modèle ayant fait ses preuves dans certains secteurs (comme la recherche en finances sur le modèle de l’Institut Louis Bachelier), avec des structures financées sur fonds privés (et éventuellement investissements d’avenir).

Michel Briand
#3022, le 25/01/2015 - 11:18

Comment avec le numérique permettre à chaque élève d'être acteur à l'école et dans la société ?

Défi 3 contribution de l'atelier contributif 6b le 24 janvier à Brest

Les deux propositions retenues par l'atelier

  • Développer les classes inversées
  • Organiser un tour de France des élèves qui ont raccroché grâce au numérique auprès des élèves et des professeurs.
     

    Et aussi

    Enseigner les compétences nécessaires pour chercher des informations sur un thème et synthétiser.

    Développer les Compétences numériques Création d'outils numériques pour structurer les connaissances. Exemple : B2i et C2i permet l'employabilité.

Michel Briand
#3021, le 25/01/2015 - 11:15

Comment le numérique favorise-t-il une école ouverte, innovante qui donne envie d'apprendre à chacun ?

Défi n°2  contribution de l'atelier contributif 6b le 24 janvier à Brest

 

avec les 3 propositions retenues par l'atelier

  • Favoriser des rencontres des acteurs au sein d'espaces dédiés

    exemple espace de rencontres entre prof de différentes disciplines (tiers lieux), entre prof et élèves ou entre élèves et : chacun doit pouvoir aller dans l'espace de l'autre. Les asso et médiathèques, maisons de quartier

  • Former en accompagnant les projets dans la durée
  • Former les professeurs aux outils
  • Développer des projets ouverts sur la cité

    et aussi dit durant l'atelier

    Détacher un professionnel (journaliste, .. ) pour favoriser la valorisation des productions des élèves : en profiter pour former aux droits dans le cadre du numérique.

    Coopération et complémentarité dans les politiques d'équipement.

    Laisser une case vide, un espace de créativité, de liberté (exemple : jeux vidéos, blogs, jeux) : partir de ce qui leur plaît le plus pour les amener l'enseignant à faire connaissance de ce qu'ils aiment vraiment.

abenabid
#2993, le 24/01/2015 - 18:04

Et les CFA (Centre de formation d'apprentis) dans tout ça ?

Un premier constat : En France, les Centres de Formation d'apprentis accueillent en moyenne entre 300.000 à 500.000 apprentis (80% en contrat d'apprentissage et 20% en contrat de professionnalisation) par an.
Un rappel : Peu de CFA sont rattachés au Ministère de l'Education Nationale mais sont plutôt consulaires (CCI, Chambres des métiers) ou privés (syndicats professionnels ou associations). Le lien avec l'éducation nationale est très réduit et ce malgré les Services académiques de l’inspection de l’apprentissage (S.A.I.A.) dont la mission de contrôle est, somme toute, minime et éloignée de la réalité terrain.
Mon inquiétude : que les acteurs de l'apprentissage soient exclus, ou s'excluent eux même, de toute dynamique de développement numérique.
Solution : Que le champ de la formation en apprentissage soit clairement inclus, en citant les CFA en tant qu'établissements concernés, dans les futures décisions qui seront prises en faveur du développement numérique.
Ne pas oublier qu'une partie des formations en CFA – partie en augmentation, se fait en « contrat professionnel" - et dépend donc directement du Ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social. Une concertation entre ce Ministère et l'Education nationale s'impose donc.

PS : si déjà les enseignants en CFA pouvaient avoir accès aux ressources  et outils numériques académiques (ce n'est pas le cas aujourd'hui), cela constituerait déjà une grande avancée et pourrait servir d'amorce à un véritable projet numérique collaboratif (partage de ressources, partages d'expériences, projets communs, etc)

relai_ville_de_brest_6a
#2980, le 24/01/2015 - 18:10

Comment favoriser la créativité ?

Propositions:

Mettre en place un tiers lieu de créativité dans chaque établissement scolaire.

Prévoir un budget dans chaque établissement pour le financement des partenaires extérieurs.

Initier les enseignants et les élèves à la démarche de projet pluridisciplinaire autour de la création numérique; libérer du temps pour mettre en place les projets. 

Encourager les échanges à distance et la co-création de contenus.

Rendre obligatoire les licences ouvertes et réutilisables pour les productions des élèves et des professeurs et pour toutes les productions académiques (logiciels…).

 

 

 

relai_ville_de_brest_6a
#2977, le 24/01/2015 - 18:02

Comment donner accès à tous les élèves aux ressources numériques dans et hors établissement?

Propositions:

Donner la possibilité aux élèves d’utiliser leur équipement personnel. Relier école et société pour une fertilisation croisée. 

Pour les élèves non-équipés mettre à disposition des chèques ordi/tablette/smartphone comme il y  déjà des chèques livres.

Déployer des bornes WIFI avec portail captif (dans et hors établissement).

Mettre en place des filières de recyclage: du matériel considéré comme obsolète pourrait être réutilisé par des écoles, des associations ou des familles. 

Connecter tous les établissements scolaires au très haut débit.

 

Astrid Börner
#2866, le 22/01/2015 - 08:16

La société face à la métamorphose numérique

Il s’agit d’un sujet contemporain et universel dans le sens où il concerne tout le monde, géographiquement et générationellement parlant. Un moyen de réfléchir et d’éveiller l’intérêt et le questionnement sur des habitudes qui sont devenues banales, naturelles et acquises dans notre société, c’est un moyen de se remettre en question et d’envisager l’avenir.
En effet, aucun moyen d’être passé à côté, la révolution numérique a prit place ces dernières années dans nos pays développés. Qu’on l’appelle révolution numérique, révolution technologique ou encore révolution internet, les avancées massives et ultra rapides de la technologie informatique et internet ont profondément chamboulées nos sociétés industrialisées. Quels ont été les les impacts sur la société de ce que nous pouvons considérer comme la révolution héritière de la révolution industrielle.

La métamorphose numérique a un impact positif très remarquable dans le monde actuel. Cette métamorphose est devenue un enjeu économique et sociétal important. A l’échelle nationale comme internationale, la transformation du numérique constitue une véritable révolution et on constate aujourd’hui une très grande mutation des entreprises vers le numérique. Nul ne peut contourner de nos jours les nouvelles technologies dans la vie en société.Grâce au numérique toute entreprise peut aujourd’hui facilement transmettre un message ou communiquer avec ses clients et cela permet aussi l’accélération et l’amélioration du fonctionnement de toute entreprises car le numérique est perçue comme un moteur de croissance des entreprises, cela a également un impact positif sur leur chiffres d’affaire et sur la qualité du travail des salariés.

S’il existe de vrais changements positifs liés à la révolution numérique, ceux-ci s’accompagnent d’externalités négatives.
En tout premier lieu, on retrouve parmi ces impacts négatifs la fracture qui existe entre la population ayant accès à cette technologie et celle qui reste à la marge. De façon évidente, il est clair que ce clivage nord/sud (populations aisées / populations pauvres) existe déjà, mais cette révolution le renforce encore davantage. On parle ici de fracture numérique géographique (Jacques Attali). Mais ce clivage est également multidimensionnel puisque internet est également « fracturé » en terme générationel (Chris Anderson). On peut y ajouter le clivage social (entre cadres et ouvriers) qui perdure ici encore une fois.

Ensuite, et ce qui suit a été évoqué lors de la table ronde organisée au Sénat le 12 juillet 2012 sur « Les effets sociétaux de la révolution numérique », la révolution numérique a également soulevé des problématiques concernant l’accès à l’information. On a souvent reproché à internet, de n’être qu’un amas d’informations pas forcément voraces véridiques ou du moins vérifiables. En effet, l’usager 2.0 qui est à la fois spectateur et contributeur n’est pas toujours légitime puisqu’amateur lorsqu’il publie un contenu sur la toile. « Le problème que pose Internet, c’est la surabondance des connaissances ».
D’ailleurs, cette liberté donnée à tout un chacun de publier à sa guise questionne également le vide juridique autour de cet objet mouvant qu’est internet. A la fois un trésor, à la fois un danger, sans jamais (ou très difficilement) connaître la frontière entre les deux.

Un autre impact négatif est sans doute le manque de vision pérenne de tout ce qui à trait à internet. L’information postée l’est-elle pour un temps limité? Tous les outils qui envahissent quotidiennement la toile ont eu une durée de vie limitée, ou au moins une manière de les utiliser qui est amenée à changer. Sur internet, tout va tout, vient, sans que l’on ne sache vraiment comment appréhender la chose. On subit internet plus que l’on ne le maîtrise.

Aujourd’hui, le défi est simple. Il s’agit de bien comprendre les enjeux et impacts de cette révolution numérique sur la société en réfléchissant à la législation et aux comportements potentiels des usagers pour mieux les adapter à notre nouvelle manière de consommer les NTIC.
La numérisation complète de nos sociétés, en voie d’achèvement, engendre une révolution technologique et économique, mais aussi sociale, culturelle et cognitive. Tous ces points sont à prendre en compte afin de tirer au mieux partie de cette révolution.

Pourtant, internet et les NTIC font l’objet de nombreuses idées reçues. Toute nouveauté fait l’objet de fantasmes, de rumeurs positives ou négatives. Internet et les TIC en général n’échappent pas à la règles : de nombreuses idées reçues existent à ce sujet. Parmi les plus courantes :
Internet est un monde à part, déconnecté du réel. Il y aurait une séparation étanche entre les mondes virtuels et la réalité qui serait un facteur de désocialisation car les internautes n’ont pas de réelles relations sociales
Internet (et les TIC en général) est un territoire de jeunesse exclusivement.
Le numérique est un fléau qui va tuer la connaissance traditionnelle
- digitalisation de l’économie est porteuse d’un risque de déstabilisation des grands équilibres économiques, sociaux et géographiques.

Pour poursuivre cette métamorphose numérique il faut que tout le monde s’investisse. Nous utilisons tous directement ou indirectement internet / les technologies numériques et notre quotidien en est forcément impacté - de façon positive, ou négative. Mais pour plus de transparence, de compréhension et donc de liberté, chacun, de la collectivité au particulier, des entreprises aux dirigeants politiques, doit s’interroger, se remettre en question, doit pouvoir se renseigner sur ce sujet et devenir acteur (et pas seulement spectateur) de cette révolution numérique.

La révolution numérique a boulversé nos modes de vies et notre société dans sa globalité. Les exemples de cette transformations sont donc multiples :
sur l’économie / le travail : de nouveaux emplois, la perte d’autres emplois due à une transformation des modes de production, nouveaux modes de consommation,.. le numérique brouille aussi les frontières (travail à domicile, joignabilité constante, pratiques “collaboratives” gratuites ou non, multi-activités et auto-entrepreneuriat, “travail gratuit” des internautes…) et accentue la tendance de l’individualisation du travail (dématérialisation, mode projet, informatique individuelle, affaiblissement des mécanismes collectifs…). 
dans la vie de tous les jours : dématérialisation des outils de l’information et de l’accès aux données, rapidité de cet accès…
le citoyen lambda devient potentiellement acteur de la connaissance et de l’information
les relations entre les individus à profondément muté avec l’avènement du numérique.

Des solutions existent pour relever les défis de cette transformation :
solution 1 : l'accès au numérique pour tous (haut débit homogène sur le territoire, bornes wifi gratuites pour les personnes qui n’y ont pas accès, accessibilité des salles informatiques, formations pour les plus âgés / les moins connectés, accompagnement sur la législation, les dangers et le potentiel du numérique dans les écoles, les entreprises…. Certains projets de diffusion d’internet ont été mis en place, c’est le cas du projet Google Loon par exemple. A nous, à une échelle plus locale (voire nationale) de rendre plus accessible internet et les NTIC en général afin de limiter les clivages. Le label French Tech décerné en novembre dernier à 9 villes françaises « connectées » prouve le potentiel et l’intérêt du numérique.

solution 2 : S’approprier la technologie internet pour qu’elle soit une révolution et non pas un simple moyen.

Christophe de Dinechin
#1983, le 09/12/2014 - 10:24

Libérer les bonnes volontés

Cette consultation regorge de bonnes idées. Mais revient de temps en temps dans les commentaires un mal bien français: "rendre obligatoire ceci", "interdire cela", "pourquoi enseigner le code alors qu'on ne sait pas enseigner le français", etc.

D'autres pays donnent une bien plus grande liberté à leurs enseignants, des adultes responsables, chacun avec son talent propre et son génie individuel. Parmi ces enseignants, il s'en trouve de nombreux qui aiment l'informatique et savent l'enseigner. Aux USA, cela donne des initiatives comme Code.org ou Hour of Code. En France, on a jecode.org ou les "coding goûters". Plus généralement, ce qu'on appelle le "logiciel libre" montre les résultats qu'on peut obtenir à peu de frais par le biais d'individus motivés (par opposition à une volonté politique centralisée imposée à des personnes dont certaines sont réticentes).

Si par exemple le gouvernement, au lieu de rendre obligatoire l'utilisation de telle ou telle tablette, mettait en place un blog d'enseignants partageant leur passion, on verrait sans doute des bonnes idées émerger et se propager, des groupes de personnes se former autour d'une passion commune. Créons un "SourceForge" des idées éducatives en France.

La connaissance n'est pas un gateau qu'on se partage, et donc qui demande un arbitre pour découper équitablement entre les enfants. La connaissance, c'est un feu qui se propage, chaque nouvelle personne ajoutant son propre combustible à la flamme, qui du bois, qui du papier, qui de l'essence. Et donc ce qu'il faut, c'est multiplier les départs de feu, c'est avoir des personnes chargées d'attiser la flamme, d'autres chargées de la porter là où le feu est éteint.

Twitter_davR74130
#1041, le 08/11/2014 - 10:38

Permettre aux enseignants de se former à la programmation afin qu'ils développent leurs propres applications pédagogiques

"On est jamais si bien servi que par soi-même" dit le proverbe. Pourquoi la majorité des enseignants devraient compter sur les applications pédagogiques écrites par d'autres (enseignants ou éditeurs professionnels) ? La création d'applications web (applications tournant dans un navigateur web) s'est énormément simplifiée grâce notamment à l'apparition de nombreux frameworks permettant d'écrire des applications sans pour autant être un professionnel du développement logiciel. Je pense tout particulièrement à Meteor (https://www.meteor.com/) qui permet de créer des applications client-serveur relativement facilement (à condition d'avoir des bases en programmation). Je précise que Meteor permet aussi de développer des applications pour smartphone et tablette (ios ou android)

L'éducation nationale devrait proposer aux enseignants une formation au développement afin de multiplier les créateurs potentiels d'applications à caractère pédagogique (notamment pour faciliter la mise en place d'une classe inversée). Un enseignant "référant" en matière de développement logiciel dans chaque établissement, permettrait de créer une dynamique (cet enseignant aidant ses collègues à développer leurs propres applications).

Sans cette dynamique, je crains que les tablettes, promises par le gouvernement, restent des coquilles vides dénuées du moindre intérêt.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#852, le 03/11/2014 - 16:47

Comment anticiper la rencontre avec les nouvelles industries de la formation ?

L’éducation constitue un nouveau champ à investir pour les acteurs de l’économie numérique, qui commencent à restructurer l’éducation de l’extérieur et à imposer de nouvelles pratiques et méthodes d’apprentissage, face auxquelles l’Education nationale, l’Enseignement supérieur et les industries traditionnelles doivent se positionner. En effet, les modèles économiques des industries éditoriales classiques se trouvent bouleversés par la transition numérique : la commande publique baisse drastiquement (moins 13% en 2014) et les contenus venus de sources multiples leur font concurrence. Face au risque de subir la réforme par l’extérieur et d’avoir un marché totalement dérégulé, il s’agit de définir un cadre de confiance favorable à l’innovation ouverte et d’accepter la confrontation avec ces nouveaux acteurs car il en va de notre softpower dans le nouveau monde de la formation, notamment au sein de la francophonie. Comment accompagner la mutation des modèles économiques classiques vers de nouveaux modèles d’affaires plus hybrides ? Comment stimuler l’innovation coopérative entre acteurs de la filière (start-ups, éditeurs classiques, pure players de l’éducation) et les nouveaux clusters numériques (laboratoires de recherches, fablabs, pôles de compétitivité, etc.)  ?

matthieu YVER
#3407, le 05/02/2015 - 00:04

la priorité de l'education c'est la lecture pas le numerique: plus de profs moins d'ordi

alors que l'illetrisme est de plus en plus pregnant dans les ecoles et au lieu de donner plus de moyens humains dans les ZEP on veut acheter plus de materiel informatique!
Non et non, c'est apprendre a lire et a compter qui est la priorité.
on ne peut pas faire de l'informatique sans des bases de francais et de mathematiques.
une ecole avec des profs de soutein gratuits pour les eleves c'est ca qu'il faut... On n'a pas besoin d'ecran numerique interactif... Un bon tableau vert avec de la craie ca suffit. c'est des profs et bien formés qu'il nous faut!!!

Serge Ravet
#3373, le 04/02/2015 - 16:35

Construction de l'identité dans un monde numérique : pour une citoyenneté engagée !

La plus grande confusion règne sur la question de l'identité et du numérique à commencer par celle entre identité numérique et identifiant numérique (ce que nous avons utilisé pour être reconnu par cette plate-forme). Aussi lorsque l'on traite de la question de l'identité et du numérique une des premières question à se poser devrait être: le concept d'identité numérique (une fois qu'il est acquis que l'on ne parle pas d'identifiant) est-il pertinent ? Peut-on séparer l'identité numérique de l'identité tout court ? Ne serait-il pas plus pertinent de traiter de la construction de l'identité dans un monde étendu (par le) numérique ?

La seconde questions pourrait être : comment éduquer à la citoyenneté dans un mode étendu (par le) numérique? Peut-on se contenter de l'offre actuelle, en particulier le Brevet informatique et internet (B2I) et le Permis de Conduire Informatique Européen (PCIE)?

Ainsi, les 5 domaines du B2I sont :

Domaine 1 : s’approprier un environnement informatique de travail ;
Domaine 2 : adopter une attitude responsable ;
Domaine 3 : créer, produire, traiter, exploiter des données ;
Domaine 4 : s'informer, se documenter ;
Domaine 5 : communiquer, échanger.

Le problème avec ce référentiel est qu'il ne s'intéresse qu'aux compétences utiles aux élèves pas vraiment à celles de futurs citoyens. Il ne contribue pas à penser le numérique dans le processus de construction de l'identité (et réciproquement). Un tel processus ne saurait se résumer à la maîtrise de quelques savoir-faire opérationnels, comme " Il crée ou utilise plusieurs adresses électroniques en fonction des usages ou des personnes auxquels il les destine. "

De plus, ce référentiel propose en creux une vision de l'informatique et l'Internet dans laquelle les élèves ne sont que les consommateurs de technologies prédigérées pour eux, par les éditeurs, les fournisseurs de services et de contenus, les institutions et les autorités ministérielles.

Une réflexion devrait s'engager pour bâtir un B2I citoyen, pour une éducation au numérique qui élicite les valeurs d'une citoyenneté engagée dans la construction d'une société ouverte. Le travail engagé par Mozilla sur la Webliteracy et les Makers pourrait servir de base de départ.

https://wiki.mozilla.org/Webmaker/WebLiteracyMap

Patrick RICHARD
#3273, le 02/02/2015 - 23:27

Créer un BigData #éducationFrance des professionnels de l'éducation technologique...

Dans la continuité du GFU écoles, collège et lycées nous pourrions observer comment des professionnels de l'éducation nourrissent un BigData éducation technologique.

Au delà des MOOC qui peuvent nourrir le BigData qui propose lui une autre approche de la construction des connaissances via l'usage d'experts numériques de type algorithmes de connaissances.

Le principe technique relève de la mise en œuvre des deux espaces de stockage français de type hubic.com/fr/ et deux types de contrat :

  • un personnel ou le professionnel dépose ses productions numériques qu'il ne désire pas partager
  • un professionnel en OpenData sous licence ouverte où les ressources nourrissent le BigData Éducation Technologique

Il ouvre aussi la possibilité de créer des places de marché des protocoles de formations où chacun à loisir de définir le mode partage de son travail, soit en CopyLeft ou soit en CopyRight...

Il pourrait s'intégrer nativement dans les maquettes de formation des futurs professionnels de l'éducation dans les Écoles Supérieures du professorat et de l'éducation  http://www.espe.education.fr/ ou être porté par notre association www.technologieéducationculture.fr

Le BigData Éducation au service d'une nouvelle ingénierie éducative...

Patrick RICHARD
#3272, le 02/02/2015 - 22:14

Créer un Groupe Fermé d'Utilisateurs réunissant dans réseau unique les écoles, collèges et lycées d'Europe

Relier les écoles, collège et lycées au niveau Européen via un réseau unique filaire en fibre optique serait un symbole fort à donner aux générations futures, aux citoyennes et citoyens d'Europe en construction qui nourrissent tous nos espoirs.

Cette idée fait suite à mon expérience de maire adjoint Communication et Démocratie Numérique, 2008-2014 de la ville de www.changé53.fr et élu de l'agglomération Lavalloise, membre du groupe de pilotage de LAVAL 100% THD  où nous avons acté en 2012 une couverture à 100% en fibre optique de notre territoire. Nous laissant ainsi, la possibilité à l'aube de 2018 de relier entre elles les écoles. C'est dans cette esprit que j'ai personnellement rencontré Les membres du cabinet de Fleur Pellerin, alors secrétaire d'état à l'économie numérique, afin d’échanger sur ces sujets.

Mais aussi, d'expérimentions personnelles, en 1997, comme l'action d'Etwinning de la Communauté Européenne publié surhttp://technologieeducationculture.fr/REvolution12/article.php?sid=356&archive= nous initions un projet d'échange via courrier électronique entre la France et la Pologne, vous trouverez la version polonaise et française du  projet PolFrahttp://martonne.pagesperso-orange.fr/pol-fra/ et, en 2000, dans l'esprit de OPEN EDUCATION EUROPA un plus petit projet de collaboration/coopération entre professeurs de technologie français www.pagestec.org suivi de www.technologieéducationcultrue.fr

Le projet de GFU augmente ces projets du point vue de la simplicité des liaisons, afin de permettre toutes les coopérations possibles, imaginables ou encore inimaginables, car, à inventer !

Atelier_Relais_Montpellier
#3245, le 02/02/2015 - 14:43

Open Education

L’éducation est un projet de société même s’il sert des besoins et des intérêts personnels. Une éducation pour tous ou une éducation pour chacun ?
Alors que les offres payantes se multiplient, que les travaux de la recherche se referment sur des droits d’auteur ou intellectuels, que les opérateurs privés, pourtant étrangers aux métiers de l’éducation, concurrencent les acteurs pédagogiques traditionnels et captent ainsi les sources de financement à des fins capitalistiques, que reste-t-il du projet social de l’éducation publique ?
Propositions :
- Rendre gratuit (mais sous des licences qui protègent de la prédation, style ODBL) tous les cours en ligne (MOOC) produits par les établissements publics dés lors que le financement public est supérieur à 50%
- Rendre libre d’accès et gratuit les travaux de recherche (thèses, doctorats, études) dès lors que le service public a participé à son financement à plus de 50%
- Publier les contenus et les applications pédagogiques produits par les Etablissements Publics sous des logiciels libres (et pas exclusivement sur Itunes…), dés lors que le cofinancement public est supérieur à 50%.

Atelier_Relais_Montpellier
#3241, le 02/02/2015 - 14:30

Utilisation (ré-appropraiation) des données personnelles

L’augmentation des usages de services et objets connectés produisent de plus en plus de données auxquelles l’individu n’a pas nécessairement accès.
Cet accès pourrait permettre une meilleure connaissance et gestion de ces pratiques.

Propositions:
- Connaitre l’étendue des données personnelles récoltées par des tiers.
- Rendre visible (sous forme de visualisation en temps réel et archive) les données que je produis ou que mon foyer produit via une interface sécurisée. (l’ensemble des data set serait accessible uniquement par la personne/foyer qui produit ces données).
Inclure la visibilité des données personnelles comme critère de ‘labellisation’ des eco quartiers (smart city)

Atelier_Relais_Montpellier
#3240, le 02/02/2015 - 14:28

Accès aux travaux et données de la recherche (open access).

Le modèle économique de la valorisation des travaux de recherche ainsi que le processus d’évaluation des chercheurs génèrent un accès difficile aux données et travaux de la recherche.
Dans le cadre des travaux financées par des fonds publics, cette situation est tout a fait incompréhensible.

Dès lors, les outils et usages du numérique devraient favoriser la transmission de ces savoirs.
Néanmoins, il est nécessaire de faire évoluer la situation.

Propositions:
- Transparence entre les rédacteurs, évaluateurs et éditeurs des travaux de recherche afin de détecter les conflits d’intérêts.
Publication d’un registre de conflit d’intérêts.
- Redéfinir les critères d’évaluation des chercheurs (AERS) en prenant en compte l’accessibilité des résultats.
- Rendre obligatoire l’accès aux travaux et données de la recherche à partir du moment ou le financement est entièrement public.

Atelier_Relais_Montpellier
#3238, le 02/02/2015 - 14:25

Grand Plan National d’Equipement Numérique

Défi :
Les établissements progressent trop lentement et trop partiellement dans les équipements numériques : peu d’ordinateurs disponibles et performants, une approche uniquement orientée PC quand les supports vont de plus en plus vers les tablettes ou phablettes, réseaux wifi insuffisants (sans doute pour des raisons de protestations de parents ou par crainte de perte de contrôle).
Par ailleurs, l’éducation au numérique n’est pas que de la seule responsabilité des établissements scolaires, publics ou privés. De nombreux endroits « Citoyen » sont des vecteurs pédagogiques et peuvent aussi être équipés : médiathèques, maisons de quartier, Espaces Publics Numériques. (Nous verrons dans un autre défi que les infrastructures et les contenus ne sont pas suffisants).

Propositions :
• Un grand programme ambitieux d’équipement informatique dans les lieux de transmission des savoirs, financé par exemple par les revenus d’activités prédatrices de sens (Foot, Paris et Jeux, …)
• Généralisation/Obligation des logiciels libres dans tous les déploiements d’équipements et de Contenus
• Une vision orientée Contenus avec des indicateurs de résultat (% de cours en ligne utilisés…) et Labellisation pour les meilleures pratiques.
• Ouvrir des espaces pédagogiques hors écoles (réduction de la fracture numérique)
• Plateforme nationale d’éducation pour des contenus gratuits et libres.

AFDEL
#3236, le 02/02/2015 - 11:44

Promouvoir l’Education au Numérique et grâce au Numérique : le numérique, une chance pour l’éducation et pour l’intégration professionnelle et sociale des jeunes

L’AFDEL se réjouit des ambitions affichées par le président de la République (annonce d’un grand plan numérique pour l’école en septembre 2014) et par la ministre de l’Education Nationale (lancement d’une consultation nationale sur le numérique en janvier 2015) en matière de stratégie numérique dans le secteur éducatif. L’AFDEL est disposée à y contribuer et à s’engager sur l’ensemble des dimensions de l’Education numérique. Elle appelle à ce que ces annonces débouchent sur une véritable impulsion numérique à l’école, couvrant l’ensemble des enjeux de l’Education au numérique et ne constituant pas un énième plan pour le numérique à l’Ecole sans véritable effet. 

Pour l’AFDEL, il est crucial d’intensifier la transformation numérique de l’école, qui passe notamment par la formation des enseignants au numérique, le déploiement du Très Haut Débit dans les écoles, ou encore la numérisation des contenus scolaires. Il faut aussi encourager l’innovation pédagogique/éducative grâce au numérique et le développement de contenus pédagogiques numériques, au service de la réussite des élèves. En outre, l’apprentissage des compétences numériques à l’école, notamment l’initiation au code, ainsi que les enjeux de la préparation aux métiers du numérique, secteur d’avenir, devront occuper une place centrale dans la stratégie numérique à l’école. Pourquoi, enfin, ne pas en profiter pour insuffler l’esprit d’innovation et l’entrepreneuriat ? Le numérique est le vecteur de tout cela aujourd’hui.

La stratégie numérique éducative devra en outre impérativement se synchroniser avec la politique industrielle du gouvernement définie notamment dans le cadre du plan e-éducation (un des 34 plans du gouvernement), afin de jouer son rôle de soutien à l’écosystème français notamment dans le secteur de l’édition de logiciels (par exemple dans le domaine des Espaces Numériques de Travail). Le levier de la commande publique demeure déterminant pour faire émerger des champions du numérique éducatif, à vocation exportatrice. L’AFDEL rappelle à ce titre son attachement à la neutralité de la commande publique.

 L’AFDEL souhaite enfin souligner en particulier le rôle que peut jouer le numérique comme moteur d’intégration sociale en France. Tandis que l’école française est décrite par les classements PISA successifs comme l’une des plus inégalitaires au monde, le numérique, secteur d’avenir et qui recrute, peut et doit être mis au service de la lutte contre les inégalités et de l’intégration sociale des jeunes. L’éducation aux métiers du numérique apporte en effet la solution à un double problème : elle permet de lutter contre le chômage des jeunes, tout en résolvant une partie au moins des difficultés de recrutement de nos entreprises. Cela passe notamment par un rapprochement entre le monde de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur et celui des entreprises numériques. L’AFDEL, s’appuyant sur ses entreprises adhérentes, a engagé en ce sens des partenariats et actions concrètes, notamment avec la web@cadémie (école de formation d’ex-décrocheurs scolaires aux métiers du numérique), ou encore récemment avec le Conseil général de Seine-Saint-Denis pour faire découvrir aux collégiens nos métiers et nos entreprises, qui sont dynamiques, innovantes, et qui recrutent.

Actualité : L’AFDEL se réjouit du lancement d’une consultation nationale sur le numérique en janvier 2015 par la ministre de l’Education. Elle appelle à ce que les discussions soient suivies d’effet. L’AFDEL est disposée à y contribuer et à s’engager sur l’ensemble des dimensions de l’Education numérique.

Propositions :

-Coordonner la stratégie numérique à l’Ecole et la politique industrielle d’e-éducation, en veillant à l’objectif de soutien à l’écosystème français et dans le respect de la neutralité de la commande publique 

-Rapprocher le monde de l’Education et le monde du numérique afin de promouvoir le numérique comme moteur d’intégration sociale et professionnelle, en particulier des jeunes.

Assemblée des Directeurs d'IUT-ADIUT
#3230, le 01/02/2015 - 23:45

Contribution de l'Assemblée des Directeurs d'IUT : intégrer le numérique dans les filières technologiques

La filière technologique (le DUT et les licences professionnelles par exemple) se caractérise par un enseignement qui privilégie la mise en pratique, un apprentissage par le faire et l'expérimentation au travers notamment de nombreux travaux pratiques dans le cursus des étudiants.

Si cette pédagogie est adaptée à l'économie réelle, l'introduction de l'information numérisée bouleverse la chaîne de valeur de tous les secteurs de production et requiert une pédagogie accommodée. Tous les départements d'IUT sont directement concernés, les départements secondaires dont les processus de production sont conçus numériquement avant mise en production (machines à commandes numériques), comme les départements tertiaires dont la matière première, l'information, est numérisée à la source, consignée, traitée, diffusée avec de nouveaux automatismes.

Se pose donc la question de l'apport du numérique et de son intégration dans les enseignements technologiques.

De ce fait, la formation technique et technologique n'a plus pour simple vocation de transmettre des savoirs et savoir-faire mais des compétences, des comportements adaptés aux situations. Cette mutation affecte progressivement le mode de formation et particulièrement celui des filières technologiques, donc les IUT, qui disposent d'un ensemble de dispositifs pour accompagner ces mutations.

Les IUT ont choisi de développer des actions visant à utiliser le numérique comme complément indispensable à l'enseignant mais sans jamais chercher à se substituer à l'enseignant. Cette démarche repose notamment sur trois axes.

1. Proposer une approche collective : des projets numériques sont portés au niveau national par l'assemblée des directeurs d'IUT (ADIUT) à travers notamment IUTenligne et la Centrale des IUT.

2. Mettre à disposition des ressources pédagogiques numériques et l'ingénierie pédagogique : c'est le rôle d'IUTenligne qui permet à la fois aux étudiants et aux enseignants de bénéficier par exemple d'un cartable numérique de ressources prescrites par l'enseignant ou d'avoir accès à des tests de positionnement en ligne (MIEL), ceci afin de détecter les fragilités des étudiants au plus tôt et de proposer une remédiation en ligne.

3. Mettre en avant des innovations pédagogiques : la Centrale des IUT, qui partage les pratiques pédagogiques innovantes de la communauté des enseignants, a historiquement développé la méthode des cas, puis développé des outils liés à la méthode de projet, des simulateurs de gestion, des jeux et depuis deux ans, l'accès à des Serious Games en ligne, développant ainsi des situations pour transmettre des comportements adaptés.

Ces ressources numériques permettent aux enseignants de repenser complètement la pédagogie en développant notamment l'approche en mode projet et l'apprentissage par l'action, mais aussi d'acquérir des compétences sur les méthodes pédagogiques d'animation et de gestion des processus pédagogiques par les enseignants.

La transition numérique dans l’enseignement supérieur se fait également par la volonté d’équipes de décloisonner les enseignements et la recherche. A ce titre, les fablabs représentent une opportunité pour les étudiants car ils leur offrent de nouvelles approches centrées les modes projets et collaboratifs. Les tecshops sont eux un lien tissé entre les enseignants-chercheurs et les entreprises dans leurs volontés partagées de faciliter l'innovation et le transfert technologique. A cet égard, on peut se référer aux pratiques développées à Bordeaux et présentées par Frédéric Bos, directeur de l’IUT de Bordeaux 1.

http://www.dailymotion.com/video/x2fm8ny_pitch-de-frederic-bos-directeur-de-l-iut-bordeaux-1-sur-la-transition-numerique-quelles-opportunites_tech

Pour en savoir plus sur IUTenligne :

http://www.iutenligne.net/

Pour en savoir plus sur la Centrale des IUT :

http://www.centrale-iut.net/

Eric de Saint Leger
#3225, le 01/02/2015 - 22:00

Comment intégrer le numérique dans les filières technologiques ?

La filière technologique (le DUT et les licences professionnelles par exemple) se caractérise par un enseignement qui privilégie la mise en pratique, un apprentissage par le faire et l'expérimentation au travers notamment de nombreux travaux pratiques dans le cursus des étudiants.

Si cette pédagogie est adaptée à l'économie réelle, l'introduction de l'information numérisée bouleverse la chaîne de valeur de tous les secteurs de production et requiert une pédagogie accommodée. Tous les départements d'IUT sont directement concernés, les départements secondaires dont les processus de production sont conçus numériquement avant mise en production (machines à commandes numériques), comme les départements tertiaires dont la matière première, l'information, est numérisée à la source, consignée, traitée, diffusée avec de nouveaux automatismes.

Se pose donc la question de l'apport du numérique et de son intégration dans les enseignements technologiques.

De ce fait, la formation technique et technologique n'a plus pour simple vocation de transmettre des savoirs et savoir-faire mais des compétences, des comportements adaptés aux situations. Cette mutation affecte progressivement le mode de formation et particulièrement celui des filières technologiques, donc les IUT, qui disposent d'un ensemble de dispositifs pour accompagner ces mutations.

Les IUT ont choisi de développer des actions visant à utiliser le numérique comme complément indispensable à l'enseignant mais sans jamais chercher à se substituer à l'enseignant. Cette démarche repose notamment sur trois axes.

1. Proposer une approche collective : des projets numériques sont portés au niveau national par l'association des directeurs d'IUT (ADIUT) à travers notamment IUTenligne et la Centrale des IUT.

2. Mettre à disposition des ressources pédagogiques numériques et l'ingénierie pédagogique : c'est le rôle d'IUTenligne qui permet à la fois aux étudiants et aux enseignants de bénéficier par exemple d'un cartable numérique de ressources prescrites par l'enseignant ou d'avoir accès à des tests de positionnement en ligne (MIEL), ceci afin de détecter les fragilités des étudiants au plus tôt et de proposer une remédiation en ligne.

Pour en savoir plus sur IUTenligne :

http://www.iutenligne.net/

3. Mettre en avant des innovations pédagogiques : la Centrale des IUT, qui partage les pratiques pédagogiques innovantes de la communauté des enseignants, a historiquement développé la méthode des cas, puis développé des outils liés à la méthode de projet, des simulateurs de gestion, des jeux et depuis deux ans, l'accès à des Serious Games en ligne, développant ainsi des situations pour transmettre des comportements adaptés.

Ces ressources numériques permettent aux enseignants de repenser complètement la pédagogie en développant notamment l'approche en mode projet et l'apprentissage par l'action, mais aussi d'acquérir des compétences sur les méthodes pédagogiques d'animation et de gestion des processus pédagogiques par les enseignants.

Pour en savoir plus sur la Centrale des IUT :

http://www.centrale-iut.net/

La transition numérique dans l’enseignement supérieur se fait également par la volonté d’équipes de décloisonner les enseignements et la recherche. A ce titre, les fablabs représentent une opportunité pour les étudiants car ils leur offrent de nouvelles approches centrées les modes projets et collaboratifs. Les tecshops sont eux un lien tissé entre les enseignants-chercheurs et les entreprises dans leurs volontés partagées de faciliter l'innovation et le transfert technologique. A cet égard, on peut se référer aux pratiques développées à Bordeaux et présentées par Frédéric Bos, directeur de l’IUT de Bordeaux 1.

http://www.dailymotion.com/video/x2fm8ny_pitch-de-frederic-bos-directeur-de-l-iut-bordeaux-1-sur-la-transition-numerique-quelles-opportunites_tech

Christophe Declercq
#3205, le 30/01/2015 - 11:30

C2i compétences numériques

En préambule à l'atelier contributif de Nantes du 4 février sur le thème « Education et formation des citoyens de la société numérique », voici une contribution de l'Université de Nantes à la formation numérique des étudiants :

Depuis 2006, l'Université de Nantes forme ses étudiants au C2i certificat de compétences numériques. A un rythme de bientôt 2000 certifiés par an, l'Université devrait dépasser en 2015 les 10 000 certificats C2i délivrés.

Au niveau national, ce sont plus de 100 000 certificats par an qui sont délivrés, ce chiffre étant appelé à augmenter encore si tous les établissements généralisent leurs formations C2i et les ouvrent à de nouveaux publics en particulier en formation continue.

La formation C2i permet aux étudiants de s'immerger dans la culture numérique, de s'approprier les outils numériques leur permettant d'apprendre à travailler ensemble, de rechercher et trouver l'information grâce à une veille adaptée, et de maîtriser les usages ainsi que leur identité numérique.

Bien au-delà d'une formation aux logiciels de conception de documents leur permettant de concevoir, rapports, graphiques et présentations, la formation C2i des étudiants de l'Université de Nantes les accompagne vers un usage maîtrisé des technologies numériques dans le respect des lois sur la propriété intellectuelle et concernant les données personnelles et leur traitement.

L'Université de Nantes participe aux MOOC de France Université Numérique dans la collection « C2i compétences numériques » et est en capacité de proposer son expertise en formation aux compétences numériques, à destination du public en formation continue tout au long de la vie.

Christophe Declercq, Responsable cellule C2i, Université de Nantes

Jean-Marie Gilliot
#3196, le 29/01/2015 - 17:44

Pour une reconnaissance explicite des données d'apprentissage, productions et d'un statut de l'apprenant

La question de l'usage des données numériques des apprenants dans le cadre de l'éducation est actuellement lissée dans le flou, ou préempté selon des points de vue obsolètes. Il n'y a pas actuellement pas d'explicitation du droit des données de l'apprenant vu de l'apprenant, mais plutôt comme des limites vu du chercheur (codes d'éthique) ou de l'entrepreneur (respect de la vie privée). L'objectif est d'éviter qu'un apprenant (élève, étudiant, professionnel en formation, citoyen ...) ne soit obligé d'accepter des conditions qui iraient contre ce droit pour accéder à un service lié à la formation.

Ces données sont de trois types :

  • Les traces laissées en interagissant avec les dispositifs qui sont potentiellement recueillies et exploitées par les plate-formes, qui incluent les résultats aux exercices d'application, les temps passés à lire, à visionner, à pratiquer, les interactions, les courbes de progression, avec une granularité allant jusqu'aux simples clics ;

  • Les résultats aux évaluations, sanctionnant leur réussite, et permettant la délivrance ou non de diplômes, attestations, certificats ou autres badges. Ces données sont hébergées par les établissements et/ ou par des plate-formes privées ;

  • Les productions des apprenants dont le statut est actuellement déterminé par l'hébergeur, éventuellement l'équipe enseignante responsable du dispositif/cours dans lequel la production se déroule.

Il est important de permettre aux apprenants de parvenir au contrôle de leurs données dans leurs différentes formes pour répondre à un des enjeux majeurs pour l'éducation qu'est la question de l'émancipation. Dans ce cadre, l'enfant est un adulte en devenir. Les enjeux sont :

  • de permettre l'exploitation personnelle de ses données pour donner la possibilité à chacun d'exploiter ses données en fonction de ses propres objectifs, et de construire son propre CV/portfolio/ storytelling ;
  • d'encourager des interactions sociales choisies. Actuellement, les interactions sont limitées dans le cadre des cours, donc soit des institutions, soit des services privés. Les données extraites peuvent être reinvesties dans d'autres services pour démarrer un autre apprentissage, pour présenter des exemples de parcours, …
  • de permettre la reprise, la publication et le partage de travaux menés lors d'apprentissage, notamment lors de projets, de production de contenus, … L'idée est de considérer les productions des apprenants 1) comme relevant du droit de l'étudiant, 2) comme ressource pédagogique à part entière et de relever du même statut, de préférence de type biens communs par défaut.

Techniquement, il s'agit donc de découpler les données des plate-forme pour permettre à l'apprenant (ou son représentant légal s'il est mineur) de les ré-exploiter selon ses besoins. Elles doivent donc être extractibles comme toute open data et conservées par l'apprenant avec des formats ouverts pour ré-exploitation. Il est donc important de définir un statut pour ces données qui donne corps à cet apprentissage tout au long d'une vie.

Ce statut de l'apprenant doit permettre de l'intégrer dans la réflexion de manière équilibrée avec les institutions, les enseignants, les plate-formes éditrices de contenus (éditeurs, MOOC), les chercheurs, et les nouveaux services innovants qui pourront être proposés si ces données sont découplées des plate-formes sources.  

Merci d'avance pour vos compléments

Michel Briand
#3020, le 25/01/2015 - 11:07

Comment favoriser un accès, une appropriation pour tous à l'école et tout au long de la vie ?

Une contribution de l'atelier contributif 6b le 24 janvier à Brest

Les 3 propositions associées retenues par l'atelier :

  • Apprendre à coder, des l'école (agir sur le comment cela marche, 

    mieux maîtriser les dérives, apprendre des erreurs, apprendre à raisonner, bribes d'anglais ..

  • Favoriser l'accès pour tous et partout, en proximité et qui marche (ouvrir les salles multimédia des écoles et colléges, il faut que l'usage soit simple à démarrer et utiliser, avec un accès wi-fi gratuit)
  • Label qualité sur les contenus pédagogiques

et aussi

la rupture secondaire enseignement supérieur : aujourd'hui l'utilisation du numérique est limitée dans le secondaire, arrivé dans l'enseignemet supérieur les étudiants pensent savoir la meilleure manière d'utiliser le numérique

le numérique nécessite la mise à disposition des moyens(les infras) pour accéder aux ressources : ces moyens doivent être rendus accessibles équitablement

quels non usagers : comprendre les comportements de rejet

Alexandre Coma
#2858, le 21/01/2015 - 16:30

Le numérique est un défi mais surtout une formidable opportunité pour l'éducation

Le numérique devrait avoir une plus grande place dans l'éducation qui est proposé aux enfants. Il est évident que l'étude du code obligatoire et rigide ne sera jamais la solution. Toutefois, proposer une sensibilisation, une introduction à cette pratique informatique peut permettre à des élèves de découvrir une nouvelle formation qui pourrait leur plaire et s'avèrerait très dynamique dans les prochaines années. Renforcer ces formations ne sera évidemment pas la solution au décrochage scolaire mais proposerait une nouvelle voie aux élèves ayant du mal à trouver la leur. Cela signifierait donc une formation des professeurs pour dispenser un tel enseignement ou pour au moins plus introduire les technologies numériques dans leurs enseignements.

De plus, une sensibilisation à cette thématique sous la forme de matière optionnelle, et dans une démarche volontaire et non obligatoire de la part des élèves, contribuerait à leur donner des outils et des formations qui leurs seraient de plus en plus bénéfique aux cours des années. En effet, il est quasiment impensable aujourd'hui d'imaginer un futur emploi qui n'aura rien à voir avec l'internet, la création d'un site internet, l'utilisation d'outil numérique, etc. De fait, avoir une formation à ces outils et ces thématiques, facilitera l'insertion de ces futurs élèves dans un monde du travail en pleine mutation et leur permettrait de déterminer plus facilement leur orientation.

IMPGT BYP
#2847, le 21/01/2015 - 11:22

Une éducation du numérique et un numérique éduqué

INTRODUCTION

 

            La transition numérique concerne toutes les dimensions de la formation : ce qui est enseigné (informatique, littératie, humanités numériques, etc.), les méthodes d’enseignement (projet, essai-erreur, etc.), les supports d’enseignement, les formes d’évaluation (notamment via l’analyse des données éducatives et les services adaptative learning et learning analytics) et de certification, les compétences visées, les nouveaux canaux pour délivrer la formation (enseignement à distance, MOOCs, etc.).

 

Comment anticiper ces mutations et les conséquences induites sur la formation des enseignants? Le numérique doit-il être introduit par la création de filières spécifiques (ex : bac humanités numériques, création d’une ESPE numérique…) ou bien doit-on dès le départ l’intégrer comme un axe transversal qui infiltre toutes les disciplines, les pratiques, les méthodes ?

 

 

I. Les enjeux du numérique

Nous sommes aujourd’hui dans un nouveau défi. Comme les manuels scolaires Louis Hachette ont universalisé l’apprentissage en 1830, le numérique aujourd’hui agit de la même manière sur notre représentation du monde. Faire entrer l’école dans le XXIe siècle : pourquoi ?

 

A.   Problèmes et défis

            Les enfants d’aujourd’hui font partie de la génération « digital natives », qui ont grandi avec le numérique. Ils sont déjà habitués au son, à l’image animée et à l’internet.  Pour cette génération, la technologie numérique n’est pas seulement un outil mais une partie intégrante de leur façon de vivre, de sociabiliser, de communiquer.

            Dans ce sens, il est donc nécessaire de construire une intelligence collective du numérique car il est en train de modifier les modes de vie individuels et collectifs. L’école se doit donc de former des citoyens du XXie siècle à ces usages complexes et de construire un regard critique sur la société et le monde. L’école ne doit pas s’adapter à la société doit instaurer une instance critique.

            Le rôle de l’éducation est aussi très important dans d’autres domaines comme Internet et les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux comme Facebook sont de nouveaux espaces de sociabilité et de relations entre les individus qu’il faut absolument apprendre à utiliser, car même si l’espace relationnel est virtuel, il est animé par des individus bien réels ! De la même façon qu’on nous apprend les choses à faire et ne pas faire dans la vie réelle (violence, politesse, respect des autres, prudence des inconnus etc.), il faut faire de même sur internet. Il est important de prendre conscience que nos actions virtuelles ont un impact réel.

Cependant le numérique à l’école ne doit pas prendre une place exclusive dans les supports d’apprentissage de nos enfants. Pourquoi ? 

 

            Il faut constater que les conditions d’éducation sociale et civique ne sont plus remplies à l’arrivée de l’enfant à l’école car le numérique et les médias, processus de captation, court-circuitent tout ce qui constitue la relation familiale, comme le temps de discussion à la maison qui s’amenuise. L’école ne doit pas rajouter une couche à cela.

Sans être anti-progressiste, il ne faut pas que l’utilisation des tablettes numériques, des ordinateurs devienne le support unique de l’enfant. Son apprentissage doit passer par différents supports, physiques comme numériques, afin d’élargir son champs de rapports aux objets et aux gens qui l’entourent.

            Par exemple, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture est indéniablement différent via un support numérique. La relation de l’individu avec l’objet est très importante. La tablette numérique n’offre pas la même palette d’interactions physiques et sociales qu’offre le livre papier comme le toucher, tourner ses pages le partager, favoriser sa transmission, …  L’ordinateur change le rapport de l’enfant à l’écriture sa manière de s’approprier l’écriture, de tenir un stylo, sa capacité à orthographier les mots

Au regard du faible niveau de maîtrise de la langue française des écoliers arrivant au collège, il serait inconsidéré de développer le tout-numérique en amont.

 

B.    Mythes et idées reçues

 

            Certains verront dans le numérique une menace à l’apprentissage voire un chantier sur lequel on se précipite avec des espoirs qui vont sans doute se fracasser contre les murs ! Quels sont leurs arguments ?

            Selon une partie de l’opinion, ces nouvelles technologies posent des problèmes particuliers à cause des illusions qui leur sont inhérentes. Par exemple, croire que la calculatrice allait remplacer la capacité mentale à faire des opérations était déjà une absurdité. La machine ne vous dira pas quand faire une multiplication ou une division. Elle saura la faire. Mais c'est à vous que revient le principal, c'est-à-dire concevoir la nécessité du recours à cette opération.

             De la même façon, les mémoires artificielles qui sont incorporées dans les technologies numériques, et qui sont leur aspect le plus frappant, font rêver d'un monde sans exigence de mémoire individuelle. En quoi elles trompent, car il faut beaucoup de savoir pour tirer les bonnes informations de ces mémoires. Augmenter la puissance des instruments à la disposition de l'esprit, ce n'est pas libérer l'esprit, c'est accroître le niveau des exigences à son égard. Mais finalement, les nouvelles technologies sont là pour nous faciliter la vie et à l’école la tablette ou l’ordinateur ne remplacera jamais le livre ou le cahier comme la calculette n’a pas remplacé l’apprentissage du calcul mental !

            Pour d’autres encore, l’ordinateur ne serait qu’un jeu. Hors l’usage du numérique en classe n’est pas le même qu’en famille ! Chez eux, les enfants équipés de tablettes ou ordinateurs sont moins encadrés dans leur usage souvent dédié au jeu qu’à l’école. Dans les classes des programmes pédagogiques numériques sont mis en place en complément des cours normaux donnés par l’instituteur. L’ordinateur est juste un moyen d’apprendre de manière plus interactive et ludique ce qui retiendra sans doute plus l’attention de l’élève.

            Certaines personnes pensent que les élèves ne sauront plus lire, compter, écrire et penser. Il est certain que l'ensemble de ces moyens va bouleverser toutes sortes d'apprentissages et en rendre certains moins indispensables. Mais c'est une illusion de croire qu'ils dispensent d'apprendre quelque chose au motif que tout est accessible dans des banques de données. Encore faut-il savoir par quel chemin on mobilise telle ou telle connaissance. En réalité, les jeunes générations vont devoir apprendre de plus en plus de choses, même si c'est d'une autre manière. Parce que, pour manier efficacement ces moyens prodigieux, il faut des connaissances considérables. Le niveau d'exigence en matière de connaissance ne baisse pas. Il monte, contrairement à l'illusion que sécrètent ces machines. L'école essuie les plâtres de ce qui va être un remaniement complet des conditions dans lesquelles on apprend, mais on va apprendre plus que jamais !

 

C.   Le numérique dans l’éducation aujourd’hui : exemples

 

            1. Le manuel scolaire numérique est un manuel dématérialisé que l’on utilise avec un ordinateur. Il est vu sur l’écran ou projeté en classe avec un vidéoprojecteur. En plus des textes et images que l’on trouve dans le manuel papier, le manuel numérique peut proposer des documents sonores, des animations ou des vidéos. Ils sont expérimentés dans plusieurs établissements grâce à l’initiative du ministère « Manuels numériques via l’ENT », et leur utilisation devrait se démocratiser dans les années à venir. Quels sont les avantages du manuel scolaire numérique ?

Pour les élèves

- L’allègement du cartable : le manuel est consulté directement sur les machines de l’établissement.

- L’accessibilité : s’il est placé sur un serveur ou un ENT, le manuel peut être consulté depuis n’importe quelle machine connectée à Internet.

- L’aspect ludique de la lecture.

- Plus d’oubli de manuels.

Pour l’enseignant

- Des ressources multimédias complémentaires au cours (vidéo, sons, animations…).

- L’immédiateté des mises à jour (pas besoin de racheter de nouveaux manuels).

- Contenus personnalisables et adaptables au cours.

- Complémentarité avec le manuel papier.

Quels sont les inconvénients du manuel scolaire numérique ?

- Nécessite un équipement adéquat (ordinateur, vidéoprojecteur…).

- Soumis aux aléas techniques (pannes d’ordinateur, bugs…).

 

            2. Des nombreux services en ligne sont déjà mis en place pour mieux enseigner et mieux apprendre avec le numérique. Par exemple, l’usage de plus en plus fréquent des Espaces numériques de travail (ENT) facilite l'accès à un ensemble de ressources et services destinés aux enseignants, aux élèves et à leurs parents. Ces espaces visent à faciliter les échanges sur la vie de l’établissement et à renforcer l’implication des familles dans la scolarité des élèves. Un autre service comme le portail Eduthèque, destiné aux enseignants du premier et second degré, leur donne un accès gratuit à des ressources numériques des grands établissements publics scientifiques et culturels. Parmi elles, des cartes et photos aériennes numérisées de l’Institut géographique national (IGN), des photos, vidéos, animations conçues par le CNRS, ou encore des copies de dessins, photographies, peintures de grands musées français sont mis à la disposition des enseignants.

            3. En Chine, la technologie numérique est bien intégrée dans l’éducation. Elle est déjà devenue un outil pratique pour les parents afin de suivre leurs enfants quand ils sont à l'école. De façon traditionnelle, les écoles organisent les réunions pour les parents à chaque semestre pour les informer des comportements de leurs enfants, y compris de leurs études et de la vie quotidienne à l'école. Mais de nos jours, grâce à l'évolution du numérique, les parents peuvent recevoir les informations qui concernent leurs enfants. A titre d'exemple, il y a une application de chat qui est nommée par Wechat. Cette application sert à connecter l’école et les parents de façon plus simple. En fait, l'école va juste créer une page où il se trouve toutes les notifications qui concernent les examens, les activités scolaires et les comportements des élèves. Il faut juste que les parents scannent le QR qui est publié par les professeurs et qui leur permet d’accéder à la page. De plus, les parents peuvent aussi créer un groupe de chat entre eux et les professeurs comme ce que l'on fait sur Facebook. Ainsi, la communication est devenue de plus en plus facile. De plus, pour les parents qui travaillent dans d'autres villes et qui ne peuvent pas aller à l'école à tout moment,  il était difficile d’être informé de la situation de leurs enfants à cause de la distance. Mais aujourd'hui, une application  comme ça sera particulièrement utile pour eux.

 

II. Solutions proposées

            Il y a plusieurs acteurs à interpeller afin d'exposer ce sujet de façon plus complète. Tout d'abord, il faut recueillir les avis du Ministère de l'éducation nationale, ce qui nous permettra de former un concept principal car les points de vue du gouvernement sont toujours essentiels. Ensuite, il faut interpeller les professeurs qui jouent un rôle de guide des élèves ainsi que le domaine de l'éducation. Par ailleurs,  les avis et les comportements des élèves sont aussi importants comme ils sont directement liés avec le système de la formation. D’ailleurs, il ne faut pas ignorer les attitudes des parents car ils influencent beaucoup sur la politique de la formation.

 

A.   Solution 1 : une éducation civique du numérique

            Comme nous l’avons dit précédemment, pour répondre à l’enjeu de créer une intelligence collective autour du numérique, il faut créer une éducation civique du numérique. Qu’est-ce que l’éducation civique du numérique ?

            De la même façon que nous apprenons nos droits et devoirs de notre vie citoyenne, il faut apprendre aux enfants quels sont ceux liés à l’utilisation d’outils numériques, notamment internet et les réseaux sociaux. Internet est un espace de liberté où l’on peut exposer ses idées, ses envies ou rencontrer des « amis ». Bien que virtuel, Internet est un lieu régi par des lois qu'il faut connaître pour pouvoir les respecter. Pour être un véritable citoyen du cyberespace et surfer en toute légalité, il faut prendre conscience de ses droits et de ses devoirs. Il faut sensibiliser les citoyens au respect sur la toile de tous les droits et les obligations, qui ne sont pas différents de ceux du monde réel : respect de la vie privée, droit à l'image, droit d'auteur, propriété intellectuelle, etc. On a par exemple  le droit de préserver son intimité mais on a aussi le devoir de respecter celle des autres. Des notions qui pourraient être abordées afin que l’enfant ait tous les outils en main (en tête) pour évoluer en toute sécurité et conscience dans ce nouvel espace public qu’est internet. N’oublions pas que derrière chaque machine, il y a un Homme.

 

B.    Solution 2 : formation au numérique des enseignants

            Le principal blocage à l’utilisation du numérique à l’école vient avant tout  des enseignants. Le manque de formation est pointé du doigt. Seulement 18h par an sont consacrées à la formation des enseignants. Une formation qui intègre le numérique s’avère indispensable, mais l’Education Nationale semble bien avoir failli en la matière ces dernières années, comme le note le CNNum :

“A chaque nouveau plan d’équipement resurgissent des critiques sur l’insuffisance d’accompagnement, de maintenance et de formation. […] Quelques années plus tard, les rapports de l’Inspection générale font invariablement état de résultats décevants.”

Mais sur le terrain, l’utilisation des techniques de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) et de l’informatique en général se révèle souvent très réduite. Durant son enquête pour l’élaboration de son rapport, les membres du CNNum ont rencontré des enseignants qui utilisaient intelligemment ces technologies, et d’autres qui les ignoraient pratiquement.

Il est donc impératif de renforcer la formation des enseignants (ENT et TICES) et donc y être au préalable mieux formés. Mais si l’ENT n’est pas simple d’utilisation, l’enseignant se lassera vite et n’utilisera pas le matériel à sa disposition. Ce n’est pas parce que l’enseignant sait se servir d’une tablette ou d’un smart-phone qu’il saura l’utiliser en classe avec ses élèves.

            Le numérique doit s’inscrire dans les fondements de l’école. De bonnes initiatives naissent de manière parsemée, menées par des enseignants volontaires qui prennent de leur temps libre pour utiliser le numérique avec leurs élèves. Mais malgré les divers plans lancés depuis trente par les gouvernements successifs, de grosses lacunes subsistent, et les choses n’avancent pas toujours de manière efficace.

 

CONCLUSION

            Des efforts sont déjà produits pour intégrer progressivement le numérique dans nos institutions éducatives mais il est encore nécessaire de renforcer son apprentissage chez les élèves comme chez les enseignants. Une fois les préjugés sur le numérique à l’école dépassés, on pourra constater la pertinence de l’intégration des nouvelles technologies dans le milieu éducatif. En effet, les solutions proposées dans ce dossier peuvent être une piste de réflexion vers une éducation numérique et un numérique éduqué.

 

Dans un univers technologique en perpétuel mouvement, l’institution scolaire peut-elle faire autrement que de chercher à rattraper son retard pour être en phase avec l’époque ?

Stéphane KAU
#2113, le 14/12/2014 - 11:05

Sensibiliser les personnes aux dangers des sites à contenu illégal.

Accompagner les élèves et étudiants dans leur cursus scolaire grâce au numérique permet des innovations en méthodes d'enseignement. Cependant, l'utilisation des appareils connectés ou d'internet présente des risques pour ceux qui ne sont pas conscients qu'être derrière un écran n'est pas synonyme de sécurité totale. Avec la multiplication des sites illégaux et des publicités mensongères à but malsain sur l'internet, il faudrait réussir à vraiment sensibiliser les personnes de tout âge pour qu'ils soient prêts à suivre cette transformation numérique. La sensibilisation peut se faire grâce à des applications pédagogiques dédiées dans les écoles pour que l'enthousiasme des personnes concernées soit présent.

Gaëtan Després
#1926, le 07/12/2014 - 20:39

Eduquer à la citoyenneté et aux médias par le numérique à l'école

L'école maternelle primaire saint Germain située à Bourgueil (Indre et Loire) a une classe CE2 8/9 ans qui propose à ses élèves depuis le 1er octobre 2007 un rôle de reporters internet en lien avec les médias TV, radio, presse écrite, web avec leur site "Quoi de neuf classes" sur www.ecolesaintgermainbourgueil.fr . Mais... au 1er octobre 2014  un tout nouveau blog créé et modéré par cette classe s'est ouvert à tous les élèves de 7 à 12 ans en France et dans les pays francophones à l'étranger pour qu'ils y écrivent leurs articles, reportages, interviews en tous domaines : c'est le blog des petits reporters 7/12 ans sur http://www.petitsreporters7ans12ans.fr/ . Il s'agit d'un travail coopératif entre parents, enseignants, élèves et étudiants. L'inscription est libre et gratuite et ces petits reporters sont parrainés et conseillés (commentaire d'articles) par les étudiants de l'école publique de journalisme de Tours / France.

Toutes leurs décisions concernant la vie du site et sa communication sont prises après débat ou vote si nécessaire en conférence de rédaction publique chaque mardi (déjà 230 depuis 2007). Avec l'enseignant, ils ont un rôle d'administrateurs de site mais surtout de modérateurs lisant et validant ou non les articles et commentaires proposés à la publication dans la mesure ou ils doivent respecter une charte citoyenne internet sur laquelle ils se sont engagés.

195 élèves ont déjà été reporters depuis 2007 mais... Quels citoyens seront-ils ? Etre acteurs d'internet et des medias leur donnera-t-il une autre vision du monde qu'ils construiront et dans lequel ils vivront ? Jusqu'ou peut-on faire confiance à de jeunes élèves sur de tels projets qui durent dans le temps ? Leurs idées sont-elles forces de proposition pour faire évoluer l'école et l'adapter (ou non adapter) au numérique ?

Cyril Garrech
#1925, le 07/12/2014 - 20:00

Une voie "informatique" au lycée : un pas vers le progrès numérique et éducatif.

Au vu de l’évolution numérique et de ses conséquences inhérentes et nécessaires sur le marché du travail, proposer des formations directement en phase avec l’ère du numérique dès le plus jeune âge semble tout à fait intéressant.A l'image de la proposition du plan numérique de François Hollande, proposer une option « Informatique » en seconde générale puis une première et terminale « Informatiques » avec un Bac numérique serait une énorme avancée dans le système éducatif.

Dans ces filières serait proposé un programme de base associant 80% de matières en lien avec l’intitulé de la formation : Programmation, Environnement UNIX, Réseaux voire Télécommunications et Électronique. Puis 20% de matières générales nécessaires à la culture générale de l’élève : Anglais,  Français, Mathématiques. Au sein du programme « Informatique », la pratique serait privilégiée avec 20h de travaux et 5h de théories.  Cette formation serait bien entendue très sélective et résiderait en un examen d’entrée théorique et pratique dont les chances d’entrée seraient égales pour tout le monde puisque même un élève de seconde n’ayant pas choisi l’option « Informatique » pourrait lui aussi concourir à cette filière. Cette formation serait innovante et à la fois efficace pour les élèves et le système éducatif en général ! Le baccalauréat de cette filière résiderait en une note à 70% de travail personnel et 30% de travail de groupe, puisque tout au long de l’année de terminal, 3 travaux de groupe seraient exigés de la part des élèves pour valider leur année. Cette même formation serait une plus-value incontestable pour les écoles d’ingénieurs et d’informatiques ! Et dans le cas où l’élève, après une année, se rend compte de ne pas avoir les capacités ou la motivation de se spécialiser dans cette branche, un redoublement dans une autre filière lui sera soumis. 

 

Proposition de Cyril Garrech,

Elève à Télécom Ecole de Management. 

RenaissanceNumérique
#3101, le 26/01/2015 - 16:04

Faire un état des lieux global du dispositif Espaces publics Numériques et y associer l’engagement citoyen d’acteurs privés

Un bilan global et critique doit être fait sur le rôle et l’utilisation des EPN présents sur le territoire. Pour exploiter davantage le potentiel des structures publiques existantes : associer l’engagement citoyen d’acteurs privés pour sensibiliser les agents territoriaux comme les chefs d’entreprises non « numérisés ».

Twitter_davR74130
#1038, le 08/11/2014 - 08:53

Une formation à la programmation pour les enseignants afin qu'ils développent eux-mêmes leurs applications pédagogiques.

"On est jamais si bien servi que par soi-même" dit le proverbe. Pourquoi la majorité des enseignants devraient compter sur les applications pédagogiques écrites par d'autres (enseignants ou éditeurs professionnels) ? La création d'applications web (applications tournant dans un navigateur web) s'est énormément simplifiée grâce notamment à l'apparition de nombreux frameworks permettant d'écrire des applications sans pour autant être un professionnel du développement logiciel. Je pense tout particulièrement à Meteor (https://www.meteor.com/) qui permet de créer des applications client-serveur relativement facilement (à condition d'avoir des bases en programmation). Je précise que Meteor permet aussi de développer des applications pour smartphone et tablette (ios ou android)

L'éducation nationale devrait proposer aux enseignants une formation au développement afin de multiplier les créateurs potentiels d'applications à caractère pédagogique (notamment pour faciliter la mise en place d'une classe inversée). Un enseignant "référant" en matière de développement logiciel dans chaque établissement, permettrait de créer une dynamique (cet enseignant aidant ses collègues à développer leurs propres applications).

Sans cette dynamique, je crains que les tablettes, promises par le gouvernement, restent des coquilles vides dénuées du moindre intérêt.

Comment faire ? Proposition des parties prenantes

Proposer une solution
Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#865, le 03/11/2014 - 16:57

Favoriser l’utilisation et le partage libres des ressources pédagogiques

L’Etat doit trouver des moyens de favoriser la diversité et les choix locaux tout en mettant en place et en garantissant l’usage de normes ouvertes et interopérables sur les supports, les logiciels et les contenus (open source – code source libre ou ouvert, open access – libre accès aux savoirs, open knowledge - partage libre des savoirs et connaissances…). Il en va de l’accès effectif à la multitudes de ressources qui s’offre aux usagers et de l’affirmation de la liberté pédagogique de l’enseignant qui peut construire ses propres scénarios d’apprentissage à partir de solutions de curation plutôt que de subir un outil, un support, des contenus imposés et non agiles.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#858, le 03/11/2014 - 16:50

Adapter la formation et l’évaluation des enseignants pour encourager les projets et la collaboration

D’une part, repenser la formation initiale et continue des enseignants, en adaptant la formation dans les ESPE (Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation) en intégrant des enseignements dédiés au numérique tant en termes de contenus (informatique, littératie…) que de méthodes (projets, coproduction de contenus, curation, usage de licences ouvertes permettant de réutiliser des contenus libres de droits, etc.). A l’instar de ce qu’est la 27e Région en termes de prospective pour les élus, on pourrait aussi imaginer une ESPE 100% numérique dont le but serait d’engager les équipes éducatives dans le design de leur métier en mutation : décider en quoi le numérique peut faciliter les tâches difficiles des enseignants (correction des devoirs, suivi individualisé, etc.) et leur permettre de se reconcentrer sur leur coeur de métier et leur donner plus de temps pour l’expérimentation.

D’autre part, valoriser dans le cadre des dispositifs d’évaluation des équipes pédagogiques, l’utilisation du numérique par les enseignants, notamment le développement de ressources éducatives ouvertes, la mise en place de projets autour du numérique interdisciplinaires et/ou en collaboration avec des partenaires extérieurs.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#862, le 03/11/2014 - 16:55

Accompagner la création de partenariats publics-privés-citoyens

Face à la concurrence des nouveaux entrants de l’économie numérique mondialisée, le rôle de la puissance publique est de ré-organiser le marché de l’éducation français et francophone avec l’ambition pédagogique, culturelle et industrielle de la refondation de l’éducation à l’heure du numérique. L’un des leviers à mobiliser est la commande publique qui doit être repensée dans le sens de la structuration d’une offre adressant le potentiel de la francophonie d’une part, répondant aux usages, aux besoins et aux projets locaux d’autre part. Ceci implique la mobilisation forte de toutes différentes parties prenantes publiques et privées (chefs d’établissements, enseignants, éditeurs, pure players éducatifs, associations, instituts français, etc.) qui pourraient  être fédérées par une agence nationale du numérique éducatif, comme le BECTA (British educational Communications and Technology Agence)

Loic Gervais
#1017, le 07/11/2014 - 09:57

Permettre aux médiateurs numériques d'intervenir dans les établissements.

Intervenir dans un établissement scolaire relève du parcours du combattant. Alors que la mission d'un médiateur numérique d'un Espace Public Numérique est d'apporter une culture numérique à tous, les portes des écoles, collèges et lycées restent bien trop souvent trop faute d'agrément ad hoc.

Par défaut, les médiateurs numériques des Espaces Publics Numériques devraient être agréés pour intervenir dans les établissements scolaires.

Les médiateurs numériques remplissent d'une part une mission de service public et d'autre part ils sont acteurs de leur territoire qu'ils connaissent bien mieux qu'un intervenant extérieur.

 

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#863, le 03/11/2014 - 16:55

Encourager la valorisation des données éducatives en construisant le cadre des usages de ces données

La tendance à l’exploitation massive des données éducatives (adaptative learning, learning analytics, data driven education...) implique la nécessité de disposer rapidement d’un cadre de confiance permettant de garantir le respect des droits individuels des usagers sans pour autant brider l’innovation. Des critères juridiques et économiques clairs doivent être créés et des obligations de transparence pour les plateformes doivent donner aux usagers la possibilité d’exprimer leur consentement et de garder à tout moment la maîtrise sur leurs données personnelles. De par son statut, Etalab pourrait être l’orchestrateur de la controverse comme de la construction du cadre.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#861, le 03/11/2014 - 16:55

Favoriser l’extension de l’exception pédagogique

Suite à la loi DADVSI de 2006, l’exception pédagogique a été organisée par une négociation forfaitaire entre les établissements d’enseignement et les organismes collecteurs. Face à l’océan des connaissances produites à l’heure du numérique, il est souhaitable de définir de façon plus souple le contenu d’une exception pédagogique, tout en précisant la place spécifique des oeuvres du domaine public ou sous licence ouverte. Cette nouvelle définition pourrait s’appuyer sur les exceptions prévues dans le cadre de la Directive européenne EUCD et être défendue dans les négociations européennes actuelles sur le droit d’auteur. Un droit au remix permettant d’utiliser des extraits de textes, des images, des extraits sonores et vidéos dans de nouveaux objets pédagogiques destinés à une diffusion et à un partage non-marchands permettrait d’asseoir la sécurité juridique des enseignants.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#856, le 03/11/2014 - 16:49

Décloisonner les frontières de l’éducation

Créer des espaces d’innovation ouverts pour réellement vivre l’école en réseau et favoriser la collaboration : Créer des espaces de travail collaboratifs (coworking space) dans les écoles ou universités, à usage interne et externe mais aussi des living labs (Educalabs) pour rapprocher établissements, usagers, industriels et collectivités et chercheurs.

Permettre la continuité entre formation initiale et formation continue, en s’inspirant par exemple des récentes évolutions législatives sur la sécurisation de l'emploi (droits rechargeables, compte emploi formation, etc.) qui donnent aux individus de nouvelles possibilités de maitrise de leur itinéraire et de leur formation.Des dispositifs numériques bien conçus et pensés dès la formation initiale pourraient permettre de rendre ces droits plus accessibles et effectifs.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#857, le 03/11/2014 - 16:50

Engager le débat sur la politique d’équipement des établissements

Intégrer la communauté éducative dans le débat sur l’équipement des classes et des établissements afin de partir de leurs besoins réels et de leur expérience terrain, afin d’éviter de contraindre les usagers (enseignants, apprenants) à un support, un logiciel, qu’ils n’auraient  pas choisi et auront du mal à intégrer dans leurs usages.

Aussi l’architecture globale de la classe et de l’établissement doit être repensée de façon collective et localement pour devenir plus agile, plus mobile, mieux adaptée aux nouvelles méthodes d‘apprentissage et besoins locaux.

Xenyce
#980, le 05/11/2014 - 12:44

Mettre en avant les initiatives pédagogiques fructueuses

Comme avancé plus haut, il faut laisser aux enseignants plus de maîtrise de leur enseignement. Mais il ne faut pas se limiter à cela : avec le développement de la culture de la donnée, il deviendra plus facile de repérer des intiatives d'enseignants, de pédagogies qui fonctionnent, pour, sans les imposer, pouvoir les promouvoirs et encourager à un recours plus systématiques à des pratiques similaires.

Construire donc l'école de demain à partir de l'expérience de ses acteurs.

Xenyce
#979, le 05/11/2014 - 12:40

Favoriser l'ouverture sur l'extérieur/l'étranger de notre système éducatif

Le numérique peut permettre à l'école de se désenclaver dans ces directions par le biai de téléconférences / téléinterventions et de contact avec la mane d'informations sur Internet qui permetteront aux élèves à la fois :

- d'avoir un contact plus direct et surtout plus régulier avec l'extérieur, c'est à dire le monde professionnel (interventions, consultation d'informations sur le sujet, etc...)

- d'avoir beaucoup plus de contact avec l'étranger en facilitant par exemple des échanges à distances avec d'autres élèves issus d'autres cultures.

Il faut miser sur cet aspect du numérique : il abolit les distances et beaucoup de barrières techniques/économiques, formant le terreau d'une école plus complète, plus interactive et moins coupée.

 

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#864, le 03/11/2014 - 16:57

Favoriser une offre structurée qui encourage la curation et le partage d’expérience

L’enjeu pour la puissance publique est de rapidement construire un écoystème national de ressources, de services et de données. Le rapport “La structuration de la filière du numérique éducatif : un enjeu pédagogique et industriel” (2012) proposait ainsi la mise en place d’un grand service public de l’indexation pédagogique. L’implémentation de stratégies d’indexation et de référencement des ressources, doublé d’un accès libre et gratuit (open data / open access) sont stratégiques à plusieurs égards : rendre visibles nationalement et internationalement les ressources francophones et augmenter leur usage (la langue, la culture, les cadres de pensée) ; fédérer par la consultation et l’édition un large réseau social d’usagers qui garantiront la pertinence et la viabilité d’un bien public éducatif ; affirmer le rôle de “certificateur” de l’école, autrement dit un système éducatif qui reste la référence en matière de diplômation et de certification à l’heure de la mondialisation et de la marchandisation de ces fonctions via les MOOCs par exemple.

Tru Do-Khac
#1191, le 17/11/2014 - 18:34

Initialiser une ingénierie frugale communautaire pour donner à chaque enseignant du collège un outil personnel à coût marginal nul d'édition et de publication de MOOC

Alignée avec les propositions énoncées plus haut
"Favoriser l’utilisation et le partage libres des ressources pédagogiques"
"Adapter la formation et l’évaluation des enseignants pour encourager les projets et la collaboration",
voici la proposition
"Initialiser une ingénierie frugale communautaire pour donner à chaque enseignant un outil personnel d'édition et de publication"

Plus précisément, avec cet outil "personnel", chaque enseignant doit pouvoir décider au minimum

  • des conditions d'accès  (accès libre, accès avec pseudo, accès sous identité réelle,...),
  • des conditions de réutilisation (copyright, contrat Creative Commons, domaine public,…),
  • des données personnelles des élèves qu'il estime utiles sa pédagogie,
  • des périodes d'ouverture de sa pédagogie  (périodique, permanent,…).

Les enseignants bénéficiaires en priorité seraient ceux du collège

Pour que cet outil soit à coût marginal nul pour les enseignants, les familles des collégiens, les collectivités locales et l'Etat, il faut viser une ingénierie frugale réalisée par une communauté open source adhérant à cette vision de frugalité.

SavoirsCom1
#3054, le 26/01/2015 - 10:38

Promouvoir une littératie des Communs pour développer la capacité des citoyens de demain à créer des Communs de la connaissance

L'axe 4 du manifeste du collectif SavoirsCom1 préconise le développement d'une littératie des Communs

"4. Le développement  d’une littératie des Communs doit favoriser la  citoyenneté et les  apprentissages en réseaux, socles de  l’existence des  Communs. Il   faut donc  enseigner des connaissances, transmettre des savoir-faire  et  savoirs être  qui garantissent la capacité des citoyens de demain à créer des Communs. L’apprentissage de la création, du stockage et de  la  mise en circulation de  l’information, ainsi qu’une  formation à la  compréhension critique de  notre environnement numérique doivent être  pleinement intégrées  dans  les cursus scolaires et  universitaires et  dans les formations tout  au  long de la vie. 

En  outre, la création de  ressources (éducatives) libres doivent être  encouragées et comporter  une clause de  partage à  l’identique, qu’il  s’agisse de données, de  métadonnées, de savoirs, garanties pour une  libre circulation des  connaissances."

 

Cette littératie, développée à l'école du primaire au lycée pourrait prendre appuie sur l'Education aux médias et à l'information (EMI) telle que préconisée dans la  loi   pour   la Refondation de l'Ecole et dans le référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l'éducation dans le référentiel des compétences des métiers du professorat et de l’éducation,  paru au Journal Officiel du 8  juillet 2013.

 

Le collectif préconise donc de développer cette "éducation à" en lui donnant des moyens concrets :

    - un enseignement distribué à l'ensemble des équipes pédagogiques pour garantir une enseignement transversal et pluridisciplinaire et  attribué, de fait, aux professeurs documentalistes qui pourraient en être les garants 

    - un parcours dans les emplois du temps de chaque élève avec des moyens horaires

    - un développement des pédagogies collaboratives, pro-actives

    - permettre aux équipes de se rencontrer sur le modèle des fablabs pour co-construire des savoirs, des savoir-faire, des savoirs être, partager des expériences, des séances mais aussi des questionnements, expérimenter, tester

 

Définir une littératie des Communs permettrait de pouvoir répondre à cette question de l'Education et de la formation des citoyens de la société numérique :

Que peut-on enseigner des Communs à l'école (en collège) ?

Comment faire entrer l'élève dans les Communs de la connaissance ? 

Quelles sont les  différentes formes d'engagement vers lesquelles on peut conduire les élèves ?

 

Le collectif préconise plusieurs axes qui prennent appuie sur 3 compétences clés :

- compétences informationnelles : apprendre à collecter, trier, organiser, stocker l’information

- compétences communicationnelles : apprendre à produire, héberger, partager, recommander, publier

- compétences éthiques  : Savoir devenir, pouvoir d’agir, savoir interpréter,

compétences traversées par  le numérique.

 

Nous pouvons articuler concrètement la mise en place de séances pédagogiques autour du triptyque : comprendre/critiquer/créer.

 

  •  Comprendre l’environnement numérique, le caractère participatif de l’élaboration et de la diffusion de l’information , apprendre à prendre en compte ses  pratiques et le mettre au service d'une communauté.

 

Objectifs : 

  • Connaître le droit pour savoir choisir une licence à ses travaux et respecter le droit d’auteur
  • Construire un écosystème informationnel personnel pertinent qui permette une appropriation de l’information
  • Comprendre comment on peut entretenir (et parfois enfermer) ses centres d'intérêt par une collecte (le partage sur les réseaux sociaux par exemple). Comprendre que l'on entre dans des communautés d'intérêt en partageant.
  • Comprendre les mécanismes des sujets médiatiques de controverses : comprendre et décrypter les points de vue d'autrui, développer un point de vue argumenté prendre part à un débat, comprendre l’intention d'un discours derrière une information
  • Apprendre à distinguer les logiques de la rediffusion d'une information de celles du partage
  • Comprendre les mécanismes de la redocumentarisation de l’individu : comment nos  traces  permettent de définir des profils monnayables d’utilisateurs.

 

  •  Critiquer cet environnement en en interrogeant les enjeux, notamment économiques et sociétaux, développer une pensée critique, connaître l’économie des médias

 

Objectifs :

  • Développer un point de vue personnel et argumenter à travers l’utilisation d’un media 
  • Développer une présence numérique assumée
  •  Interroger le rôle et la place des outils dans nos sociétés. S’interroger sur les outils utilisés : interopérabilité, indexation, commentaire
  •  Critiquer les enjeux des données personnelles

 

  •     Créer des productions médiatiques en mobilisant les savoirs, savoirs-faire et savoirs-être  nécessaires pour être acteur  de cet environnement numérique.

 

 Objectifs : 

  •  Etre auteur ou co-auteur de documents
  • Contribuer à la mise à disposition d’informations et de connaissances, partager des informations et des connaissances en produisant, recommandant, reproduisant afin de participer aux Communs de la connaissance
  • Prendre conscience de  la notion de compétences distribuées et collectives
  •  Faire partie d'une communauté gestionnaire et responsable de ressources numériques. Comprendre que des ressources puissent être considérées comme appartenant au "Bien commun", que les connaissances doivent être préservées et enrichies. 
  •  Produire de la valeur ajoutée en recommandant un document (mot clés, résumés, commentaires…)
  •  Apprendre à organiser ses données et ses connaissances en vue de les partager (document de collecte éditorialisé)

 

(Source : http://www.mindomo.com/fr/mindmap/littratie-des-communs-de-la-connaissance-7548fb3a0bdc43d19939619f635c8563)

 

 

 

relai_ville_de_brest_6b
#3059, le 26/01/2015 - 11:54

Apprendre à coder, favoriser l'accès pour tous, partout et en proximité, label qualité sur les contenus

Contribution de l'atelier contributif 6b le 24 janvier à Brest

Propositions au défi 1 : Comment favoriser un accès, une appropriation pour tous à l'école et tout au long de la vie ?

Avec les 3 propositions retenues par l'atelier

Les 3 propositions associées retenues par l'atelier :

  • Apprendre à coder, dès l'école (agir sur le comment cela marche, mieux maîtriser les dérives, apprendre des erreurs, apprendre à raisonner, bribes d'anglais...)
  • Favoriser l'accès pour tous et partout, en proximité et qui marche (ouvrir les salles multimédia des écoles et colléges, il faut que l'usage soit simple à démarrer et utiliser, avec un accès wi-fi gratuit)
  • Label qualité sur les contenus pédagogiques

Et aussi

  • la rupture secondaire enseignement supérieur : aujourd'hui l'utilisation du numérique est limitée dans le secondaire, arrivé dans l'enseignemet supérieur les étudiants pensent savoir la meilleure manière d'utiliser le numérique.
  • le numérique nécessite la mise à disposition des moyens(les infras) pour accéder aux ressources : ces moyens doivent être rendus accessibles équitablement.
  • quels non usagers : comprendre les comportements de rejet.
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
#2922, le 23/01/2015 - 17:27

Favoriser le développement d'une offre publique de qualité dans le domaine des MOOCs

Les MOOCs (Massive Online Open Courses) constituent une évolution fondamentale dans la transmission des savoirs à l’heure du numérique et ouvrent des possibilités particulièrement intéressantes pour le développement de l’apprentissage tout au long de la vie.

Ce nouveau secteur innovant fait aussi aujourd’hui l’objet d’une compétition, à la fois entre établissements d’enseignement et de recherche, mais aussi entre le secteur public et le secteur privé, que ce soit au niveau national ou international, car les MOOCs constituent un facteur de rayonnement et d’attractivité importants.

Dans ce nouveau contexte, on commence à voir se dessiner une production de MOOCs passant par des plateformes privées, souvent américaines,  proposant un canal de diffusion à des intuitions publiques (exemple : Udacity, Coursera, edX, etc) et des plateformes publiques, comme c’est le cas en France avec FUN (France Université Numérique) ouverte en 2014. L’Université Paris Ouest Nanterre la Défense a d’ailleurs fait partie des premiers établissements pilotes à proposer des MOOCS via la plateforme FUN en France dans le champ des sciences humaines (MOOC en philosophie et en histoire contemporaine).

Afin de garantir une diversité satisfaisante dans le domaine des MOOCs, il paraît essentiel d’assurer le développement d’une offre publique de qualité, à côté des offres portées ou diffusées par le secteur privé. La richesse, la qualité et la pérennité de cette offre publique de MOOCs nécessite que des moyens suffisants soient consacrés au niveau national, à la fois pour en ce qui concerne les plateformes techniques de diffusion, les services de soutien à la création des contenus et les moyens humains, notamment du côté des enseignants-chercheurs participants à ces initiatives.

Bruno
#2511, le 04/01/2015 - 15:26

La formation numérique

De nos jours, il n'est pas évident de sélectionner les connaissances et outils informatiques à maîtriser. C'est pourquoi il faut initier les enfants, dès leur plus jeune âge, aux nouvelles technologies.

Voici donc quelques propositions:

- Fournir une tablette à chaque élève comme outil de travail. Cette tablette doit permettre l'accès aux manuels scolaires, livres et applications éducatives. Elle doit remplacer la plupart des manuels imprimés. Mais, attention, l'apprentissage de l'écriture sur papier doit absolument être conservée. Il ne faut pas oublier les différences entre les mondes réel et numérique (ex: on ne peut pas zoomer avec les doigts dans le monde réel)

- Création de cours d'informatiques pour les élèves (à partir du collège), au même titre que les mathématiques ou le français. Apprendre à coder n'est qu'un détail. Il y a aujourd'hui d'autres thèmes en informatique qui sont bien plus important: l'architecture, la sécurité, les réseaux, l'OS et l'algorithmique. L'informatique doit être une épreuve du brevet et du bac.

- Utiliser les outils open source. Toute l'éducation nationale devrait booter sous Linux. Arretons de perdre notre temps avec Windows, ses lenteurs et ses incompatibilités. De plus, la France grace à l'INRIA notament contribuent à cette communauté open source. Ne la négligeons pas! Le logiciel open source est probablement l'avenir de l'informatique.

- Initiation à Latex (au niveau lycée). Débarrassons les étudiants du fardeau qu'est Word.

- l'intégration du numérique dans l'éducation doit être un complément (un moyen et non une fin en soi). Chaque matière actuelle doit utiliser le numérique pour améliorer l'éducation. Par exemple, acheter des livres n'est plus un problème, visionner des films en langues étrangères non plus.

- création de formations à l'informatique pour tous. La plupart des gens ne connaissent pas l'étendu des possibilités qui leur sont offertes avec l'informatique. Certains l'utilisent pour les réseaux sociaux et le multimédia uniquement.

- Former des programmeurs car il en manque cruellement en France. Je suis certain que beaucoup de personnes seraeint intéressées par la programmation

Mais ne l'oublions pas, apprendre à coder est une chose mais apprendre à bien coder en est une autre. Ce n'est pas parcequ'un code informatique donne le résultat souhaité qu'il est bon: performance, sécurité et efficacité ne doivent jamais être sous-estimées.

Orange  Compte vérifié
#3381, le 04/02/2015 - 18:51

L’actualité nous amène à focaliser notre contribution sur le plan numérique à l’École annoncé par le Président François Hollande

1. Enjeux du plan numérique à l’École
Le numérique marquera incontestablement un jalon clé dans l’histoire de l’humanité puisqu’il est appelé à transformer profondément nos façons de communiquer, de vivre en société, de travailler, d’agir et de penser.
Parmi les multiples domaines qu’il impacte, l’Éducation est vraisemblablement celui où les enjeux sont les plus importants puisqu’en formant la jeunesse d’aujourd’hui elle forge la société de demain, si bien que la « nouvelle donne » issue du numérique sera structurée par la capacité des systèmes éducatifs à le mettre efficacement à profit et en éviter les travers.
C’est pourquoi nous saluons la volonté de du Président de la République François Hollande de faire du numérique l’outil scolaire quotidien de toute une tranche d’âge dès la rentrée 2016. Cette initiative, même si elle devait rester ponctuelle, créera a minima l’onde de choc déclenchant la transformation de l’Éducation Nationale.

2. Caractère industriel de ce plan
Nous ne pouvons cependant pas ignorer que ce plan ambitieux qui impactera 800 000 élèves et leurs parents, 100 000 enseignants et leurs formateurs - accompagnateurs, 7 000 collèges et les collectivités locales qui en gèrent l’infrastructure, et impliquera un grand nombre d’entreprises (éditeurs de ressources et de services pédagogiques, constructeurs, intégrateurs, etc.), revêt un caractère industriel nécessitant une démarche projet.
La réussite de ce vaste projet nécessite notamment qu’un pilote soit mené dès la rentrée 2015 afin de poser les premières briques de l’édifice avant un passage à l’échelle à la rentrée 2016.
Sous-estimer ces aspects opérationnels ferait peser le risque d’aboutir à un échec d’autant plus dramatique qu’il laisserait un traumatisme profond dans l’ensemble de notre système éducatif, préjudiciable à une entrée réussie de notre École dans le XXIème siècle. Ne disposant pas de la maitrise de ses outils numériques, celle-ci serait alors soumise aux initiatives de plus en plus pressantes des acteurs mondiaux des nouvelles technologies pour qui les 12 millions d’élèves français constituent le nouveau graal et qui s’empareraient progressivement de la souveraineté pédagogique de la France.

3. Chantiers techniques et opérationnels liés au plan numérique à l’École
Orange, comme tout l’écosystème numérique pédagogique, est partie prenante des travaux engagés par les pouvoirs publics afin de définir les contenus d’un plan tout à la fois industriel et pédagogique. Pour répondre à l’objectif fixé par le Président de la République d’un déploiement massif des outils numériques au collège dès 2016, il est indispensable de lancer une expérimentation pilote pour la rentrée 2015. A cet effet, Orange a fait des propositions.

Il apparait clairement qu’Orange peut jouer un rôle dans chacun de ces chantiers et dans la cohérence de l’ensemble.

Orange  Compte vérifié
#3380, le 04/02/2015 - 18:49

« L’apprentissage change avec Orange »

1. Le contexte

L’usage du numérique dans les activités humaines constitue à l’évidence, chacun le reconnaît aujourd’hui, la troisième transformation civilisationnelle majeure après l’usage de l’écriture et de l’imprimerie. Cet usage induit de nombreuses métamorphoses dans notre monde et dans nos sociétés. L’éducation, la formation et plus largement l’apprentissage n’y échappent pas.

Le numérique semble en effet s’imposer partout même s’il génère forcément un certain nombre d’inégalités. De nombreuses pratiques individuelles et collectives bouleversent les fondements de notre modèle de transfert des savoirs et des connaissances. Pour la première fois de son histoire, ce modèle est aujourd’hui soumis à des contingences fortes qui posent la question de sa capacité d’adaptation et de sa pérennité.

Les puissances publiques éducatives et formatives sont en effet soumises à une offre concurrentielle d’instruction et de formation privée, virtuelle et souvent payante qui s’avère à la fois mondiale et massive. Ces offres sont accessibles et consultables à partir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone mobile quelle que soit sa situation géographique dans le monde et cela à tout moment de la journée. Les savoir-faire pratiques de certains individus dans l’usage du numérique sont parfois supérieurs à ceux des « sachants » qui leur font face.

Ces contingences posent la question de la transformation d’un tel modèle mais aussi et surtout de ceux qui l’incarnent : leur posture et leur identité professionnelle sont désormais en jeu. Or on ne peut pas dire que les enseignants et les formateurs, invités massivement à intégrer le numérique dans leurs pratiques et dans l’ingénierie pédagogique, parfois de manière injonctive, aient été concrètement soutenus pour le faire. Si certains adoptent résolument le numérique, beaucoup se sentent seuls, désarmés voire désemparés. D’autant plus que face à l’obsolescence accélérée des compétences qu’implique l’usage généralisé et irrévocable du numérique dans tous les domaines, l’étanchéité actuelle entre la formation initiale et la formation continue ne semble plus avoir de sens. On lui préfèrera la formation tout au long de la vie c’est-à-dire le développement régulier voire permanent de compétences plus que la simple acquisition de connaissances. La logique du « flux » et de l’empirisme réticulaire, propre au numérique interactif et foisonnant, semble ainsi mieux adaptée au monde contemporain que la logique du « stock » et de l’académisme à la fois unilatérale, verticale et descendante.

Tout se passe en effet comme si chacun pouvait désormais devenir, grâce aux nombreuses expériences numériques d’apprentissage qui leur sont proposées, comme par exemple les Mooc (Massive Open Online Course), à la fois un sachant et un apprenant autant qu’un producteur et un consommateur de contenus. Cette tendance au développement de relations plus horizontales que verticales et au cumul des rôles caractérise ce que beaucoup nomment aujourd’hui l’économie de la contribution collaborative. Dès lors un apprenant, et plus particulièrement dans le monde des entreprises, pourrait se définir potentiellement par ce qu’il donne à une ou plusieurs communautés d’échanges de savoirs et de pratiques et par ce qu’il reçoit d’elles en retour. L’ensemble lui permettant de maintenir voire de renforcer son employabilité de manière plus autonome et plus responsable.

Dans un tel contexte, le Groupe Orange, plus que jamais soucieux de maintenir des rapports étroits entre compétence et employabilité, a récemment choisi d’être l’un des acteurs de la métamorphose de l’apprentissage au XXIème siècle.

2. Les ambitions et la stratégie d’Orange
Le Groupe Orange porte trois ambitions majeures en faveur de l’apprentissage numérique :
 contribuer à l’industrialisation des mondes de l’e-Education et de l’e-Formation,
 démocratiser l’accès aux connaissances et au développement de compétences dans le monde francophone,
 faire de l’apprentissage social en ligne un credo autant qu’une nouvelle activité.

Ces ambitions impliquent une double stratégie :
 soutenir la « e-transformation » incontournable de la puissance publique éducative et formative,
 tisser des partenariats publics et/ou privés pour concevoir de nouvelles expériences numériques d’apprentissage à la fois innovantes et monétisables.

Le projet d’Orange est donc à la fois sociétal, social et économique et, de ce point de vue, il s’inscrit pleinement dans l’économie de la contribution collaborative à l’instar de Blablacar, Uber, Airbnb ou Wikipedia, pour ne citer qu’eux. La dimension économique est toutefois, chacun le comprendra, la condition permettant de pérenniser l’attachement aux ambitions sociales et sociétales.

Dans cette perspective, Orange fonde aujourd’hui sa légitimité au sein de l’écosystème de « l’apprentissage au XXIème siècle » en travaillant sous l’angle de « l’innovation ouverte » tant sur le plan pédagogique que technique. Cela suppose de tisser des partenariats multiples avec :
 des Institutions académiques et non académiques, des pédagogues, des éditeurs de contenus, des fondations ;
 des éditeurs de solutions logicielles « open source » (notamment Learning Management System) et des start up.

3. Les actions déjà conduites
A ce jour, les actions du Groupe Orange concernent les services et les expériences en ligne ainsi que les équipements autant que le soutien à diverses initiatives en faveur de la démocratisation d’accès aux savoirs et aux connaissances.

Dans le domaine des services, des expériences en ligne et des équipements, Orange a :
 co-conçu et développé en 2013 le site d’apprentissage de l’anglais académique « English For Schools » en partenariat avec le Centre National d’Etude à Distance (CNED) ;
 créé Solerni (https://solerni.org/), une solution logicielle permettant de concevoir et de publier des Mooc d’entreprise ;
 conçu et publié 4 Mooc d’entreprise selon les lois de l’apprentissage mutuel (ou apprentissage social) intitulés :
• « Le digital, vivons-le ensemble » (5 000 inscrits),
• « Devenir web conseiller » (10 000 inscrits),
• « Décoder le code » (15 000 inscrits),
• « L’impressionnisme, du scandale à la consécration » (15 000 inscrits).
 équipé en smartphones et /ou en tablettes 3G des élèves, des étudiants et des établissements scolaires de certaines collectivités locales ;
 organise en octobre 2014 10 ateliers se déroulant simultanément en France, en Espagne, en Pologne et en Roumanie, permettant à 200 jeunes de travailler sur la création d’animations sur le thème « représentez votre #SuperCodeur ». (dont 6 ateliers en France, y compris la Martinique, avec la collaboration de l’entreprise sociale Simplon.co) Grâce à l’outil Scratch, plateforme spécialisée dans l’accompagnement des plus jeunes pour l’apprentissage du code, les jeunes filles et garçons, entre 10 et 13 ans, ont découvert les bases du code et se sont sensibilisés à l’importance de ce langage dans le monde de demain.
 expérimenté en Afrique francophone des services numériques :

• de substitut aux livres à partir de tablettes (Niger) ;
• de compléments pédagogiques à la formation professionnelle des maitres à partir de téléphones basiques (Mali) ;
• de formation professionnelle informelle auprès d’auto-entrepreneuses à partir de smart phone (Cameroun) ;
• de formation initiale auprès d’internes en médecine à partir de tablettes (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire).
 co-publié en partenariat avec l’UNESCO, l’Agence Universitaire de la Francophonie et l’Agence Française de Développement, la revue « Savoirs communs » sur le thème « Le numérique au service de l’Education en Afrique ».

Pour ce qui concerne le soutien aux initiatives en faveur de la démocratisation d’accès aux savoirs et aux connaissances, la Fondation Orange a notamment soutenu financièrement en 2014 :
 l’ONG « Bibliothèque sans frontière » pour le déploiement de la Khan Academy en France ;
 les enseignants innovants de l’Association Transapi pour la conception d’un Mooc destiné aux élèves en décrochage scolaire et animé par eux-mêmes ;
 le Consortium universitaire franco-belge « Claroline » et l’Université de Tunis pour le Mooc « FLE » (Français Langue Etrangère) destinés aux étudiants Tunisiens.

4. Orange et les Mooc en entreprise
4.1. Qu'est-ce qu'un Mooc (rappel) ?
Un « MOOC » (Massive Open Online Course), est un parcours d’apprentissage en ligne au cours duquel de nombreux participants interagissent et partagent leurs compétences :
 « Massive » signifie que ce parcours peut regrouper un nombre illimité de participants ;
 « Open » montre qu’il être ouvert à tous, quels que soient sa situation géographique et ses connaissances antérieures ;
 « Online » annonce qu’il se déroule en ligne ;
 « Course » indique qu’il possède un début, une fin et un programme.

Plus simplement dit, un Mooc est une scène numérique ouverte qui permet de partager des centres d’intérêt et d’exprimer pleinement ses talents avec ou en présence de nombreuses autres personnes dans une dynamique apprenante.

A titre d’exemple, Orange a créé 2 MOOC dans le cadre de l'accord avec Pole Emploi, portant sur les opportunités professionnelles du numérique, à voir sur le lien :
http://www.pole-emploi.fr/actualites/orange-lance-deux-mooc-sur-les-oppo...@/suarticle.jspz?id=118987.

4.2. Qu'est-ce que Solerni ?
Solerni est la solution logicielle nouvelle génération d’Orange au service de toutes les institutions (entreprises, établissements, associations, fondations, start-ups…) qui souhaitent concevoir et publier des « MOOC » ou toute autre forme de dispositif numérique d’apprentissage collaboratif.

Solerni est une solution évolutive qui repose sur les plus récentes et les plus performantes technologies de l’information et de la communication. Son interface simple, utile et intuitive est résolument centrée sur l’utilisateur qu’il soit un pédagogue ou un participant.

Solerni se veut aussi un centre de formation virtuel permettant à chacun de suivre des MOOC et de profiter ainsi de tous leurs avantages :
 l’accès à des contenus de qualité,
 l’étendue et la spécificité des sujets,
 la disparition des contraintes géographiques,
 la flexibilité des horaires,
 la convivialité et l’enrichissement mutuel.

Solerni accueille des MOOC conçus et animés par de grandes et petites entreprises, des établissements et des start-ups audacieux, qui se rejoignent sur une conviction fondamentale : apprendre, c’est toujours mieux ensemble.

Solerni mobilise un ensemble de moyens humains et techniques, réunis pour offrir à tous ceux qui ont envie d’apprendre et de développer régulièrement leurs compétences à « l’âge du réseau », une expérience inédite de l’apprentissage en ligne.

4.3. Pourquoi l’entreprise Orange a-t-elle choisi Solerni comme marque ?
La marque Solerni résulte de la contraction de l’espéranto « Socia » qui signifie « Social » et « Lerni » qui signifie « Apprendre ». L’apprentissage social évoque ainsi l’idée que les apprentissages se construisent et se développent mieux à travers des interactions multiples et variées.
Solerni s’inspire des usages des réseaux sociaux et des dernières recherches en formation ouverte à distance. Elle rend ainsi possible l’apprentissage social, dit « apprentissage par les pairs », grâce à :
 des fonctionnalités communautaires stimulant les interactions (forum),
 des outils de création de contenu facilitant la production des participants (wiki, blog, espaces de mutualisation de ressources…),
 des dispositifs favorisant la pratique d’activités et l’autonomie des apprenants (apprendre en faisant).

Centrale dans l’approche pédagogique d’Orange, la pratique d’activités :
 améliore l’efficacité et la convivialité de la formation en ligne,
 favorise le co-développement de compétences,
 valorise l’apprentissage en réseau et l’intelligence collective,
 rend les participants plus actifs et plus engagés,
 génère une expérience collaborative dense et impactante,
 répond aux aspirations sociétales d’échange et de partage.

4.4. A quoi sert Solerni ?
Dans un monde en perpétuel mouvement et face à l’obsolescence accélérée des compétences, beaucoup prennent aujourd’hui conscience qu’il devient nécessaire d’apprendre tout au long de la vie pour maintenir ou renforcer leur employabilité. Ainsi souhaitent-ils indifféremment :
 progresser régulièrement dans leur travail,
 obtenir une reconnaissance sociale à travers un certificat,
 opérer un changement d’orientation professionnelle,
 satisfaire simplement leur soif d’apprendre.

Toutefois le temps et les ressources financières manquent, l’éloignement géographique des lieux de formation pose parfois problème, les conditions d’apprentissage ne sont pas toujours satisfaisantes et il est souvent difficile de maintenir sa motivation lorsque l’on se forme seul en ligne.

Solerni permet à chaque apprenant de développer autrement ses compétences en suivant à son rythme des parcours d’apprentissage en ligne à la fois conviviaux et collaboratifs.

Solerni permet par ailleurs aux entreprises de devenir plus ouvertes, plus transparentes, plus collaboratives et plus performantes en bénéficiant du pouvoir transformant des technologies numériques, et cela à moindre coût puisque les dispositifs numériques d’apprentissage massifs et sociaux s’avèrent moins onéreux que la formation classique.

A « l’âge du réseau » et de l’économie de la contribution collaborative, Orange, à travers la marque Solerni, aide ses partenaires à :
 entrer dans l’ère de l’économie de la contribution collaborative,
 faire fructifier leur capital de compétences et valoriser leurs talents,
 démocratiser l’accès au savoir, aux connaissances et au développement de compétences,
 commettre un acte de management en répondant à une demande sociale de complément au modèle hiérarchique et pyramidal.
4.5. Comment faire l’acquisition de la solution Solerni et de ses services associés ?
La solution Solerni et son offre de service associée sont aujourd’hui distribués par Orange Consulting. La proposition de valeur de cette Agence repose sur une architecture simple d’offre de services :
 une expertise pédagogique centrée sur l’apprentissage mutuel,
 un accompagnement sur mesure dans le pilotage opérationnel de projet,
 un hébergement des contenus dans le Cloud,
 une solution Saas de publication de dispositifs numériques d’apprentissage,
 un portail d’accès.

De ce point de vue, Orange Consulting est susceptible d’intervenir tout le long de la chaîne de valeur de l’écosystème même si ses partenaires peuvent parfois prendre en charge tout ou partie de la production de contenus et de l’ingénierie pédagogique.

Les Mooc d’entreprise que propose Orange Consulting à ses partenaires sont centrés sur :
 les apprenants plus que sur les sachants,
 les activités parce qu’on progresse en pratiquant,
 les interactions parce qu’elles favorisent l’apprentissage mutuel,
 la reconnaissance parce qu’elle est une preuve d’apprentissage (badges et certificats).

Ce sont les 4 conditions majeures permettant de catalyser l’apprentissage par les pairs et l’émergence de l’intelligence collective dans une atmosphère à la fois ouverte, transparente et collaborative.

FEVAD  Compte vérifié
#3352, le 04/02/2015 - 11:20

Priorité à la formation sur la vie privée et la protection des données

Si la formation technique est importante, la FEVAD considère que la formation aux usages l’est tout autant.

Ainsi il est essentiel de renforcer l’effort d’information et de pédagogie des utilisateurs, concernant l’utilisation de leurs données, et notamment les conséquences possibles d’une exposition non maîtrisée.

Cet effort doit en priorité porter sur les jeunes et être intégré dans le programme mis en place par l’Education Nationale.

Ce programme doit comporter deux principaux aspects.

La vie privée : ses principes et leur importance, le cadre juridique, et leur application concrète dans l’univers digital et les dangers d’une mauvaise gestion de sa vie privée virtuelle pour sa vie réelle.

La protection des données : rappel des principes, puis une illustration pratique en fonction des usages digitaux.

Il pourra être intégré des formations sur les modèles économiques des différents types d’activités en ligne (e-commerce, médias, réseaux sociaux ect..),  en fonction des usages des données (gratuité de l’usage fondée sur la publicité traditionnelle ou comportementale, big data, ect…).

Il est essentiel que les plus jeunes comprennent le fonctionnement des usages digitaux pour pouvoir en profiter pleinement et agir de manière responsable.

Un dialogue entre l’éducation nationale et les professionnels du numérique doit se renforcer pour améliorer la pédagogie.

Les professionnels de l’éducation pourront s’appuyer sur des experts non seulement de la vie privée et de la protection des données, mais également des experts de l’économie numérique pour être à la pointe des usages et innovations.

Cette formation initiale à destination des jeunes doit être complétée par un effort pédagogique pour les utilisateurs sur l’information de leurs droits en matière de protection des données.

Par-delà la protection issue de la loi et de la réglementation, l’information joue un rôle essentiel dans la construction de la confiance en créant les conditions pour chacun d’un usage éclairé du digital.

Il est donc important de continuer d’informer tout au long de leurs vies et parcours les utilisateurs de l’évolution des pratiques comme de leurs droits et de la manière dont ils peuvent les mettre en œuvre.

Pour être abouti, cet effort pédagogique doit reposer sur une concertation entre pouvoirs publics, autorités de protection et professionnels de l’économie digitale.

 

 

Tru Do-Khac
#3334, le 03/02/2015 - 18:58

Mettre en place des dispositifs pour une chaîne de valeur efficace et durable entre les producteurs de MOOC/COOC, ses opérateurs, ses réalisateurs, ses auteurs, ses professeurs et ses animateurs

Un bon MOOC est un MOOC qui tient les promesses représentés sur ses meta-data (objectifs, agenda, professeur, temps de travail, références et crédits du contenu exposé,...)

Les moyens sont apportés par différents acteurs :

  • les professeurs et auteurs (contenu)
  • les réalisateurs (chef de projet)
  • les producteurs (financement)
  • les animateurs (réseau social)
  • les opérateurs (services technologiques)

Le marché, émergent, est un marché en silo.

En gros pour la France, il y a deux silos :

  1. les start-ups technologiques avec les métiers de producteur/opérateur adressant les MOOC et COOC/SPOC
  2. FUN / Cousera avec les métiers de producteur/professeur adressant les MOOC d'autre part.

Le développement du marché, l'innovation pédagogique et de la "French Touch" passe par l'émergence des métiers d'animateur, de réalisateur et d'auteur.

Un outil personnel d'auto-édition / publication de technologie frugale mais gratuit permettrait aux métiers d'animateur de MOOC/COOC, réalisateur de MOOC/COOC et auteur de MOOC/COOC d'émerger face aux opérateurs et aux producteurs. (d'où des emplois indédits créés grâce au numérique)

Notamment, les auteurs créatifs ou disposant d'un fond éditorial pourrait autoéditer des MOOC d'art et d'essai en vue de permettre à un opérateur de MOOC/COOC ou producteur de MOOC/COOC de visualiser des idées de scénarios/scripts qui seraient alors produits avec une technologie sophistiquée et la ligne éditoriale porteur de la marque du producteur/opérateur.

  • MOOC : cours en ligne ouvert à tous
  • COOC : cours en ligne réservé aux seuls collaborateurs d'une entreprise
  • SPOC : cours en ligne réservé à un petit groupe de participant répondant à des critères spécifiques (dont la capacité à remunérer le cours)
relai_ville_de_brest_6b
#3058, le 26/01/2015 - 11:49

Favoriser les rencontres d'acteurs, former les professeurs aux outils, développer et former en accompagnant des projets

Contribution de l'atelier contributif 6b le 24 janvier à Brest

Propositions au défi 2 : Comment le numérique favorise-t-il une école ouverte, innovante qui donne envie d'apprendre à chacun ?

Avec les 3 propositions retenues par l'atelier

  • Favoriser des rencontres des acteurs au sein d'espaces dédiés

    exemple espace de rencontres entre prof de différentes disciplines (tiers lieux), entre prof et élèves ou entre élèves et : chacun doit pouvoir aller dans l'espace de l'autre. Les asso et médiathèques, maisons de quartier

  • Former en accompagnant les projets dans la durée
  • Former les professeurs aux outils
  • Développer des projets ouverts sur la cité

    Et aussi dit durant l'atelier

    Détacher un professionnel (journaliste, .. ) pour favoriser la valorisation des productions des élèves : en profiter pour former aux droits dans le cadre du numérique.

    Coopération et complémentarité dans les politiques d'équipement.

    Laisser une case vide, un espace de créativité, de liberté (exemple : jeux vidéos, blogs, jeux) : partir de ce qui leur plaît le plus pour les amener l'enseignant à faire connaissance de ce qu'ils aiment vraiment.

relai_ville_de_brest_6b
#3057, le 26/01/2015 - 11:44

Développer les classes inversées et organiser un tour de France des élèves raccrocheurs grâce au numérique

Contribution de l'atelier contributif 6b le 24 janvier à Brest

Propositions au défi 3 : Comment avec le numérique permettre à chaque élève d'être acteur à l'école et dans la société ?

Les deux propositions retenues par l'atelier
- Développer les classes inversées
- Organiser un tour de France des élèves qui ont raccroché grâce au numérique auprès des élèves et des professeurs.

Et aussi :
- Enseigner les compétences nécessaires pour chercher des informations sur un thème et synthétiser.
- Développer les Compétences numériques Création d'outils numériques pour structurer les connaissances. Exemple : B2i et C2i permet l'employabilité.

relai_ville_de_brest_6a
#2983, le 24/01/2015 - 18:12

Favoriser la créativité des élèves et des enseignants.

Mettre en place un tiers lieu de créativité dans chaque établissement scolaire.

Prévoir un budget dans chaque établissement pour le financement des partenaires extérieurs.

Initier les enseignants et les élèves à la démarche de projet pluridisciplinaire autour de la création numérique; libérer du temps pour mettre en place les projets. 

Encourager les échanges à distance et la co-création de contenus.

Rendre obligatoire les licences ouvertes et réutilisables pour les productions des élèves et des professeurs et pour toutes les productions académiques (logiciels…).

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#2979, le 24/01/2015 - 18:07

Donner accès à tous les élèves aux ressources numériques dans et hors établissement

 

Donner la possibilité aux élèves d’utiliser leur équipement personnel. Relier école et société pour une fertilisation croisée. 

Pour les élèves non-équipés mettre à disposition des chèques ordi/tablette/smartphone comme il y  déjà des chèques livres.

Déployer des bornes WIFI avec portail captif (dans et hors établissement).

Mettre en place des filières de recyclage: du matériel considéré comme obsolète pourrait être réutilisé par des écoles, des associations ou des familles. 

Connecter tous les établissements scolaires au très haut débit.

Université Paris Ouest Nanterre La Défense
#2923, le 23/01/2015 - 17:31

Réviser l'exception pédagogique et de recherche pour l'adapter aux nouveaux usages en ligne

La pédagogie et l’enseignement peuvent aujourd’hui tirer le meilleur profit des technologies numériques et de la diffusion de contenus sur Internet. Néanmoins, les possibilités sont encore trop fortement contraintes par le cadre légal et notamment les limites fixées par la loi à la réutilisation en contexte pédagogique d’œuvres protégées par le droit d’auteur.

Introduite en 2006, une exception au droit d’auteur permet l’utilisation d’extraits d’œuvres protégées à des fins exclusives d’illustration de l’enseignement et de la recherche. Elle est complétée par des accords sectoriels signés entre l’Etat et les sociétés de titulaires de droits qui précisent les conditions de sa mise en œuvre.

Bien qu’on constate une ouverture progressive des conditions d’utilisation de cette exception, concrétisée en 2013 par une révision dans le cadre de la loi Peillon sur la refondation de l’école de la République, l’exception reste encore complexe à utiliser, à la fois par les enseignants et par les étudiants. Sa principale limite tient au fait que des supports pédagogiques incorporant des extraits d’œuvres protégées ne peuvent à l’heure actuelle être diffusés sur intranet ou extranet, et pas directement en ligne sur Internet, y compris dans le cadre d’activités pédagogiques sans but commercial.

Cette limite empêche d’utiliser le plein potentiel des TICE (blogs, wikis, réseaux sociaux, etc), dans le cadre des activités pédagogiques, tout comme elle constitue une forte contrainte dans le cadre de la production de MOOC ou de cours en ligne, notamment dans le domaine des sciences humaines et sociales, où le besoin de recourir à des contenus protégés à des fins d’illustration est plus fort.

Dès lors, il paraîtrait opportun que l’exception pédagogique et de recherche soit révisée de manière à permettre la diffusion de supports incorporant des extraits d’œuvres protégées sur Internet.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#859, le 03/11/2014 - 16:50

Rendre obligatoire dans les programmes des contenus et des méthodes d’enseignement en phase avec la société numérique

Chacun doit acquérir des compétences afin de devenir un citoyen créatif, réflexif, solidaire dans la société numérique. C’est à l’école d’assurer cette mission nouvelle pour garantir l’égalité de chacun dans l’accès à ces savoirs et ces compétences. Cela peut passer par :

 la création d’un bac humanités numériques : au croisement des sciences, lettres, et sciences humaines et sociales, ce bac décloisonnerait les champs du savoir, revisiterait les disciplines, les contenus et les méthodes d’apprentissage à l’heure du numérique et matérialisant une école en réseau, ouverte sur le monde.

L’enseignement de l’informatique : Outre un socle organisé autour des algorithmes, du code, de l’information et des machines, l’enseignement de l’informatique serait aussi une opportunité pour introduire de nouveaux modes d’apprentissage à travers des expériences, en mode projet, par essai-erreur. La condition est la formation d’un corps d’enseignants en informatique par la création d’un Capes et d’une Agrégation d’informatique

- Le développement d’un référentiel de littératie numérique et son enseignement : il s’agirait du socle nécessaire pour donner les clés à l’individu pour être acteur de sa vie dans une société numérique. Enseigner ce référentiel de littératie numérique en lien avec toutes les disciplines inviterait les élèves à participer à une culture et à une économie, fondée sur l’échange des savoirs, la coopération, la création.

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