La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.
lun, 03/11/2014 - 11:00 La concertation est terminée. Les débats en ligne ainsi que les commentaires sur les synthèses ont été à la base du travail des membres du Conseil national du numérique, qui préparent actuellement les recommandations au gouvernement. Les synthèses des débats, enrichies des commentaires, seront publiées en annexe du rapport.

De quoi parle-t-on ? Présentation des enjeux

Propositions dans le débat public
le 31/10/2014 - 14:18

Economie collaborative

La révolution numérique bouleverse les marchés et les modèles économiques en transformant la relation des entreprises et de leurs clients et en permettant aux utilisateurs d’organiser entre eux des transactions, monétaires ou non monétaires. Le web participe à faire tomber la séparation historique entre producteur et consommateur, entre le créateur et son public, et entre professionnels et amateurs. Il a aussi suscité la création de nombreuses plateformes dédiées à la vente, au troc, à la location, au financement, ou au don entre pairs. Certaines rencontrent déjà un fort succès commercial, à l’image de Blablacar, LeBonCoin ou AirBnB. Des acteurs économiques plus installés ont saisi ce potentiel et, comme Wal-Mart, Citroën ou Castorama, cherchent à donner une place plus importante à l’interaction entre pairs dans leurs modèles de création de valeur.

L’économie collaborative semble stimuler le micro-entrepreneuriat dans le grand public et offre de nouvelles perspectives dans un contexte de stagnation économique. Mais elle est également accusée de concurrencer de manière déloyale les acteurs historiques (hôteliers, taxis…), d’ignorer certaines régulations historiques, voire de redévelopper une économie “grise”. La France n’est pas le seul pays à s’interroger sur les conséquences de l’économie collaborative en matière de concurrence,protection sociale,fiscalité, ou encore de sécurité des consommateurs. Pour ne pas avoir à “micro-réguler” chaque acteur et chaque secteur, un cadre semble nécessaire pour instaurer un compromis viable entre anciens et nouveaux acteurs. Un tel cadre est-il possible au regard de la diversité des pratiques et des problématiques ?

Quels dispositifs pour réguler sans brider le développement de l’économie collaborative ?

Quels problèmes, quels défis ? Diagnostic

Proposer un problème/défi
Alexandre Grandremy de Deways autopartage entre particuliers
#3379, le 04/02/2015 - 18:14

L'autopartage entre particuliers permet de mettre fin à d'importants gâchis économiques et environnementaux et doit être vivement soutenu !

Le numérique et les différents services sur internet d'autopartage entre particuliers (aussi dénommés location de voiture entre particuliers) nous donne l'occasion de mettre fin à un gâchis économique et environnemental conséquent : le fait que nous n'utilisons pas nos voitures à plus de 95% du temps et que la plupart des trajets se font seul dans la voiture, ce problème que les experts et l'Ademe appellent l'autosolisme.

Il convient d'encourager fortement cette pratique qui a un impact positif énorme au niveau de la cohésion sociale et au niveau de l'environnement et de la maîtrise du climat : en effet l'autopartage et l'autopartage entre particuliers permettent :

1) de réduire le nombre de véhicules en circulation 

2) de permettre à un bon nombre de citoyens de considérer et privilégier dans certains cas les transports en commun et transports doux, plutôt que de rester sur un mode tout-voiture / autosolisme

3) de renouveler plus rapidement le parc automobile, et d'avoir à terme un parc automobile en moyenne plus neuf et plus propre

Les propriétaires de voiture qui louent perçoivent des entrées d'argent qui bien souvent ne dépassent ni le barème kilométrique, ni l'ensemble des coûts que représentent leur voiture. 

Ainsi, la plupart des propriétaires ne tirent aucun profit de la location de leur voiture qui représente un poste de cout important mais ne font que mieux utiliser leur voiture, en la rendant utile aux autres autour de lui.

Pour faire simple, pour ceux dont le montant des revenus dépasseraient le barème fiscal kilométrique défini par l'état, il conviendrait de considérer comme profit imposable uniquement le profit, ç'est à dire la différence entre les revenus locatifs et les couts que représentent leur voiture. Ou encore de faire la différence entre les revenus ramenés aux kilomètres parcourus par la voiture, et le barème fiscal kilométrique qui représente le cout kilométrique de la voiture.

Alexandre Grandremy

logo Deways

Location de voitures entre particuliers
 

Alexandre Grandremy @AlexGrandremy

Co-fondateur, Directeur Général

Directeur du Bonheur & de l'Efficacité
06 50 51 63 48

 

 

*** Récente Interview de Deways dans le Financial Times (Anglais)

****"Chacun peut changer son monde" Lire ici une interview personnelle (Français) 
       

Francis Jacq
#3370, le 04/02/2015 - 15:11

Se donner une représentation en forme d'architecture des échanges de services

Dans la représentation classique du service, le propriétaire d'un bien ou d'une expertise fournit l'usage de ce bien ou de cette expertise à un bénéficiaire. Est nommé "service" la mise à disposition temporaire, continue ou périodique, de ce bien ou de cette expertise. En échange du service, le bénéficiaire donne une rémunération. Cette rémunération paye ce qui est nommé "prestation de service". Par exemple, payer un billet pour une prestation de transport ferroviaire. Ce qui caractérise le service classique est le contrôle total par le propriétaire du bien ou de l'expertise de leurs modalités d'usage. Par exemple, la SNCF décide des dessertes, des horaires et des tarifs des services de transport ferroviaire. Le passager est réduit au rôle de "payeur". Des études de trafic anonymes vont définir les horaires les plus demandés.

Maintenant, considérons le service Booking.com. Il me fournit un service en facilitant le traitement de l'information sur les hébergements : nombre d'étoiles, emplacement, avis des hébergés, etc.. . Mais, en retour, après mon expérience d'hébergement, je lui fournis un service en lui donnant un avis sur l'hébergement. Je viens enrichir sa base d'avis d'utilisateurs. Plus il y a d'avis comme le mieux, plus le site Booking.com devient attractif. Or, pour ce service, je ne suis pas rémunéré. Je fournis donc un travail gratuit qui se répète à chaque fois qu'un autre utilisateur consulte mon avis. Certes, je n'ai pas payé les informations fournies : il y a échange de gratuité. Qui paye alors ? Celui qui paye est l'hébergeur. Quelle est la prestation de service payée ? C'est la mise à disposition d'usagers, d'hébergés, via des mises en valeur comparatives entre hébergements. Or, en tant qu'usagé, qu'hébergé-ayant-donné-mon-avis j'ai contribué à la prestation de service. Remarquons que je ne reçois rien de l'hébergeur au titre de cette contribution. On pourra trouver normale cette situation puisque la contribution de l'hébergé-ayant-donné-son-avis est infime en proportions du total des hébergés.

Autre exemple, les Adwords de Google. La recherche d'information se fait par mots clés. Certains mots clés sont plus utilisés que d'autres : les "adwords". Si je fais figurer ces mots clés dans les textes d'un site que je place sur le Web, je vais attirer plus d'usagers-lecteurs. Google me propose d'augmenter mon nombre d'usagers-lecteurs en plaçant les phrases contenant les adwords en tête de page. Mon site est telle est une "expertise" ou une "capacité de bon moment" qui fournit le service de cette expertise ou de ce bon moment. Notons que par le choix de tel ou tel Adwords, je configure de fait le service de mon site puisque je modifie mon texte. Supposons que mon site raconte une histoire d'amour entre deux personnes que tout oppose. L'Adword "histoire d'amour" ne recrute que peu d'usagers. Par contre l'Adword "comment séduire une femme" est très populaire. Donc, je choisis cet Adword et modifie en conséquence le texte de mon site. Ce faisant, j'augmente la cotation de l'Adword "comment séduire une femme". C'est un micro-travail, certes, mais qui s'ajoutant à l'ensemble des micro-travaux analogues, participe de la fourniture d'un macro-travail gratuit. Ce qui est formidable, est la façon dont Google me fait payer ce micro-travail gratuit. En fait, je ne choisis pas un Adwords, je l'achète à Google. Plus il est demandé, plus il est cher. Autrement dit, plus les internautes consacrent du micro-travail gratuit à un Adwords, plus ils augmentent le montant payé à Google. Par exemple, un Adwords populaire demandé/cliqué 10 000 fois par jour sera valorisé 1 euro/clic. Un Adword demandé/cliqué 500 fois par jour sera valorisé 0,01 euro/clic. 90 % du chiffre d'affaires de Google provient des achats d'Adwords.

Ces deux exemples montrent qu'il faut repenser complètement notre représentation du "service" et de la "prestation de service". Il faut se donner une architecture globale des flux de services. Schématiquement, cette architecture peut se représenter selon deux pôles articulés par un espace médian. Pourquoi deux pôles ? Si l'usager d'un service enrichit le bien ou l'expertise figuré par le Pôle 1, cela revient à faire du Pôle 1, un usager d'un second pôle, le Pôle 2, qui détient également un bien ou une expertise. Il faut se représenter l'usage comme une combinaison de services. Cela nous amène à la question : comment identifier les prestations de service ? Doivent-elles être considérées d'égales valeurs ? Ou bien, si elles ne sont équivalentes, il faut les valoriser ? Quelles sont les critères d'une échelle de valorisation ? Par exemple, je cotise 20 € par an pour lire un journal en ligne. Je ne suis pas journaliste mais un espace-blog m'est proposé dans ce journal. Je rédige des "papiers" pendant 7-10 heures chaque mois, soit 100 heures à l'année. Mes papiers sont lus par 10 000 lecteurs. J'ai la satisfaction de partager mes opinions. Ces 10 000 lecteurs cotisent également pour 20 € par mois. Dois-je réclamer une rémunération en tant que journaliste-blogueur ? Supposons que j'accepte la situation et la laisse perdurer. Au bout de 3 ans, le journal en ligne est racheté par un grand groupe de presse pour 10 millions $. J'ai contribué à cette valorisation : comment faire reconnaître ma contribution ?

Koolicar.com
#3367, le 04/02/2015 - 14:24

Clarification entre partage des frais et activité commerciale

L’administration fiscale revoit chaque année l’estimation des différents éléments constituants les coûts liés à l’utilisation d’une voiture en prenant en compte notamment le nombre de kilomètres parcourus et la puissance fiscale du véhicule.

Cette notion me semble définir la frontière entre une activité commerciale et une activité de partage pour un propriétaire qui proposerait sa voiture sur une plateforme de location de voiture entre particuliers.

Ainsi, à partir du moment où les montants perçus par ce même propriétaire seraient inférieurs ou égaux à cette définition de coût, ce serait la démonstration que le propriétaire est dans une démarche de  partage des frais et non une démarche commerciale. Cette démonstration exonérerait ainsi ce dernier de toutes contraintes administratives, d’imposition sur les montants perçus (car correspondrait à un remboursement de frais) et de TVA.

Cette réflexion serait donc un moyen simple, efficace et s’appuyant sur des règles administratives et fiscales existantes pour encourager ces pratiques vertueuses de partage et de mutualisation.

olivier rohou
#1209, le 18/11/2014 - 14:46

Economie collaborative au sein des communautés - eLamp

L’économie collaborative est en plein essor, c’est un fait ! Cependant la plupart des acteurs basent leur modèle économique sur l’anonymat de nos sociétés modernes. Pourtant il n’y a pas qu’avec de parfaits inconnus que nous pouvons échanger et partager…

Pourquoi ne pas associer cohésion de groupe et économie collaborative ? Échanger avec ses collègues, ses voisins de quartier, partager avec ceux que nous croisons tous les jours, pour resserrer les liens tout en faisant des économies.

Partager au sein des communautés auxquelles nous appartenons déjà permettrait d’échanger dans un cadre de confiance, tout en renforçant les liens entre individus.

Les entreprises dépensent d’importantes sommes pour créer de la cohésion d’équipe ; la fête des voisins a été imaginée afin de recréer du lien entre ceux qui vivent tous les jours dans le même immeuble ou la même rue.

L’économie collaborative au sein des communautés s’inscrit dans ces logiques et en devient nécessaire dans notre société !

Christian Pasco
#1195, le 17/11/2014 - 23:21

De quoi parle t-on ?

Il me semble qu'il y a une grosse lacune dans la présentation du thème et du "De quoi parle-ton" : le volet industriel

Votre présentation s'adresse plutôt à la consommation collaborative.

Dans l’industrie (aéronautique,  automobile...), l’informatique a  révolutionné les modes de conception et de production ainsi que les relations entre partenaires avec l’utilisation de maquettes numériques. Le travail en plateau virtuel à l’aide d’outils intégrés composant la chaîne du Product Life Cycle Management (PLM)  , permet à un partenaire à l’autre bout du monde de prendre en compte et de modifier la définition unique du produit en temps réel selon des procédures sécurisées. C'est l'entreprise étendue ou l'entreprise élargie ou l'entreprise collaborative.

Les sous-traitants participent à la conception et deviennent des partenaires. C'est une véritable révolution.

Les outils permettent de gérer le cycle de vie complet du produit depuis la conception jusqu’à son utilisation et son retrait de service. Ainsi, tous les processus, de la conception à la maintenance et le recyclage, en passant par le marketing, peuvent exploiter, réutiliser et enrichir les mêmes informations relatives à un produit et trouver dès lors une stratégie optimale pour sa mise sur le marché.  Comme il n’est désormais plus nécessaire de construire ni de tester des prototypes réels coûteux, cette stratégie a permis des économies fabuleuses en coûts, ressources  et délais de conception et de production tout en améliorant la sécurité et l'ergonomie.

Ces procédés se généralisent dans l’industrie de l’énergie, de la construction, des biens de consommation (mobilier, électroménager…).

Les métiers, les relations maître oeuvre sous-traitants,depuis le marketing, jusqu'au retrait de service en passant par la maintenance, évoluent à toute allure. Les relations professionnelles inter et extra entreprise aussi.

Il y a donc des formidables défis de transformation des personnels et d'acquisition et de maintien de compétences.

 

 

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#741, le 31/10/2014 - 14:54

Le besoin d’un cadre européen favorable à l’innovation

Le déploiement des acteurs français de l’économie collaborative est freiné par une trop faible attractivité de l’investissement dans ces “secteurs”, due en partie à l’incertitude juridique : fiscalité, règlementation, risque d’amendes, flou sur le statut social des particuliers/offreurs, sur les garanties apportées aux consommateurs par les plateformes de mise en relation, etc. Dans un tel cadre, seuls les gros acteurs seraient en mesure de constituer une offre viable.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#742, le 31/10/2014 - 14:56

L’écueil du “blanchiment social” sur les plateformes de crowdsourcing

Lorsque de nouveaux entrants (plateformes…) recourent en majorité à des entrepreneurs indépendants, la crainte est que ces derniers soient mécaniquement incités à enchérir toujours plus bas le prix de leurs prestations. Cela en dépit des règles de protection sociale et alors même qu’il leur est plus difficile de s’organiser en syndicats. Le cas des graphistes et des designers est fréquemment cité en exemple. Mais le problème s’étend avec des plateformes de services domestiques comme Taskrabbit ou YoupiJob.

Twitter_lcguigui
#3171, le 28/01/2015 - 12:44

Une nouvelle initiative pour renforcer la consommation collaborative.

L’économie du partage est sans aucun doute en pleine expansion, avec elle les pratiques de consommation collaborative, suscitant l’intérêt de nombreuses startups mais aussi de grandes entreprises.
Dans cette nouvelle donne, on ne peut sous estimer la force d’Internet. En effet, nous sommes de plus en plus à acheter des biens d’occasions en ligne, à réserver un covoiturage ou à louer sa maison pour un week-end.
Mais j’aimerai vous proposer d’explorer un nouveau pan de la consommation collaborative : la protection collaborative.
C’est le site votrenumerodeserie.com qui défriche le premier ce nouvel aspect de la consommation collaborative. La protection collaborative repose sur un échange de bons procédés entre particuliers, elle repose sur un service collaboratif, gratuit qui permet de vous protéger tout en protégeant les autres. Le site votrenumerodeserie.com fonctionne grâce à sa communauté. En effet, le site vous propose de protéger vos biens électroniques (smartphones, ordinateurs de bureau et/ou portable, tablettes numériques, appareils photos) grâce à leur numéro de série mais aussi vous évite d’acheter des biens volés ou recelés sur Internet.
Pour que le concept fonctionne, il faut que les personnes se protègent en amont en inscrivant leurs biens directement en ligne puis lorsqu’elles veulent faire un achat sur un site comme Le Bon coin, Ebay, qu’elles vérifient la concordance des informations entre celles fournies par le vendeur et celles renseignées sur le site. L'anonymat des enregistrés étant totalement préservé. Plus les personnes à utiliser ces services seront nombreuses, plus les achats sur les plateformes de consommation collaborative seront sécurisés.
Le projet vise à replacer la confiance au cœur de la consommation collaborative.

Laurent Guigui
votrenumerodeserie.com
vns.laurent@gmail.com

Gaëlle monECOCITY
#2591, le 09/01/2015 - 16:10

En bonne intelligence collective à l'échelle d'un territoire.

1) L'outil web est un moyen et non une finalité pour permettre à la consommation collaborative de changer d'échelle.

Nous avons pu assister depuis les dernières années à une démultiplication de plateformes web dans le secteur dit de "la consommation collaborative". Or, nous le voyons, à part quelques exceptions extraordinaires (Airbnb, Blablacar), la grande majorité de ces plateformes aujourd'hui ne fonctionnent pas, elles n'arrivent pas à atteindre leur "masse critique" c'est à dire à intéresser suffisamment de personnes pour rendre leur outil "dynamique" (et rentable).

Chez monECOCITY, nous avons développé une approche différente et complémentaire. Notre plateforme est un outil facilitateur au service d'un projet plus global pouvant également animé "dans la vraie vie". Si nous souhaitons demain "ne laisser personne au bord du chemin" en permettant à tous (et notamment à ceux qui en ont peut-être le plus besoin) de pouvoir bénéficier de cette formidable opportunité qu'est la consommation partagée, nous devons aller au delà du web et impliquer l'ensemble des citoyens dans des projets pragmatiques locaux où ils ont un rôle d'acteur à jouer.

Depuis 1 an, c'est ce que notre association nantaise, Nous & Co, premier pilote local du projet national monECOCITY, s'efforce de mettre en place et nos premiers retours sont plutôt encourageants.

Local, global et participatif: le projet monECOCITY permet de faire des allers/retours permanents entre l'outil internet et des actions "réelles" visant à développer, promouvoir et populariser la consommation collaborative marchande et non marchande ET l'économie de proximité, que nous n'opposons (surtout) pas.

C'est en allant dans nos quartiers populaires, auprès de nos seniors, auprès de nos entreprises ou de nos bailleurs sociaux (...), c'est en co-construisant avec eux des actions simples mais efficaces, à la portée de tous, partant de leurs attentes et besoins, que nous pourrons demain toucher le plus grand nombre. Nous devons être à l'écoute de nos concitoyens et construire avec eux, sans prétendre leur "imposer" des solutions qu'ils ne maîtrisent pas ou tout simplement dont ils n'ont pas besoin. Clairement inscrit dans le champ de l'Economie Sociale et Solidaire, le projet monECOCITY repose sur la notion de "communauté" qui permet aux citoyens de sortir de leur rôle passif de "consommateur du web" vers celui de "Local' Acteurs". C'est aussi ainsi que nous renforçons la notion de Confiance, essentielle dans ce mouvement. C'est long, c'est difficile mais pas à pas, la communauté s'agrandit et chacun peut y trouver sa place.

Nos territoires regorgent de belles initiatives citoyennes qui entrent dans le champ de la consommation collaborative mais l'économie collaborative "ne se dit pas, elle se vit". C'est à nous, porteurs de projets, d'aller sur le terrain, de proposer des actions de sensibilisation, de mises en pratique, de montrer l'intérêt économique, social et environnemental de ces nouvelles formes de consommation pour peu à peu arriver à adopter de nouveaux réflexes. Nous devons mettre notre énergie pour essayer d'aller plus loin qu'un groupe de personnes déjà convaincues, déjà sensibilités, déjà hyper-connectées.

Le premier enjeu est là: comment permettre demain à la consommation partagée de changer d'échelle.

Mais un autre enjeu est aujourd’hui prépondérant et important pour l'avenir de l'économie du partage: comment envisager une cohabitation entre l’économie collaborative et l’économie « traditionnelle »

2) Ne pas opposer et laisser le choix :

L’économie collaborative n’a pas pour objet de « remplacer » l’économie traditionnelle mais de proposer aux consommateurs des alternatives souvent plus économiques, écologiques. Elle est un prétexte à des changements de comportement plus globaux via nos modes de consommation au quotidien.

Face aux crises systémiques, les citoyens s’organisent différemment, (re)trouvent des solutions alternatives mais cela ne signifie pas d'"éliminer" des modes de consommations plus « traditionnels ». Il s'agit de "changer ses réflexes de consommation" et d'utiliser les différentes solutions qui se présentent à nous, solutions à nouveau plus économiques, plus sociales, plus durables, plus locales.

En cela : monECOCITY propose un outil sur lequel l’ensemble des acteurs d’un territoire sont invités à prendre place. Parce qu’un échelle d’un territoire, nous avons tous un rôle économique, social et écologique à tenir ! Parce qu’il n’est pas la même chose de prendre le train que de covoiturer, d’être héberger dans un hôtel que chez l’habitant (…), il ne faut pas opposer les acteurs mais au contraire faire en sorte de les faire cohabiter en bonne intelligence collective. Aussi,dans notre projet, les particuliers sont invités à poster des annonces de revente, de location, de troc, de don, de prêt … et les structures sont elles invitées à poster leurs offres de produits/de services (une e-vitrine est d’ailleurs développées spécifiquement pour elles afin qu’elles puissent gagner en visibilité et potentiellement vendre plus). C’est à l’utilisateur-consommateur d’ensuite faire son choix. Nous n'imposons rien, nous créons un espace de mises en relation et de rencontres. J’aime à citer cet exemple concret que nous rencontrons actuellement sur monECOCITY Nantes : une offre de particulier proposant de passer s’occuper de votre animal en cas d’absence face à une offre d’autoentrepreneur dont c’est le métier. Le service n’est pas le même (le tarif n’est pas le même). L’inscrit est lui en capacité de choisir en fonction de ses besoins et attentes.

En faisant en sorte, à l’échelle d’un territoire (là où se réalisent 80% de nos interactions de consommation), de faire cohabiter l’ensemble des acteurs, de les impliquer tous dans le même projet, de les inviter à co-construire des actions communes (comme nous avons pu le faire en septembre avec « mon Eco-Rentrée), dans lequel ils sont tous invités à devenir membre et à participer…nous nous rendons compte que les « conflits » ne sont pas de mise. Nous créons des espaces de rencontres et d’échanges et nous pouvons dire que cela fonctionne plutôt bien.

Ce qui se passe sur le territoire de Nantes Métropole (et qui est encore embryonnaire) depuis un an est tout à fait reproductible sur d'autres territoires. Pour cette raison, nous avons décidé de mettre en place une "franchise sociale collaborative" permettant à d'autres porteurs de projets, sur d'autres villes, d'essaimer le projet et de l'adapter à ses propres particularités, sensibilités, savoir-faire (le projet ne sera pas mené de façon identique en zone urbaine et en zone rurale par exemple).

Si cette expérience vous intéresse, nous sommes à votre disposition pour échanger avec vous: n'hésitez pas à nous contacter.

Gaëlle, Co-Fondatrice Nous & Co - monECOCITY Nantes

hello@nousandco.fr

www.monecocity.fr

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#743, le 31/10/2014 - 15:01

De nouvelles sociabilités pour les utilisateurs ou des travailleurs non protégés ?

Ces relations de particulier à particulier sont aussi parfois des occasions de générer des nouvelles formes de sociabilités. Mais les dispositifs de sécurisation des transactions et la recherche de modèle économique des plateformes peuvent aussi effacer cette spécificité de la consommation collaborative. Par ailleurs, le fait que les utilisateurs participent eux-mêmes à la production du bien ou du service peut conduire à des logiques de professionnalisation de ce qui était au départ une pratique amateur, et déporter une partie du travail vers un secteur informel, au détriment de l’emploi.

ericvidalenc
#3227, le 01/02/2015 - 23:27

Faire de l'économie collaborative une économique qui permet de réduire les impacts environnementaux de la consommation

Une des vertus souvent présentées de l'économie collaborative est le soin disant caractère "vert" de ces formes d'échanges. Or, les premiers travaux sur l'économie collaborative aujourd'hui permettent de voir que l'on ne peut pas conclure à son caractère "vert" a priori...tout simplement parce que elle n'a pas été faite pour cela.

Travailler aux conditions qui permettrait de faire que l'économie collaborative contribue à la résolution des problèmes environnementaux semble donc nécessaire. Dans bien des cas, on se rendre compte que l'économie collaborative ne sera durable ou soutenable d'un point de vue environnementale que si les biens et services sur lesquels elle s'appuie sont eux-mêmes produits de manière durable (ex : une voiture "éco concue" pour l'autopartage). Pour cela, il y a donc un enjeu à faire que les "liens" entre économie traditionnelle et économie collaborative soient forts afin de faire en sorte que les plateformes collaboratives ne se bornent pas à optimiser les objets en place mais permettent demain de diffuser de "meilleurs" objets.

Le travail de l'IDDRI illustre ces questions :

http://www.iddri.org/Evenements/Interventions/ST0314_DD%20ASN_eco%20part...

Ainsi, que le papier suivant :

http://alternatives-economiques.fr/blogs/vidalenc/2014/02/21/l%E2%80%99a...

 

Alexandre Coma
#2852, le 21/01/2015 - 16:11

L'économie du partage est une chance

Il est très important que cette chance que représente l'économie du partage soit saisie pleinement et dispose des cadres propices et nécessaires à assurer son développement.

L'Etat devrait être responsable de l'instauration de ce cadre propice en assurant un espace protégé et cadré par des lois réglementant les pratiques sans les entraver. Il devrait également veiller à la promotion de certaines initiatives (au moyen de "patchs" officiels? Reconnaissant une plateforme comme répondant aux attentes des citoyens et de l'Etat).

L'Etat ne doit pas être un simple acteur de la société civile qui s'organise d'elle même au sein de l'économie du partage. Il doit instaurer un cadre pour la promouvoir, veiller au respect des principes fondamentaux (à définir et cadrer). Il doit être un acteur en aidant à ce qu'elle s'organise, au moyen d'aide aux nouvelles plateformes et autres startups voulant s'engager et contribuer à cette nouvelle économie, l'Etat se doit d'être acteur de cette nouvelle économie qui se développe et non spectateur et légiférer de loin sans aucune notion de cette nouvelle réalité.

L'idée centrale que l'Etat doit protéger au sein de cette nouvelle économie, est de replacer le consommateur au centre de cette nouvelle économie et de lui redonner les moyens d'être l'acteur de sa consommation.

Twitter_fbrilland
#3190, le 29/01/2015 - 15:35

Ne pas céder à la tentation de la « micro-régulation » par secteur pour maintenir le statu quo mais accélérer la transformation numérique des entreprises

Les TIC produisent en effet des ondes de choc qui se répercutent à tous les niveaux de la chaîne de valeur car l’internet et le « Peer-to-Peer » favorisent le principe de désintermédiation faisant ainsi fi des acteurs classiques. À mesure que le numérique se diffuse dans l’économie, les incendies se déclarent un peu partout dans les secteurs de l’économie et la réponse est toujours la même : le législateur érige une barrière réglementaire qui dissuade l’allocation de capital à des activités innovantes et freine voire empêche l’émergence de champions français dans ces secteurs. L’exemple des « voitures de tourisme avec chauffeur » (VTC) en est un exemple typique.

Multiplier les barrières réglementaires pour protéger des activités en place est un non sens alors que l’innovation est plus que jamais nécessaire pour relancer la croissance et la création d’emplois.

Il faut non seulement un Etat facilitateur vis-à-vis des nouveaux entrants et assumer l’obsolescence qu’entraîne le numérique en ne légiférant que ce qui est interdit. Comme il convient d’aider nos entreprises à accélérer la transformation de leur modèle économique pour répondre aux nouveaux usages de leurs clients sachant que nombre d’entre elles (37% en Ile-de-France, selon l’enquête Médiamétrie de la CCI Paris IDF de sept. 2014) n’en mesurent pas encore les défis. Des plateformes de sensibilisation et de formation telles que l’Echangeur PME Ile-de-France sont des initiatives à développer dans les neuf métropoles labellisées French Tech en favorisant la complémentarité entre les entreprises et les start-up locales.

Source : Proposition du rapport de la CCI Paris IDF « Le numérique, levier d’une nouvelle croissance »

relai_ville_de_brest_1a
#2959, le 24/01/2015 - 17:36

des risques d'inégalités

L'économie collaborative peut être perçu comme une source d'inégalités territoriales et sociales. En effet, l'accès au numérique dans certains territoires  ruraux peut rendre l'utilisation de ces services difficiles, de même la densité de population sur certains territoires rend difficile le développement et la pérennisation d'offres de services collaboratifs.

Par ailleurs, on constate que cette economie collaborative ne touche pas tous les publics au risque d'exclure une partie de la population.

Solution : soutenir des actions de sensibilisations

@yannmael
#2615, le 12/01/2015 - 15:01

Un choc de culture pour une nouvelle croissance numérique

Si la France reste un "follower" en innovation, c’est parce que la culture du "bottom up" (approche ascendante) n'est pas ancrée dans la culture française, qui cherche toujours l’innovation à travers l’Etat ou les grandes entreprises. Pour transformer l’invention en succès commercial, il faut commencer valoriser ceux qui ont des idées dans les entreprises et leur accorder le droit de se tromper ou de remettre le modèle en cause. La transformation de l’entreprise en écosystème modifie profondément le management des talents dans l’entreprise mais encore, et de façon fondamentale, le rapport de l’individu au travail. Il faudra enfin offrir un cadre fiscal et règlementaire stable et modernisé et, surtout, un climat favorable à l’entrepreneuriat. C’est dans ces conditions que la France pourra prétendre à devenir l’un des champions mondiaux de la nouvelle croissance.

Extrait tribune publiée le 23 octobre 2013, sur l'Usine Digitale, par Yann-Maël Larher, doctorant en droit social à Assas sur les TIC dans l'entreprise. 

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#745, le 31/10/2014 - 15:02

Le besoin d’une meilleure visibilité sur l’impact de l’économie peer to peer pour la croissance

Consommation collaborative, openhardware et tiers lieux, crowdsourcing, crowdfunding et monnaies virtuelles... Le périmètre du phénomène et sa qualification (économie de pair à pair, économie collaborative, économie du partage…) sont discutés. Et  ses conséquences pour l’économie sur le long terme font débat. Par exemple, une part significative de cette économie s’organise autour du partage de “capacités excédentaires”  (ex : voiture utilisée une fois par mois) et revendique de ce fait un impact positif sur l’environnement. Mais elle peut aussi susciter des “effets rebonds” : le covoiturage augmentera-t-il la part de l’automobile face au train ? La vente d’objets d’occasion invite-t-elle à de l’hyper consommation ? Si la consommation collaborative venait à prendre de l’ampleur, aura-t-elle aussi pour conséquence comptable de réduire le PIB, en réduisant par exemple le nombre d’objets produits et vendus ou en faisant sortir certains échanges de la sphère marchande… et par conséquent, la croissance telle qu’on la mesure aujourd’hui ? Cette perspective est-elle à craindre ou au contraire à accompagner pour chercher d’autres modes de développement ?

relai_ville_de_brest_1a
#2956, le 24/01/2015 - 17:25

Définir le périmêtre ?

L'économie collaborative nous semblait un terme peu pertinent et englober trop de projets differents.

Différencier l'économie marchande de l'économie non marchande que l'on appelerait l'économie de partage avec un besoin de connaissance du secteur et de transparence des pratiques.

Solution : certification d'une économie de partage

BlaBlaCar
#3358, le 04/02/2015 - 13:07

Distinguer partage et activités rémunératrices

La mise en réseau à grande échelle sur Internet offre de formidables possibilités. Parmi celles-ci figure l’optimisation de nos ressources, souvent sous-utilisées, par le partage. Cependant il se crée aujourd’hui une confusion entre ce qui constitue l’économie du partage fondée sur une contribution aux frais d’un bien dont on jouit partiellement, tel le covoiturage, l’autopartage, ou le partage de biens immobiliers, et les activités rendues possibles par la mise en réseau mais conduites purement dans un but lucratif. Si ces deux types de pratiques ont leur place dans une société contemporaine connectée, il est néanmoins nécessaire de les différencier, et de les encadrer.

Chez BlaBlaCar, nos membres partagent un trajet longue-distance (en moyenne 330km), et les frais qui y sont associés, permettant ainsi une mobilité abordable et conviviale. Le conducteur ne fait pas de profit. Il propose à des passagers de partager un trajet qu’il va effectuer de toute manière, et d’en partager les frais (essence, péages). Il s’inscrit purement et simplement dans une expérience de partage social et financier, comme un voyage réalisé avec des amis. Le prix moyen de marché pratiqué sur notre plateforme est aux alentours des 6 centimes / km / passager, soit bien en dessous des frais réels tels que définis par le barème fiscale kilométrique (entre 40-60 centimes / km en fonction de la cylindrée du véhicule, hors frais de péage).

D’autres plateformes connectées s’inscrivent en revanche dans une logique de service répondant à la demande de clients, et donc dans une démarche assumée de génération de revenus pour leurs utilisateurs.

Il est important de clarifier la différence entre ces pratiques afin de rassurer les consommateurs, et de permettre la croissance de ces deux modèles dans des cadres porteurs mais protecteurs des droits de chacun.

Association SOLIDARNUM  Compte vérifié
#3339, le 04/02/2015 - 08:28

Protection du consommateur

Les différentes formes de déclinaisons de l'économie collaborative : consommation collaborative, modes de vie collaboratifs, finance collaborative, production contributive se heurtent à une problématique commune, celle du cadre légal dans lequel doit évoluer cette forme nouvelle de modèle économique.

Parmi les initiatives qui existent, certaines demeurent fidèles à la philosophie de l'économie sociale et solidaire d'où est issue l'économie collaborative, d'autres tirent profit de l'absence de cadre légal pour exercer des activités similaires aux secteurs traditionnels sans en supporter les contraintes.

Outre l'aspect concurrentiel déjà évoqué dans une autre contribution, il nous faut penser la protection du consommateur. Or aujourd'hui, le manque de cadre  et de connaissances juridiques, tant du côté du prestataire que de l'utilisateur peut être source de problèmes importants.

Il faut donc définir, par exemple dans le code de la consommation, les règles précises qui régissent les relations entre prestataires et utilisateurs. L'essentiel de la démarche d'économie collaborative ayant recours à Internet, l'imposition d'une signature électronique certifiée entre les parties contractantes pourrait être l'une des modalités de régulation de ce secteur.

La création d'une plate-forme juridique dédiée unique  sur le net, avec possibilité d'appel pour du conseil et de l'information en direct pourrait constituer une deuxième réponse à la problématique.

La labellisation des sites qui mettent en relation les différentes parties de l'économie collaborative et qui respectent l'obligation d'informations légales claires et accessibles constitue également une réponse à cette problématique.

Twitter_AngersData
#3333, le 03/02/2015 - 18:45

De l'implication des collectivités locales dans le développement territorial de l'économie collaborative.

État des lieux d'un territoire
L'économie collaborative est un sujet émergent à l'ère d'une société dite numérique, a fortiori à l'échelle du territoire d'Angers Loire Métropole. Ainsi, le développement de communautés autour de services existants tend à le prouver. Il est à noter le développement de communautés locales autour de sites nationaux comme « La Ruche qui dit oui », qui favorise les circuits-courts de consommation et de l'agriculture locale, ou « Costockage », qui permet à des particuliers de louer des espaces de rangement.
En outre, des acteurs du secteur -de l'économie collaborative- ont leur siège sur le territoire. Nous citerons pour l'exemple, Fret Connexion, un réseau social dédié aux professionnels du transport routier de marchandises. Ou encore, Ecolutis, un opérateur de systèmes d'auto-partage des véhicules, notamment pour le compte de la SNCF avec Id-Vroom.

Impact sur un territoire
L'émergence de l'économie collaborative a de multiples impacts sur le territoire, notamment les usages liés à ces services. Par exemple, les utilisateurs du service de co-voiturage BlaBlaCar ont ainsi fait du parking Place Kennedy un point de rendez-vous significatif à Angers et identifiés pour les habitudés. En plus,  le Conseil général a développé 53 aires de co-voiturage sur le Maine et Loire, pour favoriser le partage de voiture sur les trajets courts domicile-travail (covoiturage49.fr).

Cette influence des usages et mesure notamment dans des plateformes communautaires de location et réservation de logements de particuliers. Ainsi, sur le site AirBnb, deux cents logements sont proposés à la location sur la ville d'Angers. Preuve d'un usage et d'un besoin émergent pour une nouvelle clientèle.
Dans ce cas précis, l'économie collaborative bouleverse un pan classique de l'activité économique locale (l’hôtellerie, le tourisme), mais crée aussi des disparités dans la participation la contribution locale à l'impôt (taxe de séjour). La collectivité doit donc s'interroger sur la manière de réguler l'activité locale des grandes plateformes (ou réfléchir à mettre en place une plateforme locale).

Piste de réflexions
L'économie collaborative transforme notre territoire en ville servicielle. Cette définition d’Émile Hooge illustre la nécessite pour le service public d'être partie prenante de ce développement. Un investissement qui doit se réaliser aux côtés de l'écosystème entrepreneurial local et des usagers de ces nouveaux services. Des partenaires qui devront alors être interrogés aussi bien dans la régulation/prise en compte des plates-formes globales que dans le développement de plates-formes territorialisées.
L'enjeu étant pour le territoire de capitaliser sur la création de nouvelles valeurs. En apportant son soutien aux acteurs de territoire, elle permet à ces derniers de se développer, de créer de l’emploi...

Association SOLIDARNUM  Compte vérifié
#3316, le 03/02/2015 - 16:24

Accompagnement aux usages du numérique

Le numérique a généré une nouvelle déclinaison de la fracture sociale, le fossé qui existe entre les générations Y, Z, etc. et les générations précédentes, notamment celle des seniors, en matière d'usage du numérique et notamment, de l'Internet.

Or, ces supports sont des préalables incontournables en matière d'économie collaborative. Dès lors, et pour éviter l'exclusion d'une partie de la population de ce nouveau mode de fonctionnement économique, il convient de mettre en place des initiatives afin d'accompagner les « illettrés numériques » dans l'accès à ces outils.

Sur un plan législatif, dans le cadre du projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) qui se discute actuellement, il serait souhaitable de voir inscrite une compétence obligatoire, relative à l'accompagnement aux usages du numérique en fonction des champs de compétences des différentes collectivités selon trois domaines :

  1. Éducation (élémentaire, collège, lycée)
  2. Éducation populaire
  3. Public en situation de moindre autonomie (y compris, numérique) : personnes âgées, personnes handicapées, etc.

Une fois cette clause inscrite ou indépendamment de cette clause, ce travail autour de la réduction de la fracture numérique nous semble pouvoir se décliner à plusieurs échelons.

Les collectivités locales pourraient initier, et/ou accompagner une démarche d'information et des structures pour former les « oubliés » du numérique et en démocratiser les usages. Cette démarche peut s'envisager sous forme de centres d'accueil s'appuyant sur le réseau des espaces numériques actuels et son développement avec cette finalité nouvelle. Une dimension « mobile » de cette politique doit également être envisagée par exemple sous forme de « Cyberbus » effectuant des interventions de proximité.

Les publics en perte de mobilité ne fréquenteront pas forcément ces espaces. Dans la dynamique de services à la personne, notamment portée par les départements, il serait opportun d'inscrire l'accompagnement aux usagers numériques comme l'un des points essentiels du service à la personne.

Dans une dynamique intergénérationnelle, l'un des axes envisagés par notre atelier est la mise en place d'ateliers dans les écoles (inscrits dans les programmes de l'Education Nationale) où les plus jeunes mettraient en œuvre leurs compétences pour accompagner les seniors et autres « illettrés numériques ».

Enfin, la mise en place – via le net, mais relayée par des interlocuteurs physiques, dans les espaces évoqués plus haut - d'une plate-forme de mise en relation des personnes qui sont susceptibles de proposer cet accompagnement et de celles qui en ont le besoin est une nécessité et devrait se situer dans une logique collaborative d'échange de services dépourvu de toute dimension financière.

Simon Gros - MyCookr
#3067, le 26/01/2015 - 12:54

Dérives et renaissance de l'économie collaborative.

Au vu des avis de chacun, il est vrai que l'économie collaborative pose un problème dans le cadre actuel. Elle ne correspond à aucun critère existant et pourrait être accusée de concurrence déloyale sur les secteurs où elle est présente, c'est à dire : TOUS.

Il faut distinguer dans l'économie collaborative plusieurs mouvances :

- L'économie collaborative, la bonne excuse pour faire du profit...
Elle est belle ! Le partage entre voisins, ces saveurs 'home-made', le troc et les échanges. L'économie collaborative représente ce que l'homme a toujours entrepris : des échanges avec ses pairs. Aujourd'hui, la mode collaborative touche chacun d'entre nous. Mais la différence avec nos ancêtres c'est qu'aujourd'hui nous payons pour ces échanges ! De nombreuses entreprises se sont lancés dans l'économie du partage en proposant aux internautes des systèmes collaboratifs sécurisés (pour ne jamais avoir aucun problème lors de la transaction). Sous ce prétexte, ces dernières font payer une commission non négligeable sur le service mis en place. Cette commission fait perdre toute sa nature à l'échange pour le faire devenir une transaction entre deux acteurs économiques. Ou est la confiance ? Ou est l'esprit collaboratif dans cet échange ? Je pose la question...

- Remettre l'économie collaborative à sa place : entre les mains des particuliers
Heureusement, de nombreuses startups ne l'entendent pas de cette manière et essaient de changer les process. La commission sur la transaction est une solution de facilité qui permet d'engranger rapidement des profits. Mais l'image qui en découle est loin d'être bonne. Blablacar a essuyé beaucoup de critiques lorsque ce dernier a exclusivement accepté les paiements en ligne. Nombreux projets proposent aujourd'hui des échanges gratuits entre particuliers et c'est dans ce genre de startups qu'on peut retrouver le véritable sens du mot 'échange'. Les particuliers choisissent alors les modalités de l'échange et se base sur la confiance avant la sécurité de la plate-forme. LeBonCoin n'a pas changé et pourtant il attire toujours autant de monde ! Pourquoi ? Car c'est le troc sans commission à l'état pur, une plate-forme entièrement dédiée aux échanges entre particuliers sans qu'une quelconque commission vienne interférer.

- Quel cadre règlementaire pour quel modèles ?
Il est nécessaire de faire la différence entre les initiatives collaboratives gratuites (qui marchent dans le sens du particulier et qui souhaitent apporter un nouvel outil à utiliser pour chacun sans pour autant le rentabiliser directement) des initiatives collaboratives ou la commission fait foi d'acceptation, ou la transaction et sa sécurité priment sur la confiance et l'échange.

Une solution possible : Taxer les entreprises du collaboratif qui commissionne, qui font profit afin de redistribuer ces taxes aux entreprises classiques qui subissent une concurrence déloyale. Laisser libre court aux initiatives gratuites qui met l'outil dans les mains des particuliers : ici c'est l'échange qui prime ! Le collaboratif est inné chez l'Homme, ce constat ne doit pas changer.

Pour conclure, je dirais que l'économie collaborative a trop longtemps mis de côté une valeur majeure : la CONFIANCE.

IMPGT Bouzet Gendre Schmitt
#2624, le 13/01/2015 - 09:48

Renforcer la sécurité des consommateurs de l'économie collaborative sur Internet

Notre contribution à pour objet d’imaginer de nouveaux dispositifs afin de renforcer la sécurité des consommateurs de l’économie collaborative sur internet. En effet, ce nouveau mode de consommation pose deux questions essentielles et intrinsèquement liées : « Comment garantir à 100% la sécurité des consommateurs sur ces nouveaux services ? » et « Comment rassurer les consommateurs méfiants vis-à-vis de l’économie collaborative ? ». Répondre à ces questions complexes en une seule solution ne semblait pas réaliste, c’est pourquoi nous vous proposons trois solutions très concrètes qui se complètent pour rassurer le consommateur et assurer sa sécurité sur les plateformes d’économie collaborative.

Solution 1 : Généraliser le dispositif d’assurance proposé par les sites de l’économie collaborative

La première solution proposée est de renforcer la sécurité réelle des consommateurs sur les sites de l’économie collaborative par le biais d’un dispositif encadré et réglementaire, comme l’assurance. Certains sites de l’économie collaborative développent actuellement des partenariats avec des assureurs, à l’image des associations entre Maif et Blablacar,  Allianz et Drivy, MMA et Livop. Cela étant ces partenariats ne sont pas toujours lisibles pour le consommateur. Ainsi, l’idée est de généraliser le système de proposition d’assurance pour toute transaction effectuée via les sites de l’économie collaborative, de manière systématique. Le consommateur serait de cette manière véritablement informé des dispositifs proposés. Libre ensuite à lui de souscrire ces assurances ou non. Cette généralisation des systèmes d’assurances aurait donc pour effet positif à la fois d’informer et de rassurer psychologiquement le consommateur méfiant vis-à-vis de ces nouveaux services, mais aussi de l’assurer pleinement en cas de problème avéré.

Solution 2 : Mettre en place un label « certifié économie collaborative »

La seconde solution concrète que nous proposons est de permettre la mise en place d’un label « certifié économie collaborative ». Ce label permettrait à tout les utilisateurs d’être assurés de la qualité du service proposé par les sites de l’économie collaborative, et ce au niveau de l’ensemble des pays de l’Union Européenne.

Solution 3 : Créer un site officiel qui recense les sites de l’économie collaborative

La troisième solution que nous avons imaginée est de créer un site officiel, pour recenser les différents sites de l’économie collaborative. Ce site, géré par le gouvernement, via le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, proposerait un classement des sites de l’économie collaborative et permettrait

 

Tru Do-Khac
#2491, le 29/12/2014 - 10:18

Micro-réguler ou inviter les acteurs à s'auto-réguler ?

Voici le cas des prestations intellectuelles collaboratives.

La régulation est définie notamment par la L 122-5, qui porte sur l'obligation de citation des sources.

Plutôt qu'un renforcement de la régulation, et si on instituait un tag pour inviter à l'auto-régulation ?

 

Par exemple, en instituant

un tag

- de déclaration de meilleur effort de recherche des sources

ou un tag

- de déclaration du meilleur effort de discussion en vue d'une compensation équitable et loyale pour l'exploitation des sources.

Twitter_JbZalio
#3356, le 04/02/2015 - 11:33

Production collaborative: encourager les Fab Lab et la Production d'énergie de proximité

Pour développer la production collaborative d'objets, il serait bien d'encourager le modèle existant aux Etats Unis appelé Fab Lab (issu du MIT), c'est-à-dire des lieux où chacun peut venir utiliser des outils pour réaliser ses propres projets d'impression 3D. Il en existe actuellement plus de 70 aux Etats Unis. L'impression 3D permet de fabriquer presque n'importe quel objet à partir d'objets recyclés trouvés localement, sans aucun gâchi et avec des logiciels en open source, donc accessibles à tous. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de changer la législation sur ce sujet, mais plutôt de faire la promotion et d'encourager financièrement ce type d'initiative en France.

L'autre idée est de faire en sorte qu'il soit possible pour une communauté locale d'individus de pouvoir fabriquer sa propre énergie pour se chauffer, s'éclairer et s'alimenter en électricité, à l'aide d'énergie renouvelable. C'est ce qui se développe fortement en Allemagne par exemple. Cela permettrait d'avoir un coût de l'énergie mieux maitrisée, qui coûtera de moins en moins cher contrairement à l'énergie fossile ou nucléaire qui coûte de plus en plus chère tout en ayant un impact négatif sur la planète. Il serait donc nécessaire de changer la législation sur la production d'énergie en France.

Irene s
#3307, le 03/02/2015 - 15:11

Faut-il réguler spécifiquement le numérique s'agissant d'économie collaborative ?

Une régulation spécifique au numérique en matière d'économie collaborative n'est-elle pas inappropriée?

En effet, les relations contractuelles de collaboration, quelles qu'en soient les parties et quels qu'en soient les moyens sont déjà  soumises à diverses réglementations. Considérons par exemple l'emploi de personnel travaillant à distance, dans une relation de salariat,ou  le recours à un contrat de sous-traitance pour l'exécution de certaines tâches, ou encore les relations de fournisseur à client. Toutes ces situations contractuelles font l'objet de règles et de dispositions législatives qui leur sont propres. Le fait qu'un salarié, un sous-traitant ou un fournisseur soit distant, quand bien même la distance impliquerait une communication numérique, ne semble pas en lui-même porteur de pratiques particulières, autres que techniques, qui imposeraient une réglementation spécifique aux moyens mis en oeuvre. Si l'on considère par exemple la vente sur catalogue, pratique très ancienne, on s'aperçoit que celle-ci aurait très bien pu être une source de ce que l'on appelle l''économie grise. En matière de collaboration, le numérique est un moyen, à l'égal d'un véhicule, d'une salle de réunion, de la vidéo-conférence ou autre. Il n'en est en aucun cas l'essence ni le motif et il ne régit pas la relation de collaboration.

 

Alcatel-Lucent  Compte vérifié
#3278, le 03/02/2015 - 10:45

Le rôle des TIC dans la lutte contre le changement climatique

En 2013, le secteur des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) a consommé 6 % de l’énergie mondiale. Avec ce niveau de consommation, les TIC ont non seulement la possibilité, mais également la responsabilité de jouer un rôle essentiel dans la lutte contre le changement climatique. Chez Alcatel-Lucent, nous savons que pour réussir à long terme, nous devons aider nos clients à faire face à leurs problématiques environnementales, et réduire notre propre
impact environnemental direct.
C’est pourquoi nous prenons en compte la dimension environnementale dans la quasi-totalité de nos activités, au travers d’une démarche en trois parties :
1. En développant des réseaux éco-responsables ;
2. En réduisant notre empreinte carbone ;
3. En jouant un rôle de chef de file dans le domaine de l’efficacité énergétique du secteur des télécommunications.
Cette démarche en trois parties contribue à générer un revenu notable pour l’entreprise, et permet aux fournisseurs de services de réduire leurs coûts.

Alcatel-Lucent a pris un rôle de leadership dans le domaine du développement durable, grâce au consortium GreenTouch™créé à l’initiative des Bell Labs dans le but de multiplier par 1000 l’efficacité des réseaux de communication entre 2010 et 2015. GreenTouch compte 48 membres et plus de 350 participants scientifiques. Il place la barre plus haut en matière d’innovation relative à l’énergie dans le secteur des TIC, en prenant le leadership d’une coopération avec d’autres organisations telles que le GeSI, l’UIT-T, le GreenGrid, le Carbon Trust et l’ITRS.

Sur son site de Villarceaux à Nozay (91), Alcatel-Lucent a mis au point une plateforme de 3000 m² « Free Cooling » qui englobe 82 réseaux mobiles « bout en bout » (mobile, radio vers réseau téléphonique et Internet) avec 350 cellules radio qui peuvent fonctionner selon les conditions météo avec une ventilation naturelle.

Ce système de climatisation innovant, basé sur un calcul de la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur, offre des modes de fonctionnements différents avec un impact écologique très fort, réduisant drastiquement les frais engagés par l’utilisation de groupes froids. Sur l’année 2014, les groupes froids n’ont fonctionné que durant la période estivale et seulement une vingtaine de jours.

Association SOLIDARNUM  Compte vérifié
#3268, le 02/02/2015 - 17:35

Economie traditionnelle vs économie traditionnelle

Si les règles sont respectées, économie marchande et économie sociale et solidaire sont complémentaires dans le panel de réponses qui sont offertes au consommateur, chacune d'entre elles se positionnant sur un segment de marché différent. 

Le principe de l'économie collaborative est né au sein de l'économie sociale et solidaire, mais s'en dissocie aujourd'hui, de fait, puisque des acteurs de l'économie marchande s'emparent du modèle, l'exemple de la voiture avec chauffeur en étant une illustration.

Au sens du groupe de travail, la finalité de l'économie collaborative n'est pas de reprendre le modèle de profit maximum de l'économie marchande en s'affranchissant de ses règles, mais bien d'instaurer une relation économique sur un modèle gagnant-gagnant tant pour le prestataire que pour l'utilisateur.

Il s'agira donc de définir un cadre législatif simple mais suffisant, respectant les principes de bases régissant tout acte économique et qui concernera tant les acteurs de l'économie collaborative que les acteurs de l'économie traditionnelle. 

En revanche, le modèle sur lequel repose l'économie collaborative devra respecter l'éthique et les valeurs de l'économie sociale et solidaire, tant sur le plan des tarifs, des marges que sur celui de la rémunération des actionnaires ou l'échelle des salaires au sein de l'entreprise.

Ce cadre posé, il suffira ensuite de  laisser faire les choses au  travers du processus naturel de régulation du marché pour aboutir à une sélection naturelle du modèle économique le plus adéquat.

AFDEL
#3235, le 02/02/2015 - 11:32

Etendre l’accès au financement participatif des collectivités territoriales, notamment dans le cadre du mécénat participatif

Les collectivités territoriales n’ont actuellement pas accès aux solutions de financement participatif de dons (type Kisskissbankbank, Ulule, CultureTime, MyMajorCompany). Cette situation s’avère préjudiciable, tant pour les acteurs territoriaux qui sont privés de nouvelles sources de financement, que pour les entreprises de l’économie collaborative qui perdent des opportunités de développement. Enfin, les citoyens des territoires risquent à long terme d’être les grands perdants de cette interdiction. Au moment où les collectivités territoriales pâtissent de fortes difficultés budgétaires avec une baisse de 11 milliards d’euros des dotations aux collectivités, il apparait regrettable de priver celles-ci, et notamment les communes, des ressources financières rendues disponibles par le financement participatif culturel. - Le rapport du Sénat L’évolution des finances locales à horizon 2017, rendu public le 12 novembre 2014, note une tendance « à la forte dégradation des finances locales ». Or, les collectivités dépensent plus de 7 milliards d’euros par an pour la culture. Ce sont ces postes de dépenses qui sont directement menacés. - Les dépenses culturelles des communes sont particulièrement en péril. Le même rapport estime que 10 à 15% des communes de plus de 10 000 habitants sont actuellement en situation d'insolvabilité. Or, les communes assument près des trois quarts (73%) des dépenses totales des collectivités dans la culture. Les dépenses culturelles représentent 8% des dépenses totales des communes (contre 2,7% dans les régions et 2,1% dans les départements en 2010) . Actualité : La loi Simplification de la vie des entreprises, adoptée en décembre 2014, a facilité l’accès au financement participatif de dons pour l’Etat, en permettant aux acteurs étatiques de confier par mandat à un organisme public ou privé la gestion de recettes ou de dépenses. Or, les collectivités territoriales n’ont toujours pas accès à ce mécanisme. Les acteurs culturels étatiques (musées nationaux etc.), déjà mieux dotés en subventions et ayant moins besoin de faire appel à la générosité du public, se retrouvent à être les seuls à y avoir légalement accès ! Proposition : - Accorder la possibilité pour les collectivités territoriales d’octroyer des mandats de gestion aux acteurs du financement participatif de dons. Cette solution réduirait les risques pesant sur les sites innovants de l’économie collaborative, tout en permettant aux collectivités de bénéficier de nouveaux outils de financements de leurs projets culturels.

Tru Do-Khac
#2926, le 23/01/2015 - 18:58

Imaginer des modèles d'affaires et des mesures pour que l'économie collaborative profite d'une possible loi sur le secret des affaires

Proposition de loi. A ce jour, la loi fait l'objet de débats et son devenir est incertain.

« Art. L. 151-1. – Est protégée au titre du secret des affaires, indépendamment de son incorporation à un support, toute information :

« 1° Qui ne présente pas un caractère public en ce qu’elle n’est pas, en elle-même ou dans l’assemblage de ses éléments, généralement connue ou aisément accessible à une personne agissant dans un secteur ou un domaine d’activité traitant habituellement de ce genre d’information ;

« 2° Qui, notamment en ce qu’elle est dénuée de caractère public, s’analyse comme un élément à part entière du potentiel scientifique et technique, des positions stratégiques, des intérêts commerciaux et financiers ou de la capacité concurrentielle de son détenteur et revêt en conséquence une valeur économique ;

« 3° Qui fait l’objet de mesures de protection raisonnables, compte tenu de sa valeur économique et des circonstances, pour en conserver le caractère non public.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#744, le 31/10/2014 - 15:01

Des craintes de comportements déloyaux des nouveaux entrants et le risque de fragilisation des filières historiques par de nouvelles formes d’intermédiation

Des différentiels de charges et de règlementations sont souvent pointés comme facteurs de distorsions de marché.  Les acteurs traditionnels craignent que les plateformes de mise en relation des particuliers, profitant de ces avantages concurrentiels qu’ils jugent illégitimes, ne s’interposent entre eux et leurs clients.

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#2957, le 24/01/2015 - 17:29

Comment réguler et protéger

Beaucoup de pratiques collaboratives n'ont pas de cadre juridique défini. Ce flou juridique est ressenti par les partis prenantes comme des risques potentiels face aux questions de responsabilités, d'assurance... Un cadre juridique permettrait de protéger à la fois les usagers consommateurs et les organisateurs, créateurs, porteurs de projets.

La régulation permettrait de differencier les activités lucratives et non lucratives, de répondre aux risques de concurence déloyale et de soutenir le développement d'économie de partage et responsable.

Solution : mise en place d'un cadre législatif

Comment faire ? Proposition des parties prenantes

Proposer une solution
Orange  Compte vérifié
#3383, le 04/02/2015 - 18:54

Economie collaborative

L’émergence d’un cadre qui inciterait les entreprises à commercialiser les données dans un cadre légal serait souhaitable. Par ailleurs, le traitement des données ayant un cout, il serait donc utile que les pouvoirs publics puissent proposer un régime fiscal incitatif.

IGN  Compte vérifié
#3365, le 04/02/2015 - 14:15

Accélérer la création de synergies entre les acteurs publics, privés et de la société civile autour des données géolocalisées pour développer l’économie collaborative

L’Open Data concilie les potentialités offertes par Internet et les idéaux démocratiques tels que la transparence de l’action publique ou la participation citoyenne. L‘Open Data doit également permettre à de plus en plus d’acteurs (administrations, entreprises, membres de la société civile) de collaborer autour des données pour créer des services innovants qui contribueront à améliorer l’action publique ou génèreront de nouvelles sources de revenu pour les acteurs économiques.

L’Etat a démontré sa volonté de saisir le potentiel de l’Open Data en développant ses compétences en matière de gouvernance ouverte et en développant les modes de collaboration pour développer de nouveaux services. Membre de l’Open Government Partnership, la France s’est vue classée à la 3ème place des pays les plus ouverts en matière de données, par l’Open Knowledge Foundation (OKF).

Dans ce cadre, l’Etat accorde une attention particulière aux données géolocalisées qui tendent à devenir de plus en plus courantes dans notre société de l’information, notamment du fait du développement conséquent des technologies de communication mobile et de positionnement GPS, et qui jouent souvent un rôle pivot dans le rapprochement d’informations de natures diverses. L’Etat a ainsi favorisé la mise en place d’un projet de base adresse nationale (BAN), combinant les capacités de l’Institut national de l’information géographique et forestière (l’IGN), de La Poste, de la mission Etalab et de l’association OpenStreetMap France afin de disposer d’une base de référence unique, la plus complète possible et accessible à tous, concernant une information clé pour le croisement de nombreuses données.

En parallèle, d’autres dispositifs ont été mis en place par l’Etat, tels que des aides financières à l’innovation ou des structures d’incubation ou d’accélération de start-up, pour soutenir le développement des nouveaux acteurs du numérique aptes à tirer parti de l’ouverture des données.

Au-delà, il reste nécessaire de fonder les bases juridiques, économiques et administratives d’une véritable économie collaborative pour  créer des synergies entre les acteurs publics, privés et les citoyens et participer au développement de l’industrie numérique française, tout en garantissant un modèle économique soutenable pour l’entretien des données.

 

Pour aller plus loin, l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) propose de :

  • Encadrer légalement les dispositifs de l’économie collaborative
  • En mettant en place des systèmes de licences pour les données qui concilient les usages et les besoins de l’ensemble des parties prenantes, tels qu’une double licence permettant une diffusion gratuite assortie d’une obligation de repartage[1] ou une diffusion payante[2]  sans contrepartie ;
  • En clarifiant les principes de responsabilités liés à l’usage des données en matière de sécurité et de respect des droits fondamentaux (données personnelles, vie privée) ;

 

  • Faciliter les partenariats transversaux entre les acteurs publics et privés et les citoyens
  • Développer des dispositifs collaboratifs neutres et fiables de « crowdsourcing » et de « community-sourcing » ;
  • Développer les structures d’aide au développement de projets collaboratifs, tels que des incubateurs ou accélérateurs de projets mobilisant les compétences de la sphère publique et des PME ou start-up.

[1] L’obligation de repartage conduit l’utilisateur d’une donnée à devoir mettre à disposition les données de même type dont il disposerait, ainsi que les données dérivées qui contiendraient une part substantielle de la donnée qui lui a été fournie.

[2] Dans la mesure du possible, les redevances perçues pour les données seraient proportionnelles au volume d’usage et non pas au volume de données mis à disposition. 

BlaBlaCar
#3359, le 04/02/2015 - 13:25

Permettre le partage à grande échelle en clarifiant le calcul des coûts

Pour ne pas créer de confusion il est essentiel d’instaurer des outils simples pour distinguer le partage réel, d’une activité bénéficiaire.

Il se trouve que dans le cas des déplacements en voiture, les choses ont été rendues claires par l’existence des indemnités kilométriques prévues par le barème fiscal. Historiquement créé pour rembourser les salariés contraints d’utiliser leur véhicule personnel à des fins professionnelles, ce barème est un référent précis permettant aux membres de BlaBlaCar d’avoir un point de repère pour le calcul des coûts réels de leur véhicule, auxquels ils ajoutent les frais de péage quand cela s’applique.

Une solution pour différencier le partage de frais de la génération de revenus serait donc de définir des mécanismes de calcul reconnus par l’Etat pour les autres actifs concernés. Ceux-ci créeraient ainsi une limite claire entre coûts et bénéfices, et au-delà de laquelle une fiscalité sur les revenus s’imposerait donc.

En revanche, sous ce seuil, le particulier est en mesure de partager un bien dont il ne fait qu’optimiser l’utilisation en contrepartie d’une compensation partielle de ses frais. Ces pratiques  sont créatrices de lien social, limitent notre impact environnemental par l’optimisation de nos ressources, et renforcent le pouvoir d’achat en diminuant le poids des coûts subis au quotidien par des actifs trop souvent sous-utilisés. 

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#746, le 31/10/2014 - 15:03

Créer de nouvelles formes de sociétés adaptées au développement de la consommation pair à pair et de la production collaborative

Permettre par exemple l’entrée des utilisateurs dans le contrôle des entreprises de l’économie collaborative pour garantir une distribution du pouvoir équilibrée entre les plateformes de mise en relation et les pairs qui s’échangent des biens et services, qui sont à l’origine d’une part importante de la valeur créée.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#748, le 31/10/2014 - 15:06

Mettre en place une politique d’open data pour soutenir l’usage des données sectorielles par les acteurs

Ouvrir une partie des données d’activité des acteurs de l’économie collaborative au profit de l’ensemble du secteur ; en mettant par exemple à disposition les données de géolocalisation des VTC.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#747, le 31/10/2014 - 15:05

Se doter d’un cadre d’observation pour mesurer l’impact réel de l’économie collaborative

Chaque secteur concerné par le phénomène du pair à pair produit ses propres mesures, mais il n’existe pas d’indicateurs partagés permettant de produire une analyse globale et de dépasser l’incertitude, entre potentiels de croissance, externalités cachées et craintes de cannibalisation ou de manque à gagner pour l’économie traditionnelle.

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#749, le 31/10/2014 - 15:07

Développer des voies de contrôles coopératifs de la qualité des services

Mettre à profit la remontée des expériences d’utilisateurs de services de l’économie collaborative, afin de permettre l’émergence d’une différenciation des services par la réputation.  

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1955, le 08/12/2014 - 17:07

Accélérer le déploiement de tiers lieux de travail et de vie numérisés

Accélérer le déploiement de tiers lieux numérisés, pensés comme des lieux de travail et de vie, au sein ou à proximité des gares et des habitations.

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1961, le 08/12/2014 - 17:23

Promouvoir la mise en place de flottes partagées

Promouvoir la mise en place de flottes partagées au sein des entreprises et des administrations par des solutions fluides de réservation.

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1960, le 08/12/2014 - 17:22

Favoriser l’auto partage et le covoiturage en faisant évoluer le cadre réglementaire

Favoriser l’auto partage et le covoiturage en faisant évoluer le cadre réglementaire : dispositif de voiture et de places de parking partagées dans les immeubles, voies réservées aux véhicules transportant plus de 3 personnes.

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1953, le 08/12/2014 - 17:06

Utiliser le numérique pour développer la production décentralisée d’énergie et l’échange sur une base communautaire

Utiliser le numérique pour développer la production décentralisée d’énergie et l’échange sur une base communautaire.

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

Julian BH
#2629, le 13/01/2015 - 16:00

Un label "plateforme d'intermédiation responsable" ou "loyale"

De nombreuses solutions proposées ici me semblent difficile à mettre en place parce qu'elles concernent très souvent les règles des plateformes en interne, donc appartiennent plus au champ de régulation du marché que de l'Etat.

Alors pourquoi ne pas toutes les regrouper pour créer un label "plateforme d'intermédiation responsable" ou "loyale", qui couvrirait la sécurisation des paiements, un seuil de rémunération par service pour remédier au nivellement par le bas des salaires, une garantie d'inclusion des transactions dans le système fiscal, ou encore le respect des réglementations de sécurtié du secteur..

Le tout pouvant être la garantie pour certains soutiens de l'Etat, notamment pour l'inclusion dans les politiques de soutien à la cohésion sociale...

 

Ce label serait aussi une forme d'aide aux nouvelles entreprise de l'économie collaborative, qui pourrait y trouver une liste de bonnes pratiques et un cadre plus clair et sûr pour leur développment.

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1962, le 08/12/2014 - 17:24

Lancer un pass mobilité universel sur mesure

Lancer un pass mobilité universel pour permettre à chaque individu, quelle que soit sa situation de mobilité (personne à mobilité réduite, famille, retraité, groupe, touristes, etc.), de se déplacer d’un point A à un point B sans discontinuité de son parcours, grâce à : un billet unique utilisable partout en France avec un système de paiement intégré au mobile ; des services accessibles sur mobile enrichissant son trajet ; une information contextuelle lui permettant d’arbitrer en faveur du mode de transport de son choix, et générée à partir d’une exploitation des données des opérateurs de transport et de la communauté d’utilisateurs.

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

Groupe5_Etudiants_TelecomParisTech_Cultures-Sociabilités-Num
#1806, le 02/12/2014 - 23:33

Encadrer les activités collaboratives par des lois qui assurent l'équité entre acteurs du secteur collaboratif et ceux du secteur traditionnel

Pour faire face à la concurrence déloyale que peut engendrer la professionnalisation de quelques activités collaboratives, il est nécessaire de définir quand de telles activités sont considérées professionnelles. Une deuxième étape consistera ainsi à les encadrer par des lois qui assurent l'équité entre acteurs du secteur collaboratif et ceux du secteur traditionnel. Un exemple de cela peut être la définition d’un seuil de revenu collecté par un individu sur une plateforme collaborative, au-delà duquel cette activité est considérée professionnelle et sera taxable et gouvernée par ces nouvelles lois. Ce seuil peut varier suivant le type de l'activité et le risque de comportement déloyal qu’une telle activité peut avoir envers les acteurs du secteur traditionnel concurrent. Il s’agit donc d'éviter de contrarier les utilisateurs amateurs de ces plateformes et de mettre en même temps un cadre juridique pour le secteur professionnel informel qui se forme sur ces mêmes plateformes.

Vincent Lorphelin
#3279, le 03/02/2015 - 10:31

Définir les segments de l' "économie collaborative", devenue trop vaste pour être l'objet d'un débat constructif

Les problématiques sont devenues trop hétérogènes pour être traitées de manière productive comme un sujet unique.

Une segmentation plus opérante devra être définie selon des critères économiques, par exemple :

- Micro-travail : la prestation et le tarif sont prédéfinis (Uber, BlablaCar, AirBnB,Crowdspring,...)

- Consommation micro-productive : renversement partiel de la relation client-fournisseur. Le consommateur est sollicité ou non pour une micro-production volontaire (avis, note, co-création, photo, video, article, like) ou implicite (clic, déplacements de la souris, profil,...)

- Production coopérative : collaboration intentionnelle mais non prédéfinie, même si l'architecture de la plateforme en définit le cadre (Doctissimo, Wikipedia, Kickstarter, #Fairlyshare,...)

Jérôme Humbert
#1699, le 28/11/2014 - 15:40

Inventaires des fraudes.

De nombreuses arnaques existent sur internet, en particulier via l'usurpation d'identité, les sites fantomes, etc.
Un inventaire des sites basés sur l'usurpation d'identité permettrait de sécuriser les transactions, cf. les alertes fréquentes dans le domaine bancaire, les contrefaçons, etc.
Le point clé consistera à identifier les critères objectifs, transparents et non-discriminants permettant de constituer l'inventiare.

Tru Do-Khac
#3035, le 25/01/2015 - 14:26

Inciter les porteurs de savoir-faire non brevetable protégé par le secret des affaires à le divulguer sous d'autres moyens

Parmi les informations protégées par le secret des affaires figure le savoir-faire pris au sens du règlement CE 772/2004 « Accords de transferts de technologies » et repris par les Cahiers des Clauses Adminstratives Générales de la commande publique (CCAG).

"Un savoir-faire se définit comme un ensemble d’informations pratiques non brevetées, résultantes de l’expérience et testées qui est :
- Secret, c’est-à-dire qu’il n’est pas généralement connu ou facilement accessible.
- Substantiel, c’est-à-dire important et utile pour la production des résultats.
- Identifié, c’est-à-dire décrit d’une façon suffisamment complète pour permettre de vérifier qu’il remplit les conditions de secret et de substantialité."

L'accès à ce savoir-faire est souvent réservé à un groupe limité d'acteurs, qui en tirent un avantage concurrentiel tant que le savoir-faire est gardé au secret.

Une source peut trouver opportun de divulguer un savoir-faire, mais combiné avec une démarche par le design (Ang : Design Management).

Divulgué sous une approche de Design Management, la formulation de ce savoir-faire peut être porteur de droits (modèles, oeuvre de l'esprit,...), ce qui permet à la source du savoir-faire de conserver quelques avantages compétitifs.

C'est la notion d'Open Savoir Faire.

 

Source :

"L’Open savoir-faire, une innovation de l’entreprise numérique", Tru Dô-Khac, Le Cercle Les Echos, 23 décembre 2011
 "Les stratégies Open savoir-faire", Tru Dô-khac, Le Cercle Les Echos, 29 décembre 2011
"L'Open savoir-faire, une innovation radicale inspirée de l'open source", Tru Dô-Khac, La Jauen et la Rouge, mai 2012

 

 

 

relai_ville_de_brest_1a
#2971, le 24/01/2015 - 17:54

soutenir les actions de sensibilisations

Défi : des risques d'inégalités

Les pouvoirs publics doivent soutenir des actions de sensibilisations aux pratiques d'économie de partage comprises comme des pratiques collaboratives non lucratives, dans les territoires et  auprès de différents publics, au même tître qu'ils soutiennent la promotion des pratiques associatives

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1957, le 08/12/2014 - 17:09

Construire un indicateur de « valeur mobilité »

Construire un indicateur de « valeur mobilité » suivi dans le temps, agrégeant des indicateurs de mobilité et des indicateurs d’utilité pour piloter l’aménagement du territoire (infrastructures, services durant la mobilité, e-mobilité, tiers lieux, etc.).

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

relai_ville_de_brest_1a
#2963, le 24/01/2015 - 17:45

Mise en place d'un certification

Défi : définir le périmêtre

Mettre en place une certification "économie de partage", dans le but de favoriser une économie plus responsable.

4 critères nous semblent interessants à retenir :

  • - But ou objet commun, finalité commune
  • - Le premier objectif n'est pas la vente
  • - Absence ou faiblesse d'une offre identique ou sémilaire dans l'économie marchande
  • - Bénéfices financiers non répartis entre eux les membres
Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1958, le 08/12/2014 - 17:10

Lancer une politique publique centrée sur la mobilité des personnes

Lancer une politique publique centrée sur la mobilité des personnes.

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

Propositions issues du rapport Lemoine  Compte vérifié
#1956, le 08/12/2014 - 17:08

Mettre en place des plans mobilité intra-entreprise ou inter-entreprises

Mettre en place des plans mobilité intra-entreprise ou inter- entreprises : promotion du covoiturage entre employés, mise en place de chèques «Mobilité» développement du télétravail et de l’utilisation de tiers-lieux, etc.

Source : Rapport sur la transformation numérique de l’économie française, Mission Lemoine (Novembre 2014)

FEVAD  Compte vérifié
#3350, le 04/02/2015 - 11:06

L’essor d’une nouvelle économie

Les sites de ventes entre particuliers, dits C to C (eBay, Le Bon Coin, Price Minister ect…) se sont développés avec l’essor du e-commerce. Désormais de nouvelles  tendances de consommation sont apparues ces dernières années plus communément appelées « collaboratives ».

Plus qu’un nouveau mode de vente, elles illustrent un véritable changement dans la manière de consommer.

 

De récentes études sont venues confirmer l’engouement des e-acheteurs français pour la consommation collaborative. Ils étaient 20% à en faire usage en 2013, 35% en 2014 et 60% ont l’intention d’en faire usage en 2015 (Etude CSA-Fevad décembre 2014)

 

Ce nouveau mode de consommation suscite parfois des réactions de la part des acteurs économiques traditionnels. De même, les besoins en matière de confiance et de sécurité des consommateurs, conduisent parfois à s’interroger sur la nécessité de réguler de manière spécifique les activités issues de l’économie collaborative.

Dans ce contexte, il conviendra de veiller à associer l’ensemble des parties prenantes, en amont des éventuelles démarches qui pourraient être entreprises dans ce domaine

Groupe La Poste  Compte vérifié
#3300, le 03/02/2015 - 14:06

Favoriser l'optimisation des capacités excédentaires des organisations

Les racines de l'économie collaborative se situent dans l'économie du partage par les particuliers de ressources propriétaires sous-exploitées (objets, véhicules, logements…). Il faut désormais ajouter les organisations, qui ont également intérêt (économique, social, environnemental) à optimiser leurs ressources, en donnant accès aux biens dont elles sont propriétaires ou à basculer dans un principe d'usage (emprunt, échange, location). En revanche la mise à disposition de ces ressources est plus complexe de par la multiplicité des parties-prenantes internes. Afin de développer ces opportunités, des groupes de travail pourraient être organisés entre grandes organisations pour partager les expériences, identifier les problématiques à résoudre et les traiter collectivement, avec le soutien d'organismes référents (Etat, Ademe…).

Groupe La Poste  Compte vérifié
#3299, le 03/02/2015 - 14:06

Promouvoir les modèles ouverts

De nombreux modèles d'économie collaborative reposent sur un principe de partage, facilité et amplifié par des moyens numériques. Cette démarche d'ouverture qui accélère le développement par un partage et un meilleur accès aux ressources est encore mal comprise et peu appliquée, au-delà de certains domaines comme le logiciel ouvert. Favoriser les expérimentations et le partage d'expérience permettrait de multiplier la capacité d'innovation et de réalisation, et en même temps de découvrir de nouveaux modèles économiques, sur des terrains aussi variés que les données, la connaissance, la fabrication, les lieux… Il s'agit aussi de transformer les modes organisationnels d'hier pour les adapter à la société de demain en proposant des systèmes centrés sur les individus, plus modulaires, horizontaux, connectés, mobiles et collaboratifs.
Sur ce sujet encore jeune des initiatives ont vu le jour, qui méritent d'être amplifiées et partagées à plus grande échelle.

Groupe La Poste  Compte vérifié
#3298, le 03/02/2015 - 14:05

Identifier et accompagner de nouvelles formes d'entrepreneuriat

En donnant un rôle actif aux particuliers, l'économie collaborative favorise l'émergence d'individus qui tirent des revenus d'une ou plusieurs activités (revente de biens d'occasion, location de logement, organisation de distribution de proximité…) sans être des professionnels à temps plein. Il est essentiel d'identifier les différentes typologies de ces semi-professionnels ("Prosumers" anglo-saxons), leurs évolutions, leurs statuts, leurs problématiques afin de proposer des services facilitant leur quotidien. En parallèle, des études seraient aussi utiles pour mesurer les impacts socio-économiques de ces nouvelles formes d'entrepreneurs sur la société française et dans le monde.

Groupe La Poste  Compte vérifié
#3297, le 03/02/2015 - 14:05

Définir l'économie collaborative et ses périmètres

Il est de l'intérêt de tous les acteurs d'avoir une même compréhension des formes et dimensions de l'économie collaborative, là où se confondent aujourd'hui de nombreux concepts : économie du partage, consommation collaborative, mais aussi économie de la fonctionnalité, économie numérique, etc. Cette définition commune et partagée permettrait d'une part de de mesurer la progression des périmètres, d'identifier de nouveaux acteurs et nouveaux modèles, en France et dans le monde. D'autre part c'est un moyen de mesurer les incidences de cette mutation (économiques, sociales, juridiques, fiscales…) et d'y apporter des réponses précises. Déjà amorcée par les parties-prenantes, cette démarche pourrait être soutenue et co-construite avec des organismes économiques de référence. Elle pourrait également aborder la création de nouveaux systèmes de mesure de valeur, prenant en compte l’inclusion et le rôle actif des individus dans la réutilisation des ressources et la contribution à un impact environnemental positif, les impacts en terme de captation et partage de cette valeur, etc.

Groupe La Poste  Compte vérifié
#3296, le 03/02/2015 - 14:03

Renforcer le cadre de confiance dans l'univers numérique

Les transactions et échanges entre particuliers reposent sur une confiance minimale. Cette dernière doit être développée par des dispositifs divers : systèmes d'avis, de notation, labels, assurances, identité numérique, etc. Ils peuvent être proposés par la plateforme elle-même ou par des tiers (fournisseurs de services, tiers de confiance, organisations…).

relai_ville_de_brest_1a
#2967, le 24/01/2015 - 17:49

Donner un cadre législatif

Défi : réguler et protéger

Dans le cadre de cette loi, il serait intéressant d'inscrire les champs de responsabilité des différentes parties prenantes

Consultant numérique
#2892, le 23/01/2015 - 12:22

Consolider les contrats Creative Commons en instituant un tag d'autorisation de restreindre l'accès à l'oeuvre

Les contrats Creative Commons (CC), qui permettent au créateur de partager ses oeuvres, s'articulent autour d'une obligation et de trois autorisations

  • attribution : obligation de citer l'auteur de la manière qu'il demande
  • commercial : utilisation à des fins commerciales ou d'entreprise
  • partage dans les mêmes conditions : diffusion des oeuvres construites sur l'oeuvre source sous le même contrat CC que la source
  • modification : modification de l'oeuvre permise

 

Une autre autorisation serait opportune, celle de pouvoir restreindre l'accès à l'oeuvre, c'est-à-dire d'utiliser l'oeuvre dans un cercle privé, d'entreprise ou professionnel.

Une application possible avec les MOOC (cours en ligne ouverts à tous) : permettre avec ce tag l'activité de coach privés et rémunérés par les participants au MOOC

Cette autorisation mettrait ainsi un échelon entre le "cercle de famille" défini par la L 122-5 et le cercle privé de l'entreprise/ cercle professionnel

Voici une idée d'icône : le cercle des icônes CC, mais un rond noir centré à l'intérieur.

Corbeille

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