La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.

Vous êtes sur la page de contribution de Jeannas Jean-Yves sur le débat « Nouveaux modèles économiques et organisationnels ».

Retourner au débat

La contribution #1342

Jeannas Jean-Yves
#1342, le 21/11/2014 - 15:58

Le modèle économique propriétaire freine l'innovation et l'appropriation

Bonjour,

Sans entrer dans un débat sur les pertes financières colossales dues à l'aliénation de notre pays aux logiciels sous licence propriétaire (perte dues à la défiscalisation, aux mises à jour forcées, etc., et qui pourraient être réinvesties localement), il convient de tenir compte de deux éléments simples :

- Tout d'abord, le fait de n'avoir aucun accès aux entreprises développant les logiciels, sauf par des contacts très chers et très limités, ne favorise pas l'émergence d'idées d'amélioration de ces logiciels. Peu de gens savent que l'on peut développer et améliorer les logiciels, pour les adapter au mieux à ses usages et reverser à la communauté les améliorations. L'information sur l'existence et l'opportunité d'usage et d'amélioration des Logiciels Libres doit être renforcée, et aussi, comme au royaume uni, le choix des Formats Ouverts doit être imposé (et non plus une simple priorité !). Investir dans le développement de logiciels libres plutôt que dans des licences propriétaire va initier une spirale vertueuse de création d'emploi locaux ! De plus, habitués à avoir des logiciels agiles et adaptés, toute personne aura à l'esprit qu'elle peut participer à la création et à l'amélioration de logiciels, et donc contribuer à l'accroissement de cette spirale vertueuse. Des dispositifs de formation locaux pourront être mis en place avec les même effets, avec, cerise sur le gateau, la possibilité d'intéresser une population en décrochage scolaire ou socio-économique. Et pourtant, la circulaire du 19 septembre 2012 de Jean-Marc AYRAULT était un bon début, mais pourquoi ne pas l'avoir mise en avant ? Y aurait-il un lobbying derrière cela ? Je n'ose le croire...

- Ensuite, il est clair que les logiciels étant considérés non plus comme une boite noire dont l'achat est obligatoire, mais comme des outils sur lesquels il est possible d'agir, et sur lesquels nous pouvons avoir un véritable droit de ragrd, l'appropriation n'en serait que meilleure, et avec elle l'accroissement de la productivité. La compréhension des processus de dévelopement des logiciels permise par les licences libres est un formidable levier vers la performance.

Pour conclure, étant attaché au service public, je voudrais que l'on fasse notre le slogan : "A argent public, logiciel public !", nous avons les moyens de le faire, il ne manque que le volonté politique...

 

 

1 argument pour ∨

Patrick HAYERE
#1559, le 26/11/2014 - 11:02

Les logiciels libres, édités collectivement, sont un capital gratuit que les entreprises peuvent se procurer dans la seule limité de leurs capacités informatiques matérielles. Ils permettent de créer des nouveaux services sur internet dans la limite des compétences des entrepreneurs et de leur capacité à survivre le temps que leur entreprise gagne de l'argent. Chacun peut contribuer aux projets en cours et proposer ses propres évolutions, à la manière d'un partenariat éditeur, mais d'égal à égal. C'est un peu comme si un industriel pouvait se procurer gratuitement toutes les machines dont il a besoin. Il lui "suffirait" ensuite de trouver le produit, le marché, les partenaires, la com, l'équipe, l'organisation...

Ce capital étant illimité, ses intérêts sont nuls, donc forcément inférieurs à la croissance, comme recommande Piketty pour une société prospère.

A delà du logiciel, le matériel libre, dont la description numérique est élaborée collectivement et libre de droit, est une nouvelle manière de marketing et de conception, qui offre aux industriels capables de réaliser les sous-ensembles des opportunités qui semble surtout bénéficier aux plus grands mais qui sait ce que l'avenir nous réserve ?

La consultation est fermée

3 arguments contre ∨

MokDer
#1807, le 03/12/2014 - 07:53

J’irais plus loin que Emmanuel, votre proposition ne reflète en rien la réalité social et économique du monde du libre. Ces modèles s’essoufflent au même titre que les modèle propriétaires ! Il suffit de lire quelques articles sérieux de défenseurs du libre pour constater que les contributeurs du libre ne sont plus suffisant pour alimenter le modèle (exemple emblématique : Wikipédia !).

Comme toujours la bonne solution se trouve dans un juste équilibre entre logiciels libres et logiciels propriétaires. De nombreux éditeurs sont dans ce modèle qui tente de mettre en avant les avantages des deux modèles. Mais affirmer que le « propriétaire freine l’innovation » est inexacte et entretien dans l’esprit de nombre de décideurs que le libre est meilleur pour l’innovation et surtout bien moins couteux.

Ed Daniel
#1648, le 27/11/2014 - 21:56

"L'innovation me semble justement plutôt venir de modèles propriétaires comme Apple."

Yeah, right...

San Jose-based Innovative Automation claimed in its filing that Apple is infringing on patent 7,174,362 and 7,392,283, both titled "Method and System for Supplying Products from Pre-Stored Digital Data in Response to Demands Transmitted via Computer Network." The patents date back to 2007 and 2008, although the company wasn't formed until 2011, according to Justia.

Emmanuel Gaudin
#1616, le 27/11/2014 - 17:30

Autant je suis sensible à votre slogan "A argent public, logiciel public" et aux formats ouverts, autant le titre de votre cause "Le modèle économique propriétaire freine l'innovation et l'appropriation" me parait erroné. L'innovation me semble justement plutôt venir de modèles propriétaires comme Apple.

La consultation est fermée

Aucune source déposée

La consultation est fermée