La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.

Vous êtes sur la page de contribution de ldubost sur le débat « Nouveaux modèles de financement ».

Retourner au débat

La contribution #278

ldubost
#278, le 05/10/2014 - 10:18

Le Financement par le Capital Risque crée des entreprises numériques déjà vendues aux acteurs US

Le financement par le Capital Risque demande une stratégie de "sortie" à 5 ou 7 ans. Or dans le contexte actuel de la technologie, les seuls sorties sont principalement la revente à un acteur en général dominant. L'absence d'acteurs Français et Européens de taille significative réduit fortement les chances de voir les startups ainsi financées de rester Européennes.

Le cas de Daily Motion était un bon exemple de cette situation, ou aucun n'accord n'a pu être trouvé protégeant à la fois les intérêts Français et les intérêts de Yahoo (qui voulait la majorité). Comme l'on clairement signalé les acteurs du Capital Risque, le refus de vendre à lancé un mauvais signal aux investisseurs, montrant que la possibilité de revente aux USA est un argument clé pour l'investissement par Capital Risque.

Beaucoup de startups sont par ailleurs poussées à se lancer sur le marché US en priorité, en installant le centre de décision aux USA, renforçant encore plus la sortie aux USA. Souvent elles gardent des centres de R&D en France, montrant par la le bon fonctionnement des aides à l'innovation sur la partie R&D.

Le FSI donne la possibilité à l'Etat d'avoir un mot à dire pour certaines des startups dans lesquels ils sont investis, mais avec les problèmes d'interventionnisme que cela pose.

Mais l'efficacité de ces aides est alors réduite fortement si le résultat est dés le départ une startup qui finira dans un grand groupe américain, et ce même si quelques bénéfices collatéraux existeront (formation des individus, retour sur investissement qui pourra être réinvestis, nouveaux business angels qui pourront accompagner des startups). Et Surtout, ce modèle empêche toute émergence d'acteur Européen de taille significative permettant de consolider les acteurs locaux pour faire un leader mondial.

Quels mode de financement pourront éviter la fuite des startups "à priori" ? Quels sont les méthodes qui permettraient de créer des acteurs Européens de taille significative en alternative aux reventes aux leaders américains ?

3 arguments pour ∨

Franck Rougeau
#2408, le 19/12/2014 - 15:34

Pour une société internet innovante il y a aussi la sortie par l'entrée en bourse. Mais la France possède trop peu d'analystes spécialisés dans les technos internet, la valorisation est alors beaucoup plus faible que pour une entrée à NY.

Il faut que les bourses Européenne s'équipent d'analystes sur les marchés qu'elles veulent conserver.

ldubost
#1452, le 24/11/2014 - 21:23

Hugo Garcia-Cotte,

Si Facebook a eu des investisseurs alors que Marc Zuckerberg était à Boston c'est parce qu'il a déménagé en Silicon Valley et ensuite que le succès était tel que les investisseurs se sont battus pour avoir Facebook et ainsi il a pu garder la majorité et garder le contrôle. Globalement les créateurs de la Silicon Valley arrivent à négocier des deals bien meilleurs que les entrepreneurs en Europe. Dans l'état actuel de la négocation entre créateurs et investisseurs en Europe la ou un acteur en Silicon Valley peut obtenir 10M$ pour 10%, un acteur en France va obtenir 2M$ pour 25%. En final la plupart les créateurs français ont perdu le contrôle de leur société au profit des investisseurs dés le deuxieme tour de table.

Si on veut continuer ce jeu la il va falloir changer quelque chose si on veut qu'il soit gagnant.

Wildturkey 974
#1373, le 22/11/2014 - 11:40

Inciter les grands groupes à surveiller ces pépites qui arrivent en limite d'accompagnement financier et à investir dans l'achat de ces startups pour garder ces entreprises européennes.

Elles reseraient libres de leur évolution tout en ayant accès à un financement de grands groupes qui pourraient les considérer comme des investissements à moyen et long terme.

La consultation est fermée

1 argument contre ∨

Hugo Garcia-Cotte
#1428, le 24/11/2014 - 08:11

C'est un faux probleme.

Facebook a eu des investisseurs d'amorcage et n'a pas ete rachete au final, il est sorti en bourse (ce qui est faisable en France aussi).

Vu le peu de capital risque qu'il y a en europe, il ne faut se fermer aucunes portes. (Israel est un bon exemple de ce cote la)

La consultation est fermée

Aucune source déposée

La consultation est fermée