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La contribution #504

Vincent Carrera
#504, le 09/10/2014 - 10:02

Entreprises du logiciel libre, énorme vecteur d'innovation, peu soutenues.

Aujourd'hui la filière du logiciel libre s'est structurée, beaucoup au travers du monde associatif. Elle a toujours été porteuse d'innovation et représente un vecteur fort. L'Europe possède le plus gros potentiel et les meilleurs développeurs en logiciels libres au monde. Malgrè cela, elle peine à emmerger, surtout auprès de l'administration et des collectivités locales. Il existe toujours un fort déséquilibre entre le logiciel propriétaire qui reste majoritaire dans les collectivités et le logiciel libre. Les gouvernements succéssifs au travers d'intentions et de circulaires, ont montré un certaine volonté à booster cette économie à fort potentiel, mais sans réel succés, surtout auprès des collectivités locales.

Ce déséquilibre est maintenu par le recours presque systématique de logiciels propriétaires qui se sont spécialisés dans les métiers de l'administration (Finances, Ressources humaines, gestion du patrimoine, etc...).

Alors comment aider la filière du logiciel libre a pénétrer d'avantage le service public, énorme consommateur de produits numériques, pour équilibrer l'emploi de ces deux modèles économiques et ainsi booster l'innovation ?

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sfermigier
#1578, le 26/11/2014 - 16:39

MokDer, je me permet de vous corriger:

"Java n’est pas « libre »"

-> Ben si!, Java est sous licence GPL depuis 2006 (cf. http://www.zdnet.fr/actualites/java-passe-en-licence-gpl-39364708.htm ).

"Les modèles freemium se répandent et recrés de manière déguisée des structures commerciales autour du libre"

-> On peut être pour ou contre les modèles freemium, c'est un autre débat, mais qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que l'existence de structures commerciales autour du libre est une mauvaise chose ?

Pour votre culture, le "livret bleu" dont je suis le co-auteur sur les business models du logiciel libre:

http://www.systematic-paris-region.org/fr/node/22805

"Le libre n'est ni parfait"

-> Seuls quelques idéalistes le pensent, mais la question n'est pas là.

"... ni source plus importante d'innovation."

-> On pourrait en débattre, mais il y a de nombreux indices qui montrent que le libre est l'un des principaux moteurs d'innovation depuis l'invention et la diffusion du WWW jusqu'à l'innovation dans le domaine du Big Data (écosystèmes Hadoop, Scikit-Learn, etc.), etc.

Patrick HAYERE
#1424, le 24/11/2014 - 00:47

Le logiciel libre, ce n'est pas seulement une banque de moyens dans laquelle on peut puiser dans la limite de ses capacités techniques et à laquelle on peut contribuer comme on le souhaite. C'est aussi un mode d'édition de logiciel fondé sur l'égalité et l'ouverture.

Dans l'édition de logiciels libres, tout est fait par des contributeurs bénévoles. Des rôles sont définis, qu'on acquiert selon sa contribution et la reconnaissance des autres. Les choix sont généralement collectifs. On peut contribuer en développant, bien-sûr, mais aussi en testant, en proposant de nouvelles fonctionnalités du produit, en traduisant, en diffusant, en faisant de la publicité.

Les méthodes et outils qui permettent l'existence des logiciels libres sont dérivées par certaines administrations pour maintenir leurs logiciels internes. Cependant, le plus souvent, les utilisateurs finaux font appel à des sociétés qui réalisent et maintiennent leurs logiciels pour eux en utilisant des logiciels libres auxquels ils contribuent. Les administrations peuvent demander à leurs fournisseurs de concevoir leurs travaux de manière à pourvoir en apporter une partie en contribution aux logiciels libres qu'ils utilisent. Elles peuvent payer des contributions mais aussi lier leur stratégie applicative à un logiciel particulier, comme avec un éditeur payant, pour influer sur son évolution.

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stephane lepingle
#1418, le 23/11/2014 - 21:46

Dans sa circulaire du 19 septembre 2012, le Premier Ministre donnait les orientations pour l'usage des logiciels libre dans l'administration (source : http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/09/cir_35837.pdf).

Cette circulaire est un bon exemple d'un moyen pour permettre le libre de pénétrer d'avantage dans l'administration : le changement qui est en cours est réel.

Ceci étant, mon retour d'expérience, travaillant au sein de l'administration est la difficulté d'utiliser du libre alors que les industriels utilisent des solutions payantes : cela ne permet pas une productivité optimale.

Il faut poursuivre l'effort tant dans l'administration que dans le privé pour répandre l'utilisation du libre.

 

MokDer
#1158, le 15/11/2014 - 09:41

Le libre n'est ni parfait ni source plus importante d'innovation. C'est une idée reçue dangereuse et insidieuse !

Java n’est pas « libre » et pourtant il est central dans le monde du libre et porté depuis toujours par des entreprises commerciales (Sun Micrososystems et maintenant Oracle). Les modèles freemium se répandent et recrés de manière déguisée des structures commerciales autour du libre car sans cela de nombreuses initiatives ne pourraient continuer à exister.

Le libre est par ailleurs utilisés par de très nombreux industriels, il est donc faut d’affirmer que le recours aux logiciels propriétaires est quasi systématique. Par ailleurs la pérennité n’est assurée par personne dans le monde du libre, élément qui n’est jamais explicitement mentionné (n’appartenant à personne et ne déclarant aucun engagement contractuel ce qui est le propre du libre)

Enfin je vous engage à consulter les réflexions actuelles sur de nouveaux modèles de licences qui s’intéressent justement au désengagement de plus en plus fréquent des contributeurs du libre qui finissent par ne plus y trouver leur compte !

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