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La contribution #156

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#156, le 30/09/2014 - 11:36

Une allocation encore peu optimale des aides publiques au soutien à la création d'entreprises innovantes

D'après le rapport de la Cour des comptes sur les aides au soutien à la création d'entreprises (2013), les aides en faveur des entreprises innovantes privilégient les technologies et sont tournées vers la valorisation de la recherche publique (financement des incubateurs, etc.)

Ces aides reposent souvent sur une définition limitée de l'innovation, essentiellement à dominante technologique. Cette conception n’est pas très adaptée aux enjeux numériques, la notion d’innovation recouvrant également les nouveaux modes d'organisation, usages, modèles économiques, etc.

9 arguments pour ∨

Philippe Saint-Aubin FGMM CFDT
#1681, le 28/11/2014 - 12:53

Les dispositifs d’aide (et cela ne s’applique pas qu’aux entreprises innovantes) sont complexes : plan numérique, 34 plan industriels, investissements d’avenir, filières « Lauvergeon » …et elles réutilisent souvent au final les mêmes crédits.

MokDer
#712, le 29/10/2014 - 16:16

Le CIR est en effet focalisé sur la dimension "Recherche et valorisation". Le numérique se nourrit "malheureusement" d'évolutions continues qui s'accommodent très mal de la définition du CIR. Par ailleurs, les politiques de recherche sont, elles-mêmes, très éloignées des réalités de l'entreprise mais ce n'est pas une découverte.

Je mettrais toutefois une alerte particulière. Nous lisons, entendons, regardons des émissions qui font systématiquement référence au PME ! Je ne crois pas qu'il faille écarter les ETI et elles sont bien trop souvent oubliées de tous les dispositifs d'aide à l'innovation. Ces Entreprises de Taille Intermédiaires sont souvent des champions nationaux qui pâtissent à la fois d’une concurrence des grands groupes en matière de capacité d’investissements, et d’une absence de visibilité auprès de toutes les institutions et instances dirigeantes. Ce sont pourtant les ETI qui structurent le paysage tout en restant, en règle générale, attachée au pays qui les a vus naitre.

benmsnl
#662, le 25/10/2014 - 20:42

Je suis d'accord.

En ce sens je vous encourage à lire l'argumentaire de Nicolas Colin : https://storify.com/Nicolas_Colin/la-r-and-d-ideologie-malsaine. Aujourd'hui la recherche peut être localisée dans n'importe quelle partie du monde, elle participe peu à la création de valeur et d'emplois. C'est l'innovation au sens large qui crée de la valeur et des emplois, souvent de l'innovation de service éloignée d'une vision restrictive qu'on rencontre encore trop souvent, obnubilée par l'aspect technologique. Avec les critères actuels du CIR très peu des grandes réussites actuelles du numérique auraient été soutenues.

Il est beaucoup plus aisé de faire financer le développement d'un nouveau standard plutôt que de faire financer l'amélioration d'un standard existant. Cette approche est contradictoire avec la volonté de développer des écosystèmes!

Un corollaire du point précédent est que trop d'entrepreneurs usent leur énergie à "habiller" leur activité en R&D au lieu de se consacrer pleinement à la création de valeur sur leur activité, ce qui est contre-productif.

Par ailleurs d'une manière plus générale les modes de financement de l'innovation sont complexes et souvent inadaptés aux vrais besoins des startups, à commencer par la trésorerie à court terme : manque de visibilité, décalage entre décaissements et encaissements, etc. Le système pourrait se consacrer plus efficacement sur des réductions de cotisations sociales pour les jeunes entreprises, avec une notion de JEI très élargie

François hartmann
#205, le 04/10/2014 - 14:19

Le numérique et sa révolution ne concerne pas que l'outil numérique et sa mise en oeuvre technique.
Il faut penser numérique aussi en termes de nouveaux services, nouvelles organisations, nouveau management, nouveaux systèmes économiques, ...

ldubost
#280, le 05/10/2014 - 10:48

En effet, les aides publiques sont très dirigés vers la recherche d'une "innovation forte". Or la France et l'Europe sont très en retard sur le marché, et la recherche d'une innovation disruptive sans avoir eu au préalable la capacité de financer un "rattrapage" des technologies maîtrisées par les acteurs dominant américains, pousse les PME à monter des projets incluant des innovations inutiles pour leur développement à court terme. Il est nécéssaire de mieux étudier les situations de chaque marché et des PME dans ces marchés afin de proposer des aides plus éfficaces pour l'objectif de développement de la PME en ETI. Une trop grande partie des aides est actuellement dirigés vers la recherche complètement nouvelle au lieu d'être dirigée vers la recherche dont les PME ont effectivement besoin.

GerarMensoif
#512, le 09/10/2014 - 12:56

Et encourager les Freelance, entrepreneurs individuels ou auto-entrepreneurs. Par exemple, il y a trop de lourdeurs pour permettre à un développeur independant de commercialiser son application sur l'app store ou équivalent. Une personne peut innover toute seule dans le domaine des applications pour smartphone et tablettes. Comment simplifier et favoriser ça?

jmfaucon
#276, le 05/10/2014 - 10:04

Il serait très judicieux de faire inclure dans la charte des institutionnels aidant à la création d'entreprises en France  (ex Initiative France) qu'un certain pourcentage de leurs aides financières cible les start up du numérique. 

Christophe Agnus
#434, le 07/10/2014 - 12:11

La notion d'innovation est également mal définie, et encore plus celle de qui est capable de contribuer à cette innovation. Pour le CIR, par exemple, l'administration fiscale exige que les contributeurs aient des diplômes reconnus. Comme si Steve Jobs, Bill Gates, Roland Moreno ou Xavier Niel avaient des diplômes... Un inventeur autodidacte n'est pas reconnu comme capable de recherche et d'innovation. Ce point pourrait être facilement modiié car il ne relève pas de la loi. Cela paraît un détail mais c'est très important car cela ferme le CIR à certaines entreprises, et en met d'autres sous la menace d'un contrôle avec refus de la reconnaissance de "chercheurs" de certains membres de leurs équipes R&D.

pablo_paris
#317, le 06/10/2014 - 10:27

Pour aller dans le sens de François hartmann, il faut apprendre à travailler ensemble autrement, faire évoluer le management des projets. Il ne suffit pas d'avoir des budgets mais aussi de faire en sorte que les gens assis autour d'une même table ne tuent pas systématiquement les idées qui ne proviennent pas d'eux, décident plus efficacement. De ce point de vue la France semble en retard par rapport à d'autres pays qui ont développé l'usage d'outils comme le mind mapping, la notion de réunion étendue.

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2 arguments contre ∨

Hugo Garcia-Cotte
#1426, le 24/11/2014 - 07:44

Oui l'innovation n'est pas que technique. Cependant il ne faut pas s'y tromper. L'etat n'est pas a meme de deceler les bons projets, c'est un veritable metier.

L'etat doit financer la recherche lourde, car c'est le seul a pouvoir le faire, mais donner a l'etat le choix de quelles startup financer finiera a coup sur par une catastrophe.

L'etat devrait placer ses fonds, dans des societes de capitaux risques avec des garanties concernant les societe choisies.

Facebook_Jean-Yves Tillier
#789, le 31/10/2014 - 19:33

L'entreprise innovante doit valider son idee dans le monde du reel et pas seulement virtuel et estimer ses risques.

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