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La contribution #865

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#865, le 03/11/2014 - 16:57

Favoriser l’utilisation et le partage libres des ressources pédagogiques

L’Etat doit trouver des moyens de favoriser la diversité et les choix locaux tout en mettant en place et en garantissant l’usage de normes ouvertes et interopérables sur les supports, les logiciels et les contenus (open source – code source libre ou ouvert, open access – libre accès aux savoirs, open knowledge - partage libre des savoirs et connaissances…). Il en va de l’accès effectif à la multitudes de ressources qui s’offre aux usagers et de l’affirmation de la liberté pédagogique de l’enseignant qui peut construire ses propres scénarios d’apprentissage à partir de solutions de curation plutôt que de subir un outil, un support, des contenus imposés et non agiles.

6 arguments pour ∨

Groupe1_Etudiants_TelecomParisTech_Cultures-Sociabilités-Num
#2048, le 11/12/2014 - 17:03

En 2002, lors du Forum de l’UNESCO sur l’impact des logiciels de cours libres pour l’enseignement supérieur dans les pays en voie de développement, est adoptée l’expression de Ressources Educatives Libres (REL) qui désigne un mouvement visant à créer et distribuer via internet des ressources éducatives libres et gratuites.
En 2012 est adoptée la Déclaration de Paris sur les REL. Cette Déclaration recommande aux Etats de “soutenir les institutions, former et motiver les enseignants, ainsi que tout autre personnel, à produire et partager des ressources éducatives (libres) accessibles et de qualité, en tenant compte des besoins locaux et de la grande diversité des apprenants.”
Ainsi, l’Etat recommande déjà l’utilisation et le partage libres des ressources pédagogique.
Cependant, nous devons pour cela utiliser au maximum les logiciels libres et les formats ouverts qui permettent de garantir l’interopérabilité (échange de fichiers avec d’autres utilisateurs équipés de matériels ou de logiciels différents).

Virginie Giron
#1096, le 10/11/2014 - 13:03

J'ai hésité à mettre mon argument dans les "Pour". Bien entendu, le partage libre des ressources pédagogiques est important. Mais l'outil ne fait pas l'usage. Il faut aussi (surtout ?) penser à l'accompagnement des enseignants dans l'utilisation de ces ressources. 

Et cette remarques est à étendre à toutes les catégories de population : le nombre de Moocs, par exemple, augmente peu à peu en France mais il faut une sacrée motivation pour en suivre un jusqu'au bout. La personne, qu'elle soit enseignante, salariée, chômeur ou autre, doit être accompagnée et soutenue dans sa démarche pour aller jusqu'au bout. 

L'outil : oui

Mais l'accompagnement personnel est aussi très important (le plus important ?)

Tru Do-Khac
#1093, le 10/11/2014 - 11:30

"L’Etat doit trouver des moyens de favoriser la diversité et les choix locaux (...) affirmer la liberté pédagogique de l’enseignant qui peut construire ses propres scénarios d’apprentissage [sans] subir un outil, un support, des contenus imposés et non agiles".

D'ores et déjà disponible, voici une solution ouverte et libre, à coût marginal nul, qui a été proposée à l'appel à projet CSTI/Projets d'Investissement d'Avenir.
C'est l'innovation frugale du Personal MOOC

http://cell004.organic-mooc.eu

Francois Aubriot
#910, le 03/11/2014 - 21:43

Il est déjà possible, pour l'ensemble des professeurs, du primaire au lycée, d'utiliser des logiciels libres, des ressources ouvertes, et même de contribuer, faire évoluer. Mais le "partage", n'est malheureusement pas "codé" dans notre ADN, et c'est bien malheureux au final pour les enfants, les apprenants.
Un mention toute particulière à ce sujet pour les fournisseurs de « tableaux blancs interactifs » qui, avec leur matériels, imposent des logiciels fermés et des formats propriétaires (alors qu'il existe une norme, l'open document format).

Le coche a été lamentablement raté lors du vote de la loi sur la refondation de l'Ecole de la république. Monsieur Peillon avait l'occasion de délivrer un message fort, dans la lignée de celui que Monsieur Ayrault avait donné en septembre 2012 avec la circulaire concernant l'utilisation des logiciels libres et des formats ouverts.

Il serait important que l'état préconise (impose?) l'utilisation de formats ouverts pour l'ensemble des données pédagogiques.

Peut être qu'un système encourageant les professeurs à contribuer, faire évoluer les supports de cours, les méthodes serait pertinent?

Ce sont les professeurs les mieux placés pour valider, développer et contribuer, toujours faudrait il les inciter et les encourager à le faire.

infonumerik  Compte vérifié
#909, le 03/11/2014 - 22:03

S'IL VOUS PLAÎT, laissez l'open data rentrer dans l'Education Nationale !!! Ce serait une formidable opportunités pour toutes les équipes pédagogiques. Un minimum de formation, et vous verrez des milliers d'enseignement et autres partager leurs idées, leurs projets, etc.

Wildturkey 974
#1065, le 09/11/2014 - 07:58

Il faudrait créer un pool national d'enseignants chargé de numériser les cours et exercices en les rendant interactifs et associer à ce pool des développeurs d'applications qui puissent créer tous les programmes demandés et les éléments interactifs.

La demande de développement d'une application pourrait se faire par le biais d'un intranet dédié aux enseignants qui feraient ainsi remonter leurs besoins et les confronteraient à leurs collègues qui pourraient compléter ces besoins, les amender pour mener ensuite à la version définitive du logiciel à développer. La priorisation des développements pourraient se faire en fonction des votes ou soutiens apportés à chaque projet éducatif par les autres enseignants, les plus populaires ayant la priorité.

Ainsi, chaque enseignant pourrait amener sa pierre à l'édifice et bénéficier en retour d'outils qu'il aurait contribué à développer.

Pour éviter les dérapages en temps, en budget et éviter de construire des usines à gaz, il serait judicieux de mettre en place une autorité qui fixe les limites et les calendriers et se fixer comme objectif de développer des supports pédagogiques légers et facilement utilisables développables en un maximum de 6 mois : une demande d'application devrait pouvoir être utilisable pour la rentrée suivante pour que cela fonctionne.

Suite à la mise en place des supports pédagogiques numériques, il faudrait effectuer une recette et demander aux utilisateurs finaux leur avis sur l'ergonomie, la pertinence de l'outil, les manques, les points forts, .... ceci afin de pouvoir éventuellement décider de faire évoluer l'outil ultérieurement.

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1 argument contre ∨

MokDer
#1095, le 10/11/2014 - 11:54

Qui va maintenir le contenu pédagogique à jour ? Une forge ? Alors pourquoi adopterait-elle des formats qui ne lui conviendraient pas ? Et qui empêchera la naissance d’une autre forge de partage qui choisirait de faire autrement ? Qui accompagnera les enseignants dans leurs choix ? Que se passera t’il lorsque ce sont ces orientations qui auront pris le pas sur les producteurs commerciaux de contenu et que ces « forges » adopteront un modèle de type Freemium gratuit pour une partie et payante pour les petits plus qui font souvent la différence ? Nous changerons d’influenceurs mais où seront-ils situés ? En France, en Europe, en Asie ?

Le libre, comme toujours, propose une vision si attrayante, si facile, si attractive. Personne ne veut voir les couts cachés, les pertes d’autonomies, les fuites de compétences à l’étranger.

Soyez aussi inspiré par le libre que par ce qui se passe avec Google en ce moment ! Google, le grand défenseur du libre qui est en train de mettre à bas toute l’industrie de l’information et du livre. Étonnant que tous les analystes aient vu le danger que représentait Ruppert Murdock (grand méchant loup de capitaliste qui a racheté tout ce qui bougeait à une époque) et pas celui représentait par Google (mon ami Google !).

Équilibre : c’est le maitre mot qu’il faut conserver quoi qu’il en coute.

L’enseignant est encore une fois présenté comme une victime qui « subit un outil, un support, des contenus imposés et non agile » ! Ne trouvez-vous pas que c’est abusif comme description ? Donc les autres salariés du monde (tous métiers confondus) sont, eux, libres de choisir leurs outils, les contenus qu’ils manipulent et les orientations de leur travail ! Mais quand va-t-on arrêter de considérer le travail d’enseignant différemment des autres emplois ? Dans ce cas le médecin, le maçon, le boulanger et tous les autres devraient aussi être considérés unitairement dans leurs spécificités.

Universalité : c’est le second maitre mot. Le numérique s’impose et transforme comme la voiture, le chemin de fer, les évolutions de la médecine, etc … Faire croire que l’on peut éviter cette conséquence c’est d’emblée poser les conditions de l’échec.

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