La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.

Vous êtes sur la page de contribution de Propositions dans le débat public sur le débat « Stratégie technologique de l'Etat et services publics ».

Retourner au débat

La contribution #688

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#688, le 29/10/2014 - 10:57

Réduire les dépenses informatiques en mutualisant davantage les fonctions « Systèmes d’Information » et en privilégiant le recours aux logiciels libres

  • Privilégier, à l’emploi de consultants externes, le recrutement de contractuels (issus d’études de commerce, d’ingénieurs, etc.) afin d’internaliser les fonctions de système informatique le plus possible dans l’administration, dans la gestion de projets et afin de réduire les dépenses.
  • Augmenter la part d’utilisation des logiciels libres, souvent moins chers et plus souples, dans l’administration, comme cela est recommandé dans la circulaire de 2012, signée par leu Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

3 arguments pour ∨

sfermigier
#1573, le 26/11/2014 - 16:20

Quelques éléments de réponse aux détracteurs (colonne de droite):

@Jean-Philippe:

Vous passez de "Augmenter la part d’utilisation des logiciels libres, souvent moins chers et plus souples," (dans la proposition initiale) à "Là encore, l'urbanisation du SI est une réponse qui sera bien plus efficace qu'une simple règle "100% Open Source"."

Ce n'est ni plus ni moins qu'un homme de paille (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pouvantail_%28rh%C3%A9torique%29).

@Jean-Pierre:

"Piètre support en cas de dysfonctionnement - Attendre plus de 6 mois un correctif n'est pas rare."

-> Il faut bien sûr privilégier les logiciels libres soutenus par des éditeurs ayant pignon sur rue !

"Le logiciel peut être abandonné du jour au lendemain"

-> Idem.

"Tuer les petits éditeurs de logiciels spécialisés français."

-> Plutôt, encourager le développement de petits éditeurs de logiciels libres spécialisés français.

@MokDer

Trop long de répondre à tous vos arguments qui relèvent d'une conception erronée du logiciel libre.

Je vous renvoie à la lecture du "Livret Bleu" sur les business models du logiciel libre, dont je suis le co-auteur:

http://www.systematic-paris-region.org/fr/node/22805

eric-pommereau
#1128, le 12/11/2014 - 20:59

Plus que l'usage du Logiciel Libre lui-même c'est bien la compétance interne qui est le véritable enjeu. Outre la maîtrise en interne il faut également se doter de la capacité à mobiliser cette expertise dans les ministères et au delà.

S'agissant des recrutements, comme je l'ai indiqué dans une précédente contribution, se doter d'une véritable filère SIC harmonisée et mobile me paraît aller dans le bon sens en complément des possibilités de recrutement de contractuels.

Enfin, se doter d'une "force de frappe interministérielle" pour reprendre l'exression de Nadi Bou hanna nécessite une bonne réflexion en amont sur la répartition des rôles si le modèle retenu est de puiser dans les personnes des différents ministères.

MokDer
#1080, le 10/11/2014 - 08:19

Internaliser la compétence est à l’évidence une excellente piste de pérennisation mais surtout de capacité à spécifier les besoins réels des administrations. Cela n’interdira pas de faire appels à des expertises externes en cas de besoin mais cela devrait devenir l’exception et non la règle !

La consultation est fermée

5 arguments contre ∨

Jean-Pierre DUVAL
#1212, le 18/11/2014 - 14:55

Faire un choix de l'Open Source pour des logiciels génériques à faible valeur ajoutée et éloigné du métier des utilisateurs, dès lors que ces logiciels libres sont fortement utilisés par ailleurs et bien soutenus par une large communauté dynamique n'apporte que des avantages :

  • Economie en coût indiscutable.
  • Meilleure fiabilité.
  • Indépendance vis-à-vis des majors du logiciel.

Ainsi, privilégier Gnome ou Ubuntu en tant qu'alternative à Microsoft Windows, Libre Office en tant qu'alternative à Microsoft Office, Evolution ou Thunderbird en tant qu'alternative à Microsoft Outlook, MySql ou PostgreSql en tant qu'alternative à Ibm Db2 ou Oracle, etc. serait plutôt le choix sage à généraliser maintenant qu'il y a un retour d'expérience conséquent avec la Gendarmerie Nationale notamment.

Faire un choix de l'Open Source pour des logiciels à forte valeur ajoutée, assez spécifique donc peu diffusé ou ayant une faible communauté de soutien est hasardeux à plus d'un titre : 

  • Le logiciel peut être abandonné du jour au lendemain - La durée de vie d'un logiciel du monde libre est environ 2 ans.
  • Piètre support en cas de dysfonctionnement - Attendre plus de 6 mois un correctif n'est pas rare.
  • Tuer les petits éditeurs de logiciels spécialisés français.
MokDer
#1081, le 10/11/2014 - 08:19

Le logiciel libre ne permet pas de gains sur le long terme, c’est une idée reçue qui a la vie dure et qui est extrêmement risquée pour les raisons suivantes (entre autres) :

  • La pérennité technologique de la plupart des logiciels n’est pas garantie
  • La complexité d’assemblage de ces technologies se reporte sur les intégrateurs et les sociétés qui fournissent des solutions intégrant les logiciels libres
  • Aucun acteur n’est garant de la compatibilité entres les composants, Frameworks et solutions open source
  • Les logiciels libres ne proposent pas de « support ». Les briques technologiques les plus connues proposent désormais des modèles mixtes. Adoption sans maintenance ou support et, dès qu’il est nécessaire d’obtenir du support, le modèle devient payant en étant rarement compétitif vis-à-vis d’autres solutions payantes. Il existe alors 2 modalités de paiements :
    • Les freemium c’est le cas de PostGRE, Talend, JasperSoft, Wordpress, etc …
    • L’emploi de sociétés tirces de prestations ayants des compétences de support sur les technologies misent en œuvre. À noter qu’il est alors nécessaire de trouver les bonnes compétences. Ce mode d’usage peut d’ailleurs receler à long terme de grosses contraintes pour la diversité de l’open source. En effet, les sociétés de support ne pouvant pas supporter toutes les technologies, leurs choix vont invariablement définir un sous écosystème de solutions privilégiées réduisant inéluctablement nos choix
  • Rares sont les environnements qui « concentrent » les outils nécessaires aux développements de solutions basées sur du libre à l’image d’un Visual Studio. Tout individu qui a la connaissance du monde du libre sait qu’il faut construire bloc par bloc l’ingénierie logicielle qui s’y rattache. L’effet inattendu est alors le suivant : ce n’est plus 1 univers logiciel qu’il faut gérer mais 2 :
    • L’univers des logiciels qui constituent les solutions utilisées par les clients
    • L’univers logiciel qui constitue l’ingénierie avec un effet tout aussi complexe – Maven, Ant, SVN, Selenium, Sonar, Dash, tout ce qui relève du scripting, InnoSetup, etc …

​Faire la part belle au libre ne fera que modifier les problèmes sans pour autant apporter des solutions en matière de couts réels ou de pérennité. Il faut donc trouver un équilibre et favoriser les technologies qui assurent l’indépendance, l’évolutivité et la simplicité des usages.

powerG65
#1014, le 06/11/2014 - 23:49

Argument intermédiaire :la solution se trouve probablement dans la combinaison de ces différentes voies (contractuels, prestataires, fonctionnaires),en fonction des projets déjà en cours et de la capacité ou surtout la volonté affirmée des individus à s'associer spontanément au mouvement. Donc, complètement d'accord avec les arguments précédents : commencer à détecter les propositions en interne, les valoriser et être un facilitateur de leur mise en oeuvre par une approche pragmatique et fluide, associant le plus tôt possible différentes compétences du SI en s'autorisant une rupture des processus pyramidaux et une prise de décision rapide, même si des expertises ultérieures sont attendues. Lever les lourdeurs administratives pour raccourcir les délais et obtenir des résultats rapides par ces simples ajustements.

Le recours aux prestataires ou contractuels ne devrait finalement intervenir qu'après un véritable recensement des compétences et surtout l'association d'individus profondément compatibles pour avancer dans le même sens.

L'open source est alors une levier supplémentaire sur l'outil, pas forcément une piste "à la place de".

 

Jean-Philippe Gouigoux
#998, le 05/11/2014 - 22:52

Cela part d'un pré-supposé qui est loin d'être démontré, à savoir que les solutions Open Source ont un coût d'acquisition + entretien moins cher que celui des solutions commerciales. L'intérêt de ne pas être dépendant d'une architecture propriétaire est indéniable, et doit pousser à utiliser des protocoles Open Source au maximum. Mais mettre en place un Small Business Act à la française et favoriser les développements made in France pour les implémentations de ces services normalisés serait doublement efficace : maintien de la souveraineté + injection de moyens dans l'économie française.

Là encore, l'urbanisation du SI est une réponse qui sera bien plus efficace qu'une simple règle "100% Open Source". Il y a une certaine naïveté dans l'idée que l'Open Source va aider l'Etat à augmenter la maitrise de son SI. Au passage, il existe encore de nombreux domaines qui ne sont pas couverts par l'Open Source et ne le seront probablement jamais car peu attrayants pour des développeurs.

Les vrais gains financiers et d'efficacité sont sur la maitrise du SI (et éviter les gros monolithes propriétaires). L'utilisation de services Open Source apportera également des gains, mais elle ne les déploiera pleinement que sur une architecture urbanisée ou le remplacement des différentes briques sera facilité.

Nadi Bou hanna
#941, le 04/11/2014 - 10:11

Recruter des contractuels plutôt que des consultants ?

La question est biaisée : pour internaliser et pérenniser la compétence, faut-il s'appuyer sur des recrutements de hauts profils en CDD sur 3 ans, qui dès la 2ème année, commenceront à chercher un CDI ailleurs sans attendre la fin de leur contrat ?

J'aurais préféré lire une ambition plus marquée de constitution d'une force de frappe interministérielle pérenne (= fonctionnaires) pour diriger des projets numériques organisés en plateaux projets sur une durée courte, et s'appuyant sur les compétences adaptées, indépendamment de leur pédigrée (fonctionnaire, contractuel, salarié d'entreprise, citoyen, etc.).

La consultation est fermée

Aucune source déposée

La consultation est fermée