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La contribution #683

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#683, le 29/10/2014 - 10:37

Maîtriser la dette technologique de l'Etat

Les services de l’Etat se sont informatisés très tôt. A l’instar d'autres grandes organisations, le renouvellement de système devenus obsolètes pour des raisons fonctionnelles ou techniques s'impose de manière régulière.

Pour répondre à ce besoin, la tentation est forte de mettre en oeuvre  des projets de grande ampleur. Ces projets massivement sous-traités s'échelonnent sur une période souvent longue. Ils n'associent pas les personnes au coeur des problématiques qu'ils traitent et ne recourent pas suffisamment aux solutions libres. De tels projets sont risqués, engendrent de nombreux coûts et ne répondent pas toujours aux besoins des usagers.

Ces projets de modernisation pourtant cruciaux sont ainsi souvent reportés au profit d’opérations plus légères et plus visibles. Ce choix ne fait qu’accroître "la dette technologique" (accumulation progressive du décalage entre les capacités des équipements des administrations et les besoins des usagers) et le risque d'erreur ou d'arrêt du service lorsque la technologie est dépassée.

16 arguments pour ∨

AFISI
#2880, le 22/01/2015 - 20:28

Beaucoup de grands projets de l'administration ont connu des échecs (plus ou moins retentissants) parce qu'ils étaient la chasse gardée de groupes en renom qui, à l'occasion, se "contrôlaient" les uns les autres.

Des PME, voire TPE ou associations auraient pu éventuellement alerter les pouvoirs publics sur les écueils vers lesquels les "spécialistes institutionnels" conduisaient lesdits projets. Nous proposons qu'un "droit de regard" soit offert au public sur les projets publics.

Autrement dit, que soient rendues publiques, sur demande des intéressés, les grandes lignes d'un contrat : , délais, coûts, constitution des équipes, méthodes et outils... Et naturellement qu'un bureau de l'Administration soit prêt, non seulement à diffuser l'information légitime, mais aussi à enregistrer - et prendre en compte - les remarques.
 

lignite
#2692, le 15/01/2015 - 10:13

>>pour comprendre la révolution nécessaire dans les
>>administrations, je conseille cet article :
>>http://colin-verdier.com/numerique-dans-l-administration-l-effondrement-...
>>et cette vidéo de Nicolas Colin, énarque et startuper :
>>https://www.youtube.com/watch?v=fpLEc6rnv3Y

Vous semblez indirectement me répondre. J'ai donc pris le temps de regarder les liens proposés.

Votre premier lien montre combien il est difficile de réussir un outil dont le périmètre est trop vaste. J'ai en tête un mégaprojet américain, le « NAS plan » (National Airspace System). 10 milliards de dollars d'investissement pour aucun résultat. C'est la raison pour laquelle je mets en avant les briques fonctionnelles que l'on peut aussi appeler API dont l'État peut et doit assurer la maîtrise d'ouvrage. Évidemment quand une API Open Source existe (exemple : OpenLDAP), il ne faut l'utiliser.

La vidéo des barbares m'a lassé au bout de 7'31. Pour ceux qui ne l'auraient pas vue, il s'agit d'équiper tous les fonctionnaires d'un i-phone, d'un mac book air et de Gmail pour, enfin, travailler efficacement.

Vous donnez un lien du Government Digital Service. Je ne vois pas de contradiction avec mes propos donc finalement, nous sommes du même avis.

AymardDS
#2602, le 10/01/2015 - 12:51

L'Etat doit conduit en effet des projets de transformation numérique de grande ampleur, en effet sous traités auprès de grands cabinets de conseil & intégration (souvent Américains d'ailleurs, autre débat, mais vraie question) et ce pour des montants considérables.
>> Est-ce que l'Etat ne préférerait pas toucher directement une partie de cette mane ?

Ces cabinets n'étant pas complètement incités au succès du projet + ayant des marges réduites du fait , ils ne mettent pas forcément tout en oeuvre pour que le projet soit un succès ?
>> Est-ce que l'Etat ne souhaiterait pas que ces cabinets vivent ce projet comme leur projet ?

Le sujet 'numérique' devient aussi important que le sujet 'Construction du Budget' etc.
>> Est-ce que l'Etat sous traite ce sujet à des cabinets d'Audit & Expertise Comptable ?

>> Est-ce que l'Etat ne devrait pas étoffer ses compétences ?

 

IDEE : Et si l'Etat ré-intégrait en partie cette sous-traitance d'Intégration en créant sa propre SSII
MAIS en joint-venture (JV) avec un ou deux grands acteurs du domaine, et français (par ex. Cap Gemini, Atos...) ?

 

Plusieurs subtilités pourraient être inclus dans le modèle de cette JV (Missions facturées à prix coutant (ie. sans marge) mais salaires des consultants exemptés de charges patronales // Marge conditionnée au succès de chaque étape de la mission dans son ensemble et non uniquement sur les livrables dépendant de la JV, mais marge plus forte que les marges actuelles ; en cas de retard indépendant de la JV etc), 

 

Xenyce
#927, le 03/11/2014 - 23:52

Un point très important qui n'est que trop rarement souligné. Une manière de lutter contre la dette technologique est de passer par toujours plus de transparence de l'action publique (l'open data ?).

Sinon, prévoir des missions/rapports spécifiques de la Cour des comptes sur ce point, bien que leurs enquêtes, souvent très pointues, aient malheureusement rarement une grande influence.

Encore plus sévère, peut être à réserver aux administrations qui ont le plus besoin d'être à jour dans leur matériel informatique, des budgets/ qui dérogeraient aux règles habituelles en imposant des "sauts de générations" matériel. Si l'impulsion technologique doit venir de l'état central, le faire passer par les dotations (même si la tendance voudrait les voir disparaitre)

Alain Garnier
#1379, le 23/11/2014 - 11:51

On en peut qu'etre "pour" maitriser une dette technique. Faut il savoir ensuite comment?

A EFEL nous préconisons le fait que l'état se dote de Logiciels plutot que de développements spécifiques.

Que ce soit dans le libre, le propriétaire ou le SaaS mais en privilégiant des actifs qui vont être maintenus plutôt que ce soit l'état qui le maintiene.

Source d'économie mais aussi source de progrès et d'innovation. 

Jean-Philippe Gouigoux
#995, le 05/11/2014 - 22:49

Une suggestion : la première chose à faire est de découper pour mieux régner. Les approches d'urbanisation, telles que recommandées par la DISIC, devraient être poussées encore plus de façon que les SI de l'Etat mais aussi celui des collectivités publiques soit le plus rapidement possible migrés vers des architectures souples.

C'est le premier pas nécessaire pour des économies beaucoup plus large par la mutualisation 1) des développements 2) des services 3) des compétences pour l'exploitation. En particulier, la règle du Cadre Commun d'Urbanisation sur l'interdiction de couvrir plusieurs zones du POS par une seule application devrait être mise en exergue.

MokDer
#1078, le 10/11/2014 - 08:13

Avant tout, faire un amalgame entre « manque d’usage du libre » et gestion de la dette technologique n’est pas acceptable. La dette technologique existe indépendamment de cela et le fait de favoriser le libre ne règlera en rien la problématique de la dette technologique. En réalité, la dette technologique risque de s’aggraver avec le monde du libre dans le sens où il n’existe alors plus aucune organisation « privée » et commerciale en charge de l’évolution strictement technologique des développements. Une forge peut cesser son activité tout aussi bien (voir plus radicalement) qu’une entreprise privée.

Pour associer « les personnes au cœur des problématiques qu'ils traitent » tout en ayant un recours équilibré aux technologies du libre et en intégrant une part raisonnée de sous-traitance qui a un rôle à jouer il existe une solution : utiliser les services de sociétés compétentes en matière de réalisations de solutions informatiques – les éditeurs de logiciels métiers. Ces éditeurs disposent de 2 compétences principales, la maitrise des métiers que leurs clients pratiquent et la connaissance technologique nécessaire au développement et à la maintenance de long terme des logiciels à destinations des administrations.

Cette démarche consiste, de manière générale, à reconnaitre le métier clé des éditeurs de logiciels.

Georges G
#1915, le 06/12/2014 - 21:58

Pour quelle raison n'y a-t-il pas, ou très peu, en France de grands éditeurs logiciels ? Je pose la question car je n'ai pas la réponse mais constate aussi que les SSII francaises sont championnes !
Il y a un truc.

Twitter_VincentBouthors
#1869, le 04/12/2014 - 11:35

Tout à fait d'accord avec Alain Garnier (Association EFEL). Il importe d'utiliser davantage de progiciel prêt à l'emploi et qui continuent à évoluer dans le cadre de leur maintenance. L'administration centrale a trop facilement tendance à réaliser ou faire réaliser des développements spécifiques coûteux et qui viennent même parfois concurrencer des éditeurs français. Où est la logique stratégique ?

Moins de développement spécifique, plus de progiciel et plus de conseils et d'accompagnement. Voilà le sens de l'histoire.

TVPM
#1302, le 20/11/2014 - 18:33

Si définir le même outil technologique pour les services de l'Etat (et ses services déconcentrés) est faisable, il en est autre chose pour les collectivités territoriales / EPCI.

100 départements ont les mêmes compétences et donc - à peu près - les mêmes soucis de gestion informatiques.
Idem pour les 2000 communautés de communes.
Idem pour les 200+ communautés d'agglo.

Pourtant combien de solutions différentes existent ?
Et, surtout, combien de procédures de marché public sont lancées par année (étude des besoins / CDC / appel d'offre / réunions d'étape / formations au nouvel outil ...) ? Et tous les combien de temps sont-elles remise en cause... car le précédent choix ne s'est finalement pas avéré suffisamment fonctionnel (ou alors le support s'est arrêté ou un élu en a fait à sa tête) ?

Il y a des choses à ne pas externaliser (ou pas entièrement / PPP) : nous parlons ici de données privées (antécédents familiaux, adresses, situations sociales, biens patrimoniaux, etc.) qui doivent rester hébergées en France et dans les bases de données de la sphère publique.

C'est à l’État de garantir la sécurité numérique de ses administrés.
Pour ce faire, il se doit de mettre en œuvre des moyens pour permettre aux collectivités territoriales de faire face à cet enjeu car elles n'ont ni les moyens, ni les compétences* pour toutes faire face à ces problématiques.
Et, qui plus est, elles ne sont souvent pas à même de se permettre une indépendance logicielle, négocier un service informatique, évaluer l'évolution de celui-ci (en particulier son support sur le long terme).

* de plus, ce n'est pas forcément une priorité pour les collectivités : leur situation financière ne leur permet desfois plus de telles réflexions.
(mon propos exclut volontairement CU, Métropoles et Régions)

Patrick Gendre
#2447, le 22/12/2014 - 15:10

Il faut préciser "de l'état ... des collectivités et de leurs établissements".
La DISIC fait sans doute avancer les choses mais au niveau interministériel "seulement".
D'accord avec TVPM sur ce point. (http://contribuez.cnnumerique.fr/debat/100/avis/683#subavis-1302)

Pierre Pezet
#1132, le 13/11/2014 - 12:22

Le parc informatique de l'état couvre une multitude de matériel pour des utilisations très variées. La valorisation de ce matériel nécessite une vision globale du cycle de vie et des services dédiés à l'indexation, re/distribution, installation/entretien/réparation, revente voire recyclage.

La 'maîtrise de la dette technologique' ou comment optimiser au maximum les coûts à long therme, necessite un service de l'etat, apportant la connaissance précise des biens distribués (matériel et logiciel), et une carte des besoins technologique sur le territoire. Il devra initier les audits, et choisir les normes a destination des entreprises (de vente installation entretien réparation recyclage) pour s'assurer que la volonté stratégique est assurée.

Un nouveau service tel que celui proposé représente un coût conséquent, qui doit être absorbé par ses plusvalues. Voici quelques pistes :

Il y a beaucoup de matériel informatique qui dort au fonds des réserves des universités et de grands services de l'état; pour la plupart obsolète, mais pour une autre partie suffisament puissante pour être redéployérevendu ou cêdé a des associations et pays émergeants.

Le matériel cassé et obsolete, qui emplit de nombreux d'étages des administrations, contient des matériaux rares que l'on peut recycler.

Comme le souligne Mr Gouigoux (ci-dessus dans les commentaires), déployer des architectures souples, capables de partager leurs ressources de calcul et de stockage (cloud) pérenise un peu plus le parc.

La dévaluation du matériel informatique est forte, et son acquisition vite coûteuse, on peut-être tenté d'investir dans du jetable; mais dans ce cas là, la re/distribution du matériel n'en sera que frustrante pour les reçevants et la revente peu fructueuse. Il faut définir le temps d'usage du matériel afin d'amortir au mieux les coûts ( jusqu'a quand il est encore pertinent de vendre ).

L'equation doit prendre aussi en compte les logiciels et licences distribués, afin qu'ils soient bien adapté au matériel, surtout sur les modèles vieillissant (les nouvelles fonctionnalités d'un programme sont-elles utile pour l'utilisateur final ? sinon pourquoi allourdir le système).

_____

Sur le "libre", il n'intervient pas dans la maîtrise des coûts, ( un logiciel propriétaire peut se démarquer par son efficacité) mais sur tout d'autres points de transparence importants, et le libre ne veux pas dire gratuit. De nombreuses entreprises travaillent uniquement a mettre en place des solutions libres, avec toutes leurs compétences professionnelles, et un suivi digne de ce nom. Le libre permet aussi la réutilisation et l'optimisation par des tiers de ce qui existe déjà, donc plus de souplesse et la garanti de l'indépendance vis à vis des fournisseurs de logiciels.

ludosim
#2558, le 07/01/2015 - 23:23

1/ Stop aux développements spécifiques. Dans le monde numérique, les process et workflows sont pensés et évoluent en fonction des applications et des API à disposition. Et pas l'inverse ! Le recours systématique à des développements spécifiques est le meilleur moyen de ne pas repenser sa façon de faire.

2/ Evidemment, il faut utiliser des logiciels en Saas autant que faire se peut.

3/ Le meilleur moyen de maîtriser sa dette technique est de pratiquer l'amélioration continue, et d'avoir une approche design basée sur une discussion permanente avec les utilisateurs. Cette méthode se heurte aux procédures d'achat public actuelles.

4/ par défaut, toutes les appli développées / améliorées avec de l'argent public devraient être mutualisées et partagées (pour éviter le gaspillage). Idem, par défaut, toutes les bases de données publiques devraient être publiques, documentées et dotées d'API.

5/ pour comprendre la révolution nécessaire dans les administrations, je conseille cet article : http://colin-verdier.com/numerique-dans-l-administration-l-effondrement-... et cette vidéo de Nicolas Colin, énarque et startuper : https://www.youtube.com/watch?v=fpLEc6rnv3Y

6/ Le changement de méthode pour développer des services numériques publiques est inéluctable (même le gouvernement UK imposent la méthode startup-agile à tous désormais : https://www.gov.uk/design-principles). Excellent site

lignite
#2546, le 07/01/2015 - 10:26

J'ai un avis plus mitigé (cf. Alain Garnier) sur l'utilisation de logiciels plutôt que des développements spécifiques.

Un logiciel contient tout ce qui est nécessaire à son fonctionnement. Cela induit des recouvrements fonctionnels qui génèrent des redondances de saisie et qui compliquent l'interopérabilité.

Je suis partisan de l'urbanisation des SI : un besoin partagé = une brique fonctionnelle. Cette dernière n'est pas un outil utilisable en tant que tel mais intégrable dans un outil en phase de création ou de refonte. Le résultat est que l'on développe moins de code, cela coûte moins cher et les tests sont axés sur ce qui fait la valeur ajoutée du nouvel outil.

Certains ministères se sont engagés dans ce travail mais c'est à la DISIC (http://www.modernisation.gouv.fr/) qu'il appartient de promouvoir cette démarche.

Aurelien VANWELDEN
#2351, le 19/12/2014 - 11:47

Les coûts sont liés principalement aux différents systèmes incompatibles qui ruinent la productivité et la flexibilité i.e l´expérience usager tout en nécessitant une maintenance anormalement élevée.

 

D´une manière générale, limiter la diversité permet une optimisation de la maintenance.

Il est me semble nécessaire de standardiser et réduire le nombre de systemes. L´administration au niveau national et tant au niveau local doit être régie par un même système.

Jaidemaville
#2146, le 15/12/2014 - 18:27

Le problème de nombreuses communes et qu'elles souhaitent toutes développer des solutions en interne pour se montrer plus innovantes que les communes voisines.

Nous avons créé Jaidemaville afin de proposer une solution clés en main à toutes les communes de France.  L'objectif est de leur faire gagner du temps et de l'argent, en optmimsant leurs investissements actuels par le biais d'une meilleure gestion en interne des requêtes citoyennes et des services municipaux. 

Qu'est-ce que Jaidemaville ?

Jaidemaville est une plateforme numérique participative déclinée sous la forme d’une application web et mobile. Cette application est destinée à tout citoyen souhaitant communiquer instantanément auprès de sa mairie en effectuant une demande d’intervention géolocalisée, simple et rapide. Notre programme lui permet ensuite de suivre en temps réel l’état de résolution de son signalement, ainsi que d’appuyer d’autres demandes existantes pour en renforcer l’importance ou la priorité.
Les demandes d’intervention sont ensuite filtrées et classifiées en différentes catégories (voirie, éclairage public, encombrants, propreté...), ainsi que priorisées en fonction de leur degré d’importance et du nombre de citoyens en faisant état. Elles sont ensuite instantanément transmises à la collectivité locale administrant la zone urbaine concernée, sur un support cartographique lui offrant une vue globale des demandes d’intervention et de leur état d’avancement. Celle-ci peut ensuite affecter un service ou un technicien de maintenance au problème signalé.
Notre solution Jaidemaville a pour but de favoriser ainsi, un agissement éco citoyen auprès de la population tout en optimisant les services municipaux des collectivités dans leurs organisations internes mais également d’instaurer une réelle communication entre une administration, un administré et ses commerçants. De plus votre Mairie peut vous envoyer des messages push par l’application Jaidemaville afin de vous envoyer des informations importantes.

Plus d'infos ici pour les citoyens : www.jaidemaville.com

Ici pour les communes : http://jaidemaville.com/pages/infomairie

 

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